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Chapitre 40 - Les dimensions du Troisième Temple - 3e partie

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Introduction : où en sommes-nous ?

Ce chapitre est consacré aux mesures. Le prophète est conduit par des visions divines vers le Temple futur, où un homme dont l'aspect ressemble à du cuivre le guide et mesure une porte après l'autre. Jusqu'ici, nous avons étudié la porte orientale, par laquelle on pénètre dans la cour extérieure. À présent, le guide poursuit et mesure les autres portes : la porte nord, la porte sud, puis les portes de la cour intérieure, jusqu'au vestibule du Temple lui-même.

Pour bien nous repérer : l'entrée s'effectue par l'est, du côté du mont des Oliviers. Pour celui qui se tient là et entre, le côté nord se trouve à sa droite et le côté sud à sa gauche (la direction par laquelle on accède aujourd'hui au Kotel). C'est pourquoi, après la porte orientale, le premier déplacement se fait vers la droite, en direction de la porte nord. Le Malbim ajoute une autre raison, outre le principe selon lequel « tous tes mouvements doivent se faire vers la droite » : lors de la mesure précédente, en mesurant de mur à mur, il avait mesuré « l'est et le nord » - mesurant le côté oriental puis le côté septentrional -, et il poursuit donc dans ce même ordre vers la porte nord.

Un point essentiel pour la suite : tous les détails que nous avons appris à propos de la porte orientale se répètent pour chacune des portes. Le texte ne fait que renvoyer et rappeler ce qui a déjà été expliqué ; il n'est donc pas nécessaire de revenir en détail sur chaque point, mais seulement de les mentionner et de souligner les nouveautés.

La porte nord de la cour extérieure
וְהַשַּׁעַר אֲשֶׁר פָּנָיו דֶּרֶךְ הַצָּפוֹן לֶחָצֵר הַחִיצוֹנָה מָדַד אָרְכּוֹ וְרָחְבּוֹ׃ וְתָאָו שְׁלוֹשָׁה מִפּוֹ וּשְׁלֹשָׁה מִפּוֹ וְאֵילָו וְאֵלַמָּו הָיָה כְּמִדַּת הַשַּׁעַר הָרִאשׁוֹן, חֲמִשִּׁים אַמָּה אָרְכּוֹ וְרֹחַב חָמֵשׁ וְעֶשְׂרִים בָּאַמָּה׃ - Quant à la porte faisant face au nord, menant à la cour extérieure, il en mesura la longueur et la largeur. Ses loges étaient au nombre de trois d'un côté et de trois de l'autre, et ses piliers ainsi que son portique avaient les mêmes dimensions que la première porte : cinquante coudées de long et vingt-cinq coudées de large.

Tout est conforme aux dimensions de la première porte, c'est-à-dire la porte orientale : trois loges d'un côté et trois loges de l'autre, les piliers (les montants situés à droite et à gauche) et les portiques, cinquante coudées de long et vingt-cinq coudées de large.

וְחַלּוֹנָו וְאֵלַמָּו וְתִימֹרָו כְּמִדַּת הַשַּׁעַר אֲשֶׁר פָּנָיו דֶּרֶךְ הַקָּדִים, וּבְמַעֲלוֹת שֶׁבַע יַעֲלוּ בוֹ וְאֵילַמָּו לִפְנֵיהֶם׃ - Ses fenêtres, son portique et ses palmettes avaient les dimensions de la porte orientée vers l'est ; on y montait par sept degrés, et ses piliers se trouvaient devant eux.

Les fenêtres, les portiques et les palmettes sont conformes aux dimensions de la porte faisant face à l'est, c'est-à-dire la porte orientale. Les « timorim » sont des ornements et des motifs en forme de palmiers, sortes de branches de palmier gravées sur les piliers, ces piliers étant les montants situés à droite et à gauche. On monte à la porte nord par sept degrés, sept marches, et « ses piliers se trouvaient devant eux » : deux piliers se dressaient devant les marches, de part et d'autre, pour l'embellissement.

Ici, le Malbim formule une remarque essentielle : deux éléments nouveaux nous sont révélés, qui n'avaient pas du tout été mentionnés pour la porte orientale. Pour la porte orientale, les marches situées devant la porte ne sont pas mentionnées, pas plus que les piliers dressés devant les marches. La raison en est que là-bas, dès son entrée, il a immédiatement commencé à mesurer le seuil de la porte, sans s'attarder d'abord à mesurer les marches et les piliers. Mais lorsqu'il est arrivé à la porte nord, il a remarqué que des marches se trouvaient devant la porte, et devant les marches des piliers ornés de palmettes. De là, explique le Malbim, on déduit qu'il en allait de même pour la porte orientale, puisque les portes étaient parfaitement identiques en tout point.

La mesure de cent coudées de porte à porte : la preuve de leur alignement parfait
וְשַׁעַר לֶחָצֵר הַפְּנִימִי נֶגֶד הַשַּׁעַר לַצָּפוֹן וְלַקָּדִים, וַיָּמָד מִשַּׁעַר אֶל־שַׁעַר מֵאָה אַמָּה׃ - Il y avait une porte menant à la cour intérieure, en face de la porte du nord et de celle de l'est ; et il mesura de porte à porte cent coudées.

Ici, le prophète lève les yeux vers la cour intérieure et constate que la porte de la cour intérieure est exactement alignée avec la porte extérieure. Que signifie « alignée » ? Que si l'on se tient à la porte extérieure et que l'on regarde droit devant soi, la vue porte directement vers l'intérieur, car la porte de la cour intérieure se dresse elle aussi pile en face.

