Voici la suite du septième chapitre de Kohélet, dans lequel le roi Salomon continue d'exposer des règles de conduite droites pour le travail sur les traits de caractère (midot). Nous nous arrêterons ici sur deux versets : la mise en garde contre la précipitation et la colère, et la mise en garde contre la nostalgie aveugle des « premiers jours ». Ces deux versets sont, comme nous allons le voir, profondément liés l'un à l'autre.
אַל־תְּבַהֵל בְּרוּחֲךָ לִכְעוֹס כִּי כַעַס בְּחֵיק כְּסִילִים יָנוּחַ׃ (ט) - Ne te hâte pas en ton esprit de t'irriter, car la colère repose dans le sein des insensés.
Il y a là une ligne de conduite droite : l'homme doit veiller à ne pas agir avec précipitation. La modération est une vertu remarquable, car parfois, celui qui se précipite dans ses actes - précisément en voulant faire régner la justice - risque de faire souffrir un innocent. Persuadé qu'untel a commis une faute, il lui crie dessus, l'humilie et lui fait honte. Et ensuite, « pardon, excusez-moi » : va maintenant lui demander pardon, va tenter de l'apaiser.
Une parabole illustre bien ce point : un homme voit un Juif allumer du feu pendant Chabbat, ou accomplir un autre travail interdit. Il ne fait aucun doute qu'un zèle pour Hachem s'enflammera dans son cœur pour réprimander sévèrement l'auteur de cet acte - il a profané le Nom divin, il a profané le Chabbat ! - ou pour exposer son ignominie aux yeux de tous. Pourtant, s'il avait pris le temps d'observer, il aurait découvert que cette personne était en train de chauffer de l'eau pour un malade en danger, un cas de pikoua'h néfech, et qu'elle agissait selon les instructions d'un Rav. Il était persuadé que l'autre se préparait un café, alors que la réalité était tout autre.
D'où tout cela provient-il ? De la maxime : « Celui qui précipite ses pas pèche ». Celui qui court commet des fautes. Ne cours pas, ne t'agite pas, agis posément, après mûre réflexion et observation, et ainsi tu n'en viendras pas à pécher. C'est le sens de « Ne te hâte pas en ton esprit de t'irriter, car la colère repose dans le sein des insensés » : seul l'insensé s'empresse de se mettre en colère, sans réfléchir ni observer, sans se dire qu'il ne saisit peut-être pas la situation dans sa totalité et qu'il s'agit peut-être de quelque chose de positif et de juste. Il n'attend pas de voir l'aboutissement des choses, et c'est pourquoi il s'emporte dans la colère.
אַל־תֹּאמַר מֶה הָיָה שֶׁהַיָּמִים הָרִאשֹׁנִים הָיוּ טוֹבִים מֵאֵלֶּה כִּי לֹא מֵחָכְמָה שָׁאַלְתָּ עַל־זֶה׃ (י) - Ne dis pas : comment se fait-il que les premiers jours étaient meilleurs que ceux-ci ? Car ce n'est point par sagesse que tu demandes cela.
Le Targoum explique : ne dis pas « comment se fait-il » - ne dis pas : je me souviens des époques passées, de ces temps bénis, de cette abondance. Et même à propos des temps les plus anciens - l'époque des prophètes, le don de la Torah au mont Sinaï, la sortie d'Égypte - ne dis pas « comment se fait-il ». Et pourquoi ces époques étaient-elles si fastes ? « Parce que les premiers jours étaient meilleurs que ceux-ci ». D'après le Targoum, cette partie du verset n'est pas la suite de la question, mais la réponse elle-même. Il en ressort que la question « comment était-ce, et pourquoi n'est-ce plus aussi bien aujourd'hui ? » prouve en elle-même que « ce n'est point par sagesse que tu demandes cela ». Car si tu étais plus sage, tu comprendrais que les premiers temps étaient véritablement meilleurs : les hommes d'alors se tenaient à un niveau spirituel bien plus élevé, ils étaient plus justes, et c'est pourquoi leur sort était meilleur.
