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Chapitre 30 - Prophéties de consolation et de délivrance - Deuxième partie

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Le chapitre qui s'offre à nous compte parmi les chapitres de consolation de Yirmiyahou, et dans la partie que nous étudions ici, le prophète dépeint l'état de la nation comme celui d'une malade en phase terminale abandonnée de tous les médecins - et c'est précisément du fond de cet abîme que le Saint, béni soit-Il, promet une guérison complète, le châtiment des persécuteurs, la reconstruction de la ville et du Temple, ainsi qu'une royauté issue du peuple lui-même. Suivons l'ordre des versets pour découvrir comment le Malbim, le Radak et Rachi les éclairent.

« Mais je ne t'anéantirai pas complètement » - Des épreuves, oui, mais pas d'extermination

כִּי אִתְּךָ אֲנִי נְאֻם ה' לְהוֹשִׁיעֶךָ, כִּי אֶעֱשֶׂה כָלָה בְּכָל הַגּוֹיִם אֲשֶׁר הֲפִצוֹתִיךָ שָּׁם, אַךְ אֹתְךָ לֹא אֶעֱשֶׂה כָלָה, וְיִסַּרְתִּיךָ לַמִּשְׁפָּט וְנַקֵּה לֹא אֲנַקֶּךָּ. - Car Je suis avec toi, parole de l'Éternel, pour te sauver ; car Je détruirai entièrement toutes les nations parmi lesquelles Je t'ai dispersé, mais toi, Je ne te détruirai pas entièrement ; Je te châtierai avec équité, mais Je ne te laisserai pas impuni.

Le Saint, béni soit-Il, déclare : Je vais te sauver, et ton sort ne sera pas semblable à celui des autres nations. Nous avons déjà expliqué la crainte du peuple d'Israël : ne risquons-nous pas d'être également frappés par la détresse qui s'abat actuellement sur Babylone ? Car lorsqu'éclatent des guerres entre ennemis, Israël se trouve toujours pris au milieu et finit par en pâtir. C'est à cela que le prophète répond : tu n'as rien à craindre. « Car Je détruirai entièrement toutes les nations » - ces guerres ne visent pas Israël, elles surviennent pour anéantir les nations : les Chaldéens, l'Assyrie, tous ces lieux où tu as été exilé. Et si tous ceux qui représentent une menace pour toi disparaissent, qui pourrait encore t'effrayer ? C'est le sens de « sans que personne l'effraie ».

Mais prêtons attention aux termes employés : « Mais toi, Je ne te détruirai pas entièrement ». Il n'est pas dit « tu ne subiras aucune souffrance », mais « Je ne te détruirai pas entièrement ». Cela signifie qu'il y aura bien des épreuves, et le texte enchaîne aussitôt : « Je te châtierai avec équité ». Pas d'anéantissement, mais des épreuves, oui. C'est exactement ce qui est écrit dans Amos : « Je vous ai connus, vous seuls, parmi toutes les familles de la terre ; c'est pourquoi Je vous demanderai compte de toutes vos fautes ». La Guémara s'interroge : est-ce parce que Je vous ai connus que Je devrais vous punir ? Le verbe « connaître » exprime ici l'attachement intime et l'amour, comme dans « Et Adam connut Ève sa femme ». Est-ce donc en raison de cet amour que survient le châtiment ? La réponse est oui.

À quoi cela est-il comparable ? On vient vous avertir qu'en bas, une bande d'enfants chahute, casse ou dégrade des biens. Vous descendez et vous apercevez, au milieu d'eux, votre propre trésor. Qui allez-vous réprimander ? À qui allez-vous peut-être même donner une gifle ? À votre propre enfant. Il s'écrie alors : Papa, il y a dix autres gamins ici, et c'est à moi, ton fils, que tu donnes une gifle ? La réponse est simple : précisément parce que tu es mon fils. Les autres font ce qu'ils veulent ; s'ils sont mal élevés ou dévoyés, c'est l'affaire de leur propre père. Chacun a son père. Pour les nations du monde, le Saint, béni soit-Il, n'agit pas en tant que père ; pour Israël, Il est un Père : « Mon fils premier-né, Israël ». Et puisque Hachem nous aime, dès lors que nous nous écartons du droit chemin, le Père redresse Ses enfants. Toute la délivrance et tout l'avenir dépendent de nous, du peuple d'Israël, et c'est pourquoi « Je vous demanderai compte ».

« Mais Je ne te laisserai pas impuni » (Venaké lo anakeka) - le Radak explique que cette racine évoque ici l'éradication, comme dans « Dépeuplée (venikata), elle s'assiéra par terre » ou « car tout voleur sera retranché (nikah) ». C'est-à-dire : Je ne te ferai pas disparaître de ce monde. Lorsqu'un homme est retranché, le monde se trouve pour ainsi dire « vidé » de lui. En hébreu moderne également, on dit d'une personne ruinée qu'elle est « sortie nettoyée de ses biens », signifiant qu'elle en a été totalement dépouillée. Ici aussi, « Je ne t'anéantirai pas ». C'est d'ailleurs ainsi que le Targoum traduit : « Je ne te détruirai pas totalement » - Je ne ferai pas de toi une fin absolue.

