Sefer Yechezkel, chapitre 23. "La parole de l'Eternel me fut adressée en ces termes : Fils d'homme, il y avait deux femmes, filles d'une même mère." Je vais lire quelques versets pour entrer dans le sujet. "Elles se prostituèrent en Egypte, elles se prostituèrent dans leur jeunesse ; là on pressa leurs seins et là on froissa la poitrine de leur virginité. Leurs noms étaient Ohola pour l'aînée et Oholiva pour sa soeur ; elles furent à moi et enfantèrent des fils et des filles. Voici leurs noms : Ohola c'est Chomron, et Oholiva c'est Yerouchalayim."
Ce chapitre va traiter des deux parties du peuple d'Israël, à savoir Chomron et Yehouda. Comme on le sait, le peuple d'Israël s'est divisé : le royaume s'est scindé après la mort de Chelomo entre le royaume de Rehavam et le royaume de Yeravam. Yeravam a régné sur les dix tribus, tandis que Rehavam a régné sur Yehouda et Binyamin. Et nous savons que le royaume de Yeravam a été un royaume impie tout au long de la génération, tout au long de la période, jusqu'à l'exil. En revanche, le royaume de Yehouda a connu des hauts et des bas : il y a eu parmi eux des rois justes et il y a eu aussi des rois impies. Et ici le Saint béni soit-Il décrit pour ainsi dire ces deux royaumes comme deux femmes, et l'Eternel.
Il faut savoir que le peuple d'Israël, lorsque nous avons reçu la Torah, nous voyons une expression selon laquelle le peuple d'Israël est de l'ordre de l'épouse, et le Saint béni soit-Il, qui donne la Torah, est de l'ordre du bien-aimé. C'est une expression qui revient de nombreuses fois, aussi bien dans le Chir HaChirim que dans beaucoup d'autres endroits, où pour ainsi dire le Saint béni soit-Il nous a prises pour épouse, le Saint béni soit-Il nous a pris comme peuple. C'est pourquoi nous voyons de nombreuses expressions, lorsqu'Il parle de la séparation entre nous et l'Eternel, comme "le livre de répudiation de votre mère que j'aurais renvoyée". Nous voyons quelque chose de l'ordre de l'éloignement, c'est de l'ordre du guet (acte de divorce). De même, nous voyons que lorsque le peuple d'Israël va après les Baalim, cela s'exprime par le concept de prostitution, comme une femme qui trahit son mari, aller vers d'autres maris, aller vers d'autres personnes. Nous voyons que c'est l'expression qui traduit l'union et le lien entre nous et l'Eternel. Et c'est aussi tout le sujet du mont Sinaï, "Il retourna la montagne au-dessus d'eux comme une cuve" : la montagne comme une cuve, c'est de l'ordre de la houppa, Il les rassembla sous le dais nuptial.
Nous avons déjà expliqué une fois que c'est aussi la raison pour laquelle le Saint béni soit-Il les a contraints à recevoir la Torah. Si vous acceptez la Torah, tant mieux, et sinon, là sera votre tombe. A priori, ils avaient déjà dit "nous ferons et nous entendrons", pourquoi fallait-il les contraindre ? C'est une question célèbre à laquelle bien des réponses ont été apportées. L'une des réponses, il me semble celle du Maharal, est que puisqu'après une union par contrainte l'homme ne pourra jamais la renvoyer de toute sa vie. Et par le fait qu'il y ait eu ici quelque chose de l'ordre de la contrainte, cela garantit que le peuple d'Israël ne se détache jamais du Saint béni soit-Il. Ce sont des noces qui ne connaîtront jamais de séparation. C'est pourquoi lorsque le peuple d'Israël est venu se plaindre en disant "l'Eternel nous a chassés", l'Eternel leur a répondu : "Où est le livre de répudiation de votre mère que j'aurais renvoyée ?" Jamais je ne vous ai chassés. Certes, je vous ai éloignés, mais il n'y a pas ici de divorce. Car il est impossible de s'éloigner du Saint béni soit-Il, le peuple d'Israël est le peuple de l'Eternel pour l'éternité.
Notre chapitre va exprimer la réalité de Chomron par rapport à Yehouda comme deux femmes : une des femmes était plus rebelle et l'autre femme l'était moins, mais en tout état de cause toutes deux se sont prostituées après le mari. Deux femmes pour ainsi dire pour un seul mari. Et ici Il veut pour ainsi dire te dire que Chomron comme Yehouda, toutes deux ont fauté et ont abandonné la Torah de l'Eternel. Sauf que l'une était plus mauvaise et l'autre moins mauvaise, et nous allons voir cela exprimé aussi bien dans leurs noms que dans les descriptions des actes qu'elles ont commis.
Nous avons aussi dit plus d'une fois que le thème de la prostitution apparaît souvent dans le texte biblique en lien avec l'idolâtrie. Lorsqu'on veut décrire l'idolâtrie, on l'exprime par le terme de prostitution. "Ils se prostituèrent après les Baalim", et encore : "eux après lesquels vous vous prostituez". Nous voyons une expression de prostitution à l'égard de l'idolâtrie. Une première explication, comme nous venons de l'expliquer, est très logique : puisque le lien entre nous et le Saint béni soit-Il est un lien de mariage, alors lorsque la femme dévoie ses chemins pour aller vers un autre mari, cela signifie qu'elle s'est prostituée. De même, s'écarter de l'Eternel s'appelle prostitution. Mais nous avons rapporté plus d'une fois les propos du Gaon de Vilna, qui dit : nous avons reçu comme tradition qu'à côté de chaque maison d'idolâtrie se trouvait une maison de prostitution. La raison en était que, du fait qu'ils y organisaient des fêtes de débauche, les prêtres attiraient ainsi les fidèles à venir se joindre à eux. Et c'était aussi l'une des choses qui attiraient ceux qui étaient là, car la Torah est très très restrictive en matière de sainteté, leur Dieu déteste la débauche, alors qu'ici au contraire les Baalim disent : bien au contraire, comme c'est merveilleux, c'est justement leur culte, c'est ainsi qu'il faut les servir. Et par ce moyen les prêtres attiraient la foule à venir servir l'idolâtrie. Leur méthode passait donc par la prostitution. C'est pourquoi la métaphore de la prostitution correspond très bien au thème de l'idolâtrie.
