« Car Je suis avec toi, dit Hachem, pour te sauver, car J'anéantirai toutes les nations parmi lesquelles Je t'ai dispersé, mais toi, Je ne t'anéantirai pas, Je te châtierai selon la justice, et Je ne te tiendrai pas pour innocent. » Le Saint béni soit-Il dit : Moi Je te sauverai, pas comme toutes les autres nations. Car J'anéantirai toutes les nations parmi lesquelles Je t'ai dispersé. Toutes les autres nations, les Chaldéens, Achour, là où il se trouvait en exil, nous avons expliqué que c'était une crainte, le peuple d'Israël avait peur que maintenant, dans le malheur qui s'abat sur Bavel, nous soyons touchés, comme toujours quand il y a des guerres entre ennemis, Israël se trouve au milieu et c'est toujours lui qui pâtit. C'est pourquoi Il dit : tu n'as rien à craindre, J'anéantirai toutes les nations, les guerres ne viennent pas pour toi, elles viennent pour les nations afin de les anéantir, les Chaldéens, Achour, là où il était en exil. C'est pourquoi Il dit : tu n'as pas à t'inquiéter, personne ne t'effraiera, puisque tous seront anéantis, tous ceux qui constituent une menace contre toi seront anéantis, alors qui t'effraiera ? « Mais toi, Je ne t'anéantirai pas. » En revanche, Il dit : toi Je ne t'anéantirai pas, cela veut dire, toi peuple d'Israël, il n'y aura pas de destruction totale pour vous. Remarquez qu'Il n'a pas dit qu'il n'y aurait pas de souffrances, Il a dit qu'il n'y aurait pas de destruction totale. Cela sous-entend que des souffrances, il y en aura bien. Et cela vient ensuite : « Je te châtierai selon la justice. » De destruction totale il n'y en aura pas, mais des souffrances oui. « Je te châtierai selon la justice », comme il est écrit dans Amos : « Vous seuls, Je vous ai connus parmi toutes les familles de la terre, dit Hachem, c'est pourquoi Je vous demanderai compte de toutes vos fautes. » Quoi, parce que vous seuls Je vous ai connus, alors Je vous demanderai compte ? demande la Guémara. Parce que Hachem nous aime, « connaître » signifie union, cela signifie amour, « et Adam connut Hava sa femme ». Alors parce que Je vous ai connus, Je vous demanderai compte ? Oui. Si on te dit : monsieur, il y a en bas quelques enfants qui, je le sais, embêtent quelqu'un, ou cassent, ou abîment quelque chose de ce genre. Que fais-tu ? Tu descends, tu vois ton bijou parmi eux, qui punis-tu ? Peut-être même une gifle ? À ton enfant. Papa, il y a ici dix autres enfants, c'est justement à moi, ton fils, que tu donnes une gifle ? Elle vient. Justement parce que tu es mon fils, c'est à toi que j'ai donné une gifle. Eux, qu'ils fassent ce qu'ils veulent. Alors ils ne seront pas éduqués, alors ils seront gâtés, alors ils seront... c'est le problème de leur père. Chacun a le problème de son père. Les nations, Hachem n'est pas un père pour elles. Hachem est un père pour Israël, « Israël est Mon fils premier-né ». Et puisque Hachem nous aime, quand nous nous écartons du chemin, le père redresse ses enfants. Toute la délivrance, tout l'avenir, tout dépend de nous, du peuple d'Israël. C'est pourquoi le Saint béni soit-Il dit : Je vous demanderai compte. « Je te châtierai selon la justice », mais « Je ne te tiendrai pas pour innocent ». « Je ne te tiendrai pas pour innocent » signifie comme un retranchement, ainsi que l'explique le Radak. Comme dans « et purifiée elle s'assiéra à terre », « car quiconque vole d'ici en sera comme innocenté ». Cela veut dire : Je ne te retirerai pas du monde. Un homme retranché est comme innocenté, le monde est purifié de lui. Vous voyez qu'on emploie aussi l'expression « il est sorti purifié de ses biens », voulant dire retranché de tous ses biens. Ainsi de même ici, « Je ne te tiendrai pas pour innocent » signifie : Je ne te détruirai pas, comme le dit aussi le Targoum « et J'anéantir Je ne t'anéantirai pas », c'est-à-dire une destruction totale Je ne l'accomplirai pas sur toi.
C'est la maladie extérieure, « ta plaie est grave, ta blessure est douloureuse ». Et aussi la maladie intérieure, elle aussi est une plaie qui constitue une maladie très grave. Et pour cela il faut un remède, ce qu'on appelle un remède extra, pour réussir à sortir d'une situation si difficile. « Nul ne plaide ta cause pour guérir ta plaie, de remèdes efficaces tu n'en as pas. » « Nul ne plaide ta cause pour guérir » : personne ne pense qu'il y aura pour toi un salut. En bref, les médecins sont unanimes qu'il vaut mieux s'organiser avec des faire-part. Vous comprenez ? « Nul ne plaide » : avec des faire-part et des haut-parleurs, oui, il vaut mieux s'organiser. « Nul ne plaide ta cause pour guérir » : personne ne voit de chance qu'il y ait pour toi une guérison.
