Pourquoi vous a-t-on poussé le rideau ? Quelqu'un vous a-t-il dit qu'il y avait ici des Américains, d'où le savez-vous ? Je pense qu'il y a probablement eu une explosion, et cette explosion, à la suite de cette explosion, car en fin de compte, qu'est-ce qu'une bouteille ? Une bouteille, c'est du sable. Du sable fondu. À partir de quoi fabrique-t-on du verre ? À partir de sable de mer fondu. Il y a probablement eu ici une explosion gigantesque, et cette explosion a créé une sorte de réalité, une sorte de tesson, un tesson de verre. C'est probablement ce que vous voyez ici. Personne n'aurait imaginé une telle chose, et si quelqu'un disait une chose pareille, on le prendrait pour un fou et un imbécile. Comment, tu ne vois pas que c'est un morceau de bouteille ? Tu ne vois pas l'inscription et le logo de Coca-Cola dessus ? Tu ne vois pas le... Comment, impossible, je te le dis, non, non, non. Vérifie, tous les matériaux que tu trouves sur cette bouteille, mets-les au laboratoire, on les trouve aussi sur la lune. Pourquoi ne serait-il pas possible que cela se soit produit tout seul ? Personne n'imaginerait une telle chose.
Et si nous trouvions un verre entier, personne n'imaginerait certainement qu'une telle chose s'est créée toute seule. Et si nous trouvions quelque chose de plus complexe, pas un verre, quelque chose d'un peu plus complexe qu'un verre, si nous trouvions un appareil électronique, si nous trouvions quelque chose dans lequel on voit une certaine sagesse dans sa conception, personne n'imaginerait certainement que cela s'est créé tout seul. Que par des explosions se soit soudain créé un circuit électrique qui a produit une télécommande de voiture. D'accord ? Je vous parle d'un produit primaire, je ne parle pas d'un téléphone portable. Une télécommande de voiture. Que s'est-il passé ? Impossible. Il y a là des gisements de minéraux, du caoutchouc et tout ce que tu veux, tout est possible. Personne n'imaginerait une telle chose. Pourquoi ? La raison est simple : quand tu vois une chose conçue, cela signifie qu'elle a un concepteur. Il est impossible de discuter contre cette preuve.
Quand tu regardes le corps humain, c'est l'invention la plus élaborée qui puisse exister dans la création. Une sagesse aussi immense dans le corps humain ne peut être fortuite, et on n'a pas encore fini de l'étudier. On n'a pas encore fini d'étudier l'harmonie qui existe dans le fonctionnement du corps humain. Nous en avons déjà parlé longuement, rien qu'à travers les aspects extérieurs, rien qu'en regardant comment l'homme est constitué, de quelle façon il est bâti. Notre œil est dans une orbite, car malheur à nous s'il était à l'extérieur, la moindre atteinte lui causerait des dommages. Nous avons au-dessus des yeux des sourcils, de sorte que si nous transpirons, le sel ne pénètre pas dans nos yeux. Et l'œil reçoit aussi de la poussière, alors il y a un mécanisme qui le nettoie régulièrement. Bref, observe ton corps, vois combien de sagesse divine s'y trouve. Nous avons parlé un jour des ongles : si l'ongle n'était que de l'autre côté du doigt. Pouvez-vous imaginer à quoi ressemblerait votre vie ? Toutes les femmes qui mettent leurs ongles au-dessus, on les mettrait en dessous. Imaginez comme notre vie changerait, tu ne pourrais même pas tourner une page. Si nous avions un peu plus d'humidité dans la main, un peu moins d'humidité, aussi, toutes les actions si standard aujourd'hui, tu ne pourrais pas les faire, tu prendrais un objet, il collerait, tu n'arriverais pas à le détacher de ta main, il te resterait collé. Et ainsi de suite, pensez à combien de sagesse divine, et je ne suis même pas encore entré dans l'ADN et sa complexité, ni dans les organes internes, dans quelle harmonie ils travaillent, et la capacité du corps de l'homme à repousser toutes sortes d'agents nuisibles et à mener toutes sortes de combats contre toutes sortes de microbes qui viennent de l'extérieur, nous ne sommes pas encore entrés dans tout cela. Eh bien, c'est une preuve immense que quelqu'un a conçu tout cela. D'où vient cette machine ? Quelle explosion a créé une telle machine ? Une explosion ne crée pas un tesson de bouteille de Coca, alors une explosion créerait un être humain ?
