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Chapitre 2 - Versets 14-26 - Un même sort pour le sage et l'insensé - 3e partie

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Dans la dernière partie du chapitre 2, le roi Salomon dresse le bilan de son introspection sur ce bas monde. Après avoir décrit tout ce qu'il a bâti, planté, amassé et réuni, il en arrive à cette question élémentaire : que retire finalement l'homme de tout son investissement matériel ? La réponse qu'il apporte est une amère vérité - douleurs, dépit et agitation - et à travers elle, il nous guide vers le juste équilibre : ni ascétisme absolu, ni course effrénée vers la matérialité, mais prendre de ce monde ce qui convient, en sachant que tout provient de la main de Dieu.

« Car qu'advient-il à l'homme de tout son labeur » - Entre labeur spirituel et labeur matériel
כִּי מֶה הֹוֶה לָאָדָם בְּכָל עֲמָלוֹ וּבְרַעְיוֹן לִבּוֹ שְׁהוּא עָמֵל תַּחַת הַשָּׁמֶשׁ׃ - Car qu'advient-il à l'homme de tout son labeur et des tourments de son cœur, pour lesquels il peine sous le soleil ?

Une question évidente se pose : Salomon n'a-t-il pas affirmé plus haut « car mon cœur s'est réjoui de tout mon labeur, et ce fut ma part de tout mon labeur », décrivant ainsi la joie qu'il éprouvait dans son œuvre ? Pourquoi déclare-t-il alors ici : « qu'advient-il à l'homme de tout son labeur » ? Le Kol Ephraïm explique : là-bas, il s'agissait d'un labeur portant sur des réalités non matérielles, plus spirituelles - et à leur sujet, effectivement, « mon cœur s'est réjoui de tout mon labeur ». Mais ici, il s'agit uniquement du labeur matériel, de ce que l'homme est contraint d'accomplir en raison des soucis de subsistance, de nourriture, de boisson et de tout ce qui en découle. C'est à ce propos que Salomon s'interroge véritablement : que reste-t-il à l'homme de tout cela ?

Et Rachi explique l'expression « ra'ayon libo » (le tourment de son cœur) à partir de la racine évoquant le brisement de cœur, à l'image du terme « ra'oua » (chancelant, brisé). C'est-à-dire : que retire l'homme de tout son labeur et de tout le chagrin qui lui brise le cœur pour chacune de ses entreprises - que lui rapporte tout cet investissement matériel pour lequel il s'épuise ici-bas ? Car, comme nous l'avons vu précédemment, il finit par tout laisser à d'autres.

« Car tous ses jours sont douleurs » - La notion de dépit intérieur
כִּי כָל יָמָיו מַכְאֹבִים וָכַעַס עִנְיָנוֹ גַּם בַּלַּיְלָה לֹא שָׁכַב לִבּוֹ גַּם זֶה הֶבֶל הוּא׃ - Car tous ses jours ne sont que douleurs et son occupation n'est que dépit ; même la nuit, son cœur ne repose point : cela aussi est vanité.

Le Malbim commence par définir ce qu'est le « ka'as » (dépit, contrariété) : le ka'as est une amertume du cœur, et non l'intention de nuire à autrui, mais un cœur mécontent et aigri. L'homme contrarié ressent ce ressentiment au fond de son cœur sans le manifester à l'extérieur. En revanche, s'il cherche à agir sous le coup de cette rancœur, cela ne s'appelle plus ka'as, mais 'haron ou kétsef (fureur, emportement). Le terme « 'haron af » (embrasement du nez) renvoie au rougissement du nez sous l'effet de la colère, ce qui constitue une manifestation extérieure ; de même, kétsef évoque l'écume aux lèvres, expression tout aussi visible. 'Haron et kétsef indiquent que le mécontentement s'est extériorisé et traduit en actes, tandis que le ka'as demeure toujours enfoui au-dedans, sans action ni manifestation extérieure. Il en va de même pour « sa fureur s'enflamma en lui » ('hamato ba'ara vo) : la 'hema est elle aussi une chaleur intérieure qui brûle en soi. C'est également le sens de « et sa rivale la piquait » (ve-kh'istah tsaratah), car elle s'irritait au plus profond d'elle-même, dans son cœur, ainsi que de notre verset : « tous ses jours ne sont que douleurs et dépit ».