Qu'est-ce que « mazor » ? Nous l'avons déjà expliqué plusieurs fois, « mazor » signifie guérison, car on répandait sur la plaie des substances curatives. C'est pourquoi il est interdit de moudre le Chabbat, à cause du broyage de substances, oui, de peur qu'on ne broie des substances. Il n'est pas permis de préparer un remède, pardon, à cause du broyage de substances. Si tu prépares un remède, tu en viendras à broyer des substances et à les poser sur la plaie, et c'est déjà l'interdit de moudre qui est un interdit de la Torah. Quoi qu'il en soit, « mazor » c'étaient des substances qu'on répandait sur la plaie. Et la réalité du malade à qui il fallait répandre des remèdes sur sa plaie : « nul ne plaide ta cause pour guérir ta plaie ». Il n'y a personne qui plaide ta cause pour qu'il y ait pour toi quelque remède efficace. Qu'est-ce que « remèdes efficaces » ? Le Radak dit que « teala » signifie guérison, et que l'idée est répétée avec des mots différents. Mais Rachi explique que « teala » signifie l'utile. « Remèdes efficaces » signifie : il n'y a personne qui prétend qu'un remède quelconque te sera utile. De remède efficace tu n'en as pas, de remède utile tu n'en as pas.
Le Malbim explique que puisque « de remèdes efficaces tu n'en as pas », qu'est-ce que « remèdes efficaces » ? Le Malbim explique que « teala » vient du mot « teala », le canal du bassin, ainsi dit le Malbim. Et pourquoi cela s'appelle-t-il « teala » ? Parce que... nous voulons exprimer que la personne est en pleine forme, alors on dit que ses os « comme l'herbe verdoiront ». Ses os sont... ils sont pleins de vie. Quel est le contraire de cela ? C'est lorsque les os se sont desséchés. Comme dans la vision des os desséchés. Et quand « l'os s'est desséché », cela signifie que la personne est déjà vraiment en déclin, que ses os sont allés en se desséchant. Quand les os ont une humidité élevée, cela veut dire qu'ils sont sains, alors les canaux là-bas sont en ordre. Il y a là un canal, il y a là l'irrigation des os et l'humidité radicale qui circule comme un canal d'eau, dont « sa chair se ravive et il retourne aux jours de sa jeunesse », selon les termes du Malbim. C'est écrit dans Iyov. Cela veut dire que grâce aux os qui sont sains et où le flux interne est bon, par cela la chair aussi retrouvera la santé et guérira.
Alors donc revenons, le Malbim dit : « nul ne plaide ta cause pour guérir », puisque « de remède efficace tu n'en as pas », il n'y a pas d'irrigation pour les os ni de force naturelle qui puisse supporter le remède jusqu'à ce que la nature surmonte sa maladie, alors par conséquent il n'y a pas de chance de guérison. Cela veut dire : il y a des cas où le malade, on te dit que dans cet état il doit subir une opération. Bien, pourquoi ne l'opère-t-on pas ? On te dit qu'il n'y survivra pas. Cela veut dire que l'opération nécessite une anesthésie, parfois on ne peut pas anesthésier le malade, il dormira du sommeil éternel dès la première anesthésie. Autre possibilité, le corps ne supportera pas l'opération. Car quand tu opères, tu coupes dans la chair, ensuite tu recouds, il faut que le corps parvienne d'une manière ou d'une autre à surmonter le traumatisme qu'il a subi. Quand le corps est très faible, alors on opère et c'est fini, le malade meurt, on ne pourra pas le guérir de cette même opération. Le Malbim dit qu'il en va de même ici. « De remède efficace tu n'en as pas » : il n'y a pas d'irrigation pour les os qui rende aux os leur santé, il ressort donc que tout remède qu'on lui donnera ne surmontera pas la maladie, car la nature ne surmontera pas la maladie. C'est-à-dire que la nature, qui est celle d'os desséchés, est justement celle qui renforce la maladie. Mais quand la nature est saine, c'est-à-dire que les os sont bons, alors même s'il y a une maladie dans la chair, nous définirons cela : les fondements sont bons. Quand les fondements sont bons, alors grâce aux os sains où il y a un canal, où il y a un flux, grâce à cela la chair aussi guérira. Quel est ici le sens allégorique ? Le Malbim dit qu'en réalité il dit qu'il est impossible qu'ils guérissent par les prophètes, par ceux qui les réprimandent. Car les fondements de la foi, ce sont les os, ce qu'on appelle les fondements de la crainte, de la morale, cela ils ne l'ont pas. Alors par conséquent, tout ce que tu leur donneras comme remède, « nul ne plaide ta cause pour guérir ». Il n'y a pas de chance de guérison, car « de remède efficace tu n'en as pas », car de remède pour les os, qui sont le fondement, il n'y en a pas. Et comme cela n'existe pas, tout remède que tu donneras ne guérira pas la chair.