Bien, après cette introduction, voyons maintenant les versets. "La parole de l'Eternel me fut adressée en ces termes : Fils d'homme, il y avait deux femmes, filles d'une même mère." Comme nous l'avons dit, Il compare le royaume d'Ephraïm, c'est-à-dire les dix tribus, et Yehouda à deux femmes. Puis : "Elles se prostituèrent en Egypte, elles se prostituèrent dans leur jeunesse ; là on pressa leurs seins et là on froissa la poitrine de leur virginité." Dès l'Egypte elles ont commencé à se prostituer loin de l'Eternel, comme nous avons vu que le prophète l'a déjà évoqué plus haut. Mais à l'époque elles avaient encore trois justifications à leurs actes. Premièrement, que veux-tu ? Que peut faire ce fils pour ne pas fauter ? Tu l'as placé à l'entrée d'une maison de prostitution, c'est ce qu'il fera. Ils étaient en Egypte, l'Egypte est un lieu de débauche, l'Egypte est appelée "la nudité du pays", "vous ne ferez pas comme les abominations du pays d'Egypte" : les plus grandes abominations étaient en Egypte. Bref, l'Egypte est pleine d'abominations, il est évident que nous aussi nous avons décliné.
Deuxième chose : "elles se prostituèrent dans leur jeunesse". La prostitution provenait de l'ébullition du désir et de la déficience d'intellect propres aux jours de la jeunesse. Ce sont en fait les deux caractéristiques du jeune : l'ébullition du désir et le manque d'intelligence. Oui, comment un grand homme a-t-il dit ? Il a dit : si maintenant, dans ma vieillesse, j'avais la force que j'avais dans ma jeunesse, ou si dans ma jeunesse j'avais eu l'intelligence que j'ai maintenant dans ma vieillesse, je serais tout autre. Vous comprenez ? C'est-à-dire, le problème du jeune homme, c'est qu'il a beaucoup de forces mais pas de discernement. Alors que cherche-t-il ? Des futilités. Lorsque l'homme mûrit, Dieu merci il reçoit du discernement, mais écoute, il n'y a plus de force, essaie maintenant de commencer à te démener et à faire des efforts. Si les deux avaient été un peu combinés, dit-il, j'aurais pu atteindre de très hauts sommets. Alors là en Egypte, elles étaient dans leur jeunesse. "Dans leur jeunesse" est une expression de la réalité d'un peuple encore au berceau. Le peuple n'était pas encore affermi dans sa foi, pas encore affermi dans son attachement à l'Eternel, il n'avait pas encore reçu la Torah. Donc premièrement, "elles se prostituèrent" parce que c'était l'Egypte, un lieu de débauche. Deuxièmement, c'était "dans leur jeunesse", alors que nous n'avions pas encore reçu la Torah, pas encore acquis la foi.
La troisième justification : "là on pressa leurs seins". Ces expressions qu'Il mentionne ici sont des expressions destinées à éveiller le désir charnel. Les Egyptiens les égaraient par leurs actes et leurs pratiques vers les idolâtries. En termes simples, ils les séduisaient vers cela. Tout comme le processus de séduction à l'égard d'une jeune fille, de même on a séduit les enfants d'Israël pour qu'ils viennent servir l'idolâtrie. "Là on pressa leurs seins et là on froissa la poitrine de leur virginité." Que signifie "on froissa la poitrine de leur virginité" ? Selon le Radak, et ainsi la plupart des commentateurs, c'est une répétition de la même idée avec des mots différents. Car selon leur approche, "leurs seins" (chadeihen) et "leur poitrine" (dadeihen) sont en fait le même mot. Sauf que, comme on le sait, chez le Malbim il n'y a jamais de concept de répétition d'une même idée avec des mots différents. C'est pourquoi le Malbim a une ligne directrice qu'il explique en plusieurs endroits : "chadeihen" n'est pas "dadeihen". Il explique que "chadeihen" est au sens simple, et "dadeihen", il explique que c'est l'endroit de la virginité. C'est pourquoi il dit "là on froissa la poitrine de leur virginité" : la poitrine est liée à la virginité, elle n'est pas liée du tout à la partie supérieure. C'est aussi ce qu'il explique concernant ce qui est écrit dans le verset de Michlei "que sa poitrine te rassasie en tout temps", etc., c'est là qu'il explique ce principe.
Selon les propos du Radak, que voulait-Il en fait nous dire ici ? Le Radak explique que les seins sont une métaphore des mitsvot qu'ils avaient héritées des patriarches, d'Avraham notre père, la paix soit sur lui. Et ces jours-là étaient les jours de la virginité. Les jours de la virginité, cela veut dire qu'ils étaient encore au tout début du chemin, le peuple d'Israël n'avait pas encore reçu la Torah. Et c'est cela qu'ils voulaient nous ôter en Egypte. C'est à ce propos qu'il est dit "là on pressa leurs seins, là on froissa la poitrine de leur virginité". "Issou" (on froissa) est du langage de "massage", n'est-ce pas ? Comme "vous foulerez les méchants", écrasement et broyage, comme le dit le Malbim. C'est aussi l'origine du mot "issa" (pâte), car la pâte on la pétrit. Et c'est aussi l'origine du mot "arissa" (huche à pain) dans le texte biblique. Pourquoi, d'où vient le "resh" ajouté ? "Les prémices de vos huches à pain". Le Malbim dit : ne t'étonne pas, nous voyons cela en d'autres endroits, qu'il y a un "resh" ajouté et que cela ne change pas le sens du mot. Comme "chevet", qui est un bâton, et aussi "charvit", auquel s'est ajouté un "resh". Comme "saïf", qui signifie une branche, et aussi "sarïf", qui est aussi une expression pour une branche. Et il en va de même en plusieurs endroits. Ainsi de même ici, chez nous ce qui est écrit "issou", "laassot" ou "arissa", c'est la même intention, qui est celle de la pâte.
"Leurs noms étaient Ohola pour l'aînée et Oholiva sa soeur ; elles furent à moi et enfantèrent des fils et des filles. Voici leurs noms : Chomron c'est Ohola et Yerouchalayim c'est Oholiva." "Leurs noms", Il te dit que déjà depuis lors, dès que je te parle depuis le début du chemin, déjà depuis l'Egypte, déjà depuis lors elles se sont différenciées par les noms. Car il y avait des tribus plus attachées à la Torah des patriarches, comme la tribu de Lévi qui n'a pas servi l'idolâtrie en Egypte, qui n'a pas aboli la circoncision, et de même Yehouda a été "le sanctuaire de l'Eternel", nous voyons qu'ils étaient plus attachés à l'Eternel. Ils s'appellent Oholiva. Pourquoi Oholiva ? "Oholi" mon tabernacle, "va" en elle. L'Eternel réside en eux. Ils étaient à l'Eternel. "Mon tabernacle est en elle." C'était, comme je l'ai dit, Yerouchalayim, Oholiva. C'était Yehouda, c'était aussi la tribu de Lévi et Binyamin. Les autres tribus, Chomron, Ohola. Elles s'appellent Ohola. Que signifie Ohola ? "Un tabernacle pour elle." Ce n'est pas "mon tabernacle est en elle", elle a un tabernacle à part. C'est cela Ohola. C'étaient les autres tribus.