Les jours de l'homme ressemblent à ses souffrances

Le Imrei Chéfer explique que le roi Salomon nous démontre ici encore combien il est préférable pour l'homme de renoncer aux illusions de ce monde. Pourquoi en effet se tourmenter pour des futilités matérielles qui ne sont que vanité, une feuille emportée par le vent ? « Qu'advient-il à l'homme de tout son labeur » : tant d'efforts investis, et pour quel résultat ? En vérité, « tous ses jours ne sont que douleurs ».

Il propose une magnifique explication de l'expression « tous ses jours ne sont que douleurs » : si l'on y réfléchit bien, les jours de l'homme sont à l'image de ses douleurs physiques. Que constate-t-on face à la douleur ? Un homme qui a mal à la tête vous dira qu'il n'y a rien de plus intolérable au monde, rien de plus insupportable. La nuit suivante, il n'arrive pas à dormir : le mal de tête a disparu, mais c'est un mal de dents qui le frappe, et il s'exclame aussitôt : il n'y a rien de pire qu'un mal de dents, c'est la chose la plus effroyable qui soit ! Il en va de même pour l'homme tout au long de son existence : à chaque épreuve qu'il traverse, il se dit « c'est le pire qui pouvait m'arriver », avant de découvrir qu'un abîme succède à celui qu'il croyait avoir surmonté. Le découvert bancaire se creuse, les tracas s'amplifient, et à mesure que les enfants grandissent, les soucis grandissent avec eux. Rien ne se passe comme prévu : on s'imaginait avoir touché le fond du malheur, et l'on découvre que la vie réserve sans cesse de nouvelles surprises amères.

« Et son occupation n'est que dépit » - Son occupation perpétuelle n'est que contrariété

« וְכַעַס עִנְיָנוֹ » (« et le dépit est son occupation ») - tout ce dont il se préoccupe en permanence n'est que colère et amertume. Qu'est-ce que cela signifie ? Si l'on observe bien, on constate que tout ce qui se passe autour de lui le dérange : pourquoi untel a-t-il agi ainsi, pourquoi est-il comme cela, pourquoi ma femme n'a-t-elle pas écouté, pourquoi ai-je parlé ainsi à cet enfant, et avec le patron, cela ne va plus depuis longtemps. Tous ses jours ne sont que colère. Il marche constamment en se rongeant de l'intérieur. Lorsqu'un homme est dépourvu de crainte du Ciel, de la conscience que tout vient d'En haut et de la certitude qu'une providence particulière régit chaque événement, toute sa vie n'est que ressentiment. Il devient une véritable nuisance pour son entourage ; le moindre geste le met hors de lui : « Ça suffit, je t'ai dit d'arrêter, pourquoi me fais-tu cela ? » Il est particulièrement éprouvant de côtoyer de telles personnes.

Et ne croyez pas que cela ne vienne que de lui : dans un tel climat, l'irritation devient mutuelle. Il est en colère, son épouse lui en veut, ses enfants lui en veulent, son patron est mécontent de lui, et même son voisin est excédé contre lui. Et que reste-t-il autour d'un tel homme ? Des tensions, de l'amertume et une agitation perpétuelle.

« Même la nuit, son cœur ne repose point »

À tel point que même la nuit, son cœur ne trouve pas le repos. On se met au lit, on s'allonge à l'horizontale, tout semble propice au calme et au délassement - mais ce repos n'est accordé qu'au corps, car le cœur, lui, fait encore des heures supplémentaires. Pourquoi ? Parce que le cœur continue de ressasser les événements de la journée : pour qui se prend-il, croit-il vraiment que je vais céder ? Et le voilà qui tourne et retourne la dispute qu'il a eue avec untel. La nuit venue, le cœur ne se repose pas, et les ressentiments du jour se prolongent.