Sur ce point, le Malbim soulève une difficulté : il y avait déjà eu une mesure antérieure de mur à mur, de cent coudées. Dès lors, pourquoi préciser à présent que la mesure de porte à porte est de cent coudées, alors qu'il s'agit apparemment du même résultat ? Et il apporte une réponse remarquable : cette mesure vise à prouver que les portes sont parfaitement alignées l'une en face de l'autre. Car si la porte déviait tant soit peu vers la droite ou vers la gauche par rapport à la porte opposée, la mesure n'aurait plus été de cent coudées - chaque déviation allongeant la distance, et plus la déviation est grande, plus la distance s'accroît. Or, puisque la mesure de mur à mur était de cent coudées et que la mesure de porte à porte est elle aussi exactement de cent coudées, il en découle nécessairement que la porte intérieure est parfaitement alignée avec la porte extérieure, ouverture face à ouverture.

La porte sud de la cour extérieure
וַיּוֹלִכֵנִי דֶּרֶךְ הַדָּרוֹם וְהִנֵּה שַׁעַר דֶּרֶךְ הַדָּרוֹם, וּמָדַד אֵילָו וְאֵילַמָּו כַּמִּדּוֹת הָאֵלֶּה׃ - Il me conduisit du côté du sud, et voici qu'il y avait une porte du côté du sud ; et il mesura ses piliers et ses vestibules selon ces mêmes mesures.

Après avoir achevé la description de la porte nord, le prophète se déplace dans la cour extérieure depuis l'est vers le sud, où il aperçoit une autre porte ; l'ange mesure ses piliers et ses vestibules selon les dimensions observées précédemment. Le Malbim fait remarquer : notez qu'il n'est pas mentionné ici qu'il a mesuré les loges, mais cela est sous-entendu dans ce que nous allons voir immédiatement au verset suivant.

וְחַלּוֹנִים לוֹ וּלְאֵילַמָּו סָבִיב סָבִיב כְּהַחַלֹּנוֹת הָאֵלֶּה, חֲמִשִּׁים אַמָּה אֹרֶךְ וְרֹחַב חָמֵשׁ וְעֶשְׂרִים אַמָּה׃ - Il y avait des fenêtres pour elle et pour ses vestibules tout autour, semblables à ces fenêtres-là ; cinquante coudées de longueur et vingt-cinq coudées de largeur.

C'est à partir de ces cinquante coudées que l'on comprend qu'il y avait là aussi des loges. En effet, comme nous l'avons expliqué : la porte elle-même mesure dix coudées, et les loges d'un côté mesurent quarante coudées, ce qui fait cinquante coudées ; de même pour l'autre côté, cinquante coudées d'un côté et cinquante coudées de l'autre. Ainsi, bien que les loges n'aient pas été mentionnées explicitement, la mesure elle-même en révèle l'existence. Par ailleurs, il y avait également des fenêtres, semblables à celles observées plus haut à la porte orientale.

« Ke-hakhallonot ha-élé » - Des fenêtres « sombres »

Rachi cite ici une dracha de Rabbi Tanhouma. La formulation « כְּהַחַלֹּנוֹת הָאֵלֶּה » (ke-hakhallonot ha-élé) est étonnante, car il n'est pas d'usage dans la langue hébraïque de conserver le hé de l'article défini après une préposition ; la lettre de préposition prend normalement la voyelle de l'article. Certains s'expriment ainsi, notamment chez les fidèles d'origine ashkénaze, en disant par exemple « ou-lamad ba-hasefarim », mais ce n'est pas la tournure correcte et consacrée, qui est « ba-sefarim » - la lettre beit portant déjà l'article défini sans nécessiter de hé supplémentaire. De même ici, le kaf aurait dû absorber l'article défini, et le texte aurait dû porter « ka-khalonot ha-élé » (כַּחלונות).

Rabbi Tanhouma explique : « Ke-hakhallonot » se lit comme « halonot kéhot », comme s'il était écrit « des fenêtres sombres ». Non pas au sens moderne où l'on entend des vitres teintées (comme ceux qui cherchent des vitres teintées pour leur véhicule), mais au sens de fenêtres larges à l'extérieur et étroites à l'intérieur. C'est l'inverse de la pratique courante du monde, où chacun conçoit des fenêtres étroites à l'extérieur et évasées à l'intérieur afin de faire pénétrer la lumière au mieux. Au Temple, c'était le contraire, pour montrer qu'Il n'a pas besoin de sa lumière : le Saint, béni soit-Il, n'a aucun besoin de la lumière venant de l'extérieur, car le Temple lui-même est la lumière du monde.

וּמַעֲלוֹת שִׁבְעָה עֹלוֹתָו וְאֵלַמָּו לִפְנֵיהֶם, וְתִמֹרִים לוֹ אֶחָד מִפּוֹ וְאֶחָד מִפּוֹ אֶל־אֵילָו׃ - Sept degrés constituaient sa montée, et ses portiques étaient devant eux ; et il y avait des palmiers, un d'un côté et un de l'autre, sur ses piliers.

L'ascension vers la porte sud se fait par sept degrés, sept marches. « Et ses portiques étaient devant eux » - il s'agit des piliers des degrés, ces colonnes qui se dressaient devant les marches, comme nous l'avons expliqué plus haut. Et sur eux se trouvaient des motifs de palmiers, des ornements en forme de dattiers au-dessus d'eux.