« Tous ceux qui t'aiment t'ont oubliée, ils ne te recherchent plus. Car Je t'ai frappée d'un coup d'ennemi, d'un châtiment cruel, à cause de la multitude de ta faute, de l'énormité de tes péchés. » « Tous ceux qui t'aiment t'ont oubliée », Achour, l'Égypte, tu allais vers eux pour demander de l'aide, ils t'ont oubliée. « Ils ne te recherchent plus », ils ne s'enquièrent pas de toi. Et pourquoi ? Parce que « Je t'ai frappée d'un coup d'ennemi ». Puisque Je t'ai livrée aux mains de la nation amère et impétueuse et cruelle, dit le Malbim, dit le Radak, ce sont les Chaldéens, ils ne pourront pas t'aider, car même pour eux-mêmes, s'agissant de l'Égypte et des autres nations, même pour eux-mêmes ils ne peuvent pas se sauver de la main des Chaldéens. Alors donc « tous ceux qui t'aiment t'ont oubliée, ils ne te recherchent plus ». Moi-même je le crains, irais-je te sauver de sa main ?
Le Radak apporte une explication supplémentaire au nom de son père, qui explique « tous ceux qui t'aiment t'ont oubliée » en la reliant à la parabole qu'il nous a donnée précédemment au sujet de la maladie. Il dit donc que lorsque des gens viennent visiter le malade, cela dépend. S'ils voient qu'il a encore des chances de guérison, ils le visitent, ils lui parlent, car après tout il va encore rester ici. Mais quand ils voient que la personne a déjà un pied dans la tombe, qu'elle va bientôt partir d'ici, qu'elle penche vers la mort, alors ses mauvais amis, dit le Radak, l'abandonnent. Pourquoi ? On te dit qu'il n'y a déjà plus rien à recevoir de lui. Rien ne sortira plus de lui. Rien ne sortira plus de lui, alors il s'en va. En revanche, les bons amis, ceux qui sont de véritables amis, font aussi un bienfait véritable. Même s'il ne reçoit rien de lui, il reste pour le soutenir dans sa maladie jusqu'au dernier ensevelissement, jusqu'au dernier instant. Cela vaut pour les mauvais amis. Mais les bons, comme nous l'avons dit, restent bons. Et chez toi ? « Tous ceux qui t'aiment t'ont oubliée. » Tous ceux qui t'aiment t'ont oubliée, aussi bien les mauvais que les bons. Ce sont tous « ceux qui t'aiment ». Et ils t'ont jugée comme quelqu'un dont la maladie mène à la mort. Et pourquoi ? Parce que « Je t'ai frappée d'un coup d'ennemi, d'un châtiment cruel ». Qu'est-ce qu'un « châtiment cruel » ? Le Radak explique que c'est le châtiment d'un homme cruel. Un homme qui châtie, « mouçar » vient du mot « souffrances ». Des souffrances par un homme cruel, oui, c'est-à-dire par les Chaldéens et Nabuchodonosor qui étaient méchants et cruels.
Le Malbim explique : « tous ceux qui t'aiment t'ont oubliée, ils ne te recherchent plus », tu étais comme un malade dont tous désespèrent. Et même quand ils viennent te voir, cela veut dire, même quand ils viennent en apparence te visiter, Il dit « ils ne te recherchent plus ». Cela ne les intéresse pas vraiment de savoir si l'état s'est amélioré, si la maladie est légère. Ils te regardent comme quelqu'un qui vit sur un temps emprunté. Il a déjà pratiquement un pied dans la tombe. Et pourquoi ? Car ce dont Je t'ai frappée d'un coup d'ennemi, c'est à cause de la multitude de ta faute. C'est à cause de la multitude des fautes, car l'ennemi dans cet exemple, nous parlons d'une situation où l'ennemi fait mourir et ne fait pas souffrir. Et s'il est cruel, il ajoute à faire souffrir le frappé par des souffrances dures. Et Il dit ici : Je t'ai frappée d'un coup d'ennemi, qui est un coup mortel. L'ennemi, comme nous l'avons dit, fait mourir, il veut conquérir un pays, alors il fait mourir tous ceux qui se dressent sur son chemin. Il n'a pas d'intérêt à faire souffrir. Mais la mesure de la justice s'est ici irritée, c'est pire qu'un ennemi. Car ici tu dis qu'il y a aussi de grandes souffrances. Alors ce n'est pas, c'est pire que l'ennemi, « Je t'ai frappée d'un châtiment cruel ». Pourquoi ? Aussitôt l'explication : « à cause de la multitude de ta faute, de l'énormité de tes péchés ». Parce que tu avais une multitude de fautes, cela concerne la quantité, et « l'énormité de tes péchés » concerne la qualité. C'est-à-dire qu'il y avait ici à la fois de la multiplicité et des fautes d'une très grande gravité, voulant dire des transgressions très graves et très importantes. C'est pourquoi le châtiment approprié en découle.
