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Teroumot Chapitre 4, Michna 9: mélange de figues noires et blanches dans de la Terouma

Nous étudions le chapitre 4, michna 9. Cette michna est la suite directe de la michna précédente, et son explication a déjà été incluse dans le commentaire de la michna précédente étudiée avec elle. Elle n'apporte pas de nouveautés supplémentaires, mais constitue une illustration concrète des règles qui ont été expliquées.

Texte de la michna et son explication :

"Keitsad" - la michna vient illustrer les points expliqués, à savoir comment Rabbi Akiva tranche cette question.

"'hamichim teenim che'horot va'hamichim levanot" - dans un récipient sont posées environ cinquante figues foncées et environ cinquante figues claires. De là découlent trois cas :

  • "nafla che'hora - che'horot assourot vehalevanot moutarot" - si l'on constate qu'une figue foncée est tombée dans le lot, les cinquante et une figues foncées deviennent interdites à la consommation en vertu de la loi du mélange (medoumâ), et il faut les donner toutes au kohen au prix d'une de moins que la quantité qu'il a en main, c'est à dire cinquante. En revanche, les figues blanches, les claires, sont permises : on les sépare et on les mange sans aucun problème.

  • "nafla levana - levanot assourot uche'horot moutarot" - et de même à l'inverse : si une figue blanche est tombée, les cinquante et une figues blanches deviennent interdites comme mélange (medoumâ), et les noires sont permises à la consommation.

  • "bechéeino yodéa ma nafla - maalot zo èt zo" - si l'on a vu une figue tomber mais sans distinguer si elle était blanche ou noire, les figues noires et blanches se combinent les unes avec les autres pour atteindre le compte de cent, afin de compléter un mélange de cent et une figues qui est permis à la consommation.

"ouvezo Rabbi Eliézer ma'hmir veRabbi Yehochoua meikel" :

Il ne faut pas se laisser troubler par cette dernière phrase, qui n'a pas grand intérêt pour le moment. La michna souligne que dans ce cas c'est Rabbi Eliézer qui est le sévère, tandis que Rabbi Yehochoua est celui qui allège, car c'est lui qui a dit que l'on peut faciliter la manière d'atteindre le compte de cent. Il n'y a ici aucune information nouvelle.

La michna rapporte cela afin de placer ses propos face à la michna suivante.