Et d'où vient tout cela ? De l'excès de labeur et d'attachement aux affaires de ce monde : dès lors, la moindre contrariété le bouleverse - untel m'a causé un dommage, ici j'ai subi une perte, là on m'a fait ceci. En revanche, celui qui relativise tous les biens de ce monde matériel et déclare : « Cela aussi n'est que vanité », celui-là mène une vie paisible, mange bien, dort bien, et tout va bien pour lui. Il ne connaît ni tension, ni angoisse, ni souffrance ; les épreuves ne l'écrasent pas, elles glissent sur lui. Certes, acquérir un tel état d'esprit et une telle sagesse constitue un niveau très élevé. Nous ne prétendons pas atteindre la perfection absolue, mais chacun, face aux événements de sa vie, peut adopter cette ligne de pensée : comprendre que pour l'homme que tout contrarie, « tous ses jours ne sont que douleurs, et le dépit est son occupation ; même la nuit, son cœur ne repose point ».

Quatre-vingts pour cent des querelles portent sur l'argent

Et tout cela, pourquoi ? Pour de la futilité. Des disputes pour cette somme d'argent, pour cette maison, pour cet héritage, pour cette place ou pour cette affaire commerciale. Remarquez bien que quatre-vingts pour cent des querelles concernent l'argent, quatre-vingts pour cent des différends touchent aux questions matérielles et de subsistance. Pourtant, si l'on se disait d'emblée : que représente tout cela ? L'argent va et vient, est-ce pour cela qu'il faut gâcher sa vie ? Parfois, des gens se livrent des guerres impitoyables, au point de subir des crises cardiaques, des ulcères et tant d'autres maux. Pour quoi ? Pour de l'argent. Cet argent mérite-t-il vraiment tant de souffrances ? Si l'homme réfléchissait et pesait ses actes avec discernement, il comprendrait qu'il vaut bien mieux pour lui agir comme le disait Chlomo : « Et je me suis mis à désespérer mon cœur de tout le labeur que j'avais accompli sous le soleil ». Il est préférable de se dire que tout cela n'est que vanité : un peu plus, un peu moins, qu'importe ! Bien entendu, il ne s'agit pas pour autant de jeter son argent par la fenêtre.

Le Rabbi, le marché et les pièces jetées à terre

On raconte qu'un homme s'était rendu un jour au marché. Par sa fenêtre, le Rabbi l'aperçut en pleine effervescence, achetant et vendant, manifestant une exaltation démesurée pour de simples tractations financières. Le Rabbi le fit aussitôt monter chez lui et lui adressa des reproches : « Qu'est-ce que cela signifie ? Pourquoi donner tant d'importance à l'argent ? Est-ce là l'essentiel de l'existence ? Je t'observe et tu sembles revitalisé comme si l'on t'avait administré une bouffée d'oxygène, avec un tel enthousiasme ! » Secoué par ces remontrances, l'homme sortit son argent, le jeta par terre et se mit à le piétiner. Le Rabbi s'écria : « Non, que fais-tu là ? Ramasse cela et remets-le dans ta poche, c'est de l'argent ! » L'homme en sortit désorienté, sans comprendre ce que le Rabbi attendait de lui. Le Rabbi lui expliqua : « L'argent est une chose précieuse ; avec de l'argent, on peut acquérir bien des choses, on peut acquérir le Monde futur, on peut s'assurer l'éternité. Mais il faut lui accorder la place qui lui revient et sa juste valeur. Vaut-il la peine de ruiner sa santé pour cela ? Vaut-il la peine de perdre sa femme et ses enfants ? »

Et regardez combien de personnes perdent tout pour de l'argent. Pour cette somme, l'homme entre en conflit avec sa femme, avec ses enfants, avec ses voisins - et tout tourne autour de l'argent. Si seulement l'homme prenait conscience de cela, il serait prêt à renoncer et se dirait : « Laissez-moi en paix avec tout cela ; donnez-moi une belle vie, donnez-moi la santé, donnez-moi la paix dans mon foyer, donnez-moi la concorde familiale ! »