« Pourquoi cries-tu sur ta blessure, ta douleur est incurable ? À cause de la multitude de ta faute, de l'énormité de tes péchés, Je t'ai fait ces choses. » Je relis le verset : « Pourquoi cries-tu sur ta blessure, ta douleur est incurable ? À cause de la multitude de ta faute, de l'énormité de tes péchés, Je t'ai fait ces choses. » Tout d'abord « pourquoi cries-tu », Il passe à parler au masculin. Les versets précédents étaient au féminin. Il a dit « nul ne plaide ta cause pour guérir, tous ceux qui t'aiment t'ont oubliée ». Le Radak dit : ne t'étonne pas, nous avons déjà écrit plusieurs fois que quand on parle à Israël on peut parler au masculin, « Israël », on peut parler au féminin, « la communauté d'Israël ». On parle du peuple d'Israël aussi au féminin. « Pourquoi cries-tu sur ta blessure », c'est-à-dire le prophète leur dit : pourquoi cries-tu sur ta blessure ? Quand une personne crie, c'est en quelque sorte comme une plainte contre le Ciel. Il dit : certes tu as une blessure, « ta douleur est incurable », mais c'est à cause de la multitude de ta faute, de l'énormité de tes péchés. Car cette blessure est due aux fautes, elle est due aux péchés. Car si tu revenais par le repentir, les coups et les souffrances cesseraient. Alors donc, sur quoi as-tu à pleurer ? Sur quoi as-tu à crier ? Sur ta faute, sur tes péchés, car c'est à cause d'eux que Je t'ai fait ces choses. C'est à cause d'eux que tu souffres.
Le Malbim dit : quelle est la différence entre « avon » (faute) et « het » (péché) ? La faute, c'est l'intentionnel. C'est la déformation de l'esprit. Quand une personne en fait une idéologie. En revanche, le péché, c'est l'erreur. Ou une chose qui découle du désir. À première vue, dit le Malbim, s'il en est ainsi, il n'aurait pas dû dire « à cause de la multitude de ta faute, de l'énormité de tes péchés ». Car il aurait été plus approprié d'attribuer la multiplicité aux péchés, « à cause de la multitude de tes péchés ». Tandis que pour les fautes il aurait été approprié de dire « l'énormité », car les fautes ont de la puissance. Qu'est-ce à dire ? Les fautes sont un mal, les fautes sont une malveillance. Pourquoi dit-il « l'énormité de tes péchés » et « la multitude de ta faute » ? Il a inversé l'expression appropriée. Le Malbim dit qu'il a voulu dire ici quelque chose de fort. Que même les fautes, alors que l'essence de la faute est déjà quelque chose d'énorme et de terrible, puisque la faute est une déformation de l'esprit pour agir intentionnellement, cela ne t'a pas suffi, elles se sont encore multipliées. Il ne suffit pas qu'elles soient puissantes, elles se sont aussi multipliées. Tu as fait beaucoup de fautes. Les péchés, qui par nature sont nombreux car une personne trébuche dans le péché par erreur et a donc tendance à trébucher beaucoup, chez toi ils sont aussi énormes. Ce ne sont pas des péchés légers, mais des transgressions passibles de retranchement, passibles de peine capitale par le tribunal, qui sont des péchés durs et graves. Alors donc « l'énormité de tes péchés » également.
« C'est pourquoi tous ceux qui te dévorent seront dévorés, et tous tes oppresseurs, tous, iront en captivité. Ceux qui te pillent seront pillés, et tous ceux qui te dépouillent, Je les livrerai au pillage. » « C'est pourquoi tous ceux qui te dévorent seront dévorés. » Et pourquoi ? Il poursuit ensuite : « car Je ferai monter pour toi une guérison, et de tes plaies Je te guérirai ». Le Malbim explique : puisque tous les coups n'étaient que pour les fautes, il ressort donc que lorsque les fautes ont été pardonnées, il n'y a plus de raison de continuer à donner des coups. C'est-à-dire que l'existence même de ceux qui frappent, et ceux qui frappent en réalité ce sont les nations, toute leur existence est pour qu'Achour soit « le bâton de Ma colère ». Pour qu'ils se vengent de nous. Et s'il en est ainsi, il ressort que lorsqu'il n'y a plus besoin de se venger de nous, puisque nos actes sont déjà réparés, alors par conséquent il n'y a plus de raison de laisser les nations, il n'y a plus de raison de laisser ceux qui frappent. Le Malbim dit qu'il y en a qui ont fait du mal à Israël dans le corps, il y en a qui ont fait du mal à Israël dans les biens. Et chacun recevra mesure pour mesure. Chacun recevra selon la nature et selon la chose qu'il a faite. Ceux qui ont fait du mal au corps, cela peut être de deux façons. Soit ils les ont fait mourir, ce qu'on appelle ceux qui ont fait des massacres au peuple d'Israël, soit ils les ont pris en captivité, soit ils les ont perdus. Contre ceux qui les ont fait mourir, Il dit « tous ceux qui te dévorent seront dévorés ». « Ils seront dévorés » signifie la mort. Contre ceux qui les ont opprimés, qui les ont pris en captivité, Il dit « tous tes oppresseurs iront en captivité ». Contre ceux qui nous ont fait du mal dans les biens, qui ont pillé nos biens, il y en avait deux sortes. Il y en avait qui pillaient les biens pour prendre. Et il y en avait dont tout le but était de détruire. Même sans prendre, mais ils avaient un but en soi de détruire les biens. À ce sujet Il dit : ceux dont le but était de détruire, « ceux qui te pillent seront pillés ». « Chosess » signifie toujours destruction. Contre eux Il dit « ceux qui te pillent seront pillés ». Et ceux qui ont dépouillé les biens pour leur plaisir, sans intention de détruire, à leur sujet Il dit « tous ceux qui te dépouillent, Je les livrerai au pillage ». C'est-à-dire ceux dont le but est de les prendre pour butin, ceux-là Je les livrerai au pillage, c'est-à-dire on les pillera. Le Malbim dit que « chosayikh » vient de « chassa » et « mechassé », dont la racine est ch.s.s. Et sa définition, c'est une personne dont la tendance principale est de détruire. C'est « chosayikh ». En revanche celui qui dépouille veut le butin. Il veut piller pour prendre. Le pilleur destructeur est quelqu'un qui a pu au début dépouiller, mais s'il reste quelque chose, il veille à ce qu'il ne reste rien. Alors que fait-il ? Il détruit ce qui reste. C'est ce qu'on appelle la définition de « chosayikh ».
