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Chapitre 19 - La prophétie sur l'Égypte - Partie 1

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Livre de Yeshayahou, chapitre 19. La prophétie sur l'Égypte: voici que l'Éternel chevauche sur une nuée légère et vient en Égypte, et les idoles de l'Égypte tremblent devant Lui, et le coeur de l'Égypte se fond en son sein. La prophétie sur l'Égypte, c'est une prophétie que le prophète Yeshayahou prononce contre l'Égypte. Rachi commente: la prophétie sur l'Égypte, voici que l'Éternel chevauche sur une nuée légère et vient en Égypte, et les idoles de l'Égypte tremblent. Rachi demande: pourquoi voyons-nous précisément en Égypte une menace contre leurs idoles? Rachi répond: s'il n'a pas employé cette expression pour les autres nations, c'est parce qu'eux, à savoir les Égyptiens, sont habitués à être frappés de cette manière. C'est un fouet dont ils connaissent déjà le goût, comme il est écrit: et Je passerai dans le pays d'Égypte, et Je ferai justice de tous les dieux de l'Égypte. Et c'est la voie du monde, dit Rachi, c'est-à-dire l'usage courant: on effraie l'homme par une plaie dont il a déjà souffert. Comment fait-on peur à quelqu'un? Tu te souviens qu'il t'est arrivé telle et telle chose? Ou bien: fais attention, que cela ne t'arrive pas encore une fois. Ici aussi, donc, et les idoles de l'Égypte tremblent: vous, Égyptiens, vous avez vu que Je ferais justice de tous les dieux de l'Égypte, sachez que cela va se répéter.

Voici que l'Éternel chevauche sur une nuée légère. Le Malbim explique que le prophète dit en quelque sorte: voici que je vois l'Éternel comme chevauchant sur une nuée légère, c'est-à-dire comme un nuage qui vient avec légèreté et rapidité, ainsi l'Éternel, pour ainsi dire, viendra avec légèreté et rapidité. Et alors il vient en Égypte, et les idoles de l'Égypte tremblent devant Lui: les idoles vont trembler, et trembler devant Lui signifie une expression d'effroi, comme dans: et le peuple vit, et ils tremblèrent, et se tinrent à distance, c'est-à-dire par crainte, et les idoles de l'Égypte tremblent devant Lui. Pourquoi relie-t-il justement cela aux idoles de l'Égypte? Le Malbim explique: les Égyptiens, dans les temps anciens, adoraient le Nil, ils croyaient que le Nil était un dieu, ils lui attribuaient une divinité parmi toutes leurs autres divinités. Ils avaient encore d'autres divinités, comme l'agneau et la brebis, du bétail, et quelques autres divinités encore, et parmi elles, Pharaon lui-même était l'une de leurs idoles, et parmi elles, ils attribuaient aussi une divinité au Nil. Et pourquoi? Parce qu'ils croyaient que le Nil était la source de la vie: c'est de lui qu'ils avaient de quoi boire, de lui qu'ils avaient de quoi irriguer, de lui qu'ils avaient tout. C'est pourquoi ils lui attribuaient une puissance divine, un dieu signifiant une force supérieure qui déverse et fait couler l'abondance. Ils croyaient aussi, dans leurs vaines croyances, que les idoles empêchaient la pluie de venir sur leur pays. Car chez les Égyptiens, quand il pleut chez eux, dit le Malbim, encore aujourd'hui, s'il pleut en Égypte, c'est une chose lourde et pénible pour les Égyptiens. Pourquoi? Parce que leurs maisons sont faites de terre et de boue, et quand il pleut, elles se dissolvent tout simplement. En Égypte, en effet, il ne pleut pas. C'est pourquoi ils construisent leurs maisons de cette façon, mais s'il arrive qu'après tant d'années il pleuve là-bas, cela signifie que l'idole s'est endormie de sa garde. C'est ainsi qu'ils attribuaient les choses, car l'idole est un gardien: nos idoles gardent, elles empêchent les nuages de faire tomber la pluie, voilà ce qu'ils croyaient. Alors le prophète vient et dit: sache que l'Éternel vient sur une nuée légère. Qu'est-ce qu'une nuée légère? Cela veut dire qu'un nuage viendra et fera tomber la pluie, et les idoles de l'Égypte tremblent devant Lui, ce qui montre que vos idoles sont frappées, car si votre idole est puissante, selon votre croyance, elle est censée arrêter la nuée. Elle est censée arrêter la pluie. Et si malgré tout l'Éternel vient avec une nuée légère et fait tomber la pluie, cela montre que les idoles de l'Égypte ont tremblé, cela montre qu'elles se sont affaiblies.

Et le coeur de l'Égypte se fond en son sein. Et par cela, à cause de cela, l'Égyptien comprendra que ses idoles se sont affaiblies, et déjà son coeur se fond en lui, par excès de peur, car voici que celui sur qui il s'appuyait n'est plus digne de confiance.