Un jour quelqu'un a demandé à un Bédouin, quelqu'un lui a dit comment, il a répondu le Big Bang, une explosion. Alors il lui a dit : si je voyais ta main plantée dans ta tête, ta jambe sortant de ta joue, et ton oreille se trouvant dans ton genou, je dirais écoute, il y a sûrement eu ici une explosion. Mais quand je te vois debout ainsi, si bien ordonné, si beau, je dis quelle explosion ? Quelle explosion produit de telles choses ? Combien d'explosions ferais-tu pour produire une telle chose ? C'est certainement inimaginable. Le Malbim dit : c'est la deuxième preuve. La deuxième preuve : quand tu vois une chose disposée et ordonnée, tu es forcé de reconnaître que quelqu'un l'a ordonnée, et il est impossible de penser à cette réalité sans que quelqu'un ait ordonné une chose aussi ordonnée. Et après que tu es obligé de dire que cette réalité a été ordonnée par quelqu'un, il n'est pas possible que celui qui l'a ordonnée ne soit pas éternel, qu'il ne soit pas doté d'une force immense en dehors de la réalité. Car si je vois quelqu'un qui a créé une réalité, cela signifie qu'il est plus élevé que la réalité. C'est-à-dire, qui est le plus sage, l'homme ou l'ordinateur qu'il a créé ? Certainement l'homme. L'ordinateur est une matière brute. Il y a beaucoup de choses pour lesquelles aujourd'hui déjà les scientifiques sont arrivés à la conclusion qu'il ne sera pas possible de les enseigner à un ordinateur. L'intuition. Comment, tu peux entrer des données dans un ordinateur, tu peux lui laisser choisir, trier entre des options, mais l'intuition, l'émotion, comment introduis-tu cela dans un ordinateur ? Et ainsi de suite sur cette voie. Les traductions : il faudra encore des années-lumière avant qu'on donne à un ordinateur un livre et qu'il sache le traduire comme un être humain est capable de traduire un livre. Avez-vous déjà vu un document traduit par un ordinateur ? Tu as besoin de beaucoup, beaucoup, beaucoup de capacité à deviner pour comprendre ce qu'il voulait traduire. Le mot « ح'وبل » (corde), je peux le traduire de quatre, de quatre façons. Combien de sagesse doit avoir l'ordinateur pour savoir dans quel sens ce mot écrit ici a été employé. Et de même le mot « tsir » (charnière/messager), et le... et encore beaucoup de mots que je peux écrire dans plusieurs sens. Et il y a des mots qui sont écrits seulement comme allégorie et non dans leur sens propre, mais plutôt dans un sens poétique et ainsi de suite sur cette voie. Enseigner à un ordinateur à écrire est une chose, traduire est très compliqué. Alors celui qui a créé l'ordinateur est certainement plus sage que lui. Celui qui a créé l'homme n'est-il pas plus sage que l'homme ? Il est certainement une entité distincte, sage et supérieure bien plus que tout ce que tu vois ici dans la création. Et comme nous l'avons dit précédemment, cela oblige aussi qu'Il soit unique, car sinon, qui L'aurait créé ? De sorte qu'en réalité je peux prouver toutes ces preuves à travers ce que je vois du monde ordonné, je peux parvenir à toutes ces conclusions qu'il existe un Être éternel et qu'il n'y a rien d'autre que Lui.