Et qui d'entre nous est capable de concevoir ce qu'étaient les hommes de la génération du désert ? La Guémara raconte comment un Amora marchait avec un guide bédouin (un Tayé'a) et passa à dos de chameau sous le genou plié de l'un des défunts de cette génération. Il est évident que ce récit recèle aussi une portée allégorique profonde, pour nous enseigner que leur stature était immense : nos Sages, de mémoire bénie, les appellent la « génération de la connaissance » (dor déah). Ne dis donc pas « comment se fait-il », car à cette époque, les hommes étaient véritablement meilleurs que ceux d'aujourd'hui.
L'auteur du « Érets 'Hemda » cite le « 'Havat Yaïr », enseignant qu'il existe deux voies pour mériter une longue vie. La première est l'étude de la Torah, comme il est écrit : « Car par moi se multiplieront tes jours » : c'est par moi, dit la Torah, que tu obtiendras la longévité. La seconde consiste à savoir pardonner et surmonter ses réactions d'orgueil (ma'avir al midotav), comme le rapporte la Guémara dans 'Haguiga (page 4b) à propos de Myriam, « celle qui coiffait les cheveux des femmes ». Il y avait une femme nommée Myriam dont le métier était de tresser les cheveux des femmes. Certains disent qu'il s'agissait de la mère de cet individu (« Marie-Madeleine » des chrétiens, que leur nom et leur mémoire soient effacés), et d'autres disent qu'il s'agissait simplement d'une coiffeuse nommée Myriam. Quoi qu'il en soit, la Guémara y rapporte tout un récit impliquant l'ange de la mort et le Satan, sur lequel nous ne nous attarderons pas. La conclusion de ce passage est que certaines personnes meurent avant leur temps - « emportées sans jugement » - et le Saint, béni soit-Il, attribue ces années à ceux qui savent surmonter leurs ressentiments et se montrer indulgents. Et nous avons déjà expliqué, lors de l'étude de ce passage, que cela ne signifie nullement sans aucun jugement divin, mais sans un jugement que l'homme puisse appréhender ici-bas.
Le Rav pose la question : quelle est la différence entre celui qui mérite la longévité en vertu du verset « Car par moi se multiplieront tes jours » et celui dont les jours se prolongent grâce aux années retirées à ceux qui sont morts prématurément, parce qu'il sait pardonner et passer sur les offenses ? La différence est la suivante : celui qui s’adonne à la Torah a l’assurance d’obtenir aussi de bonnes années - « Car par moi se multiplieront tes jours, et l’on t’ajoutera » - et quelles années ? « Des années de vie ». Des années de vie réelle, de bonnes années, et non des années au cours desquelles l'homme s'écrierait : « Mieux vaut pour moi la mort ». En revanche, pour celui qui sait faire abstraction des offenses, il n'existe pas une telle promesse. Il n'est pas dit à son sujet « on t'ajoutera des années de vie », mais simplement qu'on lui ajoute des années - et il se peut, que Dieu nous en préserve, que ce soient des années où la personne se retrouve clouée à un fauteuil.
À l'époque, on avait rapporté à M. Sharon qu'il avait fait l'objet d'une imprécation du rav Ovadia Yossef, un coup sur la tête. Il avait alors répondu qu'il appartenait à une lignée qui vit longtemps - mentionnant une tante ayant presque atteint le centenaire - affirmant en somme que la longévité lui était acquise. Plus tard, prenant conscience qu'il y avait peut-être matière à s'inquiéter, il envoya un émissaire auprès du rav Ovadia Yossef, et le Rav lui accorda sa bénédiction pour une longue vie. Or, les deux prédictions s'accomplirent : il reçut bel et bien un coup à la tête et connut aussi une longue existence, demeurant huit ans dans un état végétatif, sous respiration artificielle. Voilà donc le résultat : on a promis la longévité, mais de quelle nature seront ces jours ? Ils ne sont pas nécessairement bons. Il existe des personnes qui vivent ainsi pendant des décennies, que Dieu nous en garde. La longévité en elle-même ne garantit nullement des jours heureux. Mais celui qui la reçoit par le mérite de la Torah - « Car par moi se multiplieront tes jours et l’on t’ajoutera des années de vie » - bénéficie de jours pleins d'une vie véritable et féconde.