וְשַׁעַר לֶחָצֵר הַפְּנִימִי דֶּרֶךְ הַדָּרוֹם, וַיָּמָד מִשַּׁעַר אֶל־הַשַּׁעַר דֶּרֶךְ הַדָּרוֹם מֵאָה אַמּוֹת׃ - Il y avait aussi une porte menant au parvis intérieur du côté sud ; et il mesura de porte à porte, du côté sud, cent coudées.

Du côté sud également, il y avait une porte donnant sur le parvis intérieur, et il mesura cent coudées d'une porte à l'autre, ce qui permit de constater que la porte était exactement alignée. Le Malbim fait remarquer : ici, il n'eut pas besoin de deux mesures, mais d'une seule mesure, de porte à porte, car il avait déjà appris à la porte du nord que les portes se faisaient face. Plus haut, il fallait aussi mesurer de mur à mur, et c'est seulement alors que la mesure de porte à porte démontrait que les portes étaient alignées à cent coudées exactement ; mais ici, puisqu'il avait déjà établi leur parfait alignement, une seule mesure lui suffisait.

L'entrée dans le parvis intérieur
וַיְבִיאֵנִי אֶל־חָצֵר הַפְּנִימִי בְּשַׁעַר הַדָּרוֹם, וַיָּמָד אֶת־הַשַּׁעַר הַדָּרוֹם כַּמִּדּוֹת הָאֵלֶּה׃ - Il me conduisit au parvis intérieur par la porte du sud, et il mesura la porte du sud selon ces mêmes dimensions.

Remarquez ce tournant : tout ce que nous avons observé jusqu'à présent se situait dehors, dans le parvis extérieur. À présent, lorsqu'il parvient au côté sud, il pénètre à l'intérieur, dans le parvis intérieur, puisque nous avons expliqué que les portes se faisaient face. Le parvis intérieur est l'espace où se dresse l'autel, et c'est là que se trouvent la 'Azarat Israël et la 'Azarat Cohanim. À partir de là, nous sommes à l'intérieur.

וְתָאָו וְאֵילָו וְאֵלַמָּו כַּמִּדּוֹת הָאֵלֶּה, וְחַלּוֹנוֹת לוֹ וּלְאֵלַמָּו סָבִיב סָבִיב, חֲמִשִּׁים אַמָּה אֹרֶךְ וְרֹחַב עֶשְׂרִים וְחָמֵשׁ אַמּוֹת׃ - Ses loges, ses piliers et son vestibule avaient ces mêmes dimensions ; et il y avait des fenêtres tout autour, pour lui et pour son vestibule : cinquante coudées de longueur et vingt-cinq coudées de largeur.

Le Malbim explique que là aussi, la largeur de l'ouverture de la porte était de dix coudées et la longueur de la porte de treize coudées, comme nous l'avons exposé : six coudées pour le seuil d'un côté, six coudées du côté intérieur, et une coudée au milieu pour les battants des portes. Il en découle également que l'épaisseur du mur de la 'Azarat Israël était égale à celle du mur du parvis extérieur, soit treize coudées.

Là aussi se trouvaient des loges (téïm), et le vestibule (oulame) de la porte est l'espace dans lequel on entre en franchissant la porte, une sorte de salle. « Véeïlav » : ce sont les piliers des loges, les montants situés à droite et à gauche à l'entrée des loges. Et cinquante coudées de longueur : cela signifie qu'à droite et à gauche, la longueur du vestibule atteignait cinquante coudées - ce vestibule étant en réalité formé par les chambres réparties à droite et à gauche.

וְאֵלַמּוֹת סָבִיב סָבִיב, אֹרֶךְ חָמֵשׁ וְעֶשְׂרִים אַמָּה וְרֹחַב חָמֵשׁ אַמּוֹת׃ - Et il y avait des vestibules tout autour, d'une longueur de vingt-cinq coudées et d'une largeur de cinq coudées.

Ces portiques se trouvaient à l'intérieur de la 'Azarat Israël, et de chaque côté leur longueur était de vingt-cinq coudées sur cinq coudées de largeur. La largeur désigne leur saillie par rapport au mur. Le Malbim explique que ces portiques n'occupaient pas toute la longueur de façon continue : il y avait quinze coudées d'espace libre à droite et quinze coudées d'espace libre à gauche, après quoi s'étendaient les vingt-cinq coudées sur lesquelles étaient construits les portiques. Ainsi, les portiques s'étendaient jusqu'à cinquante coudées depuis la porte de chaque côté (quinze coudées d'espace libre auxquelles s'ajoutaient les vingt-cinq coudées des portiques). Ce qui se trouvait dans ces espaces libres à droite et à gauche, nous le verrons aussitôt par la suite.

Quant à leur emplacement : Rachi considère que ces portiques étaient encastrés dans l'épaisseur du mur, qui mesurait treize coudées comme nous l'avons vu. Mais le Malbim estime qu'au sens littéral du texte, ils faisaient saillie à l'intérieur de la cour, à l'image des autres constructions mentionnées ici dans les versets qui s'avançaient vers l'intérieur du parvis, et non encastrées dans le mur.

Changement dans les portes du parvis intérieur : le vestibule tourné vers l'extérieur
וְאֵלַמָּו אֶל־חָצֵר הַחִצוֹנָה וְתִמֹרִים אֶל־אֵילָו, וּמַעֲלוֹת שְׁמוֹנֶה מַעֲלָו׃ - Et ses vestibules donnaient sur le parvis extérieur, des palmes ornaient ses piliers, et son escalier comptait huit degrés.