Maintenant expliquons les versets. Voici ce qu'Il dit ici : « מִי כָמוֹנִי יִקְרָא » - Qui, comme Moi, appellera. Celui qui prétend être un dieu comme Moi, je lui demanderai, premièrement, « וְיַגִּידֶהָ לִי מִשּׂוּמִי עַם עוֹלָם » - qu'il me l'annonce, depuis que J'ai établi le peuple éternel. Qu'il me dise, à partir de ce que tu vois et qui t'est clair, à partir de l'établissement du peuple éternel, à partir de la réalité du monde et du peuple qui s'y trouve, qu'il n'y a nécessairement aucune autre force en dehors de Lui, béni soit-Il, car quelqu'un a créé ce peuple éternel, quelqu'un a créé ce monde. Et comme nous l'avons dit selon la première preuve, la preuve philosophique, il est nécessaire que si nous voyons ici une réalité, alors il existe certainement une force unitaire qui a créé cette réalité, car tout ce qui existe ici dans le monde n'est pas nécessaire, il doit donc exister quelqu'un de nécessaire qui a créé la réalité, quelqu'un dont l'existence est nécessaire. Voilà « וְיַגִּידֶהָ לִי מִשּׂוּמִי עַם עוֹלָם », du fait même que tu vois qu'il y a ici une réalité d'existence d'un monde, cela indique qu'il existe une certaine force qui a créé tout cela. Et deuxièmement, « וְיַעְרְכֶהָ לִי מִשּׂוּמִי עַם עוֹלָם ». Remarquez, le Malbim dit, il y a ici « וְיַגִּידֶהָ לִי מִשּׂוּמִי עַם עוֹלָם » et « וְיַעְרְכֶהָ לִי מִשּׂוּמִי עַם עוֹלָם ». « Yaarkha », dit le Malbim, cela vient du terme « chose disposée ». Tu vois comme ce monde est disposé. Que signifie disposé ? Ordonné. « Choulhan aroukh » : une table ordonnée. Voilà, « וְיַעְרְכֶהָ לִי », ne vois-tu pas que le monde est ici ordonné ? Ne vois-tu pas qu'il y a une existence et une réalité claire pour le monde ? Et c'est ce dont je parlais, ceci ne concerne que l'homme, et je n'ai même pas parlé d'une infime partie de tout cela. Mais les scientifiques disent la même chose au sujet de la création. Si le soleil était un peu plus proche de nous, la vie ne serait pas possible ici. Je ne vous parle pas d'être plus proche de centaines de milliers de kilomètres, de quelques kilomètres plus proche de nous, il y aurait ici une chaleur terrible et en quelques dizaines d'années tout le monde se dessécherait. Le monde ne pourrait plus exister. Et s'il était un peu plus éloigné, les pôles couvriraient simplement toute la... toute la terre. Nous vivrions tous dans une réalité de glace, et en quelques années le monde deviendrait tout simplement... le monde retournerait au chaos. Et ainsi de suite, dans chacun des agencements des astres. La force de gravité sur la terre est fixée selon la valeur de sa distance des autres astres. Et si nous étions plus proches des autres astres, des planètes, la force de gravité serait perturbée. Sur la lune, il y a une force de gravité six fois moindre que celle d'ici. Cette réalité fait qu'un être humain ne peut rien faire, il marche, il commence à flotter. Tu dis, quelqu'un a mangé, tu avais posé ici une tasse de thé, oui, aurais-tu pu poser ici une tasse de thé s'il n'y avait pas de force de gravité ? Pensez aussi, s'il y avait une force de gravité plus lourde que celle que nous avons, un être humain ne pourrait pas se lever. Tu vois, il ne pourrait pas se lever, car la force de gravité, qu'est-ce que la force de gravité ? C'est le magnétisme de la terre. Si la terre était plus magnétique, nous ne pourrions pas nous relever, car ce magnétisme nous collerait comme un député à son siège. Vous comprenez ? Alors en réalité, ce que tu vois, qu'il y a en fin de compte une force pour se lever, agir et fonctionner, c'est parce que le Saint béni soit-Il a créé un dosage précis de la force de gravité sur la terre. Et ainsi de suite concernant le dioxyde de carbone, quelle en est la quantité. Si l'air était ici un peu plus raréfié, nous ne pourrions pas subsister, comme les gens qui montent en altitude, on ne pourrait pas respirer. Et s'il y en avait moins, ce serait pareil. Bref, la photosynthèse effectuée par les arbres qui reconvertissent le... le dioxyde de carbone et le redonnent aux hommes pour que l'homme puisse à nouveau respirer, les poumons verts, toute cette réalité, quelqu'un l'a conçue, ce n'est pas comme ça par hasard, ce n'est pas une explosion qui a amené toute cette réalité. Et donc, « וְיַעְרְכֶהָ לִי », dit le Saint béni soit-Il, eh bien, je veux voir qui me dira que ce monde disposé et ordonné s'est fait tout seul, que toute cette conception s'est faite d'elle-même sans une quelconque force supérieure.