Et J'exciterai l'Égypte contre l'Égypte, et ils combattront chacun contre son frère et chacun contre son prochain, ville contre ville, royaume contre royaume. Ce qui se passe aujourd'hui, Dieu merci, nous commençons déjà à voir cette prophétie s'accomplir. Et J'exciterai l'Égypte contre l'Égypte. Ici il nous décrit une situation où, en quelque sorte, il entend la voix de l'Éternel, l'Éternel qui chevauche sur une nuée légère: j'entends Sa voix, quels sont les plans du Saint béni soit-Il, comment se venger de l'Égypte. L'Éternel dit: J'irai et Je circulerai dans l'Égypte et Je les exciterai les uns contre les autres. J'exciterai, le Malbim explique que cela relève du langage du siège, l'idée d'assiéger tout autour, comme dans lassoukh baado, entourer d'une haie autour de lui. De quelle racine cela vient-il? Comme dans le fait de couvrir, un rideau, oui, une clôture. Donc et J'exciterai signifie: J'assiégerai l'Égypte. Comment? Qui assiégera? Une force extérieure? Il dit: non, en aucun cas. Mais la force qui assiégera l'Égypte, ce seront eux les uns contre les autres, l'épée de chacun contre son prochain. Et le Malbim dit: suivons et prêtons attention, il y a ici une gradation: chacun contre son frère, chacun contre son prochain, ville contre ville, royaume contre royaume. Et maintenant il explique pourquoi c'est construit de cette manière. Le Malbim dit: en règle générale, l'usage habituel est que, lorsqu'il y a une guerre de royaume contre royaume, les royaumes étant les plus grandes unités, alors si le royaume A veut combattre le royaume B, comment peut-il s'assurer de vaincre? Toutes les villes qui se trouvent dans le royaume s'unissent ensemble, et alors elles peuvent combattre contre l'autre royaume. Mais si les villes dans le royaume même sont divisées, si les villes elles-mêmes sont divisées, alors le royaume lui-même ne pourra pas rassembler d'armée et de force pour combattre contre l'autre royaume. De même, lorsqu'ils voudront combattre ville contre ville, il faut que les hommes, chacun avec son prochain à l'intérieur de la ville, s'unissent ensemble pour aller combattre contre l'autre ville, car sans cela, comment cette ville pourrait-elle combattre? Il dit: de même, s'ils veulent combattre chacun contre son prochain, alors il faut que la famille, chacun avec son frère, s'unisse, et alors ils pourront combattre famille contre famille. Mais si à l'intérieur de la famille même ils ne sont pas unis, comment combattront-ils contre une autre famille? En bref, la règle est que toujours, quand une grande unité doit combattre contre une autre grande unité, il faut que tous les éléments à l'intérieur de cette unité s'unissent, et alors seulement elle pourra combattre contre une autre unité. C'est ce qu'il nous dit ici: sache que, dès le départ, dès les plus petits éléments, il y aura de la discorde, de sorte qu'il ne sera pas possible pour de grandes unités de combattre contre de grandes unités. Pourquoi? Royaume contre royaume ne pourra pas combattre, pourquoi? Parce que ville contre ville seront en discorde en leur sein. À l'intérieur du royaume ils seront en discorde. Et ville contre ville ne pourront pas combattre l'une contre l'autre, pourquoi? Parce qu'en leur sein ils seront en discorde, chacun contre son frère. Et même famille contre famille ne pourront pas être en conflit, car en leur sein ils seront en discorde les uns avec les autres. C'est pourquoi il dit: prête attention à la manière dont cela commence, et ils combattront chacun contre son frère, même les familles n'auront pas d'unité entre elles, mais chacun sera en guerre avec son propre frère. Ensuite, chacun contre son prochain, cela concerne déjà des groupes plus grands, ensuite ils auront des conflits ville contre ville, et ensuite royaume contre royaume. Ne va donc pas penser qu'il y aura ici une guerre entre blocs à l'intérieur de l'Égypte, mais ce sera une guerre où l'ennemi de chacun est son voisin et son frère. C'est-à-dire qu'il n'y aura pas de guerre entre grandes parties, mais ils combattront et il y aura entre eux haine et division jusqu'aux plus petits éléments à l'intérieur de la famille égyptienne. Cela signifie qu'il y aura vraiment un conflit d'un endroit à l'autre, car au moins si l'on est uni, même si je combats contre la ville voisine, mais que j'ai l'unité dans ma ville, cela donne une certaine cohésion. Je combats en guerre contre une autre famille, mais au moins dans ma famille il y a de la cohésion, cela donne de l'unité. Mais il dit: non, même à l'intérieur de la maison il y aura des querelles. C'est cela: et J'exciterai l'Égypte contre l'Égypte, cela commencera même par chacun contre son frère.