Ici, explique le Malbim, le parvis intérieur se distingue du parvis extérieur. Dans le parvis extérieur, le vestibule de la porte se trouvait à l'intérieur de la porte, c'est-à-dire dans l'espace situé sous la couverture de la muraille. En revanche, dans le parvis intérieur, le vestibule de la porte avançait vers l'extérieur, se trouvant même avant les loges. En effet, dans le parvis extérieur, celui qui franchissait la porte trouvait les loges à sa droite et à sa gauche ; tandis qu'ici, le texte nous enseigne qu'avant même d'atteindre celles-ci, le vestibule - c'est-à-dire l'entrée de la porte - s'avançait vers l'extérieur et n'était pas couvert au-dessus par la muraille. De là, devant les degrés, se dressaient des piliers ornés de palmes (des représentations de branches de palmier), et l'on montait à cette porte par huit degrés, huit marches.

La porte orientale du parvis intérieur
וַיְבִיאֵנִי אֶל־הֶחָצֵר הַפְּנִימִי דֶּרֶךְ הַקָּדִים, וַיָּמָד אֶת־הַשַּׁעַר כַּמִּדּוֹת הָאֵלֶּה׃ - Il me conduisit au parvis intérieur par le chemin de l'orient, et il mesura la porte selon ces mêmes dimensions.

Remarquons l'ordre du parcours : il était sorti du parvis afin de mesurer les loges et le vestibule de la porte, et à présent il revient en passant par la porte orientale. En d'autres termes, il se trouvait d'abord à l'extérieur, est venu du côté sud, de là vers la porte orientale, et c'est maintenant par cette porte orientale qu'il pénètre dans le parvis intérieur.

וְתָאָו וְאֵלָו וְאֵלַמָּו כַּמִּדּוֹת הָאֵלֶּה, וְחַלּוֹנוֹת לוֹ וּלְאֵלַמָּו סָבִיב סָבִיב, אֹרֶךְ חֲמִשִּׁים אַמָּה וְרֹחַב חָמֵשׁ וְעֶשְׂרִים אַמָּה׃ - Ses loges, ses piliers et ses vestibules avaient ces mêmes dimensions, et il y avait des fenêtres tout autour, pour lui et pour ses vestibules : cinquante coudées de longueur et vingt-cinq coudées de largeur.

Tout est rigoureusement identique à ce que nous avons vu plus haut : les loges, les piliers formant les montants et les vestibules possédaient ces mêmes dimensions. La structure était également pourvue de fenêtres, « pour lui et pour ses vestibules », ce qui signifie que les loges comme les vestibules comportaient des ouvertures vers l'extérieur, comme expliqué précédemment.

וְאֵלַמָּו לֶחָצֵר הַחִיצוֹנָה וְתִמֹרִים אֶל־אֵלָו מִפּוֹ וּמִפּוֹ, וּשְׁמֹנֶה מַעֲלוֹת מַעֲלָו׃ - Ses vestibules donnaient sur le parvis extérieur, des palmes ornaient ses piliers de part et d'autre, et son escalier comptait huit degrés.

Ici également, le prophète constate que le vestibule est orienté vers le parvis extérieur, que des motifs de palmiers figurent de part et d'autre, et que l'on accède à la porte par huit marches.

La porte septentrionale du parvis intérieur
וַיְבִיאֵנִי אֶל־שַׁעַר הַצָּפוֹן וּמָדַד כַּמִּדּוֹת הָאֵלֶּה׃ - Il me conduisit à la porte du nord, et il mesura selon ces mêmes dimensions.

Après la porte orientale, il se dirige vers la porte nord. Rappelons que nous mesurons à présent les portes du parvis intérieur : il a commencé par la porte sud, est passé à la porte est, et se tourne maintenant vers la porte nord. Le Malbim fait remarquer : notez bien qu'il n'est pas dit ici « Il me conduisit au parvis intérieur », car pour mesurer la porte orientale du parvis intérieur, il y avait déjà pénétré. Dès lors, il se trouve déjà à l'intérieur et n'a plus besoin d'y être introduit ; il lui suffit, depuis l'intérieur, de tourner vers la droite pour atteindre la porte du nord.

תָּאָו אֵלָו וְאֵלַמָּו וְחַלּוֹנוֹת לוֹ סָבִיב סָבִיב, אֹרֶךְ חֲמִשִּׁים אַמָּה וְרֹחַב חָמֵשׁ וְעֶשְׂרִים אַמָּה׃ וְאֵילָו לֶחָצֵר הַחִיצוֹנָה וְתִמֹרִים אֶל־אֵילָו מִפּוֹ וּמִפּוֹ, וּשְׁמֹנֶה מַעֲלוֹת מַעֲלָו׃ - Ses loges, ses piliers et ses portiques avec des fenêtres tout autour ; sa longueur était de cinquante coudées et sa largeur de vingt-cinq coudées. Et ses piliers donnaient sur le parvis extérieur, avec des palmes sur ses piliers de part et d'autre, et huit degrés composaient sa montée.

Tout est rigoureusement identique aux deux portes précédentes : des piliers tournés vers le parvis extérieur, des palmes au-dessus des piliers de part et d'autre (motifs de branches de palmier), et huit marches pour monter et pénétrer à l'intérieur.