La blessure incurable : « Nul ne défend ta cause pour un remède »

כִּי כֹה אָמַר ה' אָנוּשׁ לְשִׁבְרֵךְ, נַחְלָה מַכָּתֵךְ. אֵין דָּן דִּינֵךְ לְמָזוֹר, רְפֻאוֹת תְּעָלָה אֵין לָךְ. - Car ainsi parle l'Éternel : Ta blessure est grave, ta plaie est douloureuse. Nul ne défend ta cause pour panser ta plaie ; tu n'as point de remède pour cicatriser.

« Ta blessure est grave » - il s'agit du mal extérieur, un coup mortel. « Ta plaie est douloureuse » - c'est aussi le mal interne, qui s'avère lui aussi extrêmement grave. Face à une telle situation, il faudrait une médication hors du commun, un traitement extraordinaire pour espérer s'en sortir. Or, le prophète déclare : « Nul ne défend ta cause pour panser ta plaie » - personne ne pense qu'un salut soit possible pour toi. En somme, les médecins sont unanimes : on pourrait déjà faire imprimer les faire-part de deuil. Nul n'entrevoit la moindre chance de guérison.

Qu'est-ce qu'un « mazor » (remède ou pansement) ? Nous l'avons déjà mentionné à plusieurs reprises : le mazor désigne un remède, ainsi nommé parce que l'on saupoudrait (zorim) des poudres médicinales sur la plaie. C'est d'ailleurs de là que découle l'interdiction rabbinique de se soigner le Chabbat par crainte du broyage d'ingrédients, de peur que l'on n'en vienne à moudre des drogues pour les appliquer sur la blessure, transgressant ainsi l'interdit thoraïque de moudre (to'hén). Quoi qu'il en soit, le mazor renvoie aux poudres médicinales appliquées sur la plaie, et « nul ne défend ta cause pour un remède » signifie que personne ne juge envisageable la moindre guérison à ton sujet.

Et que signifie « refuot te'ala » (remèdes salutaires ou cicatrisants) ? Le Radak enseigne que te'ala signifie guérison, le verset répétant la même idée en d'autres termes. Rachi explique que « te'ala » se rapporte à ce qui est utile (mo'ila) - nul ne prétend qu'un remède quelconque puisse t'être profitable. Mais le Malbim propose une explication différente : « te'ala » dérive du mot canal d'irrigation (te'alat mayim). Lorsqu'on veut exprimer la pleine santé d'un homme, on dit que ses os « fleuriront comme l'herbe », pleins de vigueur et d'humidité vitale ; à l'inverse, le dessèchement des os, comme dans la vision des ossements desséchés ou l'expression talmudique « l'os s'est desséché », est le signe d'un déclin vital. Lorsque les os sont bien irrigués et sains, il s'y forme un véritable canal : l'humectation des os et la sève vitale s'écoulent tel un canal d'eau, grâce auquel « sa chair retrouve sa fraîcheur et il revient aux jours de sa jeunesse », selon l'expression du Malbim inspirée d'Iyov. Par la vigueur des os et cette saine circulation intérieure, la chair elle-même recouvre la santé.

Selon cela, le Malbim explique : « Nul ne défend ta cause pour un remède » - parce que « tu n'as pas de médicaments cicatrisants », il n'y a pas de breuvage fortifiant pour les os ni de force vitale naturelle capable de supporter le traitement jusqu'à ce que la nature triomphe de la maladie. Il existe des situations où l'on dit d'un malade : il a besoin d'une opération. Et pourquoi ne l'opère-t-on pas ? Parce qu'il n'y survivrait pas. Il se peut que l'anesthésie devienne pour lui un sommeil éternel, ou que son corps ne supporte pas le traumatisme de l'intervention. Quand le corps est extrêmement affaibli, l'opération elle-même ferait mourir le patient. Il en va de même ici : il n'y a aucun breuvage pour redonner vigueur aux os, et dès lors, aucun remède administré ne pourra vaincre le mal ; au contraire, la nature maladive ne fera qu'aggraver la maladie. En revanche, lorsque les fondations sont saines - même s'il y a une affection dans la chair, grâce à la vigueur des os et au flux vital qui les traverse, la chair guérira elle aussi.

Et l'application allégorique, dit le Malbim, est la suivante : il est impossible qu'ils soient guéris par les prophètes et ceux qui les réprimandent, car les fondations elles-mêmes - les fondements de la foi, de la crainte divine et de la morale, qui constituent les « os » - leur font défaut. Et lorsqu'il n'y a plus de fondement, aucun remède administré ne saurait guérir la chair.