Et l'esprit de l'Égypte se videra en son sein, et J'engloutirai son conseil, et ils consulteront les idoles, les enchanteurs, les nécromanciens et les devins. L'Égypte avait depuis toujours un esprit de sagesse et un esprit de vaillance. C'était une nation extrêmement sage et une nation extrêmement vaillante. Extrêmement sage, cela nous le voyons encore aujourd'hui: il est connu que dans les temps anciens la sagesse égyptienne dépassait la norme. On voit qu'ils avaient des magiciens, des sorciers, des enchanteurs, beaucoup de gens qui étaient de grands sages, et encore aujourd'hui on ne sait pas exactement comment ils ont construit les pyramides, comment ils ont fait, comment ils ont embaumé les morts. Il ne fait aucun doute qu'il y avait une grande sagesse en Égypte. Et encore aujourd'hui on voit que l'Égypte était parmi les nations anciennes qui possédaient une écriture. On voit chez eux dans les pyramides comment est décrit un royaume ordonné, avec des descriptions ordonnées de tout ce qui concerne le roi. L'Égypte était connue comme une puissance sage. Alors il dit: et l'esprit de l'Égypte se videra en son sein, l'esprit de l'Égypte se videra, c'est-à-dire se vidangera, comme dans tibok, la terre sera vidée et dévastée, l'idée étant celle de se vider, et l'esprit de l'Égypte se videra en son sein: ce même esprit de sagesse, ce même esprit de vaillance, cet esprit-là les quittera, se videra d'eux. Et J'engloutirai son conseil: ils avaient aussi du conseil dans les affaires de guerre, dans les affaires de la conduite de l'État. Le conseil, cela signifie que tout chez eux était planifié, tout était en ordre, un ordre exemplaire. L'Éternel dit: J'engloutirai son conseil, tous les plans et toutes les stratégies, tout cela Je le brouillerai et l'engloutirai en eux, Je le détruirai en eux. Et ils consulteront les idoles et les enchanteurs: lorsqu'un homme n'a plus de conseil, plus de sagesse, plus d'intelligence, alors il dit: d'où viendra mon secours? Et ils iront vraiment chercher secours auprès du néant. Qui est ce néant? Les idoles, le zéro, le vide. Et ils consulteront les idoles, car elles-mêmes n'ont déjà plus rien. Que leur demanderont-ils? Et ils consulteront les idoles et les enchanteurs, les enchanteurs étant aussi une sorte d'idole, et les idoles, les enchanteurs, les nécromanciens et les devins. Les nécromanciens, ce sont ceux qui évoquent les morts par le ov, les devins sont ceux qui utilisent l'os appelé yidoua, qu'ils plaçaient sous l'aisselle et par lequel ils connaissaient toutes sortes de choses cachées. Et par cela ils n'auront aucune sagesse, aucun conseil et aucune intelligence, ni par eux-mêmes ni par une force extérieure à eux, celle des idoles, des enchanteurs et des nécromanciens.

Et Je livrerai l'Égypte aux mains de maîtres durs, et un roi puissant dominera sur eux, parole du Seigneur, l'Éternel des armées. Jusqu'ici, c'est ce qu'entend en quelque sorte le prophète Yeshayahou de la part de l'Éternel qui chevauche sur une nuée légère et vient en Égypte: pour ainsi dire, j'entends de Lui ce qu'Il planifie, et j'entends l'Éternel dire: J'exciterai l'Égypte, et l'esprit de l'Égypte se videra, et Je livrerai l'Égypte, jusqu'ici parole du Seigneur, l'Éternel des armées. Qu'est-ce que et Je livrerai l'Égypte? Il dit: par cela ce sera leur fin, et Je livrerai l'Égypte aux mains de maîtres durs, Je les livrerai aux mains de maîtres durs et cruels. Maintenant prêtons attention: pourquoi maîtres et non pas maître? Le Malbim dit: si un seul maître cruel règne sur eux, il ne peut pas se montrer cruel au point d'être cruel envers chaque individu isolé, mais quoi, il peut être cruel de manière générale, mais il est limité: quel que soit le roi, l'Égypte compte des millions de personnes, il est limité dans sa capacité à faire du mal à chaque individu, il peut faire du mal de manière générale. Mais il dit: chez l'Égypte ce ne sera pas ainsi, mais il y aura des maîtres durs, ils seront nombreux, les gouverneurs seront nombreux, et ces gouverneurs seront durs. Ainsi, quand il y a de nombreux gouverneurs, alors sur chaque ville il y a un gouverneur, et sur chaque village il y a un gouverneur, et quand le gouverneur du village est dur, alors il connaît tous les gens et il leur fait rendre l'âme à tous. C'est pourquoi il dit: et Je livrerai l'Égypte aux mains de maîtres durs, ce qui est bien plus dur qu'un seul maître dur. Et un roi puissant dominera sur eux. Que dirais-tu? Bon, mais si ce n'est qu'un maître local ici, je me débarrasserai de son joug. Il dit: ne te trompe pas en pensant cela, et un roi puissant dominera sur eux, il y aura un roi puissant et fort qui dominera sur ces maîtres, et il soutiendra leur main pour exercer une grande domination. C'est-à-dire qu'il y a ici des maîtres durs auxquels personne n'échappera, et de plus un grand roi, une autorité au-dessus, qui domine sur tous ces maîtres durs et veille à ce que ces maîtres durs accomplissent leur oeuvre comme il faut. Le Malbim dit: qu'est-ce que et Je livrerai l'Égypte? Le mot sikarti est écrit avec un kaf, cela vient de la racine sekher, un barrage, nous le verrons plus loin au verset 10, sekher, un barrage, et parfois cela apparaît avec un chin, parfois avec un samekh. Sakhar signifie comme dans et les sources du grand abîme se fermèrent, l'idée étant de fermer une chose, de l'obstruer pour qu'elle ne continue pas. Et cela est lié à sakhar et sagar, fermer, dit le Malbim, le kaf et le guimel s'échangent, car c'est en fait la même idée: fermer une chose ou l'obstruer. Si l'on obstrue le fleuve, cela signifie qu'on lui met un barrage, on ferme ses eaux pour qu'elles ne puissent pas sortir. Alors, comme si J'avais barré l'Égypte aux mains de maîtres durs, Je les livrerai aux mains de maîtres durs. Maintenant le Malbim dit: il est écrit ici aux mains de maîtres durs, et un roi puissant dominera sur eux. Quelle est la différence entre dur et puissant? Le Malbim dit: puissant se rapporte à la vigueur, la force, le courage, la vaillance, la vigueur, l'intensité, tout cela c'est la puissance. En revanche dur est lié au lourd: un travail dur, un coeur dur et cruel. C'est pourquoi il dit: les maîtres seront durs, ils seront cruels, ils leur donneront un travail dur, ils alourdiront sur eux le joug. Mais le roi sera puissant, il sera fort, il aura de la force, du courage, de la vaillance, et il soutiendra ces maîtres durs. Et cela montre une très très grande cruauté dans la manière dont ils se comporteront envers leur peuple. Et c'est aussi ce que nous voyons dans la période récente: comment leur gouvernement lui-même a tué parmi eux, comment il fait la guerre contre les gens au sein même du gouvernement. Et ils ne se trouvent qu'au début de l'histoire, car leur histoire est loin d'être terminée, c'est-à-dire que les paroles de la prophétie ici sont encore devant nous.