Qui était l'aînée ? "Ohola l'aînée." Le tabernacle à part des autres tribus est la soeur aînée, ils étaient la majorité. Et malgré tout cela, Il dit "elles furent à moi". Malgré tout cela, toutes deux, toutes deux "furent à moi". C'est-à-dire qu'Il n'a pas pris pour épouse seulement Oholiva, mais les deux "furent à moi". L'Eternel a fiancé les deux lors du don de la Torah. "Elles enfantèrent des fils et des filles", fructifiez et multipliez-vous en terre d'Israël, puis elles se divisent en deux royaumes. Et bien qu'en Egypte nous voyons qu'elles sont déjà divisées par les noms, ensuite toutes deux étaient appelées d'un seul nom. Regarde qu'ensuite Il dit "elles furent à moi et enfantèrent des fils et des filles". Il dit qu'ensuite elles furent à moi comme une seule. Elles enfantèrent des fils et des filles comme une seule. Il n'y avait pas de différence entre elles. Car on parle ici de la première étape, où à la première étape elles étaient encore unies, le royaume ne s'était pas encore divisé : le royaume de Chaoul, le royaume de David, le royaume de Chelomo. "Elles furent à moi", elles étaient une seule entité. Jusqu'à ce qu'ensuite, aux jours de Yeravam, elles se divisent, elles ont commencé à servir, Oholiva a commencé à servir le Baal, et alors elles ont été appelées par leurs noms. C'est pourquoi Il te dit "voici leurs noms : Chomron c'est Ohola", c'était l'étape suivante. Elles se sont divisées de sorte que Chomron fut appelée Ohola, tandis que Yerouchalayim fut appelée Oholiva. Chomron s'est complètement éloignée de l'Eternel, ils se sont fait des veaux et ne montaient pas en pèlerinage, et se sont complètement éloignés. Et Yerouchalayim était le royaume de Yehouda, là le sanctuaire de l'Eternel demeurait encore. "Mon tabernacle en elle", le tabernacle de l'Eternel et Sa demeure étaient encore à Yerouchalayim.
"Ohola se prostitua alors qu'elle était mienne, et elle convoita ses amants, les Assyriens, ses voisins." Depuis que Ohola s'est prostituée à l'idolâtrie, elle s'est de plus en plus mêlée aux nations des pays, jusqu'à ce qu'enfin "elle convoita", "elle convoita ses amants". Elle alla convoiter. "Egouv" (convoitise), explique le Malbim, fait partie des choses qui précèdent la prostitution, ce qui éveille le désir de la prostitution. Cela s'appelle des actes de convoitise. Le Radak rapporte déjà que "vateagav" signifie désir, comme "ils te dédaignèrent tes amants" et leurs semblables. Il rapporte au nom de son père, mon maître mon père de mémoire bénie, que tout ce qui se trouve dans ce langage relève du désir de la prostitution. Il écrit : c'est pourquoi les paytanim (auteurs de poésie liturgique) ont erré en employant ce mot dans le sens du désir de Dieu béni soit-Il. Il y a des paytanim qui ont utilisé ce mot pour exprimer l'union et le lien avec l'Eternel béni soit-Il. Le Radak dit au nom de son père que c'est une erreur. Car cette expression est toujours une expression relative à quelque chose de négatif, au thème de la prostitution, et n'est pas liée aux choses de sainteté. C'est aussi l'origine de l'expression "chirei agavim" (chants d'amour) et toutes sortes de choses de ce genre dont le sujet est le désir de la prostitution. "Elle convoita ses amants" signifie qu'elle accomplit avec eux des actes de désir et de prostitution. Et qui sont ces amants ? Le Malbim dit : ce sont les Assyriens. Les Assyriens étaient les voisins. Il l'appelle "ses amants, les Assyriens, voisins". Pourquoi étaient-ils appelés voisins ? Voisins parce qu'ils sont venus au pays, c'est pourquoi ils ont été appelés voisins. Selon le Radak, ce qui est écrit "voisins" signifie que, bien qu'ils fussent en réalité éloignés, elle les a rendus proches. Ou une autre explication : quel est le sens de "voisins" ? Il dit : nous voyons que Ahaz envoya au roi d'Assyrie "je suis ton serviteur et ton fils". Il s'est fait déjà parent, il s'est fait déjà comme son père. "Je suis ton fils." C'est ce qu'Il dit "voisins". Tu es allé faire de l'Assyrie comme s'il était ton parent. Puis il lui a dit "monte vers moi et sauve-moi", et alors il a pris le modèle de l'autel de Damas, disant "les dieux des rois d'Aram les secourent, je leur sacrifierai et alors ils m'aideront aussi". Il dit : ce sont ceux qui se sont tournés vers l'Assyrie, les voisins. Et le Malbim dit : c'était à l'époque de Menahem, Menahem fils de Gadi, qui a donné à Poul roi d'Assyrie mille talents d'argent pour renforcer entre ses mains le royaume, afin qu'il l'aide à continuer et à maintenir le royaume face aux ennemis.
Rachi dit : pourquoi la compare-t-Il à une femme adultère ? Parce que si vous serviez le Saint béni soit-Il, vous n'auriez pas besoin des rois d'Assyrie. Pourquoi avez-vous besoin de ces adultères pour recevoir d'eux mon pain et ma boisson ? Parce que vous avez abandonné le mari, qui est le Saint béni soit-Il, le vrai mari, qui est l'Eternel. Si vous vous étiez tournés vers Lui, vous auriez reçu tous vos besoins comme il convient. Mais vous L'avez rejeté, c'est pourquoi vous êtes allés vous chercher d'autres proches.
Qu'est-ce qui les a attirés en Assyrie ? "Vêtus de pourpre, gouverneurs et chefs, tous jeunes hommes désirables, cavaliers montés sur des chevaux." Qu'est-ce qui les a attirés ? Pourquoi a-t-elle convoité les Assyriens ? Si c'est du côté de la beauté du vêtement, puisqu'ils étaient tous vêtus de pourpre, un vêtement très particulier. Si c'est du côté de leur rang, car ils étaient gouverneurs et chefs, des personnes importantes. Si c'est du côté de leur beauté, "tous jeunes hommes désirables". "Désirables" est du langage du fait que celui qui les voit les désire dans son coeur. Et si c'est du côté de leur puissance, "cavaliers montés sur des chevaux". "Elle prodigua sur eux ses prostitutions, tous l'élite des fils d'Assyrie, et par tous ceux qu'elle convoita, par toutes leurs idoles elle se souilla." "Elle prodigua sur eux ses prostitutions", dit Rachi : un coeur adultère et un esprit de débauche, elle les prodigua sur eux, elle avait de la convoitise pour eux. "Et par tous ceux qu'elle convoita, par toutes leurs idoles elle se souilla." Par toutes les idolâtries qu'ils avaient, elle apprit de leurs voies et s'en souilla. Il est écrit qu'il y avait 365 sortes d'idolâtrie, et que chaque jour ils servaient une idole différente. Et il est écrit qu'ils leur ont apporté les idolâtries de toutes les nations qui les entouraient. Tout ce qu'ils voyaient, chaque idolâtrie qu'ils voyaient dehors, ils allaient l'adopter. Peu importe quoi, iPhone, Galaxy, tout, ils prenaient tout. Dès qu'ils voyaient une idolâtrie chez le non-juif, ils l'adoptaient aussitôt. "Elle prodigua", explique le Malbim, ensuite lorsqu'on parle ici de "elle prodigua sur eux ses prostitutions", on parle des jours de Hochéa fils d'Ela, où il alla devenir son serviteur et elle fit selon leurs abominations.