Vingt coudées sanctifiées à l'extérieur du mur du parvis intérieur
וְלִשְׁכָּה וּפִתְחָהּ בְּאֵילִים הַשְּׁעָרִים, שָׁם יָדִיחוּ אֶת־הָעֹלָה׃ - Il y avait une chambre dont l'ouverture donnait sur les piliers des portes ; c'est là qu'on lavait l'holocauste.

À propos de cette chambre, le Malbim explique, conformément à ce qui apparaîtra plus loin au chapitre 42 verset 1, qu'une bande de vingt coudées à l'extérieur du mur du parvis intérieur est investie de la sainteté de la 'Azara. C'est-à-dire que nous avons le parvis intérieur, et vingt coudées s'étendant au-dehors, prélevées pour ainsi dire sur le parvis extérieur, qui acquièrent le niveau de sainteté du parvis intérieur. Or, les loges occupaient douze coudées à l'extérieur du mur de la cour, ce qui correspondait à leur largeur ; il s'ensuit que sur ces vingt coudées, douze sont déjà absorbées, et il reste encore huit coudées au-delà des loges qui demeurent empreintes de la sainteté de la 'Azara. Cela signifie concrètement que celui qui vient de l'extérieur et entre dans le parvis extérieur se trouve déjà dans un espace sanctifié avant même d'atteindre le mur du parvis intérieur : douze coudées occupées par les chambres et les loges extérieures, plus huit coudées du parvis extérieur sanctifiées de la sainteté du parvis intérieur.

Les tables du portique de la porte
וּבְאֻלָם הַשַּׁעַר שְׁנַיִם שֻׁלְחָנוֹת מִפּוֹ וּשְׁנַיִם שֻׁלְחָנוֹת מִפֹּה, לִשְׁחוֹט אֲלֵיהֶם הָעוֹלָה וְהַחַטָּאת וְהָאָשָׁם׃ - Et dans le portique de la porte, deux tables d'un côté et deux tables de l'autre, pour y égorger l'holocauste, le sacrifice expiatoire et le sacrifice de culpabilité.

Il entre maintenant dans le portique de la porte, le passage par lequel on pénètre, où se trouvaient de nombreuses tables énumérées par le texte. À l'entrée du portique de la porte : deux tables à droite et deux tables à gauche, destinées à l'abattage de la 'Ola (l'holocauste), de la 'Hatat (l'expiatoire) et de l'Asham (le délit). Ces sacrifices appartiennent à l'ordre des Kodshei Kodashim (choses très saintes), dont l'abattage doit se faire au nord ; or le vestibule de cette porte est également qualifié de nord, et cet endroit étant sanctifié de la sainteté de la 'Azara, il était permis d'y procéder à l'égorgement rituel.

וְאֶל־הַכָּתֵף מִחוּצָה לָעוֹלֶה לְפֶתַח הַשַּׁעַר הַצָּפוֹנָה שְׁנַיִם שֻׁלְחָנוֹת, וְאֶל־הַכָּתֵף הָאַחֶרֶת אֲשֶׁר לְאֻלָם הַשַּׁעַר שְׁנַיִם שֻׁלְחָנוֹת׃ - Et sur le côté extérieur, pour qui monte vers l'entrée de la porte du nord, deux tables ; et sur l'autre côté appartenant au portique de la porte, deux tables.

Le verset fait ici référence à un espace situé en avant du portique, à l'extérieur de l'entrée de la porte, c'est-à-dire au-delà des treize coudées de longueur de la porte elle-même qui se trouvaient sous l'épaisseur de la muraille. Comme mentionné plus haut pour le côté sud, il y avait là une avancée formant vestibule devant la porte, une sorte d'antichambre menant au portique, un endroit non recouvert par le mur au-dessus. Dans ce vestibule d'accès, pour quiconque y pénétrait, se trouvaient deux tables à droite et deux tables à gauche - et ceci en plus des quatre tables mentionnées précédemment dans le portique de la porte lui-même.

אַרְבָּעָה שֻׁלְחָנוֹת מִפֹּה וְאַרְבָּעָה שֻׁלְחָנוֹת מִפֹּה לְכֶתֶף הַשָּׁעַר, שְׁמוֹנָה שֻׁלְחָנוֹת אֲלֵיהֶם יִשְׁחָטוּ׃ - Quatre tables d'un côté et quatre tables de l'autre côté de la porte, huit tables sur lesquelles on égorgeait les sacrifices.

« Au côté de la porte » : sur les flancs de la porte elle-même, qui mesure treize coudées de long, se tenaient quatre tables d'un côté et quatre de l'autre, soit un total de huit tables. Et « sur lesquelles on égorgeait » inclut également les quatre tables qui se trouvaient dans le vestibule, où l'on procédait aussi à l'abattage rituel. Il y avait donc en tout seize tables consacrées à la She'hita, réparties selon ce calcul : quatre dans le portique, quatre entre les loges des deux côtés de la porte, et huit à l'intérieur du passage de la porte.

וְאַרְבָּעָה שֻׁלְחָנוֹת לָעוֹלָה אַבְנֵי גָזִית, אֹרֶךְ אַמָּה אַחַת וָחֵצִי וְרֹחַב אַמָּה אַחַת וָחֵצִי וְגֹבַהּ אַמָּה אֶחָת, אֲלֵיהֶם וְיַנִּיחוּ אֶת־הַכֵּלִים אֲשֶׁר יִשְׁחֲטוּ אֶת־הָעוֹלָה בָּם וְהַזָּבַח׃
- Et quatre tables pour l'holocauste en pierres de taille, d'une coudée et demie de longueur, d'une coudée et demie de largeur, et d'une coudée de hauteur ; c'est sur elles que l'on devait déposer les instruments avec lesquels on égorge l'holocauste et le sacrifice.