Et les eaux se retireront de la mer, et le fleuve tarira et se desséchera. Maintenant il va décrire comment, par la perte de leur gouvernement, et par le fait qu'ils deviendront tributaires sous un autre gouvernement, ils perdront aussi leur gagne-pain, ils perdront aussi leur subsistance. Et maintenant il nous décrit cinq choses. Première chose: quel est le bien du pays d'Égypte? Quelle est la source de l'abondance, comme nous l'avons expliqué? C'est le Nil. Le Nil montait et irriguait leur terre. Et ils avaient, comme on le sait, des méthodes très très sophistiquées de canaux, pour diviser les eaux montantes du Nil afin d'irriguer les champs jusqu'au fond des champs, sur une très grande distance, ils faisaient des canaux et des rigoles d'eau pour conduire les eaux du Nil. Alors il dit: maintenant, ce Nil, le fleuve tarira et se desséchera. Que signifie et comment relie-t-il cela à et les eaux se retireront de la mer? Le Malbim explique: nichtou vient de la racine nacha, déplacement, comme dans guid hanacheh, le nerf sciatique, le nerf qui s'est déplacé de sa place, qui a été délogé de sa place. Et les eaux se retireront de la mer, en quelque sorte les eaux seront délogées de leur place à partir de la mer. Dans les temps anciens, ils croyaient qu'en fait les eaux qui se trouvent dans le Nil et dans tous les fleuves sont des eaux qui jaillissent des eaux de la mer. Des eaux de la mer qui se trouvent sous la terre, de là jaillissent tous les fleuves. C'est un peu difficile à comprendre car les eaux de la mer sont apparemment salées, à moins de dire qu'elles se filtrent à l'intérieur de la terre, mais sans cela c'est un peu difficile à comprendre. Quoi qu'il en soit, c'est ainsi qu'ils croyaient, que tous les fleuves reçoivent aussi des eaux de la mer. Alors, dès que les eaux se retireront de la mer, c'est-à-dire dès que les eaux diminueront de la mer, seront délogées de la mer, du coup le fleuve tarira et se desséchera, donc du même coup le fleuve du Nil qui irrigue leur terre, lui aussi tarira et se desséchera, du fleuve du Nil aussi les eaux manqueront en quelque sorte. Maintenant le Malbim dit: il y a une différence entre nahar, nahal et yeor. Quelle est la différence entre eux en langue sacrée? Le Malbim dit: nahar, un fleuve, désigne en général un cours d'eau qui coule avec force. Il est plus petit que la mer et il coule aussi généralement avec force. C'est le fleuve. En revanche le nahal, le torrent, n'est pas étroit mais s'étend davantage. Il s'étend davantage, il n'est pas profond et il n'est pas impétueux comme le fleuve. Le fleuve, c'est quand il coule avec beaucoup d'eau, le torrent, c'est comme les eaux du torrent qui vont lentement, selon l'expression du prophète. Les eaux du torrent coulent tranquillement. Le yeor, c'est généralement un bassin qui se remplit des eaux de pluie. On l'appelle yeor. Pourquoi appelle-t-on cela yeor? Parce que la pluie est appelée or, lumière, comme dans al kapayim kissa or, où le mot désigne la pluie. Les pluies sont appelées or, c'est pourquoi on appelle cela yeor, l'idée étant qu'il provient de la or, de la pluie. Que dirais-tu, en Égypte cela ne provient justement pas de la pluie? Réponse: d'où vient le fleuve du Nil? D'où provient-il? D'Afrique, n'est-ce pas? Il provient, ils ont des torrents qui viennent de quoi? De la fonte des neiges. Et du coup cela provient bien, en fin de compte, de la pluie. C'est pourquoi il est justifié d'appeler cela yeor: les eaux qui descendent des pluies qui tombent font se remplir les bassins, les yeorim, qui, comme nous l'avons dit, sont des bassins, des réservoirs d'eau que l'on creusait pour emmagasiner les eaux du Nil. Et il dit: en général, tu verras que l'expression yeor apparaît souvent à propos du Nil. Pourquoi? Parce que là-bas ils faisaient, comme je l'ai dit, beaucoup de yeorim afin d'irriguer leurs champs qui se trouvaient à proximité.