Maintenant Il leur apporte une troisième preuve, dit le Malbim. À partir du temps passé, présent et futur. Voici que tu vois que la réalité suit un certain ordre, tu vois comme l'histoire est planifiée, tu vois comme les actions des êtres humains s'accomplissent dans la création et comment, en conséquence, ils reçoivent récompense et punition, comment le Saint béni soit-Il se venge d'Israël lorsqu'ils s'écartent du chemin, il y a l'exil, il y a... il y a un ordre dans la création. Tu vois les pères du monde, comment descendent d'eux les douze tribus, et d'elles descendent les 600 000 d'Israël. Tu vois la création, le monde va vers un but déterminé. Tu vois une progression du monde. L'essence même du monde et son ordre, du point de vue des générations et du point de vue du passé, du présent et du futur, cela aussi prouve qu'il existe une force supérieure qui ordonne tout cela. Et c'est ce qu'Il dit à la fin de... « מִשּׂוּמִי עַם עוֹלָם וְאֹתִיּוֹת וַאֲשֶׁר תָּבֹאנָה יַגִּידוּ לָמוֹ ». Que signifie « וְאֹתִיּוֹת וַאֲשֶׁר תָּבֹאנָה » ? Le Malbim explique : « otiyot » vient du terme « ata ». Que signifie « ata » ? Venu. Où cela est-il écrit ? « Amar chomer ata boker » (le gardien a dit : le matin est venu), c'est juste, « ve-gam laïla » (et aussi la nuit). C'est un verset, oui, « ata boker ». « Ata », c'est venu. Or, l'autre expression écrite ici, « וַאֲשֶׁר תָּבֹאנָה », signifie aussi venir. Alors quelle est la différence entre « dis-moi ce qui est venu (ata) » et « ce qui vient (ba) » ? Ces deux choses signifient : informe-moi de l'avenir. Le Malbim explique que « ata » désigne les événements qui sont venus maintenant d'une venue absolue. Et « ba » désigne une venue non absolue. À propos du présent qui est déjà arrivé, Il dit « ata ». Voici, c'est déjà venu, voilà tu vois, c'est une venue absolue, tu vois, regarde, tu vois que cette chose existe. En revanche, « ba » concerne des choses qui doivent encore se produire ; là, il m'est difficile de te le prouver car tu ne l'as pas encore vu. Mais quoi, je peux me fonder sur le fait que le Saint béni soit-Il a annoncé des choses qui devaient arriver et dont une partie sont déjà venues. C'est une preuve tranchante, car voici c'est venu (ata). Mais dire une chose sur quelque chose qui n'est pas encore venu, là il faut déjà de la foi : de même que ce que D.ieu a dit jusqu'à maintenant, voici c'est venu, de même « תָּבֹאנָה » adviendra ce que D.ieu a dit sur ce qui doit se produire. C'est pourquoi Il dit, c'est encore une preuve que l'on peut apporter : « otiyot », ce qui est déjà venu, et « asher tavona », encore dans l'avenir, « yagidou lamo ». Alors si tu vois le monde si ordonné et que le Saint béni soit-Il annonce à l'avance, révélant dès le commencement la fin, cela montre qu'il n'y a aucune force en dehors de Lui.
« אַל תִּפְחֲדוּ וְאַל תִּרְהוּ, הֲלֹא מֵאָז הִשְׁמַעְתִּיךָ וְהִגַּדְתִּי וְאַתֶּם עֵדָי, הֲיֵשׁ אֱלוֹהַּ מִבַּלְעָדַי וְאֵין צוּר בַּל יָדָעְתִּי » - N'ayez pas peur et ne soyez pas ébranlés, ne vous ai-Je pas fait entendre depuis longtemps et annoncé, et vous êtes Mes témoins ; y a-t-il un dieu en dehors de Moi ? Il n'y a pas de Rocher que Je ne connaisse. « N'ayez pas peur et ne soyez pas ébranlés. » Rachi dit : ce mot n'a pas d'équivalent dans l'Écriture. Au fait, quelqu'un se souvient-il de l'expression « tirhou » ? Elle nous est familière, nous la voyons aux Jours Redoutables. Quelqu'un s'en souvient ? Pas exactement « tirhou », mais quelque chose de semblable, l'une des conjugaisons du mot « tirhou ». « Meayeni rohim ». Quelqu'un s'en souvient ? Cela apparaît dans le vidouy. Je crois de Rav Nissim Gaon ou de... il y a l'expression « rohim ». Suivez-la à Yom Kippour, vous trouverez l'expression, rappelez-vous que nous