"Et ses prostitutions d'Egypte elle ne les abandonna pas, car ils avaient couché avec elle dans sa jeunesse et ils avaient froissé la poitrine de sa virginité, et ils déversèrent leur prostitution sur elle." "Et ses prostitutions d'Egypte elle ne les abandonna pas." C'est-à-dire, nous avons vu que toute la prostitution a commencé déjà depuis l'Egypte. Ainsi nous avons vu au début, et à l'époque ils avaient encore une justification, puisque nous avons vu que l'Egypte était "la nudité du pays" et il y a les autres éléments que nous avons mentionnés. Il dit : tu penses qu'ils les ont abandonnés ? Ils ne les ont pas abandonnés. "Ses prostitutions d'Egypte elle ne les abandonna pas", car ils s'appuyaient aussi maintenant sur les rois d'Egypte. Comme nous l'avons vu chez Hochéa fils d'Ela, qui envoya des messagers à So roi d'Egypte pour qu'il vienne l'aider. Et le prophète les réprimande et leur dit : vous vous appuyez sur l'Egypte qui est un appui de roseau brisé, qui transperce la main de tous ceux qui s'y appuient. Mais cela ne les a pas empêchés, ils sont allés s'appuyer sur l'Egypte, c'est-à-dire se prostituer avec l'Egypte. "Car ils avaient couché avec elle dans sa jeunesse", déjà depuis lors, "et ils déversèrent leur prostitution sur elle", le désir de débauche était en elle déjà depuis sa conduite à l'égard de l'Egypte. Le Radak explique que bien qu'elle ait appris l'idolâtrie de l'Assyrie, elle n'a pas non plus abandonné ce qu'elle avait appris autrefois de l'Egypte. Toutes les idoles et les sorcelleries, tout ce qu'ils avaient auparavant, elle a continué aussi dans cela. Car ce sont eux qui, les premiers, leur ont enseigné tous les types d'idolâtries et les types de sorcelleries en tous genres. Selon le Radak donc, il ressort que ce qui est écrit ici "ses prostitutions d'Egypte elle ne les abandonna pas" se réfère au passé. Bien qu'elle ait maintenant apporté l'idolâtrie de l'Assyrie, cela ne veut pas dire que pour autant elle a abandonné l'idolâtrie qu'elle avait autrefois de l'Egypte. "De ceci et de cela ne retire pas ta main." Ce qui était auparavant est resté avec eux, et ils ont aussi pris pour eux une idolâtrie supplémentaire de l'Assyrie. Que signifie "et ils déversèrent leur prostitution sur elle" ? Ils leur ont enseigné de nombreux enseignements. Et ce "vayichpekhou" (ils déversèrent), comme une chose que l'on déverse, n'est-ce pas ? Cela veut dire en grande quantité, en abondance, donc c'est "ils déversèrent leur prostitution sur elle".
Le Malbim dit : nous avons vu ici plusieurs déclinaisons et expressions de prostitution. Le Malbim dit : il y a une différence entre "zenout", "taznout", "zenounim" et "zima". Le Malbim dit : "zenout", c'est la prostitution ordinaire. "Zenounim", puisqu'il y a ici un redoublement de la lettre "noun", cela vient montrer la persistance de la prostitution. Nous avons toujours dit qu'en langue sainte, lorsqu'une certaine lettre apparaît deux fois, cela indique le renforcement de la chose. "Pats" c'est briser, "potsets" c'est briser en morceaux. "Par" c'est aussi une expression de brisure, "porer" c'est l'émietter en morceaux plus fins. Et ainsi de suite, on voit cela à l'infini en langue sainte, que lorsqu'une certaine lettre est redoublée, cela indique le redoublement de la chose. Donc ici aussi "zenounim" montre la persistance de la prostitution. Et c'est aussi au grand jour, comme "prends-toi une femme de prostitution et des enfants de prostitution". "Taznout" montre que non seulement il se corrompt lui-même, mais qu'il déverse sa prostitution sur les autres, comme celui qui fait se prostituer les autres avec lui. C'est pourquoi cela s'appelle "taznout" à l'égard des autres, il fait agir les autres. "Zima", nous savons que "zima" se rapporte toujours à la pensée. Comme "zamam", quelque chose que l'on médite dans sa tête et dans sa pensée, c'est toujours l'expression de "zima". Donc ici aussi "zima" montre l'enfoncement de la pensée dans la prostitution. Pas simplement de la prostitution, mais qu'il s'y enfonce aussi dans sa pensée. Le Malbim dit : et par cela tu comprendras les changements de langage dans ce passage.
"C'est pourquoi je l'ai livrée aux mains de ses amants, aux mains des fils d'Assyrie qu'elle convoita." L'Eternel dit : puisqu'il en est ainsi, je vais vous livrer entre leurs mains. Qu'est-ce que cela a provoqué ? Qu'ensuite nous voyons que le roi d'Assyrie les a considérés comme ayant révoltés contre lui, et à la suite de cela Sennacherib est venu et les a exilés. Puisqu'elle a convoité l'Assyrie et a pensé que c'est de lui que lui viendrait le salut, le Saint béni soit-Il dit : je vais vous livrer entre leurs mains. Ce sont eux-mêmes qui vous frapperont. Quand ? Lorsqu'ils ont vu que nous étions allés recevoir la protection de l'Egypte : ah, vous ne m'acceptez plus, vous voulez vous mettre sous la protection de l'Egypte. L'Assyrie est venue ici et les a exilés. Et soit dit en passant, on voit ici que celui qui trahit trahit toujours. C'est-à-dire, s'appuyer sur un traître, on ne peut pas s'y fier. Souvent les gens éloignés des mitsvot ne comprennent pas du tout cela. Que l'Eternel ait pitié, ils nouent une relation avec une femme, cette femme est une femme mariée, bon mais elle a des problèmes, elle a ceci, et à la suite de cela elle divorce et se marie avec lui. Et que se passe-t-il ensuite ? La même chose, elle le fait aussi à lui. Car celui qui trahit trahit toujours. Alors pourquoi, pourquoi penses-tu, prendre quelqu'un qui n'est pas fidèle, pourquoi penses-tu qu'à toi elle sera fidèle ? Sottise et vanité. De même ici, ils n'étaient pas fidèles à l'Eternel leur Dieu, ils se sont prostitués après l'Assyrie. Alors que penses-tu, qu'avec l'Assyrie ce sera bien ? De l'Assyrie ils se prostitueront à l'Egypte. Ils ont abandonné l'Assyrie et sont allés recevoir la protection de l'Egypte. Et alors l'Eternel dit : je vais vous livrer entre ses mains. Maintenant c'est l'Assyrie qui vous frappera. Il vous punira pour être allés l'abandonner afin d'aller vers l'Egypte. Sennacherib est venu et les a exilés.