Maintenant il est écrit ici et le fleuve tarira et se desséchera. Apparemment c'est une redondance de la même expression. Que signifie tarira et se desséchera? Le Malbim dit: yeherav, tarir, désigne toujours une chose humide qui se dessèche, c'est le sens de yeherav. Yavech, sec, c'est déjà après que le processus est achevé, elle est déjà arrivée à une sécheresse complète, maintenant on l'appelle sèche. Au premier stade elle tarit, l'humidité diminue progressivement, cela s'appelle yeherav, et ensuite elle sera complètement sèche, c'est le second stade, tarira et se desséchera, c'est la sécheresse complète.

Et les fleuves seront délaissés, les canaux de l'Égypte s'appauvriront et tariront, le roseau et le jonc se faneront. Et il continue à décrire ce qui leur arrivera là-bas dans le fleuve du Nil et dans leurs autres fleuves. Et les fleuves seront délaissés. Le fleuve et la mer dont nous avons dit qu'ils seraient délogés, dont nous avons dit qu'ils se dessécheraient, il dit: désormais les petits fleuves seront abandonnés, car du Nil, qui est le grand fleuve, se répandaient des fleuves et des bras dans tout le pays. C'est pourquoi on les appelle fleuves, car ils coulent et sortent du Nil. Et les fleuves seront délaissés. Le Malbim dit: que signifie vehezenihou? Cela vient du verbe zanah, délaisser, rejeter. Il y a une différence, dit le Malbim, entre azav, natach et zanah. Azav et natach, abandonner et laisser, cela peut être quelque chose dont je n'avais plus besoin, alors je l'ai abandonné ou laissé. Mais zanah, rejeter une chose, cela montre un éloignement et une répugnance complète. Quand on veut dire de quelqu'un qu'on l'a abandonné durement, on dit: on l'a rejeté. C'est une expression bien plus dure qu'abandonner. Abandonner: c'était là, je l'ai laissé. Mais en revanche rejeter, cela montre comme un éloignement et un dégoût délibérés. Maintenant il dit: quand c'est écrit à la forme causative, vehezenihou, et ils délaisseront les fleuves, ce n'est pas zanhou, ils ont rejeté, mais vehezenihou, cela montre qu'on lui a imprimé une marque telle qu'il ne pourra plus servir à son usage. En quelque sorte ce n'est pas simplement rejeter, mais rejeter délibérément afin de montrer qu'on n'en a plus du tout besoin. Qu'il ne soit plus bon à rien. Comme dans: les ustensiles que le roi Achaz a rejetés durant son règne, qu'a-t-il fait? Il est écrit qu'il les a rendus impurs, qu'il s'en est servi pour l'idolâtrie. Yeravam et ses fils les ont rejetés, et si tu L'abandonnes Il te rejettera à jamais, l'idée étant qu'il lui a imprimé une marque qui montre qu'il l'éloigne complètement, non pas seulement le rejeter et s'en aller, mais lui imprimer une marque: c'est fini, on ne s'en sert plus du tout. Et les fleuves seront délaissés.