« Tous tes amants t'ont oubliée »

כָּל מְאַהֲבַיִךְ שְׁכֵחוּךְ, אוֹתָךְ לֹא יִדְרֹשׁוּ, כִּי מַכַּת אוֹיֵב הִכִּיתִיךְ מוּסַר אַכְזָרִי, עַל רֹב עֲוֹנֵךְ עָצְמוּ חַטֹּאתָיִךְ. - Tous tes amants t'ont oubliée, ils ne s'enquièrent point de toi ; car Je t'ai frappée d'un coup d'ennemi, d'un châtiment cruel, à cause de la multitude de tes iniquités, de la gravité de tes péchés.

« Tous tes amants » - l'Assyrie et l'Égypte, vers lesquelles tu te tournais pour implorer de l'aide, t'ont oubliée et ne se soucient plus de toi. Et pourquoi ? « Car Je t'ai frappée d'un coup d'ennemi ». Le Radak, ainsi que le Malbim, expliquent : puisque Je t'ai livrée aux mains d'une nation amère, impétueuse et impitoyable - les Chaldéens -, ces alliés ne peuvent plus te secourir, car ils sont incapables de se sauver eux-mêmes du joug chaldéen. Ils se disent : « J'ai moi-même peur de lui, irais-je donc te délivrer de sa main ? »

Le Radak rapporte une autre explication au nom de son père, qui rejoint la parabole du malade mentionnée précédemment. Lorsque des gens viennent rendre visite à un malade, leur attitude dépend de son état : s'ils voient qu'il a encore des chances de guérison, ils viennent le voir et conversent avec lui, car après tout, il est appelé à demeurer parmi eux. Mais lorsqu'ils constatent que l'homme a déjà un pied dans la tombe et agonise, les mauvais amis l'abandonnent, se disant « qu'il n'y a plus rien à en tirer ». En revanche, les amis véritables, les proches sincères, accomplissent avec lui une bonté désintéressée (Hessed chel émet) : même s'ils n'en retirent aucun profit, ils restent à son chevet pour le soutenir jusqu'au dernier instant. Or, pour toi, « tous tes amants t'ont oubliée », tant les mauvais que les bons, absolument tous, et ils t'ont considérée comme un moribond sans espoir. Et que signifie « un châtiment cruel » ? Le Radak explique : le châtiment infligé par un être impitoyable ; « moussar » signifiant ici souffrances, des tourments causés par un bourreau cruel - les Chaldéens et Nabuchodonosor, qui étaient malfaisants et féroces.

Le Malbim explique : « Tous tes amants t'ont oubliée, ils ne s'enquièrent point de toi » - tu étais semblable à un malade dont tout le monde désespère, et même lorsqu'ils viennent prétendument te rendre visite, ils ne prennent aucune nouvelle de ta santé ; peu leur importe que ton état s'améliore ou que le mal s'atténue, ils te regardent comme quelqu'un qui vit en sursis, déjà au bord de la tombe. Et pourquoi ? « Car Je t'ai frappée d'un coup d'ennemi... à cause de la multitude de tes iniquités ». D'ordinaire, l'ennemi cherche à tuer et non à châtier : il veut conquérir un pays et fait périr tous ceux qui se dressent sur son chemin, sans chercher à infliger de lentes souffrances. Mais s'il est cruel, il s'acharne en outre à torturer sa victime par de terribles tourments. Or ici, les deux sont mentionnés : à la fois le « coup d'ennemi », qui est un coup mortel, et le « châtiment cruel », des souffrances intenses - plus terrible encore que l'ennemi ordinaire. Et la raison en est : « À cause de la multitude de tes iniquités, de la gravité de tes péchés » - « multitude » en quantité, « gravité » en intensité. Il y avait là à la fois une grande abondance de fautes et des transgressions particulièrement graves et considérables, d'où un châtiment proportionné.

« Pourquoi cries-tu sur ta blessure ? »

מַה תִּזְעַק עַל שִׁבְרֵךְ אָנוּשׁ מַכְאֹבֵךְ, עַל רֹב עֲוֹנֵךְ עָצְמוּ חַטֹּאתַיִךְ עָשִׂיתִי אֵלֶּה לָךְ. - Pourquoi cries-tu sur ta blessure, sur ta douleur incurable ? C'est à cause de la multitude de tes iniquités, de la gravité de tes péchés, que Je t'ai fait ces choses.

Remarquons tout d'abord que le prophète passe ici au masculin, alors que les versets précédents s'adressaient au féminin : « Ein dan dinekh lamazor », « Kol me'ahavayikh chekhe'houkh ». Le Radak souligne : ne t'en étonne point, nous avons déjà mentionné à plusieurs reprises que lorsqu'on s'adresse à Israël, on peut employer le masculin - Israël - ou le féminin - l'assemblée d'Israël (Knesset Israël) ; la collectivité d'Israël est elle aussi désignée au féminin.