Et c'est précisément ce que formule le roi David : « J'ai demandé une seule chose à l'Éternel, c'est ce que je recherche » - que réclamé-je ? Des années de vie. Non pas des années soustraites à autrui. Et par quel mérite pourrai-je l'obtenir ? « Mon séjour dans la maison de l'Éternel » - c'est en résidant sous la tente de la Torah que j'aurai de bonnes années, « tous les jours de ma vie », des années dignes du nom de vie.
D'après cette perspective, notre verset s'enchaîne de façon limpide avec le précédent. « Ne te hâte pas dans ton esprit de t'irriter » - l'homme se doit de maîtriser son emportement et de pardonner aux autres ; par cette attitude, comme l'enseigne la Guémara, les années retranchées à d'autres lui sont alors dévolues. Toutefois, ces années ne sont pas obligatoirement douces. L'homme pourrait alors récriminer : « Les jours passés étaient meilleurs que ceux-ci ! » - Tu as ajouté des années à mon existence, mais elles ne m'apportent aucune joie. C'est à ce propos qu'intervient la réponse : « Car ce n'est point par sagesse que tu t'es interrogé à ce sujet » - c'est-à-dire que ce n'est pas par la voie de la Sagesse que tu as obtenu ce surplus. Si tu l'avais acquis par la Sagesse, c'est-à-dire par la Torah, ces jours auraient été bons, de véritables années de vie. Mais puisque tu les as méritées par la retenue et le dépassement de soi, tu reçois des années qui ne sont pas nécessairement heureuses - des années dépourvues d'attrait, qui ne méritent pas le titre d'« années de vie ». Par la Torah, en revanche, l'homme aurait mérité non seulement la longévité, mais une existence prolongée baignée de sérénité.
La Pessikta Zoutreta commente : « Ne dis pas : comment se fait-il que les jours passés fussent meilleurs que ceux-ci ? » - De là, rabbi Chimon ben Lakich déduit : Tu n'as à considérer que ce qui appartient à ta génération. De même, l'Écriture affirme : « Et tu viendras vers les Cohanim, les Lévites, et vers le juge qui officiera en ces jours-là ». Car ce n'est point par sagesse que tu poses cette question. L'homme aime constamment se tourner vers le passé, vers ces époques illustrées par d'immenses géants, et il soupire : « S'il existait aujourd'hui un sage comparable à ceux des générations d'autrefois, il va de soi que j'étudierais la Torah auprès de lui ! » À l'encontre de cette illusion, la Guémara enseigne dans le traité Roch Hachana (25b) : Ceci vient nous avertir qu'un homme ne doit point dire : « Comment puis-je comparaître devant un tel juge ? Est-il donc l'égal de Moché et d'Aharon, d'Eldad et de Médad ? » En réalité, Yeroubaal dans sa génération équivaut à Moché dans la sienne, Bedan dans sa génération - c'est-à-dire Chimchon - équivaut à Aharon dans la sienne, et Yifta’h dans sa génération est comme Chmouel dans la sienne. C'est pourquoi tu n'as d'autre recours que de t'adresser au juge qui se trouve en tes jours.