Et non seulement cela, mais s'appauvriront et tariront les canaux de l'Égypte. Même les yeorim, dont nous avons dit ce que les gens construisent, ils font certaines excavations dans le sol pour emmagasiner les eaux de pluie, les yeorim du siège, mtsor, de quelle racine cela vient-il? Ces yeorim étaient destinés à nous aider en temps de siège. Car en temps de siège il faut avoir quelque chose à boire. C'est pourquoi ils leur faisaient des yeorim, dans lesquels ils emmagasinaient les eaux, et alors s'il y a un siège, s'il y a une guerre, ils ont d'où boire. Et il dit: ces yeorim mêmes s'appauvriront et tariront. Le Malbim dit: que signifie dalal? ou dilel, cela indique la diminution d'une chose. Si c'est un pauvre, comment l'appelle-t-on? Dal. Qu'est-ce que cela veut dire? Il a diminué de sa richesse. Il était riche, qui appelle-t-on dal? Celui qui était riche auparavant. Il était riche puis s'est appauvri, a diminué de sa richesse. Si c'est un malade, alors cela signifie qu'il a diminué de sa santé. Comme dans: pourquoi es-tu ainsi amaigri, fils du roi? Qui l'a dit à qui? Eh bien, qui le lui a dit? Son ami. Il est écrit que son ami dit à Amnon: pourquoi es-tu ainsi amaigri, fils du roi? Et alors il lui dit qu'il aimait Tamar, et alors il lui conseilla la ruse avec le gâteau, et ainsi de suite. Alors là, dal, qu'est-ce que cela veut dire? Il était fort puis s'est affaibli. Ou dans le sujet de la diminution de gloire, il est écrit: la gloire de Yaakov diminuera, voici que mon millier est le plus faible en Menaché. Toujours, dal signifie: il y en avait beaucoup et cela a diminué. Alors ici aussi, les fleuves s'appauvriront, au départ c'étaient des fleuves impétueux et ils se sont appauvris. Au second stade ils ont tari, se sont complètement desséchés, les canaux du siège, qui, comme nous l'avons dit, sont même les yeorim qu'ils ont faits eux-mêmes.

Le roseau et le jonc se faneront. Non seulement les eaux se sont desséchées, mais le roseau et le jonc, qui se trouvent toujours sur le bord du yeor, se sont desséchés, par excès de sécheresse ils se sont fanés, il n'en reste plus rien. Et cela arrive toujours au second stade, car au départ les eaux se dessèchent, au second stade même les végétaux qui sont à côté se dessèchent aussi. Alors ici il procède par gradation pour te montrer à quel point de sécheresse cela arrivera.

Les plantes du fleuve, sur les bords du fleuve, et tout ce qui est semé près du fleuve, se dessécheront, seront emportés et ne seront plus. Autre chose: les Égyptiens vivaient de la récolte qui poussait dans leur pays. Et ils avaient une récolte abondante, car les Égyptiens irriguaient au moyen du Nil, ils ne manquaient pas d'eau. Alors la récolte poussait en grande quantité, et l'on venait en Égypte acheter du pain, acheter de la nourriture, comme à l'époque de Yossef. Puisqu'en Égypte, comme nous l'avons dit, il y avait beaucoup de blé. Alors maintenant il dit: parmi les végétaux qui poussent d'eux-mêmes le long du fleuve, et même ceux qui poussent au bord du fleuve, tous finiront par se dessécher. Comment est-ce écrit ici? Les plantes du fleuve. Le Malbim dit: que signifie arot? Arot, c'est comme dans: et il s'enracine comme un arbre verdoyant. Que signifie mitareh? Quand on veut dire d'une chose qu'elle est enracinée, que signifie enracinée? Attachée, n'est-ce pas? Les racines s'enfoncent dans la terre, il s'enracine comme un arbre verdoyant. Alors l'extension des racines et leur enchevêtrement dans la terre s'appelle arot. Les plantes du fleuve, ce sont les végétaux qui se trouvent enracinés le long du fleuve, et non seulement sur le fleuve qui puisent au fleuve, mais sur les bords du fleuve, vraiment tout au bord des eaux, considérés comme ayant reçu les meilleures eaux, la meilleure quantité d'irrigation. Et tout ce qui est semé près du fleuve, cela signifie: ne va pas penser qu'il ne s'agit que des végétaux qui poussent d'eux-mêmes, mais aussi ce que les gens sèment, dont la racine est bien plus forte, dont la racine subsiste bien mieux, il te dit: tout ce qui est semé près du fleuve, cela aussi s'est desséché, cela aussi sera emporté, l'idée étant comme repoussé de sa place, en quelque sorte le vent l'emportera de là, et il ne sera plus. Le Malbim explique une autre interprétation: al pi yeor, la première interprétation est comme nous l'avons dit, comme al pi habeer, à l'ouverture du puits, al pi hameara, à l'entrée de la grotte, ce qui pousse au bord du fleuve. Mais le Malbim dit qu'il y a encore une interprétation: que signifie al pi hayeor? Comme dans al pi Aharon ouvanav, al pi Pharaon, cela signifie sur l'ordre, n'est-ce pas? Sur l'ordre d'Aharon et de ses fils. Et c'est ce qu'il dit: ceux qui poussaient d'eux-mêmes, ils ont poussé en quelque sorte sur l'ordre du fleuve, ce n'est pas toi qui les as semés. Mais le fleuve leur a en quelque sorte ordonné de pousser. Ils ont poussé al pi yeor, sur l'ordre du fleuve ils ont poussé, comme s'ils avaient poussé d'eux-mêmes. Il dit: eux aussi finalement seront emportés et ne seront plus, un vent viendra et les emportera de là, seront emportés et ne seront plus.