Ces quatre tables se tenaient sur le passage par lequel on montait de l'entrée de la porte vers le parvis intérieur, et l'on y déposait les couteaux ainsi que les bassins d'aspersion (mizrakot), c'est-à-dire les récipients servant à recueillir le sang.

וְהַשְׁפַתַּיִם טֹפַח אֶחָד מוּכָנִים בַּבַּיִת סָבִיב סָבִיב, וְאֶל־הַשֻּׁלְחָנוֹת בְּשַׂר הַקָּרְבָן׃
- Et des rebords d'un téfah étaient disposés dans l'édifice tout autour, et sur les tables était la chair du sacrifice.

« וְהַשְׁפַתַּיִם טֹפַח אֶחָד » - Il s'agissait de crochets de fer fixés sur des piliers bas, avançant d'un téfah, pour y suspendre les viandes sacrificielles et les dépouiller. En effet, pour dépouiller l'animal, il était nécessaire de le suspendre ; il y avait donc un pilier d'où saillaient des sortes de crochets métalliques sur lesquels on accrochait la bête, facilitant ainsi son dépouillement. Le Malbim explique que le terme « chefatayim » dérive de la notion d'agencement ou de disposition, comme dans l'expression « chefot hassir » (poser la marmite sur le feu), c'est-à-dire disposer la marmite sur les fourneaux.

Les chambres des chantres et les chambres des cohanim
וּמִחוּצָה לַשַּׁעַר הַפְּנִימִי לִשְׁכוֹת שָׁרִים בֶּחָצֵר הַפְּנִימִי אֲשֶׁר אֶל־כֶּתֶף שַׁעַר הַצָּפוֹן וּפְנֵיהֶם דֶּרֶךְ הַדָּרוֹם, אֶחָד אֶל־כֶּתֶף שַׁעַר הַקָּדִים פְּנֵי דֶּרֶךְ הַצָּפֹן׃
- Et en dehors de la porte intérieure se trouvaient les chambres des chantres, dans le parvis intérieur, au côté de la porte du nord et leur façade tournée vers le sud ; l'une d'elles était au côté de la porte orientale, tournée vers le nord.

« En dehors de la porte intérieure » - à l'intérieur de la 'Azarah (le parvis), du côté de la porte orienté vers l'est, se trouvaient les chambres des chantres (mechorerim). Autrement dit, lorsqu'on pénètre par la porte nord, on est déjà à l'intérieur et l'on se trouve dans le parvis intérieur ; le texte commence alors à décrire ce qui s'y trouve. Le Malbim explique qu'au sein du parvis intérieur, sur la gauche de celui qui entre, se trouvaient les chambres des chantres, c'est-à-dire le lieu où se tenaient les chantres, ceux qui chantaient sur la tribune (le doukhan), et ces chambres étaient situées du côté nord. Comme nous l'avons expliqué plus haut, celui qui entrait par la porte nord trouvait à sa droite et à sa gauche un espace libre de quinze coudées, après quoi seulement venaient les vingt-cinq coudées occupées par les vestibules, c'est-à-dire les pièces. Le texte nous apprend à présent que les chambres des chantres occupaient ces quinze coudées libres.

וַיְדַבֵּר אֵלָי, זֹה הַלִּשְׁכָּה אֲשֶׁר פָּנֶיהָ דֶּרֶךְ הַדָּרוֹם לַכֹּהֲנִים שֹׁמְרֵי מִשְׁמֶרֶת הַבָּיִת׃
- Et il me dit : Cette chambre, dont la façade est tournée vers le midi, est pour les cohanim qui ont la garde de la Maison.

Le Malbim explique : nous verrons plus loin, au chapitre 44, que dans les temps futurs, seuls les cohanim descendants de Tsadok seront admis au service dans le Beth Hamikdach, car ils ne se sont pas égarés loin d'Hachem et n'ont pas servi d'idoles ; quant aux autres cohanim qui ont servi des idoles, ils ne pourront pas officier sur l'autel, car comme on le sait, un cohen ayant officié pour l'idolâtrie ne monte plus sur l'autel. Ici, le Saint, béni soit-Il, montre au prophète que les cohanim inaptes au service du culte assureront la garde de la Maison ; ils disposeront de la chambre tournée vers le sud, appelée la chambre des chantres, ce qui laisse entendre que ce sont eux qui chanteront dans le Temple.

Cela est tout à fait surprenant, fait remarquer le Malbim, car il est interdit aux cohanim d'accomplir le service réservé aux léviim, et le service des léviim consiste précisément dans le chant au Beth Hamikdach, les chantres et les portiers. Selon le Raavad, un cohen qui chante est passible de mort, et selon le Rambam, il transgresse une interdiction formelle (un interdit négatif, lav) ; en tout état de cause, il semble impossible qu'ils soient chantres ! Mais le Malbim répond que la solution est simple : cela ne s'applique qu'à un cohen apte au service sacerdotal - étant qualifié pour le service du cohen, comment pourrait-il chanter comme un simple lévite ? Ce serait une déchéance de son rang. En revanche, pour ces cohanim qui ne sont pas des descendants de Tsadok et qui ont été disqualifiés du service, rappelons que tout cohen est aussi un descendant de Lévi, appartenant à la tribu de Lévi ; s'il n'accomplit plus la tâche des cohanim, il accomplira celle des léviim, et il peut donc parfaitement chanter.