"Ce sont eux qui découvrirent sa nudité, ils prirent ses fils et ses filles et la tuèrent par l'épée. Elle devint un exemple pour les femmes et ils exercèrent des jugements sur elle." "Ce sont eux qui découvrirent sa nudité", le roi d'Assyrie est venu et a conquis ici le pays, il a exilé ses fils et ses filles, il les a exilés à Halah, Habor, Hara, le fleuve Gozan. "Et la tuèrent par l'épée", ils tuèrent la plupart d'entre eux par l'épée, ils abolirent complètement le royaume, le royaume de Chomron. "Elle devint un exemple pour les femmes." Le sens de la chose est comme "et les femmes seront édifiées". Lorsqu'elles ont vu ce qu'a subi celle qui s'est corrompue, cela sera par là une grande leçon de morale pour les femmes afin qu'elles ne se corrompent pas elles aussi. C'est pourquoi il est écrit qu'on amenait les femmes lorsqu'on châtiait la femme soupçonnée d'adultère, et c'est le sujet, afin qu'elles en tirent une leçon. Donc ici aussi "elle devint un exemple pour les femmes", les nations ont vu cette affaire et ont tiré une leçon de Chomron. Voyez ce qui arrive lorsqu'on se détourne de la voie de l'Eternel. "Et ils exercèrent des jugements sur elle", "chefoutim" comme "chefatim" (jugements), ils exercèrent sur elle, sur Chomron, des jugements de vengeance.
"Sa soeur Oholiva vit cela, et elle corrompit sa convoitise plus qu'elle, et ses prostitutions furent pires que les prostitutions de sa soeur." Jusqu'ici Il a traité de Ohola. Et Ohola, comme nous l'avons expliqué, on parle de Chomron. Ohola est de l'ordre du "tabernacle pour elle", elle a un tabernacle séparé du tabernacle de l'Eternel. Maintenant Il passe à parler de Yerouchalayim. "Sa soeur Oholiva vit." Tu croyais qu'elle en avait tiré une leçon ? "Et elle corrompit sa convoitise plus qu'elle." Même si Oholiva, Yerouchalayim, a vu la fin de Ohola, eh bien, peut-être en aurais-tu tiré des conclusions ? Il te dit : viens et vois, elle n'en a pas tiré de leçon. Comme il est écrit dans Yirmeyahou : "sa soeur perfide Yehouda ne craignit point", elle alla se prostituer elle aussi, "et elle corrompit sa convoitise plus qu'elle". C'était à l'époque d'Ahaz, qui donna un pot-de-vin au roi d'Assyrie. Ahaz fait déjà partie des rois de Yehouda. Et aux jours de Menaché nous voyons ensuite venir les chefs de l'armée du roi d'Assyrie. "Et elle corrompit sa convoitise", "sa convoitise" signifie son désir. "Elle convoita les fils d'Assyrie, gouverneurs et chefs, voisins, vêtus avec magnificence, cavaliers montés sur des chevaux, tous jeunes hommes désirables." Elle aussi, même s'ils ont vu ce qu'on a fait à sa soeur, cela ne les a pas empêchés de convoiter à nouveau les fils d'Assyrie. Vous avez vu que l'Assyrie que ta soeur Ohola a convoitée, vous avez vu qu'en fin de compte ils les ont frappés et les ont exilés. D'eux vous attendez le salut ? Cela ne les a pas empêchés. "Elle convoita les fils d'Assyrie." Et qu'est-ce qui les attirait vers les fils d'Assyrie ? Gouverneurs et chefs, voisins, vêtus avec magnificence, comme nous l'avons vu plus haut. Il y avait parmi eux des personnes importantes, gouverneurs et chefs, voisins, vêtus avec magnificence, il y avait, tout d'abord ils étaient proches d'elle, et ils étaient vêtus avec magnificence, ils étaient habillés de vêtements comportant toutes sortes de beautés. Il y avait parmi eux des guerriers, cavaliers montés sur des chevaux, il y avait parmi eux de beaux hommes, tous jeunes hommes désirables. Elle pensait pour ainsi dire que de là lui viendrait le salut.
"Je vis qu'elle s'était souillée, une même voie pour toutes deux." J'ai vu que la raison de tout cela était parce qu'elle s'était souillée. Que signifie "je vis" ? "Je vis", explique le Malbim, cette chose s'est faite en cachette. Ils n'ont pas agi ouvertement comme les dix tribus. Comme il est écrit concernant Yehouda : "par la légèreté de sa prostitution", ainsi apparaît dans Yirmeyahou chapitre 3, "par la légèreté de sa prostitution elle a souillé le pays". Le Malbim explique là que "par la légèreté de sa prostitution" signifie qu'à cause de toute sa prostitution, elle pensait dissimuler sa prostitution, et elle craignait devant tous qu'il ne se répande sur elle de mauvaises rumeurs, et à cause de cela "elle a souillé le pays". Elle se comportait avec hypocrisie, se montrant comme une femme honnête, alors qu'en réalité elle s'était souillée. C'est cela "je vis qu'elle s'était souillée". C'est-à-dire, Yehouda était différente de Chomron. Chomron, l'idolâtrie était ouverte et manifeste, et chez Yehouda c'était en cachette. Comme nous avons vu que même à l'époque des rois justes, ils plaçaient l'idolâtrie derrière les portes. De sorte que lorsqu'on venait, quand on venait de la part de Hizkiyahou pour inspecter leurs maisons à la recherche d'idolâtrie, on entrait, la porte s'ouvrait vers l'intérieur et l'idolâtrie était cachée par le mur, on ne voyait pas l'idolâtrie. Ensuite, en sortant, on fermait la porte, et de nouveau l'idolâtrie se dressait, elle qui était gravée sur la porte de l'intérieur. Il ressort donc qu'ils étaient des idolâtres en cachette. De même nous avons vu concernant Yochiyahou : "le souffle de nos narines, l'oint de l'Eternel, fut pris dans leurs fosses". Et pourquoi ? Parce qu'il était certain que "l'épée ne passera pas dans votre pays". Nous sommes justes. Mais que ne savait-il pas ? Que sa génération n'était pas convenable. Il ne savait pas : certes toi tu es juste, mais viens voir ton peuple. Ton peuple commet ses actes en cachette. Qu'avons-nous appris ? Que Yehouda se prostituait constamment en cachette, se corrompait en cachette. En revanche Chomron, ils commettaient leurs actes ouvertement, c'est-à-dire qu'ils ont érigé des veaux et ont dit d'emblée : nous avons abandonné l'Eternel, nous servons l'idolâtrie. Chez Yehouda ce n'était pas de cette façon. Donc "je vis qu'elle s'était souillée", c'est pourquoi il y a ici "je vis", il y a ici un regard, une vision spirituelle, que le Saint béni soit-Il seul connaît cette affaire. Et je vois qu'"une même voie pour toutes deux". Et en fin de compte elle marche sur la même voie sur laquelle a marché sa soeur Ohola.