Et les pêcheurs se lamenteront, tous ceux qui jettent l'hameçon dans le fleuve seront en deuil, et ceux qui étendent le filet sur la surface des eaux dépériront. Troisième chose: ils vivaient, comme nous l'avons dit, premièrement des eaux, deuxièmement de la récolte, troisièmement des poissons. Les poissons qu'ils pêchaient, qui étaient très nombreux dans le fleuve, et les pêcheurs se lamenteront. Que signifie anou? Anou vient du langage de l'aninout, comme dans onen, l'endeuillé du premier jour. Et comme on le voit ensuite, et les pêcheurs se lamenteront, tous ceux qui jettent l'hameçon dans le fleuve seront en deuil. Le Malbim dit: quelle est la différence entre anou et aveilout, le deuil? L'onen, c'est un homme qui se lamente en son coeur. Dès que le défunt est mort, il ressent une aninout dans le coeur, c'est pourquoi on l'appelle onen. En revanche l'aveilout, le deuil, c'est en public. L'aninout, c'est à l'intérieur, l'aveilout est déjà en public. Ainsi le midrach Eikha dit: l'aninout à l'intérieur et le deuil à l'extérieur. Après que le défunt a été enterré, alors l'aninout du coeur cesse et commence en fait le deuil. C'est pourquoi il vient dire: les pêcheurs se lamenteront dès que le fleuve se desséchera. Et les pêcheurs se lamenteront, pourquoi? Notre gagne-pain a diminué, nous pêchions du fleuve et maintenant nous ne pouvons plus pêcher. Qui sont ces pêcheurs? Ceux qui vivent de la pêche des poissons. Mais ensuite: seront en deuil tous ceux qui jettent l'hameçon dans le fleuve. Même les pêcheurs qui pêchent les plus gros poissons, qui subsistent plus longtemps, cela s'appelle ceux qui jettent l'hameçon dans le fleuve. C'est ce qu'on appelle aujourd'hui l'hameçon. Ils jetaient un dispositif avec une corde, et les gros poissons s'y prenaient, et alors on les tirait avec la corde ou l'hameçon. Cela s'appelle ceux qui jettent l'hameçon dans le fleuve. Ceux qui jettent l'hameçon dans le fleuve, eux, seront en deuil seulement au second stade, quand ce sera déjà manifeste. Pourquoi? Parce que les gros poissons subsistent plus que les petits poissons. Au premier stade, les petits poissons que les pêcheurs pêchent disparaîtront. Au second stade, quand ce sera déjà manifeste pour tous, le deuil sera manifeste, alors tous ceux qui jettent l'hameçon dans le fleuve, eux aussi seront en deuil.

Et ensuite: et ceux qui étendent le filet sur la surface des eaux dépériront. Ceux qui étendent le filet, ces pêcheurs qui pêchent au moyen d'un filet, mikhmoret, c'est un filet. Et là on ramasse généralement beaucoup de poissons. Il te dit: en général, les poissons qu'on étend au moyen du filet, les poissons qui sont capturés ainsi, cela même quand il n'y a pas beaucoup de poissons, on peut encore en pêcher au moyen du filet. Au moyen d'un filet on peut encore pêcher. Il dit: on arrivera à une situation telle que même ceux qui étendent le filet sur la surface des eaux, ceux qui peuvent toujours encore trouver des poissons quand plus personne n'en trouve, eux aussi dépériront. Eux aussi dépériront, c'est-à-dire qu'eux aussi seront misérables, car en fait ils mourront tous, tous les poissons mourront, et du coup il ne leur restera plus rien à pêcher.

Et seront confondus les ouvriers du lin peigné et les tisserands d'étoffes blanches. Quatrième chose: encore un profit et une source de gagne-pain que l'Égypte avait, c'était grâce au lin. Le lin poussait très abondamment en Égypte, comme il est écrit: du fin lin brodé et des étoffes tissées d'Égypte. Le chech, c'est un vêtement de lin, et il poussait beaucoup en Égypte, l'Égypte était une grande puissance dans le tissage des vêtements de lin fin. Il dit: et seront confondus les ouvriers du lin. Cela non plus ils ne l'auront pas, ceux qui font le travail du lin, ainsi que ceux qui font le lin peigné, sarikot, c'est-à-dire le lin cardé, et les artisans qui tissent les vêtements, et les tisserands d'étoffes blanches, hori. Que signifie hori? Les vêtements blancs. De quelle racine cela vient-il? De la racine hivar, pâle. Que signifie hivar? Blanc, n'est-ce pas? Hivar, comment le targoum dit-il blanc? Hivar, n'est-ce pas? Du vin blanc vieilli. Alors et les tisserands d'étoffes blanches, l'idée étant ceux qui tissent les vêtements particuliers blancs, eux aussi seront confondus. Confondus, en quelque sorte ils ne l'auront pas, ils chercheront et ne trouveront pas. Pourquoi? Parce qu'ils n'auront pas non plus de lin. Et la raison probable en est que, puisqu'il n'y aura pas de fleuves, et puisqu'il n'y aura pas de cultures, alors le lin non plus ne poussera pas. Alors si cela non plus ne pousse pas, cela signifie que ceux dont tout le gagne-pain reposait sur le lin, ce gagne-pain aussi leur fera défaut.