Et voici le sens de ces paroles : pourquoi te plains-tu de ta brisure ? Le cri de l'homme résonne comme une récrimination envers le Ciel. Certes, ta brisure est réelle, et certes « ta douleur est incurable », mais tout cela est survenu en raison de la multitude de tes iniquités et de la gravité de tes péchés. Cette ruine est le fruit de tes fautes et de tes transgressions, et si seulement tu avais fait téchouva, les coups et les souffrances auraient cessé. Dès lors, sur quoi te convient-il de pleurer et de crier ? Sur tes iniquités et sur tes péchés, à cause desquels « Je t'ai fait ces choses ».

Le Malbim analyse la distinction entre l'iniquité (« 'avone ») et le péché (« 'het ») : l'iniquité relève de l'acte délibéré, d'une perversion de l'esprit, d'un individu qui érige la transgression en idéologie. Le péché, quant à lui, est commis par inadvertance ou sous l'impulsion du désir physique. Dès lors, il aurait semblé plus logique d'inverser les termes : « À cause de la multitude de tes péchés » - car le grand nombre s'applique naturellement aux fautes d'égarement -, « et de la gravité de tes iniquités » - car c'est aux actes délibérés que s'attachent la puissance du mal et la malveillance. Pourquoi le texte a-t-il donc interverti ces expressions ? Le Malbim répond qu'il s'agit de souligner un comble. L'iniquité est déjà en soi une chose terrible et pesante, une perversion de l'esprit commise avec préméditation ; or, non contentes d'être d'une gravité intrinsèque, ces fautes se sont en plus multipliées en nombre. Quant aux péchés, qui par nature sont fréquents et nombreux - l'homme faillible commettant aisément des erreurs -, chez toi, ils ont également gagné en gravité : ce ne sont pas de simples manquements bénins, mais des transgressions passibles de retranchement (kareth) ou de peines de mort prononcées par le tribunal rabbinique, des fautes d'une extrême gravité.

Mesure pour mesure envers les nations

לָכֵן כָּל אֹכְלַיִךְ יֵאָכֵלוּ וְכָל צָרַיִךְ כֻּלָּם בַּשְּׁבִי יֵלֵכוּ, וְהָיוּ שֹׁאסַיִךְ לִמְשִׁסָּה וְכָל בֹּזְזַיִךְ אֶתֵּן לָבַז. - C'est pourquoi tous ceux qui te dévorent seront dévorés, et tous tes oppresseurs iront tous en captivité ; ceux qui te dépouillent seront livrés au pillage, et tous ceux qui te pillent, Je les livrerai au butin.

Le Malbim explique : dans la mesure où tous ces coups n'avaient d'autre raison d'être que les fautes, il s'ensuit que dès lors que les fautes sont expiées, il n'y a plus lieu de continuer à frapper. La seule raison d'exister de ceux qui frappent - les nations - est d'être « Ashour, le bâton de Ma colère », pour nous châtier ; et dès qu'il n'est plus nécessaire de nous punir, puisque nos actes ont été réparés, il n'y a plus aucune raison de maintenir les bourreaux.

Et chacun recevra mesure pour mesure, selon la nature exacte de ce qu'il a commis. Certains ont fait du tort à Israël dans leur corps, d'autres dans leurs biens. Ceux qui ont causé du tort corporel ont soit mis à mort et détruit, soit emmené en captivité. Contre ceux qui ont tué, il est dit : « tous ceux qui te dévorent seront dévorés », le fait de dévorer désignant ici la mort ; et contre ceux qui ont opprimé et emmené en captivité : « et tous tes oppresseurs iront tous en captivité ». Quant à ceux qui ont causé du tort aux biens, ils se divisent en deux catégories : ceux qui ont spolié pour s'approprier les biens, et ceux dont l'unique dessein était de saccager, sans même en tirer profit. Contre les vandales : « ceux qui te dépouillent seront livrés au pillage », car le terme « shosseh » implique toujours une idée de saccage gratuit ; et contre ceux qui pillent pour leur propre profit : « et tous ceux qui te pillent, Je les livrerai au butin » - ceux qui cherchaient le butin seront eux-mêmes pillés. Le Malbim souligne que « shosayikh » dérive de la racine chassah et michsah (Ch.S.S), qui définit une personne dont le but principal est de ravager : il se peut qu'au début il ait pillé, mais s'il reste quelque chose, il veille à ce que rien ne subsiste et détruit le reste. Telle est la définition d'un ravageur (shosseh), par opposition au pillard (bozez) qui cherche uniquement à prendre possession des richesses.