« Car Je ferai monter pour toi une guérison, et de tes plaies Je te guérirai, dit Hachem, car ils t'ont appelée la Rejetée, Tsion, personne ne la recherche. » Hachem dit : pourquoi « tous ceux qui te dévorent seront dévorés, tous tes oppresseurs, tous, iront en captivité » ? Quelle en est la raison ? Parce que, comme nous l'avons dit, tout le but pour lequel Hachem a amené les nations, c'est de nous châtier pour nos actes corrompus, pour les fautes, pour les péchés. Lorsque nous n'avons plus de fautes ni de péchés, dit le Saint béni soit-Il, alors par conséquent ces pilleurs et ces dépouilleurs seront punis pour la méchanceté de leur cœur. Et c'est ce qui est écrit ici, cette raison est écrite ici. « Car Je ferai monter pour toi une guérison, et de tes plaies Je te guérirai, dit Hachem. » Puisque Je ferai monter pour toi une guérison, c'est-à-dire un remède, Je te guérirai des plaies, alors par conséquent il n'y a plus de raison de laisser les nations vous châtier. Quel intérêt de garder le bâton quand on n'en a plus besoin ? Alors « Je ferai monter une guérison et de tes plaies Je te guérirai ». Il y a ici un doublement. Le Malbim dit que « Je ferai monter une guérison » signifie que la blessure guérira. Et le Malbim dit : pourquoi cela s'appelle-t-il « aroukha » (guérison) ? Parce qu'en quelque sorte il y a une blessure, alors maintenant la chair s'allonge et recouvre l'emplacement de la blessure. C'est donc « aroukha ». « Aroukha », en quelque sorte la chair s'allonge. Comme tu le vois : « la guérison est montée pour les murailles de Jérusalem ». C'est pourquoi, d'ailleurs, il est écrit au sujet de la guérison un terme de croissance : « ta guérison poussera vite ». Ainsi est-il écrit dans Yéchayahou 58. Cela veut dire que, puisqu'on parle ici de l'allongement de la chair, alors la chair a poussé. C'est pourquoi cela s'appelle « aroukha ». « Car Je ferai monter pour toi une guérison, et de tes plaies Je te guérirai. » Les plaies intérieures aussi, Je t'en guérirai. Aussi bien la question de la blessure que la question de la plaie. « Car ils t'ont appelée la Rejetée. » Maintenant Il explique pourquoi en réalité ils seront punis. Car la question célèbre et connue : s'ils ont accompli la volonté de Hachem, ils méritent une récompense, pas un châtiment. Et Achour est « le bâton de Ma colère », alors pourquoi ce bâton doit-il finalement être brûlé et lésé ? Car Hachem l'a utilisé comme instrument pour nous réparer. Alors pourquoi donc seraient-ils punis ? Ils seront finalement dévorés et iront en captivité, seront livrés au pillage et au butin ? Le Malbim explique que c'est la raison que mentionne ici le verset. « Car ils t'ont appelée la Rejetée, Tsion, personne ne la recherche. » Ils t'ont appelée du nom de « Rejetée ». C'est-à-dire qu'ils ont dit : Tsion est rejetée. En quelque sorte ils ne se souviennent pas que nous sommes comme un fils qui a corrompu ses actes chez son père, et le père l'a livré aux mains de quelqu'un pour qu'il le frappe afin que le fils revienne au père. Et alors tu as une très grande responsabilité en tant que celui qui frappe, de ne pas rendre tes coups excessifs au-delà de la mesure, car alors le père se fâchera contre toi. Puisque le père fait tout cela seulement pour que le fils revienne à lui. Et eux ont oublié cela. Ils ont dit : Tsion est rejetée. Hachem les a rejetés pour toujours. Alors par conséquent, frappe-les autant que tu veux. Frappe-les sans limite. Il n'y a personne qui te demandera à la fin des comptes. C'est pourquoi tu peux les frapper car personne ne recherchera leur bien-être et leur bien. « Tsion, personne ne la recherche. » Il n'y a personne qui recherche Tsion, qui voit ce qu'on lui a fait, qui tente de plaider sa cause, personne ne la recherche. C'est pourquoi les nations ont fait de nous une destruction totale et définitive. Et c'est en fait l'explication connue de nous tous, l'explication qui dit que les nations ont ajouté beaucoup de leur propre chef. Le Saint béni soit-Il : Moi Je Me suis irrité un peu et eux ont aidé au mal. Et puisqu'il en est ainsi, pour cette chose ils méritent un châtiment, car ils ont finalement fait bien au-delà de ce qui avait été décrété pour nous.