"Elle augmenta ses prostitutions, elle vit des hommes gravés sur le mur, des images de Chaldéens dessinées au vermillon." "Elle augmenta ses prostitutions." Ensuite le royaume d'Assyrie fut aboli, et Nabuchodonosor, dans la première année de son règne, conquit Ninive, il devint le chef du royaume d'Assyrie, comme nous en avons parlé longuement dans les douze prophètes. Là il installa le trône d'Assyrie à Babel. Et elle ne connaissait pas encore les Chaldéens, elle voyait seulement leur figure sur le mur. Le sens de la chose est qu'elle ne voyait qu'un signe des Chaldéens. Comment, quel était le signe qu'elle voyait des Chaldéens ? Elle ne les connaissait pas encore, mais pour ainsi dire elle avait déjà commencé à apprendre leur caractère, leur style. Comment ? Par quoi ? Premièrement, du côté de la gravure. Il y avait des gravures sur le mur. "Gravés" signifie ciselé. Deuxièmement, du côté de l'ouvrage. Les images des Chaldéens étaient réalisées d'une manière très particulière qui était en usage chez les Chaldéens. Troisièmement, "dessinées au vermillon". Le vermillon est une couleur que seuls les Chaldéens utilisaient. Une sorte de couleur qui leur était propre. Et par cela elle les a reconnus, elle a reconnu ces Chaldéens. "Ceints d'une ceinture aux reins, coiffés de turbans pendants sur leurs têtes, tous ayant l'apparence de guerriers, à la ressemblance des fils de Babel, Chaldéens, leur terre natale." Les fils de Babel se ceignaient fortement. Telle était leur manière de se ceindre fortement. Où voit-on cela ? La Guemara dans Chabbat page 10 dit : ces membres babyloniens, du fait qu'ils dénouent leur ceinture, on ne les importune pas. Ceux de Babel, alors même les juifs se comportaient comme eux, puisqu'il a dénoué sa ceinture pour s'asseoir au repas, on ne l'importune pas de s'interrompre. Voilà donc que tu vois qu'ils étaient ceints d'une ceinture aux reins. "Coiffés de turbans pendants sur leurs têtes." "Serouhei tevoulim" signifie qu'ils avaient de longs bonnets. "Serouhei" est du langage de l'allongement. Comme "il pendra à l'arrière du tabernacle". Je vous ai dit une fois ce que certains commentateurs expliquent : "la sagesse des scribes se répandra". Que signifie "la sagesse des scribes se répandra" ? On l'appelle "les traces du Machiah", à l'approche de la venue du Machiah, quand le sage recevra un microphone pour parler, il oubliera quand terminer. C'est "la sagesse des scribes se répandra", il prolonge et prolonge la corvée. Oui, j'étais une fois à un cheva berakhot, on a donné la parole à un roch yechiva, il pensait apparemment qu'il était à la yechiva, il a délivré un discours de morale pendant une heure. Oui, un cheva berakhot, dis quelque chose cinq minutes, dix minutes, dis un vort, dis une remarque piquante, quelque chose de gentil, joyeux, marié et mariée. "La sagesse des scribes se répandra." "Tisrah", il prolonge la corvée. Quoi qu'il en soit, c'est "serouhim". "Serouhim" signifie qui s'allongent. Il dit donc que leurs bonnets étaient "serouhim", de longs bonnets. Et soit dit en passant, que signifie "serouhei tevoulim" ? Que signifie "tevoulim" ? "Tevoulim" signifie qu'ils les teignaient. Comment les teignaient-ils ? En les trempant dans la couleur. C'est "serouhei tevoulim bereicheihem" (coiffés de turbans pendants sur leurs têtes). Ces bonnets étaient sur leurs têtes. Et ils avaient une apparence, "mareh chalichim", cela signifie une apparence de guerriers. Les "chalichim" sont les hommes vaillants et honorés, comme "et des chalichim sur tout cela". Donc "tous ayant l'apparence de guerriers". "A la ressemblance des fils de Babel, Chaldéens." La ressemblance des fils de Babel, dont les Chaldéens sont leur terre natale. Les étrangers qui étaient à Babel ne portaient pas ces vêtements. Seuls les fils de Babel, nés en terre des Chaldéens, ce sont eux qui portaient ces vêtements.