Une vie de mesquinerie

On entend parfois parler de couples qui vivent sous un régime de séparation constante : elle affirme qu'elle ne donnera pas telle somme, lui refuse de donner telle autre, il donnait autrefois puis a cessé. J'ai entendu le cas d'un couple marié à un âge mûr et qui a choisi dès le départ de séparer strictement ses finances - on peine à imaginer à quelles absurdités cela aboutit. L'un donne quelques shekels à l'autre en disant : « Achète-moi telle chose avec ceci », et l'autre rétorque : « Attends, ceci doit être payé avec le compte commun, mais cela, tu dois le payer avec ton propre argent ! » Maître du Monde, quel genre de vie est-ce là ? Il s'agit de personnes de soixante ou soixante-dix ans : où emporteras-tu cet argent ? Que penses-tu en faire ? Avec tout l'argent que tu possèdes, combien d'années te reste-t-il encore à vivre ? Et celui qui ne comprend pas cela gâche son existence présente en s'enfermant dans une vie de mesquinerie : « Moi j'ai payé et elle n'a rien mis, j'ai réglé la facture d'électricité tout seul et elle n'a pas participé, je lui ai fait une remarque et elle m'a jeté deux cents shekels au visage. » Ce sont là des anecdotes vécues dont on a eu l'écho tout récemment, et cela brise le cœur. Il arrive que l'un des conjoints soit d'une avarice maladive, et c'est assurément une immense épreuve. Mais il faut comprendre que l'argent n'est pas le but de la vie ; au contraire, cette obsession empêche l'homme de jouir d'une existence paisible, de la paix dans son foyer, de l'entente avec ses enfants, ses voisins ou son employeur. Tout cela découle du fait que l'homme fait de ce monde terrestre sa priorité absolue, négligeant le conseil de Chlomo : « Et je me suis mis à désespérer mon cœur de tout le labeur que j'avais accompli sous le soleil ». Dès lors, même la nuit venue, lorsqu'il dort, le cœur de cet homme ne repose point. Et Chlomo conclut : « Cela aussi est vanité ». Vois donc : à quoi t'a servi tout ce labeur ? Si tu n'y as gagné ni la sérénité ni la santé - si tel est le résultat, tout n'est que vanité.

« Mais la satiété du riche ne le laisse pas dormir »

C'est à ce sujet qu'il est écrit : « Mais la satiété du riche ne le laisse pas dormir » - à qui ? Au pauvre ! Pourquoi ? Parce que lorsque le pauvre va se coucher, il ne cesse d'y penser : regarde comme ce riche est rassasié, comme il est satisfait, alors que moi, je suis si misérable. La satiété du riche empêche le pauvre de dormir ; le pauvre ne trouve plus le sommeil, obsédé en permanence par l'opulence du riche. C'est le sens de « son cœur ne repose point » : même lorsqu'il se couche, son cœur, lui, ne dort pas. Multiplier les biens, c'est multiplier les soucis, et la satiété du riche prive le pauvre de sommeil tant il est tourmenté : pourquoi les autres gagnent-ils de l'argent et pas lui ?

« Il n'y a de bon pour l'homme que de manger et de boire » - Le boire et le manger de la Torah
אֵין טוֹב בָּאָדָם שֶׁיֹּאכַל וְשָׁתָה וְהֶרְאָה אֶת נַפְשׁוֹ טוֹב בַּעֲמָלוֹ גַּם זֹה רָאִיתִי אָנִי כִּי מִיַּד הָאֱלֹהִים הִיא׃ - Il n'y a de bon pour l'homme que de manger, de boire et de faire goûter le bien-être à son âme au milieu de son labeur ; j'ai vu aussi que cela vient de la main de Dieu.

Dans le Midrach Zouta, Rabbi Néh'émia, Rav Nah'man bar Rav H'isda, Rabbi Chmouel bar Nah'man, et selon d'autres Rabbi Méyacha et Rabbi Yirméya bar Rabbi Yits'h'ak, enseignent : chaque fois qu'il est question de manger et de boire dans Kohélet, il s'agit uniquement de paroles de Torah, de mitsvot et de bonnes actions, comme il est dit : « Venez, achetez et mangez », et « Venez, mangez de mon pain et buvez du vin que j'ai préparé ». Ainsi, « Il n'y a de bon pour l'homme que de manger et de boire » : le Midrach applique cela à l'étude de la Torah. L'étude de la Torah est comparable à la nourriture et à la boisson, et c'est là le véritable bien pour l'homme.