Le Malbim dit : pourquoi est-il écrit « la Rejetée, personne ne la recherche » ? Quel est le doublement ? Le Malbim dit qu'il est possible que parfois une brebis du troupeau soit rejetée. Elle s'est éloignée. Et il est possible que parfois le berger aille aussi la chercher. Mais ici il ne suffit pas qu'elle soit rejetée, mais « personne ne la recherche ». Ici le berger ne va même pas la chercher. Alors elle n'est pas simplement rejetée, c'est « personne ne la recherche ».
« Ainsi parle Hachem : voici, Je ramène les captifs des tentes de Yaacov, et J'aurai pitié de ses demeures. La ville sera rebâtie sur ses ruines, et le palais siégera selon son ordonnance. » Le Saint béni soit-Il dit : Tsion n'est pas rejetée. « Voici, Je ramène les captifs des tentes de Yaacov. » Au début c'est de l'ordre de la tente. L'étape suivante sera qu'ils auront une demeure permanente, « et J'aurai pitié de ses demeures ». Et ensuite « la ville sera rebâtie sur ses ruines ». Ensuite toute la ville sera rebâtie sur ses ruines. C'est-à-dire qu'au début il y aura des demeures comme des tentes. Ensuite ils auront déjà des demeures véritables. Et à la dernière étape Tsion sera rebâtie comme autrefois, quand alors sera rebâti le Temple, « le palais siégera selon son ordonnance », et le roi siégera dans son palais selon les lois du Temple qu'il aura comprises de la main de Hachem. C'est pourquoi c'est « le palais selon son ordonnance ». Qu'est-ce que « le palais selon son ordonnance » ? On ne construit pas le Temple, comme nous l'avons déjà appris dans le livre de Melakhim, on ne le construit pas selon des données architecturales. On construit le Temple selon un plan précis venant de Hachem. Tout vient de la main de Hachem qui l'a fait comprendre. De sorte qu'en réalité cela doit être selon son ordonnance. Et c'est ce qu'il dit : « le palais siégera selon son ordonnance ». Le roi siégera dans le palais qui sera construit selon son ordonnance. Cela veut dire que Hachem résidera dans le Temple, lorsque le Temple sera construit selon ses lois et ses règles.
Le Malbim dit : remarque qu'ici on parle de tente et de demeure. La tente, dit le Malbim, est temporaire. La demeure est permanente. La tente désigne aussi une habitation plus populaire. Ce qu'on appelle les gens simples du peuple. C'est pourquoi Hachem dit : « voici, Je ramène les captifs des tentes de Yaacov ». Cela parle de ceux dont Hachem était éloigné, ce sont les gens simples du peuple. On parle aussi en quelque sorte du retour simple du peuple, que les gens reviennent à leurs habitations. En revanche, il y a les endroits où réside la Présence divine. À ce sujet Il veut dire que le Saint béni soit-Il ramènera Sa Présence à sa place, à l'emplacement du Temple. Et c'est ce qu'Il dit : « et J'aurai pitié de ses demeures ». Pourquoi « J'aurai pitié » ? Ici il n'est pas écrit « Je ramènerai ». Parce qu'en réalité elles sont encore à leur niveau et dans leur sainteté, même lorsqu'elles sont désolées. Alors de quoi ont-elles besoin ? Seulement de miséricorde. En revanche, « les captifs des tentes de Yaacov », ils ne se trouvent pas dans leur sainteté. Car ce sont les demeures des gens simples du peuple. Alors donc cet endroit, Hachem dit que Je dois le ramener. Car en quelque sorte il n'y avait rien en lui. Mais en revanche le Temple, la Présence divine n'a pas bougé. Alors que faut-il ? Seulement avoir pitié de l'endroit. Mais on ne peut pas dire « ramener », puisque le Saint béni soit-Il, en quelque sorte, s'y trouve encore. Alors face à « voici, Je ramène les tentes de Yaacov », Il dit « la ville sera rebâtie sur ses ruines ». Face aux tentes, maintenant il y aura une ville. Face à « J'aurai pitié de ses demeures », dont nous parlons de l'endroit de résidence de la Présence divine, le Temple, « le palais siégera selon son ordonnance ». Le palais siégera selon son ordonnance, c'est-à-dire que cet endroit sera un palais selon son ordonnance, avec toutes les lois de la construction du Temple.
« Il sortira d'eux des actions de grâce et une voix de réjouissants. Je les multiplierai et ils ne diminueront pas, Je les honorerai et ils ne seront pas amoindris. » « Il sortira d'eux des actions de grâce. » « Toda » signifie la reconnaissance pour les miracles qui leur seront faits. « Et une voix de réjouissants » signifie que, du fait de l'abondance de bien que le Saint béni soit-Il fera reposer sur eux, il y aura chez eux une voix de réjouissants, une voix de rire, le rire c'est la joie. « Je les multiplierai » signifie « avec la multitude du peuple », « et ils ne diminueront pas », qu'ils ne soient pas un peuple restreint mais un peuple nombreux. « Je les honorerai et ils ne seront pas amoindris. » « Je les honorerai », beaucoup expliquent que cela signifie un terme de multiplicité. Mais ce n'est pas compréhensible, car tu as fait un doublement. « Je les multiplierai » et « Je les honorerai », pourquoi doubler ? Mais on explique que « Je les honorerai » se rapporte à l'honneur et à la fonction. Ils auront de l'autorité. « Je les honorerai et ils ne seront pas amoindris. » « Amoindris » signifie restreints. Mais ici ce n'est pas au sens d'une restriction de quantité, mais au sens d'une restriction de qualité. Que nous n'avions pas d'honneur, nous étions abaissés. C'est le sens de « ton commencement était petit ». « Je les honorerai », alors ils auront de l'honneur et ne seront pas amoindris, ils ne seront pas petits dans leur honneur mais leur grandeur augmentera.