l'avons étudiée. « Rohim ». Alors maintenant, voyez la source de cette expression. Quelle en est la source ? « N'ayez pas peur et ne soyez pas ébranlés. » Tout d'abord, Rachi dit que ce mot n'a pas d'équivalent dans l'Écriture. Nous n'avons pas trouvé d'autre endroit où il est écrit « tirhou ». Et son explication est selon le contexte, comme « al tehatou » (ne soyez pas brisés), du fait d'annoncer Mon Nom parmi les nations. Nous avons dit un jour qu'ils ont deux façons de traduire les expressions. C'est ainsi que tous les anciens expliquaient et traduisaient ce qui est écrit dans le Tanakh. La première voie est celle de la concordance. Cela signifie : je trouve ce mot ici, je le trouve à un autre endroit, à cet autre endroit je connais le sens, alors je comprends qu'ici c'est une conjugaison du même mot et j'en déduis qu'ici aussi c'est le même sens. C'est ainsi lorsque ce mot apparaît à d'autres endroits. Mais le problème commence quand le mot n'a pas d'autres occurrences. Souvent, dans ces cas, on essaie de le rapprocher d'autres mots, et alors tout le monde n'est pas d'accord : est-ce vraiment semblable à tel mot, n'est-ce pas le même mot, est-ce vraiment semblable à tel mot, est-ce de la même racine, est-ce un mot nouveau. Une autre voie par laquelle on essaie d'expliquer, c'est l'explication selon le contexte. Cela signifie : je n'ai pas de source, je ne peux l'apprendre d'aucun endroit, mais lisons ce qui est écrit, je vais essayer de le placer dans la phrase et selon cela je comprendrai de quoi il parle. Alors s'Il dit « n'ayez pas peur et ne soyez pas ébranlés », cela me semble, cela résonne pour moi comme « n'aie pas peur et ne crains pas ». C'est pourquoi Rachi dit : ce mot n'a pas d'équivalent, cela signifie que nous ne lui avons pas trouvé de source semblable nulle part dans le Tanakh, et son explication est selon le contexte, c'est pourquoi je dois résoudre et expliquer le mot d'après le contexte, comme « al tehatou ». « Al tirhou » signifie comme « n'ayez pas peur », « ne soyez pas brisés ». « Al tehatou » du fait d'annoncer Mon Nom parmi les nations. De Rachi il ressort plutôt que ce n'est pas comme « n'ayez pas peur » mais comme « ne soyez pas brisés ». Que signifie « al tehatou » ? Que signifie « assouy lelo ḥat » (fait sans peur/incassable) ? Non. « Mipné mi niḥatou » (devant qui furent-ils brisés). Que signifie « niḥat » ? Brisé. Brisé, brisé, « assouy lelo ḥat » signifie incassable. Cela signifie « n'aie pas peur et ne sois pas brisé », c'est-à-dire n'aie pas peur et ne te laisse pas briser. « Ḥat » vient toujours du terme « késhet giborim ḥatim » (l'arc des puissants a été brisé). Que signifie « ḥatim » ? Leur arc a été brisé. « Ḥat » vient du terme brisure. Alors Rachi explique : « n'ayez pas peur et ne soyez pas ébranlés », c'est-à-dire comme « al tehatou », ne vous laissez pas briser du fait d'annoncer Mon Nom parmi les nations. Ne craignez pas d'avoir une peur et une crainte de parler devant les nations et de proclamer le Nom de D.ieu béni soit-Il. « Ne vous ai-Je pas fait entendre depuis longtemps et annoncé, et vous êtes Mes témoins. » Que signifie « depuis longtemps Je te l'ai fait entendre » ? Depuis le mont Sinaï « et Je l'ai annoncé », car là Je me suis révélé, qu'il n'y a de dieu en dehors de Moi, car là Il leur a ouvert les sept cieux, Il leur a ouvert les sept sphères, Il leur a montré qu'il n'y a rien d'autre que Lui. Et qui peut en témoigner ? Le peuple d'Israël. C'est ce qu'Il dit, « et vous êtes Mes témoins ». « Y a-t-il un dieu en dehors de Moi ? » Vous avez vu vous-mêmes qu'il n'y a de dieu en dehors de Moi, qu'il n'y a aucune force en dehors de D.ieu béni soit-Il. « Il n'y a pas de Rocher que Je ne connaisse. »