Et quel est le sens de « et de faire goûter le bien-être à son âme au milieu de son labeur » ? Le Midrach explique : la Torah est appelée « bien », et les bonnes actions sont appelées « bien », comme il est dit : « Éloigne-toi du mal et fais le bien ». Par là, il « fait voir à son âme » la vie du Monde futur qui est entièrement bon ; il contemplera dans l'éternité le bien découlant de tout le labeur qu'il a fourni ici-bas. « J'ai vu aussi que cela vient de la main de Dieu » : si le Saint, béni soit-Il, a doté l'homme de discernement pour suivre la voie du bien, c'est précisément la voie qu'Hachem désire. Hachem attend de toi que tu choisisses la bonne voie, et Il t'a donné le discernement nécessaire pour opérer ce choix, car « Hachem a voulu, pour Sa justice » ; Il t'a donc offert un chemin vertueux pour que tu le choisisses et que tu sois heureux.

Rachi : une formule interrogative - se contenter de ce que l'on a

Rachi explique que ce verset est formulé sous forme d'interrogation : n'est-il pas bon pour l'homme de manger, de boire et de faire goûter le bien-être à son âme au milieu de son labeur ? C'est-à-dire : ne vaudrait-il pas mieux pour toi te contenter de ce que tu possèdes, manger et boire de ce que tu as acquis, et « faire goûter le bien-être à son âme au milieu de son labeur », en jouissant simplement du fruit de ta peine ? Comme il est écrit : « Quand tu manges du labeur de tes mains, tu es heureux et tout va bien pour toi » - heureux dans ce monde-ci et le bien t'est réservé dans le Monde futur. S'il mange, boit et pratique le droit et la justice, alors tout va bien pour lui. N'est-il pas infiniment préférable de manger, de boire et de te satisfaire de ton lot, plutôt que de courir après des ambitions trop grandes et hors de ta portée, qui ne t'apportent que peine et déchirement, comme nous l'avons vu plus haut ?

Rav Saadia Gaon : l'équilibre, non l'ascétisme

Rav Saadia Gaon explique que le roi Salomon vient ici équilibrer le propos. On pourrait croire, d'après les paroles précédentes, que je prêche l'ascétisme, le renoncement et le détachement total des plaisirs de ce monde. Salomon précise : non, telle n'est pas mon intention. Mon propos est que l'homme mange, boive et fasse goûter le bien à son âme au milieu de son labeur. En d'autres termes : je mets seulement en garde contre la poursuite effrénée de la matérialité en ce monde. Quiconque s'imagine qu'en multipliant ses acquisitions, en amassant de l'argent, en achetant, en bâtissant et en multipliant les entreprises, il obtiendra le repos, la quiétude et la paix, commet une grave erreur. Il est bien préférable pour l'homme de manger, de boire et de faire goûter le bien à son âme au milieu de son labeur. Je ne dis nullement que l'homme doive s'abstenir de manger ou de boire ; Salomon vient nuancer les choses et dire : prends de ce monde ce qui t'est nécessaire pour ta subsistance, et accorde à chaque chose la juste place qui lui revient.