"Elle les convoita à la vue de ses yeux et elle envoya des messagers vers eux en Chaldée." Uniquement parce qu'elle vit l'aspect de leur figure, comme nous l'avons expliqué qu'ils ne les connaissaient pas encore, mais cela lui a déjà suffi pour "les convoiter à la vue de ses yeux". Et de ce qu'elle vit l'aspect de leur figure, cela lui a suffi pour concevoir le désir de les voir. "Et elle envoya des messagers", ce qu'ils voulaient, c'est conclure avec eux une alliance avec les Chaldéens. "Les fils de Babel vinrent vers elle pour la couche d'amour, ils la souillèrent de leur prostitution, elle se souilla d'eux, puis son âme se détacha d'eux." "Les fils de Babel vinrent vers elle pour la couche d'amour", ils conclurent avec eux une alliance. Rachi dit : je dis que cela est dit à propos de Hizkiyahou. Il est écrit à propos de Hizkiyahou qu'il se réjouit lorsque Merodakh Baladan fils de Baladan lui envoya une délégation, après qu'il ait vu que le soleil était revenu en arrière et qu'il ait demandé qui c'était et par quel mérite c'était, on lui répondit c'est Hizkiyahou le roi, il fut tellement impressionné qu'il envoya une délégation pour qu'ils viennent rencontrer Hizkiyahou le roi. Là il est rapporté qu'il les nourrit à sa table, là il est rapporté aussi que sa femme les servait et que leur figure entra dans sa pensée, et qu'ensuite lorsqu'il eut des relations avec elle, elle enfanta, elle enfanta à leur ressemblance. Quoi qu'il en soit, là il est rapporté dans les versets explicitement qu'il leur montra toute sa maison de trésors. Il leur montra ses trésors. Et comme il est dit "des hommes gravés sur le mur", puisqu'ils venaient d'un pays lointain et n'étaient pas des Chaldéens ordinaires chez eux, dès qu'il les vit ils lui devinrent chers. Il est écrit que le Saint béni soit-Il fut mécontent de lui. Le Saint béni soit-Il lui dit : voici, des jours viennent où sera emporté tout ce qui est dans ta maison. Il est rapporté là, le Malbim explique, nous apprenons ceci, qu'en fait Il lui dit : ce n'est pas une punition, mais pour ainsi dire, tu t'es fait du tort à toi-même. Le sens de la chose est que tu as fait venir ces hommes, tu leur as montré toute ta maison de trésors. Lorsque tu leur as montré ta maison de trésors, que voient-ils ? De tels trésors, la maison de trésors ce sont ses trésors. Ils virent de tels trésors, cela leur mit l'eau à la bouche. Et alors ils vinrent pour te conquérir. Mais il y avait ici un mécontentement contre lui, car il attribua pour ainsi dire le mérite de la chose, il l'attribua à lui-même, comme l'explique là le Malbim. Et là il est écrit "Hizkiyahou ne rendit pas selon le bienfait qui lui avait été fait, car son coeur s'était enorgueilli, et il y eut sur lui une grande colère", ainsi apparaît dans Divrei HaYamim. Et alors par cela, "son âme se détacha d'eux". Que s'est-il passé en fin de compte ? Yehoyakim se révolta contre eux, Tsidkiyahou se révolta contre eux. Que signifie "vatéka" (se détacha) ? "Vatéka" comme "la cavité de la hanche de Yaakov se déboîta". Le Malbim explique, je vais tout de suite expliquer ce que signifie "vatéka", mais voyons peut-être d'abord l'explication du Malbim. Le Malbim dit : qu'est-il écrit ? "Les fils de Babel vinrent vers elle pour la couche d'amour." Au début ils vinrent seulement pour la couche d'amour. "La couche d'amour" signifie qu'ils vinrent comme des concluant une alliance d'amour, une union entre eux. Nous pouvons faire entre nous des accords et nous pouvons nous rendre mutuellement fertiles. Mais ensuite, "ils la souillèrent de leur prostitution". Ils les conquirent, ils devinrent pour eux un tribut d'esclaves. Et ensuite "elle se souilla d'eux", ils apprirent les abominations des Chaldéens pour servir l'idolâtrie comme eux. Et ensuite, l'étape suivante, ils se révoltèrent aussi contre eux. Yehoyakim et Tsidkiyahou commencèrent à se révolter contre eux. Que signifie "vatéka" ? Rachi explique que "vatéka" c'est un enfoncement, c'est le langage de l'attache et de l'enfoncement d'un pieu dans le sol. A priori, ici c'est exactement l'inverse. "Son âme se détacha", il n'y a rien de tel que "son âme se dégoûta". Que signifie "son âme se dégoûta" ? J'en ai déjà assez d'eux. C'est l'expression "son âme se dégoûta", c'est-à-dire qu'elle veut le rejeter. Il dit : ne t'étonne pas, car de même pour l'arrachement du sol on emploie le langage de "kéia". "Vatéka" aussi est une expression aussi bien lorsqu'on enfonce une chose que lorsqu'on la retire. Comment, comment est-il possible que ce soit deux choses opposées ? Ne t'étonne pas. Comme tu dis "tachrech" (elle prit racine). "Tachrech" veut dire qu'elle a pris, qu'elle s'est enracinée. Et "elle déracinera toute ma récolte", c'est le langage du déracinement, arracher, l'extraire de la racine, cela s'appelle "lechareich", arracher de la racine. Tu vois donc deux expressions qui sont en fait une chose et son contraire. Ceci enracine dans le sol et "lechareich" l'arrache de la racine. La même chose pour "ses branches fructueuses", c'est le langage des branches, et "il émonde les rameaux", cela coupe les branches de l'arbre. Que vois-tu ? Qu'il y a une expression qui est une chose et son contraire. Ainsi de même ici, lorsque nous disons "son âme se détacha", c'est comme enfoncer une chose et l'attacher, et aussi du langage de "vatéka" qui signifie le langage de l'extraction et de la séparation, comme "la hanche de Yaakov se déboîta", cela signifie qu'elle sortit de sa place.
"Elle dévoila ses prostitutions et elle dévoila sa nudité, et mon âme se détacha d'elle comme mon âme s'était détachée de sa soeur." "Elle dévoila ses prostitutions", c'est-à-dire qu'il devint connu de tous qu'elle s'était prostituée après d'autres dieux. Et alors ce n'était plus en cachette, mais "elle dévoila". "Elle dévoila" signifie que cela se faisait désormais ouvertement, cela se faisait désormais au grand jour. Elle servait déjà l'idolâtrie au grand jour. Ce que nous avons vu auparavant, que c'était la différence entre Chomron et Yehouda, que chez Chomron d'emblée tout était au grand jour, les deux veaux qu'ils servaient au grand jour. Ici en revanche, chez Yehouda, au début c'était en cachette. A la deuxième étape, "elle dévoila ses prostitutions", c'est-à-dire qu'ils servaient déjà l'idolâtrie au grand jour. Et alors "elle dévoila sa nudité" signifie qu'elle commit d'autres transgressions, pas nécessairement l'idolâtrie, au grand jour, sans honte. Comme il est écrit "tu écartas tes jambes pour tout passant", c'est "elle dévoila sa nudité". Et alors l'Eternel dit "mon âme se détacha d'elle". J'ai décrété sur elle l'exil comme j'ai décrété sur les dix tribus, "comme mon âme s'était détachée de sa soeur". Comme mon âme s'est détachée de sa soeur, de Ohola, maintenant aussi mon âme s'est détachée de Oholiva. Et cela advint lorsque Tsidkiyahou méprisa le serment que le roi de Babel lui avait fait prêter, par cela vint ici le roi de Babel qui détruisit et exila le peuple.
"Elle multiplia ses prostitutions en se souvenant des jours de sa jeunesse où elle s'était prostituée au pays d'Egypte." Elle multiplia tellement ses prostitutions que le Saint béni soit-Il lui rappela déjà les jours de sa jeunesse, les méfaits qu'elle avait commis dans les jours de sa jeunesse. Le sens de la chose est que les événements commencèrent à rappeler aussi les premiers péchés qu'elle avait eus. Et le Malbim explique qu'ici elle est simplement revenue à l'état précédent, car elle a commencé à demander de l'aide à l'Egypte à l'époque de Tsidkiyahou. Donc en effet elle est vraiment revenue à l'état des jours de sa jeunesse. Car dans les jours de sa jeunesse nous avons vu qu'elle apprenait l'idolâtrie de l'Egypte, et maintenant elle recommence à se corrompre et continue de nouveau dans la voie de l'Egypte, comme les actes du pays d'Egypte. C'était à l'époque de Tsidkiyahou, où à la suite du lien avec l'Egypte ils commencèrent à agir comme eux.