« Ses fils seront comme autrefois, et sa communauté sera établie devant Moi. Je punirai tous ceux qui l'oppriment. » « Ses fils seront comme autrefois », qu'ils soient les fils du Dieu vivant. « Sa communauté » signifie l'ensemble de la communauté et le Sanhédrin. « Sera établie devant Moi. Je punirai tous ceux qui l'oppriment. » Qu'est-ce que « sera établie devant Moi » ? Cela signifie que Je résiderai parmi eux. Et ils ne seront pas comme au début où ils ont abandonné Hachem et Hachem les a livrés aux mains des nations, mais maintenant « Je punirai tous ceux qui l'oppriment ». Quiconque opprimera Israël, le Saint béni soit-Il se vengera de lui.
« Son puissant sera de lui-même, et son dominateur sortira de son sein. Je le ferai approcher et il s'approchera de Moi, car qui donc est celui qui a mis à cœur de s'approcher de Moi, dit Hachem ? » « Son puissant sera de lui-même » signifie que maintenant nous avons en quelque sorte des dominateurs venant des nations. Même si tu dis qu'aujourd'hui nous avons un Premier ministre et un gouvernement, nous savons tous à quel point ce gouvernement est indépendant. Et nous savons tous que celui qui a l'argent a le pouvoir de décision, et que l'oncle Sam est celui qui décidera si l'on ajoute ici un balcon ou non. Et c'est lui qui décidera où nous construirons et comment nous construirons et ce que nous ferons. Alors nous voyons que son puissant n'est pas de lui-même. Nous sommes encore soumis aux nations. Il te dit « son puissant sera de lui-même », mais au moment de la délivrance, le puissant, le dominateur, sera issu du peuple, non pas un fils d'étranger. Et ce ne sera pas comme au Second Temple, où alors les puissants venaient des peuples qui nous entouraient, ce sont eux qui nous dominaient. « Car son dominateur sortira de son sein. » Le Malbim dit : par le choix du peuple. Intéressant. Le Malbim dit « par le choix du peuple », peut-être le Malbim prophétise-t-il ici la démocratie ? Le Malbim dit « son dominateur sortira de son sein par le choix du peuple ». Mais le sens simple des choses est que le dominateur sera agréé par le peuple. C'est-à-dire que le peuple voudra de ce dominateur. Par le choix du peuple. Et il sera ainsi, « Je le ferai approcher ». Je le ferai approcher pour qu'il soit parmi les proches de Hachem qui se tiennent dans Son palais. Comme il est écrit : « heureux celui que Tu choisis et fais approcher, il habitera Tes parvis, nous serons rassasiés du bien de Ta maison, la sainteté de Ton palais », n'est-ce pas ? On dit cela à la circoncision, n'est-ce pas ? « Heureux celui que Tu choisis et fais approcher. » Le Saint béni soit-Il vous a séparés de la communauté d'Israël pour vous faire approcher de Lui. Ce sera par la volonté de Hachem, que le Saint béni soit-Il choisira pour Lui un homme, que cet homme sera un trésor parmi l'ensemble d'Israël, cet homme Hachem le fera approcher et il deviendra le dominateur. Comme la tribu de Lévi, comme la descendance d'Aharon, comme la dynastie de David, dont le Saint béni soit-Il a fait approcher quelqu'un de Lui et il sera le dominateur et le dirigeant. Et par le fait que Je le ferai approcher de Moi, par cela il s'approchera de Moi. « Je le ferai approcher et il s'approchera de Moi. Car qui donc est celui qui a mis à cœur de s'approcher de Moi, dit Hachem ? » Car qui a mis à cœur de s'approcher de Moi, dit Hachem, alors que Moi Je ne l'ai pas fait approcher de Moi ? Qui a mis à cœur de s'approcher de Moi contre Ma volonté ? Exemple, Ouzyahou qui s'est approché pour offrir l'encens dans le Temple. Et aussitôt qu'est-il arrivé ? La lèpre a fleuri sur son front. Qui s'approchera de Moi, qui a mis à cœur de s'approcher de Moi contre la volonté de Hachem ? Tu t'approches de Moi contre la volonté de Hachem, à Dieu ne plaise, c'est un châtiment immédiat. Il est écrit qu'au Second Temple on changeait de Grand Prêtre chaque année. Et on n'avait pas besoin de les renvoyer. Yom Kippour, avec une chaîne on l'introduisait dans le Saint des Saints, ensuite on le tirait. Ensuite on le tirait à l'extérieur car il ne survivait pas. Alors Hachem dit : qui a mis à cœur de s'approcher de Moi ? Qui a mis à cœur de s'approcher de Moi sans que Je l'aie fait approcher ? Et c'est ce qui est arrivé à Korah, que Korah aussi a mis à cœur de s'approcher de Hachem, et nous voyons ce qui lui est arrivé. Et c'est aussi, toute proportion gardée, le cas de Nadav et Avihou, qui eux aussi ont mis à cœur de s'approcher de Hachem pour offrir de l'encens et présenter un feu étranger que Hachem n'avait pas ordonné. Hachem dit : « Je le ferai approcher et il s'approchera de Moi ». Seul celui que Je ferai approcher s'approchera de Moi. Car qui a mis à cœur de s'approcher de Moi, dit Hachem ?