« Car Je ferai monter une guérison pour toi » - et pourquoi les nations seront-elles punies

כִּי אַעֲלֶה אֲרֻכָה לָךְ וּמִמַּכּוֹתַיִךְ אֶרְפָּאֵךְ נְאֻם ה', כִּי נִדָּחָה קָרְאוּ לָךְ צִיּוֹן הִיא דֹּרֵשׁ אֵין לָהּ. - Car Je ferai monter une guérison sur toi et Je te guérirai de tes blessures, parole de l'Éternel ; car ils t'ont appelée 'la bannie' : c'est Tsion, personne ne s'en soucie.

Ici est donnée la raison pour laquelle « tous ceux qui te dévorent seront dévorés, et tous tes oppresseurs iront tous en captivité » : dès lors que Je ferai monter pour toi une guérison et que Je te guérirai de tes blessures, il n'y a plus aucune raison de laisser subsister les nations qui vous ont éprouvés. Quelle utilité y a-t-il à conserver le bâton lorsqu'on n'en a plus besoin ?

Il y a ici une répétition d'expression, que le Malbim explique ainsi : « Je ferai monter une guérison (aroukha) » - pour que la fracture guérisse. Et pourquoi la cicatrisation d'une blessure est-elle appelée « aroukha » ? Parce que la chair s'allonge (mit'arekhet) et recouvre l'endroit de la déchirure, comme dans le verset « et la réparation monta sur les remparts de Jérusalem ». C'est pourquoi, à propos d'aroukha, on emploie aussi le verbe germer ou croître : « et ta guérison germera rapidement » (Isaïe 58), car il s'agit d'une excroissance de chair, comme si la chair avait poussé à nouveau. Et « Je te guérirai de tes blessures » - Je te guérirai également des plaies internes. Nous trouvons donc ici à la fois la notion de fracture extérieure et celle de coup interne.

Et c'est ici que se résout la célèbre question : si les nations ont accompli la volonté d'Hachem, et qu'Ashour est « le bâton de Ma colère », pourquoi méritent-elles un châtiment et non une récompense ? Pourquoi ce bâton finit-il par être brûlé ? Le Malbim explique que telle est précisément la raison mentionnée dans le verset : « car ils t'ont appelée 'la bannie' : c'est Tsion, personne ne s'en soucie ». Ils t'ont qualifiée de rejetée et ont affirmé : Tsion est bannie, Hachem l'a répudiée pour toujours. Ils ont oublié que nous sommes semblables à un fils qui a mal agi envers son père, et que le père a confié à un tiers pour le corriger afin qu'il revienne vers lui. Dans une telle situation, une immense responsabilité pèse sur celui qui frappe : il ne doit pas aggraver démesurément ses coups, sinon le père s'irritera contre lui, car toute l'intention paternelle était seulement que son fils revienne vers lui. Mais les nations ont oublié cela et se sont dit : il n'y a plus personne pour se soucier d'eux, on peut frapper sans limite, nul ne vous demandera de comptes. « C'est Tsion, personne ne s'en soucie » - personne ne viendra s'enquérir du sort de Tsion, constater ce qu'on lui a infligé et défendre sa cause. C'est pourquoi les nations se sont acharnées jusqu'à une destruction impitoyable. C'est l'explication bien connue : « Je m'étais irrité un peu, mais eux ont prêté main-forte au malheur » - les nations ont ajouté un surplus de cruauté de leur propre chef, et c'est pour cela qu'elles méritent d'être punies, ayant agi bien au-delà de ce qui avait été décrété contre nous.

Et pourquoi le texte redouble-t-il l'expression avec « la bannie » et « personne ne s'en soucie » ? Le Malbim explique : il arrive parfois qu'une brebis s'égare du troupeau et s'éloigne, mais le berger part tout de même à sa recherche. Or ici, non seulement elle s'est égarée, mais personne ne s'en soucie ; le berger ne part même pas à sa recherche. Ce n'est donc pas une simple brebis égarée - « nul ne s'en soucie ».

Les étapes de la reconstruction : de la tente au sanctuaire, puis à la ville

כֹּה אָמַר ה' הִנְנִי שָׁב שְׁבוּת אָהֳלֵי יַעֲקוֹב וּמִשְׁכְּנֹתָיו אֲרַחֵם, וְנִבְנְתָה עִיר עַל תִּלָּהּ וְאַרְמוֹן עַל מִשְׁפָּטוֹ יֵשֵׁב. - Ainsi parle l'Éternel : Voici, Je ramène les captifs des tentes de Yaakov et J'aurai compassion de ses demeures ; la ville sera rebâtie sur sa colline, et le palais s'élèvera sur son emplacement légitime.