« אֵין צוּר בַּל יָדָעְתִּי » - Il n'y a pas de Rocher que Je ne connaisse. « Tsour » désigne aussi un nom de D.ieu, signifiant fort, puissant. « Bal yadati » (que Je ne connais pas), on pourrait expliquer « bal yadati » comme signifiant que je ne le connais pas, que je ne le connais pas. Mais ce n'est pas le sens simple qu'explique Rachi. Rachi explique selon le Targoum : « וְלֵית תַּקִּיף אֱלָהֵן דְּמִן קֳדָמַי מִתְיְהִיב לֵיהּ תּוּקְפָא » - il n'y a pas de force dans le monde sinon une force qui a reçu sa puissance de Moi. « Ein tsour bal yadati » signifie : il n'y a aucune chose puissante, aucune force dans le monde, dont la puissance ne soit venue par Moi, de Moi. C'est le sens de « bal yadati ». Cela ne signifie pas que je ne le connais pas, mais cela vient du terme « reçoit de Moi sa puissance ». Comme « וַיֵּדַע בָּם » (il les fit connaître/châtia), « יֹדֵעַ לֶכְתְּךָ » (Il connaît ta marche), « אֲנִי יְדַעְתִּיךָ בַּמִּדְבָּר » (Je t'ai connu dans le désert). Et donc, il n'y a aucune force dans la création dont vous puissiez dire que la réalité existe grâce à elle, mais seulement grâce à D.ieu béni soit-Il. Le Malbim explique qu'ici Il poursuit et affronte ces conceptions dont nous avons parlé précédemment, avec les mécréants, avec ceux qui disent que la puissance du Saint béni soit-Il est limitée, qu'il existe autre chose que Lui, et qu'Il n'est pas éternel. Le Saint béni soit-Il leur dit : selon l'avis de ceux qui nient, c'est-à-dire les mécréants, ils disent que Je ne peux pas accomplir de prodiges, que Je ne peux pas bouleverser les lois de la nature, que Ma puissance est limitée. Mais Il leur dit : vous, n'ayez pas peur et ne soyez pas ébranlés. « Al tirhou », le Malbim l'explique à partir de la racine « raha ». Cela s'interchange avec « raa », et « raa » non pas au sens de mal mais au sens de « rayon » (pensée, idée). Cela signifie que des pensées ne montent pas en vous qui vous causeraient de la crainte. C'est le sens de « ve-al tirhou ». « Tirhou » vient du terme « rayonim » (pensées) qui montent au cœur. « Ne vous ai-Je pas fait entendre depuis longtemps et annoncé. » Lorsque Je vous l'ai fait entendre au mont Sinaï, alors Je vous ai montré comme nous l'avons expliqué selon Rachi, qu'il n'y a rien d'autre que Lui. Et vous-mêmes pouvez témoigner de la providence individuelle que J'ai avec vous. Car selon les mécréants, D.ieu n'a pas le pouvoir de surveiller, D.ieu n'a pas le pouvoir d'agir dans la création. C'est pourquoi ils disaient que le Saint béni soit-Il, même s'Il a créé le monde, ne s'y intéresse pas. Il a créé et ce qui se passe ici ne Lui importe pas. C'est une hérésie pour le judaïsme, car le judaïsme dit que D.ieu a créé le monde et qu'à chaque instant Il veille sur le monde, le maintient et se soucie de donner à chaque créature selon ses besoins. Alors vous êtes témoins de la providence individuelle et des prodiges que J'ai accomplis avec vous jusqu'à présent. Donc premièrement, vous pouvez en témoigner : « y a-t-il un dieu en dehors de Moi ? » Ceux qui disaient qu'il y a un second à côté de Moi, qu'il existe un autre dieu, « y a-t-il un dieu en dehors de Moi ? » Car vous, vous avez vu lorsque J'ai ouvert les sept sphères en bas et en haut comme nous l'avons dit, vous avez vu qu'il n'y a rien d'autre que Lui. Deuxièmement, « il n'y a pas de Rocher que Je ne connaisse ». À l'inverse de ce qu'ils disaient, que D.ieu n'est pas le premier et n'est pas le dernier, qu'Il est entré à un certain stade dans la création, Il dit : voici, il n'y a pas de Rocher que Je ne connaisse, il n'y aura ni avant Moi ni après Moi une quelconque force que Je ne connaîtrais pas, comme nous l'avons expliqué, c'est-à-dire qui ne vienne pas de Ma puissance. Ainsi, par cela Il a réfuté les arguments de ces mécréants.