Chacun peut toujours scruter les annales de l'histoire, contempler ces figures de géants et prétendre : « S'il existait aujourd'hui de tels personnages, moi aussi je deviendrais... » Mais c'est une pure absurdité. S'imaginer que la présence du Rambam de nos jours rendrait notre génération meilleure relève d'une erreur totale. Si le Rambam vivait à notre époque, il ne cesserait de défaillir rien qu'en contemplant notre réalité ! Le Rambam n'est pas façonné pour notre époque, et son monde ne correspond pas au nôtre ; le Rambam était adapté à la génération du Rambam. Chaque maître correspond exactement à la génération où le Saint, béni soit-Il, a choisi de l'implanter. Et lorsqu'on vient prétendre que les maîtres actuels n'égalent pas ceux d'autrefois, il convient de se rappeler avant tout que les simples cordonniers et les gens du peuple d'aujourd'hui ne ressemblent en rien aux gens simples d'alors.
On rapporte qu'un grand maître rentra chez lui et découvrit sa femme très troublée. Il s'enquit de la raison de son émoi, et elle lui expliqua : « Tout à l'heure, le porteur d'eau est venu. Il a fait remarquer qu'il devait encore réciter les bénédictions du matin et m'a demandé si je pouvais lui répondre amen. Puis il s'est mis à clamer de toutes ses forces : ‟Béni sois-Tu... qui ne m'a point fait femme” - et j'ai dû en plus lui répondre amen ! Un simple porteur d'eau, le métier le plus humble de l'époque, et moi qui suis l'épouse du rabbin ! » Le Rav lui répliqua avec humour : « Ne t'inquiète pas, la bénédiction de chacun se rapporte à sa propre conjointe. Pour lui, c'est par rapport à l'épouse du porteur d'eau, nullement par rapport à toi ! » L'enseignement est clair : tout guide spirituel est à l'échelle de son temps. Si tu déplores l'amenuisement de la stature des maîtres, sache que celle des générations a décliné dans la même mesure.
On interrogea un jour un grand maître : que put-on montrer à Adam le premier homme concernant notre époque, sachant qu'il est dit que chaque génération a ses sages et ses maîtres ? Il rétorqua : « Mais comment peux-tu parler ainsi ? Nous ne formons même pas une génération ! Qu'est-ce qui confère le titre de génération ? La présence d'êtres d'envergure, d'hommes accomplis. Au vu de notre déchéance, nous ne comptons même pas comme une génération. » Dès lors, avant d'exiger d'un maître contemporain qu'il égale les lumières d'autrefois, es-tu toi-même à la hauteur de ces temps reculés ? Nous avons déjà mentionné la réflexion du Gaon de Vilna : il affirmait pouvoir concevoir ce qu'était un Tanna, mais être bien incapable d'imaginer la stature spirituelle d'un modeste cordonnier au temps des prophètes. C'était une tout autre dimension, hors de portée même pour l'esprit du Gaon. Quant à la nature profonde d'un prophète, qui pourrait seulement prétendre la saisir et la mesurer ?
On raconte aussi que rabbi Pin’has de Koritz remarquait : Le Saint, béni soit-Il, fit défiler devant Adam le premier homme chaque génération avec ses sages, chaque génération avec ses prophètes, chaque génération avec ses maîtres. Pourquoi fut-il nécessaire de lui montrer la génération tout entière ? En quoi les gens de la rue présentaient-ils un intérêt pour lui ? Qu'on lui montrât uniquement les sommités de chaque époque ! C'est que si l'on ne lui avait présenté que les sages de nos temps actuels, il se serait récrié : « Mais qui vois-je donc là ? Reb Naftali ? Naftali ferait-il donc partie des maîtres ?! » On lui fit dès lors contempler la génération dans son ensemble, et il comprit aussitôt : « Ah, face à une telle génération, même Naftali mérite assurément le nom de sage ! » On lui découvrit la génération elle-même pour qu'il saisisse que la valeur des maîtres est toujours mesurée à l'aune de leur temps.