Le Saint, béni soit-Il, déclare : Sion n'est pas rejetée. Au début, ce sera de l'ordre de la tente - « Voici que Je ramène les captifs des tentes de Jacob » ; à l'étape suivante, ils auront une demeure permanente - « et pour ses résidences J'aurai de la compassion » ; et ensuite, « la ville sera rebâtie sur sa colline », la ville entière sera reconstruite comme jadis, puis le Temple sera bâti - « et le palais reposera selon sa règle », c'est-à-dire que le roi siégera dans son palais conformément aux lois du Beth Hamikdach. Et que signifie « selon sa règle » (al michpato) ? Comme nous l'avons déjà appris dans le livre des Rois, on ne bâtit pas le Temple selon de simples données architecturales, mais selon un plan précis venant d'Hachem - « Tout ceci est consigné par écrit de la main de l'Éternel, qui m'a éclairé ». C'est pourquoi il doit nécessairement être édifié selon sa règle.

Le Malbim souligne la nuance entre une tente (ohel) et une demeure (michkan) : la tente est temporaire tandis que la demeure est fixe ; la tente évoque également un habitat plus modeste, celui des gens du peuple. C'est pourquoi il est dit : « Voici que Je ramène les captifs des tentes de Jacob » - cela s'applique à ceux dont Hachem s'était éloigné, le peuple simple, et au retour sans faste des hommes dans leurs foyers. En revanche, il existe des lieux où réside la Chekhina, et c'est à leur sujet qu'il est dit : « et pour ses résidences J'aurai de la compassion » - le Saint, béni soit-Il, réinstallera Sa Présence à Sa place, au lieu du Sanctuaire. Et pourquoi employer ici « J'aurai de la compassion » plutôt que « Je ramènerai » ? Parce que ces lieux conservent leur sainteté et leur niveau spirituel même lorsqu'ils sont désolés, et ils n'ont besoin que de miséricorde ; on ne saurait parler à leur sujet de retour, car le Saint, béni soit-Il, y est pour ainsi dire toujours présent. En revanche, pour les tentes de Jacob, qui ne possèdent pas cette sainteté intrinsèque, il faut employer le terme de retour, car il n'y restait pour ainsi dire plus rien. Et en regard de « Voici que Je ramène les captifs des tentes de Jacob », il est dit : « la ville sera rebâtie sur sa colline » - à la place des tentes, s'élèvera une ville ; et en regard de « et pour ses résidences J'aurai de la compassion », lieu de résidence de la Chekhina, il est dit : « et le palais reposera selon sa règle », avec toutes les lois de construction du Beth Hamikdach.

וְיָצָא מֵהֶם תּוֹדָה וְקוֹל מְשַׂחֲקִים, וְהִרְבִּתִים וְלֹא יִמְעָטוּ וְהִכְבַּדְתִּים וְלֹא יִצְעָרוּ. - Et d'eux sortiront des actions de grâce et la voix de ceux qui se réjouissent ; Je les multiplierai et ils ne diminueront pas, Je les honorerai et ils ne seront point abaissés.

« Et d'eux sortiront des actions de grâce » - la reconnaissance pour les miracles accomplis en leur faveur. « Et la voix de ceux qui se réjouissent » - sous l'abondance du bien que le Saint, béni soit-Il, déversera sur eux, retentira une clameur de joie et d'allégresse. « Je les multiplierai et ils ne diminueront pas » - une multiplication démographique, par une multitude d'hommes, afin qu'ils ne soient pas un peuple clairsemé mais une nation nombreuse. « Je les honorerai et ils ne seront point abaissés » - beaucoup interprètent « Je les honorerai » (vehikhbadtim) dans le sens d'accroissement en nombre, mais cela pose difficulté, car ce serait une redite de « Je les multiplierai ». Il s'agit en réalité d'honneur et de prestige, du fait qu'ils accéderont à l'autorité et à la grandeur. Et « yits'arou » exprime une idée de diminution, non pas en quantité, mais en qualité, comme dans « Ton début aura été modeste » (mits'ar) - ils ne seront plus humiliés ni dépourvus de dignité, mais leur rang s'élèvera.

וְהָיוּ בָנָיו כְּקֶדֶם וַעֲדָתוֹ לְפָנַי תִּכּוֹן, וּפָקַדְתִּי עַל כָּל לֹחֲצָיו. - Ses enfants seront comme jadis, et son assemblée s'affermira devant Moi, et Je châtierai tous ses oppresseurs.

« Ses enfants seront comme jadis » - ils redeviendront les fils du Dieu vivant. « Et son assemblée » - l'ensemble de la communauté et le Sanhédrin, « s'affermira devant Moi », car Je résiderai au milieu d'eux. La situation ne sera plus comme autrefois, où ils avaient abandonné Hachem et où Il les avait livrés aux mains des nations ; au contraire, « et Je châtierai tous ses oppresseurs » - quiconque opprimera Israël verra le Saint, béni soit-Il, lui réclamer des comptes.

« Son chef sera issu de lui » - un dirigeant issu du peuple

וְהָיָה אַדִּירוֹ מִמֶּנּוּ וּמֹשְׁלוֹ מִקִּרְבּוֹ יֵצֵא, וְהִקְרַבְתִּיו וְנִגַּשׁ אֵלָי, כִּי מִי הוּא זֶה עָרַב אֶת לִבּוֹ לָגֶשֶׁת אֵלַי נְאֻם ה'. - Son chef sera issu de lui, son souverain sortira de son sein ; Je le ferai approcher et il s'avancera vers Moi, car qui donc oserait de lui-même s'avancer vers Moi ? - parole de l'Éternel.