Maintenant Il va passer aux arguments de ceux qui se tiennent en face. De qui ? De ceux qui disent qu'il y a une force dans l'idole, dans la statue, non pas ceux qui, comme nous l'avons dit, nient l'existence de D.ieu, mais ceux qui font de l'idole un dieu et l'adorent. « יֹצְרֵי פֶסֶל כֻּלָּם תֹּהוּ וַחֲמוּדֵיהֶם בַּל יוֹעִילוּ וְעֵדֵיהֶם הֵמָּה בַּל יִרְאוּ וּבַל יֵדְעוּ לְמַעַן יֵבֹשׁוּ » - Les façonneurs d'idoles sont tous néant, et leurs objets précieux ne servent à rien ; ce sont eux leurs témoins qui ne voient ni ne savent, de sorte qu'ils seront couverts de honte. Les façonneurs d'idoles sont tous néant, et leurs objets précieux ne servent à rien. Rachi explique : « ce sont eux leurs témoins ». Qui sont ces témoins ? Ce sont les idoles. Elles témoignent de la honte de leurs adorateurs. C'est-à-dire, quand tu adores une idole et qu'il n'y a aucune réaction, alors tu attends jusqu'à en avoir honte, et en fin de compte tu en éprouves aussi de la honte, car par cela tu montres pour ainsi dire en qui tu as placé ta confiance. Voici, vois combien tu as crié vers elle, combien tu as prié, voici, vois qu'elle ne t'a rien donné. Et elles, nous voyons qu'elles sont leurs témoins, elles ne voient pas. Les idoles témoignent de la honte, oui, elles ne voient ni ne savent, de sorte qu'ils seront couverts de honte. Elles témoignent de la honte car nous voyons qu'elles ne voient ni ne savent, et pourtant on les adore. Et c'est « de sorte qu'ils seront couverts de honte », afin que ceux qui les adorent soient couverts de honte. Vois ce que tu as adoré, qui tu as pris pour dieu : quelqu'un qui n'a même pas le pouvoir de s'aider lui-même. Le Radak explique : « les façonneurs d'idoles », ce sont les artisans qui fabriquent et façonnent l'idole. « Tous néant », leurs œuvres sont néant, elles sont vanité. Et les idoles qui sont « leurs objets précieux » (ḥamoudehem), que signifie « ḥamoudehem » ? Cela signifie ce qu'ils aiment et convoitent. Les idoles ne leur seront d'aucune utilité. Alors pourquoi les convoitent-ils ? Pourquoi aimes-tu tant quelqu'un dont tu ne tires aucune utilité ? « Ce sont eux leurs témoins. » Et si tu demandes : comment sais-tu que cela ne servira à rien ? Il dit : « ce sont eux leurs témoins ». Ce sont les idoles, elles témoignent elles-mêmes qu'elles ne serviront à rien. Car elles ne voient ni ne savent. Alors si tu vois que cette idole est une matière brute, qui ne voit pas, ne sait pas, ne comprend pas, n'entend pas. Alors comme nous l'avons dit, elle ne peut pas s'aider elle-même, alors t'aidera-t-elle ? Donc en réalité quelle est ma preuve qu'elle ne sert à rien ? Car voici, tu vois qu'il n'y a en elle aucune force. Tu parles et elle n'agit pas. « De sorte qu'ils seront couverts de honte », comme nous l'avons dit, par cela ils auront honte d'avoir adoré ces idoles. Le Radak donne encore une explication : que signifie « ce sont eux leurs témoins » ? Cela signifie qu'elles témoignent elles-mêmes qu'elles n'ont aucune force. Comment ? Brûle l'idole, brise l'idole. Peut-elle se défendre ? Elle ne peut pas se défendre elle-même, alors te défendra-t-elle ? Voilà « ce sont eux leurs témoins ». Elles, d'elles-mêmes il y a une preuve de leur nullité, de leur impuissance, du fait qu'elles n'ont aucun pouvoir d'influer. Si elle ne peut pas se protéger elle-même. Comme l'a dit là le père de Guidéon, car le père de Guidéon a engraissé un taureau pendant sept ans pour l'idolâtrie. Et à un certain moment son fils, Guidéon, s'est levé, et qu'a-t-il fait ? Il l'a abattu, l'a offert en holocauste à D.ieu, oui, il a retourné le peuple. Et à la suite de cela ils sont venus, ils ont voulu le châtier. Oui, ils ont voulu le tuer. Que leur a dit le père de Guidéon ? Il leur a dit : de quoi voulez-vous vous quereller avec lui ? Il est vrai qu'il a gravement porté atteinte au Baal, mais je pense qu'il faut donner au Baal le crédit, laissez-le se venger de lui lui-même. Il l'a vraiment gravement atteint, que le Baal le frappe comme il se doit. « Que le Baal plaide contre lui, que le Baal se querelle avec lui. » Vous comprenez ? Alors quoi, tu vas châtier quelqu'un pour le compte du Baal ? Laisse le Baal s'en occuper. Vous comprenez ? Et ils attendent encore que le Baal se réveille, oui, qu'il se réveille comme un ivrogne dessaoulant du vin pour réclamer son honneur. Bon, il est étonnant qu'ils aient accepté cet argument, oui, mais bon, cela montre à quel point ils étaient attachés au Baal, ou bien ils ne voulaient pas dire autre chose, car alors dire autre chose reviendrait à renier le Baal. Alors ils ont dit oui, oui, laissons le Baal s'en occuper.