Et ses fondations seront écrasées, tous ceux qui font salaire, retenues d'eau de l'âme. Et ses fondations seront écrasées. Cinquième chose: il y avait là-bas beaucoup de gens qui vivaient de la construction. Que faisaient-ils? Ils construisaient des barrages pour tirer les eaux du Nil vers les excavations qui leur étaient destinées. Et j'ai déjà expliqué qu'ils avaient dans ce domaine une très très grande sagesse de niveaux et savaient comment détourner les eaux du Nil pour les utiliser pour irriguer les champs. Alors ces fondations, chatoteiha, ceux qui font ce travail, les ouvriers de cette activité qui consiste à faire couler les eaux pour qu'elles s'écoulent comme il faut, eux aussi seront écrasés dans la pauvreté. Pourquoi? Parce que s'il n'y a pas d'eau, alors il n'y en a pas non plus pour ceux qui vivent des barrages, eux non plus n'ont pas de gagne-pain. Et de même ceux qui font ossei sekher agmei nefech, faire salaire signifie le barrage au sens simple, comme nous appelons aujourd'hui un barrage, pour que les eaux s'y reposent. Agmei nefech, c'est comme se reposer, du langage de chabat: et Il se reposa. Que signifie vayinafach? Repos, détente, n'est-ce pas? Alors ici aussi, agmei nefech signifie que l'étang là se repose, se pose, ils faisaient un barrage pour que l'étang s'y repose. C'est-à-dire qu'il ne continue pas à couler. Eux aussi seront privés de gagne-pain. Tous seront écrasés et privés de gagne-pain, car dès qu'il n'y a plus de Nil, alors du coup il n'y a plus non plus de gagne-pain qui en découle. Il y a une autre interprétation, le Malbim dit: que signifie agmei nefech? Le Malbim dit: d'autres commentateurs expliquent aussi, agmei nefech comme igmei nefech. L'idée étant qu'ils auront une amertume de l'âme à ce sujet. Tous ceux qui font salaire auront une amertume de l'âme. Et c'est agmei nefech, agmei nefech selon cela ne vient pas de la racine agam, étang, mais de la racine agoum, chagrin. Du langage de agouma, du langage de la peine. Il y a encore une interprétation: que signifie agmei nefech? Un étang qui contient des poissons. Car les poissons sont appelés nefech, les poissons sont appelés nefachot, des âmes. Alors agmei nefech signifie un fleuve qui emmagasine en lui les âmes des poissons.

Certes, ils sont insensés les princes de Tsoan, les sages, les conseillers de Pharaon, leur conseil est stupide. Comment dites-vous à Pharaon: je suis fils de sages, fils des rois d'autrefois? Maintenant le prophète s'adresse aux princes de Pharaon, à ses conseillers. Comment n'avez-vous pas vu, prévu d'avance le décret qui a été décrété contre lui du ciel? Comment lui faites-vous des promesses vaines, qu'il n'a rien à craindre et rien à redouter et que tout ira bien? Insensés les princes de Tsoan. Insensés, c'est de la folie ce que vous avez fait. Maintenant il s'adresse à deux groupes: les princes de Tsoan, les sages conseillers de Pharaon. Le Malbim dit: les princes sont les dirigeants du royaume, les membres du gouvernement. Et il y a les sages conseillers de Pharaon, les sages sont ceux qui conseillent. Il n'est pas prince, mais quoi qu'il en soit, quand le roi a besoin de conseil, il s'adresse à lui. Tant dans les sagesses divines, en quelque sorte les sagesses auxquelles ils croyaient là-bas, les forces des dieux et ainsi de suite, que parmi les magiciens d'Égypte qui étaient versés dans toutes les sagesses admises à l'époque, car de leur temps il y avait une grande sagesse chez les magiciens d'Égypte. Maintenant il s'adresse aux deux. Tout d'abord il s'adresse aux sages: comment conseillez-vous à Pharaon, l'encouragez-vous à se vanter et à dire, comment dites-vous à Pharaon: je suis fils de sages? J'ai une sagesse que je tiens de mes ancêtres, je suis fils de sages, ce n'est pas comme si quelqu'un venait juste de commencer à étudier, nous avons une sagesse reçue et établie. Maintenant il s'adresse aussi aux princes. Les princes, comme nous l'avons dit, les membres de son gouvernement. Comment encouragez-vous Pharaon à venir se glorifier et à dire: je suis fils des rois d'autrefois? Je n'ai rien à craindre que ma royauté tombe, car je suis fils des rois d'autrefois, je ne suis pas monté hier au trône, j'ai une dynastie royale ancienne et établie, et je n'ai rien à craindre. Comment lui donnez-vous de tels conseils?