Le Malbim en apporte une preuve à partir de ce qu'écrit le Rambam : lorsqu'un cohen devient adulte et devient apte au service, il n'entre en fonction qu'au moment où les léviim entonnent le chant - il chante avec eux puis il entre. Or, apparemment, le cohen n'est pas habilité à chanter et cela lui est même interdit ; pourquoi donc entrerait-il précisément à l'instant où les léviim chantent ? On en déduit que l'interdiction ne s'applique que lorsqu'il officie déjà comme cohen, moment où il lui est défendu de déchoir pour chanter ; mais ici, au moment où le cohen accède seulement au service sans avoir encore commencé sa tâche, la première étape consiste à chanter. C'est également ainsi qu'il comprend les propos du Riaz dans son ouvrage Léhem Yehouda.

Le Malbim ajoute : même si l'on ne retenait pas cette explication, on pourrait comprendre que ces chantres jouaient d'un instrument. En effet, la louange musicale peut prendre deux formes, vocale ou instrumentale, et pour jouer d'un instrument, même des Israélites de noble lignée sont aptes, sans qu'il soit absolument nécessaire d'être cohen ou lévite. On peut dès lors affirmer que les cohanim chantres dont il est question ici jouaient d'instruments de musique, ce qui ne pose aucun obstacle, même pour un cohen en fonction, car l'interdit ne concerne que le chant vocal.

וְהַלִּשְׁכָּה אֲשֶׁר פָּנֶיהָ דֶּרֶךְ הַצָּפוֹן לַכֹּהֲנִים שֹׁמְרֵי מִשְׁמֶרֶת הַמִּזְבֵּחַ, הֵמָּה בְנֵי צָדוֹק הַקְּרֵבִים מִבְּנֵי לֵוִי אֶל־יְהוָה לְשָׁרְתוֹ׃ - « Et la chambre dont la façade est orientée vers le nord est pour les Cohanim qui ont la garde de l'autel ; ce sont les fils de Tsadok, qui s'approchent de l'Éternel, parmi les fils de Lévi, pour Le servir. »

Nous nous trouvons à l'intérieur du parvis intérieur, et il s'y trouvait une chambre du côté sud dont la façade, c'est-à-dire l'ouverture, était tournée vers le nord - son entrée donnait donc en direction de l'autel. Cette chambre se situe sur la paroi du parvis intérieur, de l'intérieur en direction du sud, et son emplacement, comme nous l'avons vu plus haut, se trouvait dans ces quinze coudées dégagées, car après elles venaient les chambres situées à droite et à gauche. Dans cet espace libre de quinze coudées se trouvait la chambre des Cohanim, les fils de Tsadok.

Mesure du parvis intérieur et emplacement de l'autel
וַיָּמָד אֶת־הֶחָצֵר אֹרֶךְ מֵאָה אַמָּה וְרֹחַב מֵאָה אַמָּה מְרֻבָּעַת, וְהַמִּזְבֵּחַ לִפְנֵי הַבָּיִת׃ - « Il mesura le parvis : une longueur de cent coudées et une largeur de cent coudées, en carré ; et l'autel se trouvait devant la Maison. »

Après avoir décrit les chambres de l'intérieur, il mesure le parvis dans son ensemble : cent coudées sur cent coudées, soit environ cinquante mètres sur cinquante mètres. « Et l'autel se trouvait devant la Maison » - l'autel se trouvait devant l'entrée du Heikhal (le Sanctuaire). Le Malbim explique qu'il est fort probable que les choses se présentent selon l'avis de Rabbi Yéhouda, à savoir que l'autel est placé exactement au centre de la Azara : si l'on mesure depuis la droite et la gauche, ainsi que depuis le Heikhal et depuis l'est par où l'on entre, l'autel se trouvera précisément au milieu. Bien que certains soient d'un avis différent et qu'il soit possible d'expliquer le texte selon leur approche, le sens littéral paraît concorder avec les paroles de Rabbi Yéhouda.

Le Oulam de la Maison
וַיְבִאֵנִי אֶל־אֻלָם הַבַּיִת, וַיָּמָד אֵל אֻלָם חָמֵשׁ אַמּוֹת מִפֹּה וְחָמֵשׁ אַמּוֹת מִפֹּה, וְרֹחַב הַשַּׁעַר שָׁלֹשׁ אַמּוֹת מִפּוֹ וְשָׁלֹשׁ אַמּוֹת מִפּוֹ׃ - « Il me conduisit au Oulam de la Maison, et il mesura le montant du Oulam : cinq coudées d'un côté et cinq coudées de l'autre ; et la largeur de la porte était de trois coudées d'un côté et de trois coudées de l'autre. »

Représentons-nous la disposition générale : celui qui entre depuis l'extérieur absolu arrive dans le parvis extérieur ; de là, il pénètre vers l'intérieur dans le parvis intérieur dont nous venons de parler, où se trouve l'autel, un espace à ciel ouvert sans toiture, où les Cohanim officiaient et où se trouvait la Azarat Israël ; en avançant encore plus vers l'intérieur, on accède au Oulam (le vestibule), qui est une partie plus intérieure et déjà couverte d'un toit. L'édifice intérieur est lui-même divisé en trois parties : le Oulam, le Heikhal (le Sanctuaire) et le Kodech Hakodachim (le Saint des Saints), que nous aborderons principalement dans le prochain chapitre. Ici, le verset traite de l'entrée menant du parvis intérieur au Oulam.