Le Malbim explique : « les façonneurs d'idoles sont tous néant ». Maintenant le Malbim dit, comme nous l'avons dit, qu'Il argumente avec le second groupe, ceux qui nient la providence de D.ieu, et de là venaient les adorateurs des astres, les idolâtres. À leur sujet Il dit : parmi eux il y avait trois catégories. Il y avait une première catégorie qui attribuait la divinité à l'idole elle-même. Ils pensaient qu'elle avait vraiment une force en elle, qu'elle avait une forme vénérable. Il dit à leur sujet : « les façonneurs d'idoles sont tous néant ». Ceux qui ont façonné, ceux qui ont pour ainsi dire insufflé en elle une forme divine, Il dit que leurs œuvres sont néant. Ce sont les plus insensés. Celui qui pense vraiment qu'il y a une force dans ce bloc de bois est vraiment néant, c'est vanité, c'est une sottise totale qu'on ne peut concevoir. La deuxième catégorie, ils croyaient, et c'était la majorité, ils croyaient qu'en réalité l'idole en elle-même n'a aucune force. Alors quoi ? L'idole est un instrument. Un instrument qui constitue une préparation pour l'influx des forces spirituelles. Et c'était l'erreur d'Israël avec le veau, et c'est l'erreur de ceux qui fabriquaient ce qu'on appelle les talismans, qui fabriquaient toutes sortes de figures, qui prenaient des crânes de personnes pour faire descendre sur elles des forces supérieures. C'est-à-dire, il comprend qu'il existe des forces supérieures, comme des démons, des esprits et autres, ou des forces divines qu'il attribuait aux astres, et que cette force résidera sur cette chose matérielle que j'ai fabriquée. Bon, là c'est déjà quelque chose de plus recevable, car c'est ainsi qu'en réalité le veau a commencé à dire « Je suis l'Éternel ton D.ieu », à partir d'une force spirituelle supérieure qui l'aurait influencé. Alors à leur sujet, ils comprenaient pour ainsi dire : qui veut de cette idole ? L'astre. J'adore l'astre, et l'astre, par sa volonté envers moi, par le fait qu'il aime cette idole, l'idole étant à l'image de l'astre ou une louange à l'astre, alors l'astre influence l'idole. Et par cette force cela m'influence. Voilà la deuxième catégorie. Ils n'adoraient pas l'idole elle-même, mais comme un moyen par lequel j'obtiendrai un bienfait de l'astre. Alors Il dit : « et leurs objets précieux ne servent à rien ». Tu penses que les astres convoitent la forme que tu as fabriquée, qu'il l'aime, et qu'en conséquence il l'influence ? Il leur dit : « ils ne servent à rien ». Ils n'obtiendront aucun bienfait de cela. « Ce sont eux leurs témoins. » À l'inverse de ce que nous avons dit, qui témoigne de l'unité de D.ieu ? Qui témoigne de la puissance de D.ieu ? Nous avons dit le peuple d'Israël, vous avez vu la révélation du mont Sinaï. Là, « ce sont eux leurs témoins ». Les idolâtres, les adorateurs des idoles, ils sont témoins concernant leurs idoles qui ne voient ni ne savent, de sorte qu'ils seront couverts de honte. Elles ne voient rien pour veiller sur ceux qui les adorent, elles ne savent pas, elles n'ont en réalité aucune connaissance de ce qui arrive à quelqu'un en dehors d'elles, ni même à elles-mêmes, de sorte qu'ils seront couverts de honte. Et par cela leurs témoins seront couverts de honte, à savoir ceux qui les adorent : voici, vois ce que tu as adoré, tu es allé adorer une figure sur laquelle tu pensais faire descendre des forces supérieures, et ces forces supérieures ne savent ni ne voient absolument rien de ce qui t'arrive, et « leurs objets précieux », ces images que tu as faites, les forces supérieures, les astres, et les influences spirituelles, ne convoitent pas cette image que tu as faite, et donc elles n'ont aucun intérêt ni motif de te faire du bien à cause de cette image.