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Menahot Chapitre 2, Michna 3: le korban toda et les agneaux de Chavouot

Menahot, chapitre 2, michna 3. Nous continuons à traiter des offrandes de farine dont le matir (l'élément qui permet leur consommation) n'est pas leur propre hamets. Voici deux cas : le korban toda et les agneaux de Chavouot.

Le korban toda :

Le korban toda est presque une sous-catégorie du korban chelamim. Il est offert lorsqu'une personne est sauvée de l'une de quatre situations fondamentales de danger de mort, connues sous l'acronyme HaYYiM :

  • H - habouch : celui qui était emprisonné.

  • Y - yissourim : celui qui a subi des souffrances mettant sa vie en danger.

  • Y - yam : celui qui a traversé une mer ou un océan.

  • M - midbar : celui qui a traversé le désert.

Celui qui est sorti sain et sauf de l'une de ces quatre situations doit apporter une offrande particulière appelée korban toda, qui est une offrande de reconnaissance.

Les deux différences entre la toda et les chelamim :

  1. Les quarante pains : la toda est accompagnée de quarante miches de pain (quatre sortes, dix miches de chaque sorte). Trois des sortes ne sont pas du hamets, et la quatrième est du hamets. Le kohen reçoit une miche de chacune des quatre sortes et la mange, et ce sont là les offrandes dont nous traitons : les pains qui accompagnent le sacrifice.

  2. Le temps de la consommation : la toda se mange le jour où elle est offerte et la nuit qui suit uniquement, contrairement aux chelamim qui se mangent aussi le lendemain.

Dans ce contexte, nous traitons du piggoul : la pensée de manger le korban toda ou ses pains en dehors du temps convenable, sachant que le temps convenable est le jour où il a été offert et la nuit qui suit, jusqu'au lever de l'aube du matin suivant.

La relation entre le sacrifice et le pain : principal et accessoire :

"HaToda mefaguelet et halehem" - la pensée de consommer en dehors du temps convenable, faite au moment du service du sacrifice, rend piggoul non seulement l'animal, mais aussi le pain qui l'accompagne. Le principe directeur est que les miches de pain qui accompagnent la toda sont appelées accessoire, et elles sont subordonnées à la toda qui est le principal ; c'est pourquoi celui qui rend la toda piggoul entraîne les miches à sa suite.

"VéhaLehem eno mefaguel et hatoda" - si, au moment où il accomplissait l'un des quatre services indispensables du sacrifice (chehita, kabbala, holakha et zerika), il a eu la pensée de manger non pas l'animal mais les miches de pain en dehors du temps convenable, les pains deviennent piggoul et la toda ne devient pas piggoul. Le service est invalide, mais seuls les pains encourront la peine de karet s'ils sont mangés.

"Keitsad ? Hachohet et hatoda leékhol mimena lémahar" - et il en va de même pour la kabbala, la holakha et la zerika : s'il a eu la pensée, au moment de l'acte, de manger de la chair de la toda le lendemain, après le lever de l'aube. Et il en va de même s'il a eu la pensée d'offrir le sang ou de faire fumer les émourim après le lever du soleil : la toda et son pain sont rendus piggoul.

Les agneaux de Atséret :

Ce même rapport de principal et d'accessoire existe pour les agneaux de Atséret : les deux agneaux offerts à Chavouot et accompagnés des deux pains. Les agneaux sont ce qui permet la consommation des pains, bien qu'ils soient eux-mêmes des sacrifices à part entière, tandis que le pain est accessoire et subordonné au sacrifice animal, qui est le principal.

"Hakevassim mefaguelin ète halé'hem" - une intention de consommer hors du temps prescrit lors du service des agneaux rend piggoul non seulement l'agneau, mais aussi le pain.

"Vehalé'hem éno mefaguel ète hakevassim" - s'il a eu, lors de l'un des services des agneaux, l'intention de manger les deux pains à un moment où cela n'est pas permis, le pain devient piggoul et les agneaux ne deviennent pas piggoul.

"Keitsad ? Hacho'het ète hakevassim leékhol méhén lema'har" - et il en va de même pour la réception du sang, son transport et son aspersion, et par souci de simplicité on parle des deux agneaux ensemble : s'il a eu l'intention de manger des agneaux le lendemain au lieu du jour même, ou s'il a eu cette intention concernant le sang pour le lendemain, ou concernant les émourim pour le lendemain, les agneaux deviennent piggoul, et le pain devient également piggoul avec eux, car les deux pains sont accessoires aux agneaux.

"Leékhol min halé'hem lema'har" - si, au moment où il a accompli l'un des services essentiels du sang sur les deux agneaux, il a eu l'intention que les agneaux soient mangés dans le temps prescrit, mais que les deux pains qui les accompagnent soient mangés au-delà de leur temps, alors "halé'hem mefougal vehakevassim énam mefougalim". Le pain devient piggoul, tandis que les animaux eux-mêmes ne deviennent pas piggoul mais seulement invalides ; c'est pourquoi il faut les emmener à la maison de crémation et les brûler comme tout sacrifice invalide, puis recommencer à nouveau.