La mesure : l'entrée du Oulam de la Maison est divisée en cinq coudées d'un côté et cinq coudées de l'autre, et la largeur de la porte est de trois coudées d'un côté et trois coudées de l'autre. Remarquez bien qu'il ne s'agit pas ici d'un battant de porte. Plus haut, dans le parvis, il y avait un véritable portail, une véritable porte, alors qu'ici l'espace était fermé de part et d'autre, trois coudées d'un côté et trois coudées de l'autre, formant comme un rétrécissement de l'ouverture à droite et à gauche. Le terme « porte » (cha'ar) désigne ordinairement le battant qui obture l'ouverture, or dans le Oulam, il n'y avait pas de porte à battants. Et si l'on déduit trois coudées d'un côté et trois coudées de l'autre, qui rétrécissent l'ouverture à la manière de panneaux fixes, il s'avère que la baie ouverte restante mesure quatorze coudées - car la largeur totale du Oulam est de vingt coudées ; trois coudées d'un côté et trois de l'autre faisant six, il reste donc quatorze coudées.

אֹרֶךְ הָאֻלָם עֶשְׂרִים אַמָּה וְרֹחַב עַשְׁתֵּי עֶשְׂרֵה אַמָּה, וּבַמַּעֲלוֹת אֲשֶׁר יַעֲלוּ אֵלָיו, וְעַמֻּדִים אֶל־הָאֵילִים אֶחָד מִפֹּה וְאֶחָד מִפֹּה׃ - « La longueur du Oulam était de vingt coudées et la largeur de onze coudées, et c'est par des degrés qu'on y montait ; et il y avait des colonnes près des montants, une d'un côté et une de l'autre. »

« La longueur du Oulam » s'étend du nord au sud, c'est-à-dire de droite à gauche pour celui qui entre, sur vingt coudées, ce qui correspond à la largeur du Heikhal. « Et la largeur » s'étend d'est en ouest, c'est-à-dire la profondeur dans laquelle on avance : onze coudées, après quoi on parvient au Heikhal. Ce Oulam est l'endroit appelé à l'époque du deuxième Temple « Beit Ha'halifot », le lieu où l'on déposait les couteaux sacrificiels (les halifot). Durant le deuxième Temple, le Oulam était plus large à l'avant et plus étroit à l'arrière, mais il n'en va pas de même pour le troisième Temple : sa largeur y est identique à celle du Heikhal et à celle du Saint des Saints qui lui succèdent.

« Et c'est par des degrés qu'on y montait » - il y avait des marches pour accéder au Oulam, car le mont du Temple était construit en pente ascendante, et l'on passait d'un niveau à l'autre par des degrés. C'est là tout le sens des degrés (Ma'alot), comme dans « Chir HaMa'alot » (le chant des degrés), qui fait référence à l'entrée de la Azara où se trouvaient des marches sur lesquelles les Léviim se tenaient pour chanter.

« וְעַמֻּדִים אֶל־הָאֵילִים אֶחָד מִפֹּה וְאֶחָד מִפֹּה » - « et des colonnes près des piliers, une d'un côté et une de l'autre » : des piliers se tenaient sur les côtés, et ces piliers, comme nous l'avons vu, mesurent une coudée sur une coudée. En plus de cela se dressaient également des colonnes, et ces colonnes étaient bien plus épaisses que les piliers. N'oublions pas qu'il s'agit ici d'un espace couvert, et puisqu'il est couvert, il faut des colonnes capables de soutenir la toiture. Ces deux colonnes correspondent à Yakhine et Boaz : tout comme Salomon l'avait fait dans le premier Temple, où se dressaient les deux colonnes Yakhine et Boaz, il y avait ici aussi deux colonnes faisant écho à celles du premier Temple.

En résumé :

Dans cette partie du chapitre, le guide mène le prophète tout autour : depuis la porte nord et la porte sud du parvis extérieur, dont toutes les dimensions sont identiques à celles de la porte orientale, et où seules sont mentionnées en plus les marches et les piliers qui les précèdent (ce qui nous a appris qu'il en était de même pour la porte orientale) ; en passant par la mesure des cent coudées d'une porte à l'autre, dont tout le propos est de prouver que les portes sont exactement alignées, entrée face à entrée ; et de là vers les portes du parvis intérieur, où le vestibule fait saillie vers l'extérieur et où huit marches y mènent. À l'intérieur, nous avons vu les tables situées dans le vestibule de la porte et dans ses accès - seize tables pour l'abattage rituel et quatre pour les ustensiles -, les rebords ou crochets pour suspendre les offrandes saintes et les dépouiller, les chambres des chantres et les chambres des Cohanim préposés à la garde de la Maison et de l'autel, la cour carrée de cent coudées sur cent avec l'autel en son centre, et enfin l'entrée du vestibule du Temple avec les deux colonnes correspondant à Yakhine et Boaz. Et par-dessus tout, nous retenons l'enseignement du Midrash de Rabbi Tanhouma : les fenêtres du Temple étaient larges à l'extérieur et étroites à l'intérieur, à l'inverse de la disposition habituelle des hommes, pour enseigner que le Saint, béni soit-Il, n'a nul besoin de notre lumière, car le Temple est lui-même la source de lumière pour le monde.

Chapitre 40 - Les dimensions du Troisième Temple - 3e partie · Sefer Yechezkel · ספר יחזקאל