De nos jours, même si nous avons un Premier ministre et un gouvernement, chacun sait à quel point ce gouvernement est réellement indépendant ; l'argent gouverne le monde, et c'est l'Oncle Sam qui décide si l'on peut ajouter un balcon ici ou non, où nous pouvons bâtir, comment bâtir et ce que nous devons faire. Nous sommes encore subordonnés aux nations, et notre chef n'est pas issu de nous. Mais au moment de la Délivrance - « son chef sera issu de lui », le dirigeant et le souverain proviendront du peuple lui-même et ne seront pas des étrangers ; contrairement à l'époque du second Temple, où les gouverneurs étaient issus des peuples voisins et régnaient sur nous.

« Son souverain sortira de son sein » - le Malbim explique : par le choix du peuple. C'est remarquable, peut-être le Malbim prophétise-t-il ici sur la démocratie ! Mais au sens simple, cela signifie que le dirigeant sera agréé par le peuple, que le peuple désirera ce souverain. « Je le ferai approcher » - Je le rapprocherai pour qu'il compte parmi les intimes d'Hachem qui se tiennent dans Son sanctuaire, comme il est dit : « Heureux celui que Tu choisis et que Tu rapproches, pour qu'il réside dans Tes parvis ; nous nous rassasierons des biens de Ta maison, de la sainteté de Ton temple », verset que l'on récite lors d'une Brit Mila ; ou encore comme dans « et Il vous a fait approcher de Lui », lorsqu'Hachem a distingué la tribu de Lévi de l'assemblée d'Israël. Tout s'accomplira selon la volonté divine : Il choisira un homme d'élite parmi tout Israël, le rapprochera de Lui, et cet homme gouvernera - à l'image de la tribu de Lévi, de la descendance d'Aharon et de la dynastie de David, où Hachem a rapproché une personne pour en faire le guide. Et c'est précisément parce que Je le rapprocherai de Moi qu'il pourra s'avancer vers Moi.

« Car qui donc oserait de lui-même s'avancer vers Moi » - qui aurait l'audace de s'approcher de Moi sans que Je ne l'aie introduit, contre Ma volonté ? L'exemple en est le roi Ouzziyahou, qui s'avança pour offrir l'encens dans le Temple, et aussitôt la lèpre éclata sur son front. Celui qui s'approche sans le vouloir d'Hachem s'expose, à Dieu ne plaise, à un châtiment immédiat. Et la tradition rapporte qu'à l'époque du second Temple, on remplaçait les Grands Prêtres chaque année sans avoir besoin de les destituer : à Yom Kippour, on attachait une chaîne au Cohen Gadol avant son entrée dans le Saint des Saints pour le retirer au dehors, car il n'y survivait pas. C'est ce qui arriva aussi à Kora'h, qui osa s'avancer vers Hachem, et l'on sait quel fut son sort ; et à mille égards différents, Nadav et Avihou, qui osèrent s'avancer et offrir un feu étranger qui ne leur avait pas été ordonné. Hachem déclare donc : « Je le ferai approcher et il s'avancera vers Moi » - seul celui que J'aurai rapproché pourra s'avancer vers Moi.

Rachi, quant à lui, applique l'expression « qui donc oserait de lui-même s'avancer vers Moi » aux nations : à l'époque du second Temple, si Israël souhaitait désigner un chef issu de son propre peuple, les nations s'y opposaient et plaçaient une marionnette à leur solde pour exécuter leur volonté, et à maintes reprises les rois se révoltaient contre elles, comme Tsidkiyahou et d'autres. C'est pourquoi le Saint, béni soit-Il, dit : alors, son chef sera issu de lui et son souverain sortira de son sein ; et si tu prétends que les nations s'y opposeront - « qui donc oserait de lui-même s'avancer vers Moi », qui oserait révoquer une nomination que J'ai moi-même décrétée, qui oserait s'avancer en guerre contre Moi pour contester Mon autorité, pour ainsi dire ?

וִהְיִיתֶם לִי לְעָם וְאָנֹכִי אֶהְיֶה לָכֶם לֵאלֹהִים. - Vous serez pour Moi un peuple, et Je serai pour vous un Dieu.

L'ensemble de la nation sera d'abord pour Moi un peuple, par ses bonnes actions, et c'est par ce biais que Je serai pour eux un Dieu. En d'autres termes, cela commencera par un éveil d'en bas (itarouta de-letata), de notre initiative, et alors s'éveillera en réponse un éveil d'en haut (itarouta de-le'ela) : « et Je serai pour vous un Dieu ».