Pour ceux qui s'en souviennent, autrefois, quand j'étais enfant, l'Etat d'Israël avait un lien avec la France. Quelqu'un s'en souvient ? Oui, alors à l'époque les Mirages français et il y avait un lien avec la France. Ce que cette chose a provoqué en fin de compte, c'est que la culture française est arrivée ici. Voilà qu'on faisait venir des films de France, un style français, toute la culture française est arrivée ici. Il te dit : observe, et soit dit en passant aujourd'hui ce n'est pas mieux, car aujourd'hui nous sommes attachés à l'Amérique, alors la culture américaine déferle ici. Peu importe, la culture des nations est toujours celle qui se trouve et nous accompagne tant que nous sommes liés aux nations. C'est ce qui s'est passé à l'époque de Tsidkiyahou. A l'époque de Tsidkiyahou, puisqu'ils avaient un lien avec l'Egypte, alors dit le Malbim ils commencèrent aussi à agir comme les actes du pays d'Egypte. C'est ce qu'il dit ici : "elle multiplia ses prostitutions en se souvenant des jours de sa jeunesse où elle s'était prostituée au pays d'Egypte". Ce qu'elle avait fait alors, maintenant elle le répète et a réappris la culture de l'Egypte comme elle l'avait apprise dans les jours de sa jeunesse.
"Elle convoita leurs concubins, dont la chair est comme la chair des ânes et dont l'émission est comme l'émission des chevaux." "Elle convoita leurs concubins." Que signifie "elle convoita leurs concubins" ? L'expression ici, l'expression ici est une expression très étonnante. Tu parles ici de la femme qui se prostitue. Alors la femme qui se prostitue, il aurait fallu parler du fait qu'elle se prostitue, comme tu as dit auparavant avec l'Egypte et avec les autres nations, cela reste compréhensible. Mais lorsque tu parles de "elle convoita leurs concubins", tu parles au féminin. Ce n'est pas très compréhensible. Alors en effet le Radak apporte une première explication, qu'il explique au nom des commentateurs : "pilagcheihem", leurs esclaves. "Pilegech" ici n'est pas au sens de concubine femme, mais des esclaves. Le sens de la chose est qu'elle s'est aussi liée avec les esclaves des nations, pas nécessairement avec les ministres et les personnages importants, mais aussi avec les esclaves. "Dont la chair est comme la chair des ânes" se réfère à ces mêmes esclaves, que ces esclaves ont une chair comme la chair des ânes. Comme on le sait, le Radak dit que "la chair des ânes", en général l'expression "chair" apparaît de nombreuses fois dans le texte biblique comme expression pour l'organe de l'accouplement. Comme il est écrit "sa chair laissa suinter son flux", ou "son corps s'est bouché de son flux", n'est-ce pas ? Donc "dont la chair est comme la chair des ânes" signifie que leur organe d'accouplement est comme celui des ânes. "Et dont l'émission est comme l'émission des chevaux", cela signifie que la semence qui sort d'eux est comme celle des chevaux. Et pourquoi en effet compare-t-Il aux ânes et aux chevaux ? Les ânes comme nous l'avons expliqué, et les chevaux, c'est une expression du fait que les chevaux sont enflammés de débauche plus que les autres bêtes. C'est pourquoi Il les appelle comme des chevaux, et les ânes, leur organe est pour ainsi dire un grand organe, c'est pourquoi Il les appelle comme des ânes. Il veut donc te dire : les hommes les plus répugnants dans leur prostitution, c'est à eux qu'elle est allée s'attacher. Une autre explication qu'Il veut donner, c'est que ce qui est écrit ici "elle convoita leurs concubins" : dans cette explication et dans cette direction va aussi le Malbim, comme "les hommes vinrent sur les femmes". "Al" au sens de "im" (avec). Donc "elle convoita leurs concubins" signifie qu'elle s'est liée avec leurs concubins. Et de même cette chose montre son avilissement, au point qu'elle n'est pas allée être pour eux comme une épouse, car si elle va être pour eux comme une épouse, elle a un statut d'épouse. Mais non, elle est allée "convoiter leurs concubins", comme avec leurs concubins, elle est allée se lier avec leurs concubins pour être pour eux comme concubine. Ce qui est une humiliation et une honte bien plus grande. C'est pourquoi Il dit aussi : remarque que le Targoum traduit "elle désira être pour eux servante", ou certains disent "comme un objet de service", pour eux. Cela signifie être pour eux comme une servante, comme une esclave pour eux. C'est-à-dire, non seulement tu n'as pas reçu de statut, mais tu vas encore les servir comme une esclave. Et cette chose montrait la grandeur de sa corruption et la grandeur de la chute dans laquelle elle est tombée en se liant avec l'Egypte. Le Malbim explique qu'elle était pour eux comme une concubine, et ce qui est écrit là "dont la chair est comme la chair des ânes" en est en fait la raison. Il dit : sais-tu pourquoi elle s'est liée à eux comme concubine ? Parce qu'ils ont "une chair comme la chair des ânes", cela signifie qu'ils sont enflammés de débauche, comme nous l'avons dit que le cheval est enflammé de débauche, alors ils ont besoin de beaucoup de concubines. Et cette chose vient exprimer qu'ils étaient soumis à l'Egypte avec les autres nations. Comme nous le verrons par la suite, que l'Egypte avait encore plusieurs nations qui lui étaient soumises, et ils étaient, nous verrons cela au verset 30, "les soutiens de l'Egypte, Kouch, Pout et Loud", tous ceux-là étaient appelés leurs concubins. Donc elle est allée se lier avec leurs concubins, pour être pour eux comme une concubine supplémentaire, pour leur être asservie.
"Mon âme s'est détachée d'eux", comme nous l'avons vu plus haut. Maintenant ils vont ramener notre amour. Le sens de la chose est qu'ils voudront créer une situation où nous reviendrons nous lier avec eux dans l'amour. Le sens de la chose est que nous fassions la paix avec eux. Comme nous avons vu qu'au début Nabuchodonosor est allé pour contraindre Tsidkiyahou à faire la paix avec lui. Il n'est pas allé immédiatement pour le renverser. Et si vraiment il avait fait la paix avec lui, il n'aurait pas détruit la ville et le sanctuaire. Mais à la suite de sa révolte contre lui, alors il est venu et a détruit Yerouchalayim. Qu'apprends-tu d'ici ? Qu'au début ils sont vraiment venus pour éveiller l'amour afin que nous soyons de nouveau soumis à eux. Et lorsque nous avons refusé de leur être soumis, alors ils sont venus et nous ont frappés et ont détruit le Beit HaMikdach. C'est ce qui est écrit "voici, je vais exciter tes amants contre toi", qu'au début ils viendront par la voie de l'amour. "Ceux dont ton âme s'est détachée", parce que ton âme s'est détachée d'eux, "et je les amènerai contre toi de toutes parts", ils viendront contre toi de toutes parts pour te ramener dans leur compagnie.