L'Alchikh explique ce verset comme une objection soulevée contre le verset précédent. Tu viens pourtant de m'affirmer : « Mieux vaut la fin d'une chose que son commencement » - c'est-à-dire qu'au fil de sa progression, la situation s'améliore, et bien souvent l'aboutissement s'avère supérieur aux débuts ; ce qui était difficile au départ se termine par exemple par la grâce d'engendrer des enfants dans sa vieillesse, ou d'autres dénouements semblables. Dès lors, le roi Salomon poursuit : si tu viens me demander « Pourquoi les premiers jours valaient-ils mieux que ceux-ci ? », cela semble contredire le principe énoncé. Tu prétends que la réalité va en s'améliorant, alors qu'autour de nous, nous constatons précisément le contraire : le monde décline, les hommes sont moins sages et s'étiolent sur le plan spirituel.
Quelle en est la réponse ? « Car ce n'est point par sagesse que tu t'interroges à ce propos » - si tu connaissais la véritable sagesse, c'est-à-dire la dimension cachée de la Torah, tu ne poserais pas une telle question. Tu comprendrais en effet que le monde s'achemine véritablement vers sa réparation. Certes, concrètement, les âmes qui descendent ici-bas relèvent du niveau des « pieds », des « talons », comme cela a déjà été expliqué - des âmes qui se situent tout à la fin de la chaîne. Mais sur le plan du processus de purification, nous en approchons du terme : les âmes qui se réincarnent encore et encore acquièrent, à chaque réincarnation, un surcroît d'épuration, sujet développé longuement dans l'ouvrage Michnat Haguilgoulim. Dès lors, lorsqu'on observe notre époque, la plupart des âmes se trouvent déjà dans les ultimes étapes de leur purification. Il ne reste plus que moins d'environ deux cents ans avant la fin des six mille ans du monde, ce qui implique que d'ici là doivent survenir la venue du Machia'h, la délivrance et l'accomplissement de toutes les promesses de bien.
Il en résulte que ces âmes ont déjà accompli de multiples réincarnations, ont été lavées et purifiées à plusieurs reprises, si bien que nous nous trouvons dans une condition bien plus affinée qu'il y a mille, deux mille ou trois mille ans, à l'époque où les âmes n'avaient pas encore traversé tout ce processus de décantation, d'épuration et de blanchiment. Les épreuves et les persécutions de l'exil font également partie intégrante de ce travail - ce qui a été enduré lors de l'expulsion d'Espagne ou durant la terrible Shoah - tout cela apportant un surcroît de purification par rapport au passé. Dès lors, « ce n'est point par sagesse que tu t'interroges à ce propos » : si tu pénétrais la sagesse cachée, tu saisirais que nous progressons, que l'avenir s'améliore, et que loin d'assister à une simple déchéance, nous vivons au contraire une élévation par l'épuration. Même si, sur le plan tangible, le constat de déclin reste exact, et qu'au regard des générations passées notre stature spirituelle est indéniablement amoindrie, cela tient précisément au fait que les âmes qui descendent appartiennent aux niveaux les plus bas, au niveau du « talon ».
Ces deux versets nous enseignent la modération sur deux plans distincts. « Ne te hâte pas de t'irriter en ton esprit » - ne te précipite pas pour juger et t'emporter, car « celui qui précipite ses pas pèche », et tu risquerais de causer du tort à un innocent tout en croyant accomplir la justice ; de plus, dominer sa colère et faire preuve d'indulgence méritent la longévité, même si cette prolongation des jours n'implique pas nécessairement de « véritables années de vie » - seule la Torah garantissant : « Car par moi se multiplieront tes jours, et des années de vie te seront ajoutées ». Quant à « Ne dis point : d'où vient... », ne regrette pas le passé en récriminations, car chaque sage est adapté à sa génération, et « tu ne dois t'en remettre qu'au juge de ton temps » ; de plus, quiconque a mérité de pénétrer la sagesse cachée sait que, par-delà le déclin apparent, le processus d'épuration des âmes approche de son parachèvement, et que la fin d'une chose s'avère bel et bien supérieure à son commencement.