Le grand jour du Jugement

הִנֵּה סַעֲרַת ה' חֵמָה יָצְאָה סַעַר מִתְגּוֹרֵר, עַל רֹאשׁ רְשָׁעִים יָחוּל. - Voici que la tempête de l'Éternel, la fureur a éclaté, un tourbillon menaçant s'abat : il fondra sur la tête des méchants.

Tout cela se déroulera au début, avant même que ne survienne la réparation finale. Mais le jour de l'Éternel viendra encore, c'est le grand jour du Jugement, où, lors de l'accomplissement parfait, « la tempête de l'Éternel, la fureur a éclaté » : la colère contenue pour ainsi dire dans le cœur du Saint, béni soit-Il, face aux agissements des impies se transformera en tempête. « Un tourbillon menaçant s'abat » (sa'ar mitgorer) - dans notre langue d'aujourd'hui, mitgorer signifie résider, séjourner, de la racine d'erets megourai (terre de séjour) ; cette tempête viendra comme élire domicile sur la tête des méchants pour les châtier.

לֹא יָשׁוּב חֲרוֹן אַף ה' עַד עֲשֹׂתוֹ וְעַד הֲקִימוֹ מְזִמּוֹת לִבּוֹ, בְּאַחֲרִית הַיָּמִים תִּתְבּוֹנְנוּ בָהּ. - L'ardente colère de l'Éternel ne s'apaisera point, jusqu'à ce qu'Il ait exécuté et accompli les desseins de Son cœur ; à la fin des jours, vous le comprendrez.

L'ardente colère de l'Éternel ne s'apaisera pas tant qu'Il n'aura pas accompli les desseins de Son cœur et exercé la justice contre les impies, comme il est écrit : « Car voici que le jour vient, brûlant comme une fournaise... et tous les arrogants et tous ceux qui commettent le mal seront comme du chaume ». Et cela se produira à la fin des temps, où alors « vous le comprendrez » et reconnaîtrez qu'il s'agit de la main de l'Éternel et de Son œuvre.

Et remarquez bien : alors, l'ordre ne sera plus celui énoncé plus tôt, « Vous serez pour Moi un peuple, et Je serai pour vous un Dieu », où vous commencez et Je viens ensuite. Car il est dit : « En ce temps-là, oracle de l'Éternel, Je serai le Dieu de toutes les familles d'Israël, et ils seront pour Moi un peuple » - dans les temps futurs, Je serai d'abord pour eux un Dieu, et seulement après ils seront pour Moi un peuple. Cet attachement de Dieu à eux constitue, selon les termes du Malbim, cette bonté qui ne tient pas compte de la préparation du récepteur, qu'il en soit digne ou non. C'est la bienveillance divine au degré suprême, qui ne regarde pas si vous êtes méritant ni si votre préparation est à la hauteur de cette grâce ; une bonté qui subsiste pour l'éternité, relevant de la conduite de l'Unité (hanhagat ha-yihoud), laquelle est don et miséricorde sans limite, au-delà même des règles habituelles et des critères de la stricte justice. Dès lors, la présence de la Chekhina émanera pour ainsi dire de Lui, et c'est par la force de l'attachement d'Hachem envers eux qu'« ils seront pour Moi un peuple ». C'est un degré bien plus élevé que le précédent : auparavant, un éveil d'en bas était requis, tandis que dans l'avenir à venir, tout commencera par un éveil d'en haut.

En conclusion :

Dans ce chapitre, le Saint, béni soit-Il, promet qu'Il anéantira les nations, mais pas nous : des souffrances, oui, mais non l'extermination, car « C'est vous seuls que J'ai connus » - lorsqu'il s'agit d'un fils, son père le châtie. Le prophète dépeint Israël comme un malade incurable qui ne trouve aucun remède, car les fondements mêmes de la foi ont été ébranlés, ces « os » d'où provient toute guérison, et tous ses amants l'ont abandonné. Mais c'est précisément de là que jaillit la promesse : les fautes sont expiées, et avec leur expiation, le bâton n'est plus nécessaire - les nations qui ont multiplié leurs coups et disaient « C'est Sion la répudiée, nul ne s'en soucie » seront punies mesure pour mesure. Et alors « Je ferai monter ta guérison » : le retour de la tente vers la demeure pérenne, la reconstruction de la ville et du palais selon ses règles, la multiplication, l'honneur et la grandeur, le Sanhédrin et la Chekhina au milieu de nous, ainsi qu'un souverain issu du peuple que le Saint, béni soit-Il, approche Lui-même de Lui. Enfin, le grand jour du Jugement pour les impies, et un degré nouveau dans l'Alliance : non plus « vous serez pour Moi un peuple » en premier lieu, mais « Je serai le Dieu de toutes les familles d'Israël » - une bonté divine qui ne regarde pas la préparation du récepteur, et à partir de laquelle nous deviendrons pour Lui un peuple.