Rachi, en revanche, explique que « qui a mis à cœur de s'approcher de Moi » se rapporte aux nations. Qu'aujourd'hui, c'est-à-dire à l'époque du Second Temple par exemple, s'ils voulaient se nommer un dominateur d'entre eux, les nations les en empêchaient. Et elles nommaient une sorte de marionnette de leur part qui accomplirait leur volonté. Et bien des fois ils se rebellaient contre elles, comme Tsidkiyahou et d'autres. Hachem dit : mais alors « son puissant sera de lui-même ». Le Saint béni soit-Il dit « et son dominateur sortira de son sein ». Et tu diras que les nations l'empêcheront ? « Qui donc est celui qui a mis à cœur de s'approcher de Moi, dit Hachem ? » Selon Rachi, qui a mis à cœur de s'approcher de Moi et d'annuler une nomination que Moi J'ai faite ? Alors qui a mis à cœur, cela parle des nations. Qui s'approchera de Moi pour la guerre afin de s'opposer à Moi en quelque sorte ?
« Vous serez Mon peuple, et Moi Je serai votre Dieu. » Hachem dit : l'ensemble de la nation, d'abord vous serez Mon peuple, par vos bonnes actions, et par cela Moi Je serai leur Dieu. C'est-à-dire que cela commencera par un éveil d'en bas, de nous, du bas, et alors par cela s'éveillera l'éveil d'en haut, « et Moi Je serai votre Dieu ».
« Voici la tempête de Hachem, la fureur est sortie, une tempête tourbillonnante, sur la tête des méchants elle s'abattra. » Hachem dit : tout cela sera au début, avant même que n'arrive la réparation complète. Mais viendra encore le jour de Hachem, qui est le grand jour du jugement, où alors, à la réparation complète, « la tempête de Hachem, la fureur est sortie ». La fureur retenue dans le cœur de Hachem à cause des actes des méchants, cette fureur se transformera en tempête. Et cette tempête tourbillonnera et s'abattra sur la tête des méchants. « Elle tourbillonnera » (yitgorer), c'est comme nous disons aujourd'hui « réside », s'établit et demeure, oui, « la terre de ma résidence ». Alors cette tempête, comme, résidera sur la tête des méchants pour les punir.
« La colère ardente de Hachem ne reviendra pas jusqu'à ce qu'Il ait accompli et réalisé les desseins de Son cœur. À la fin des jours vous le comprendrez. » La colère ardente de Hachem ne reviendra pas jusqu'à ce qu'Il accomplisse les desseins de Son cœur, faire justice aux méchants, comme il est écrit : « voici, le jour vient, brûlant comme une fournaise, et tous les méchants seront comme du chaume », etc. Et ce sera à la fin des jours, où alors vous le comprendrez et vous reconnaîtrez que c'est la main de Hachem, que c'est l'œuvre de Hachem. Et alors, remarquez, ce ne sera pas comme auparavant où Il nous a dit « vous serez Mon peuple et Moi Je serai votre Dieu ». Commencez vous, et Moi ensuite. « En ce temps-là, dit Hachem, Je serai Dieu pour toutes les familles d'Israël, et elles seront Mon peuple. » Car dans l'avenir, dit Hachem, tout d'abord Moi Je serai leur Dieu, et ensuite elles seront Mon peuple. L'attachement de Dieu à eux, par, le Malbim le définit, le bienfait qui ne regarde pas à la préparation de celui qui reçoit, s'il en est digne ou non. Le bienfait de Hachem au plus haut degré, qui ne regarde pas à la préparation de celui qui reçoit. Hachem ne regarde pas si tu es digne, si ta préparation est digne de ce bienfait. Ce bienfait est le bienfait qui existe pour toujours, comme nous en avons parlé par le passé, qui est de l'ordre de la conduite de l'Unité. Et la conduite de l'Unité, c'est le don et le bienfait sans limite, même en dehors des règles connues, même en dehors des règles de la justice. Et alors la résidence de la Présence divine commencera en quelque sorte de Lui. Et par le fait que Hachem s'attachera à eux, alors ils seront Mon peuple. « En ce temps-là, dit Hachem, Je serai Dieu pour toutes les familles d'Israël », et ensuite elles seront Mon peuple. Et c'est un degré plus élevé que ce qui était auparavant, où auparavant un éveil d'en bas était requis, et maintenant Hachem dit que cela commencera par un éveil d'en haut.