Combien il est rare de trouver un homme heureux

Le Imré Chéfer explique que la nature humaine est telle que l'homme trouve constamment matière à réclamation et à récrimination ; chaque fois, quelque chose d'autre vient le déranger, et chaque fois, il trouve un nouveau prétexte qui l'empêche de jouir de ce qu'il a. C'est à ce propos que Salomon déclare : « J'ai vu » - j'ai vu que trouver un homme véritablement satisfait de son sort, qui mange, boit et jouit de son labeur, est une chose infiniment rare. Et si l'on en trouve un, « cela vient de la main de Dieu » : c'est un véritable don d'Hachem. De fait, on interrogea jadis de grands maîtres d'Israël à ce sujet. L'un répondit : « J'ai connu un seul homme véritablement heureux dans ma vie : le Saba de Kelm ». Un autre répondit : « J'ai connu un seul homme véritablement heureux dans ma vie : Rabbi Israël Salanter ». Ils ont ainsi cité des exceptions rarissimes d'hommes dont on pouvait dire qu'ils étaient pleinement heureux : tout ce qu'ils possédaient leur convenait, ils n'étaient ni amers ni exigeants, et ne cherchaient pas sans cesse à accumuler davantage de richesses. Voilà l'homme qui est heureux, et il est extrêmement rare de rencontrer un être qu'aucun souci ne vient troubler.

La fille du roi et la chemise de l'homme heureux

On raconte l'histoire de la fille du roi qui tomba malade, et à qui l'on prescrivit de revêtir le vêtement d'un homme véritablement heureux pour sortir de sa dépression. Les émissaires du roi partirent chercher partout cet homme comblé, sans rien trouver. Jusqu'au moment où ils aperçurent un berger jouant de sa flûte, paisiblement étendu auprès de son troupeau. Ils l'interrogèrent - car ils demandaient à chaque passant : « Es-tu heureux ? » et tous répondaient : « Non, quel bonheur ? » - mais lui répondit : « Oui, nul n'est plus heureux que moi ! » Ils lui dirent alors : « Rends-nous service, donne-nous ta chemise afin que nous la portions à la fille du roi en proie à la dépression, pour qu'elle guérisse. » Il leur répondit : « Une chemise ? Mais je n'en ai pas ! Et si j'en avais une, je ne serais déjà plus heureux : il me faudrait veiller à ce qu'elle ne s'abîme pas, il me faudrait la laver, surveiller si elle est à la mode - et sait-on jamais, les modes changent, avec de petits crocodiles qui courent ou des chevaux au galop ! Tout cela commencerait à m'accaparer l'esprit et à me soucier. Je n'ai pas de chemise, et c'est pour cela que je suis heureux ! » Dès lors, « il n'y a de bien pour l'homme » : nous ne trouvons aucun homme dont on puisse dire que tout est parfait pour lui, qui mange, boive et procure le bonheur à son âme par son labeur. Et si un tel privilège existe parfois, chez des êtres d'exception parvenus à ce niveau spirituel, « cela vient de la main de Dieu » - c'est un présent d'Hachem accordé à celui qui a mérité un tel bienfait.

Le mendiant, le fendeur de bois et les deux notables

Le Me'am Loez rapporte, au nom du Kol Yaakov, que le roi Salomon vient ici t'enseigner : sache que tout le bien dont tu jouis en ce monde, ne te l'attribue pas à toi-même, car il provient de la main de Dieu. C'est comparable à une discussion entre mendiants qui racontaient un jour leurs pérégrinations : les endroits où ils s'étaient rendus, les aumônes reçues ici et là, qualifiant les uns d'avares et les autres de généreux. L'un d'eux intervint : « Venez écouter ce qui m'est arrivé. Un jour, je suis arrivé dans une certaine ville et je suis entré dans une cour. J'ai frappé à la porte en comprenant qu'il s'agissait de gens fortunés, et j'ai demandé : 'Serait-il possible de recevoir un déjeuner ?' (Non pas comme aujourd'hui où l'on réclame directement de l'argent - il cherchait simplement un repas.) Le maître de maison lui répondit : 'Oui, monsieur, vous pouvez obtenir ici un copieux repas de midi, mais pour cela, il y a une tâche à accomplir.' Il lui montra dehors des bûches qu'il fallait fendre et préparer pour alimenter le fourneau. Il lui dit : 'Fends ce bois ici, et ensuite tu recevras ce qui te revient.' »

« J'ai compris, poursuit le mendiant, qu'il s'agissait de quelqu'un de sérieux et que l'effort en valait la peine. Pendant deux heures, j'ai fendu du bois ; mes bras et mon dos étaient brisés, mes mains couvertes d'ampoules, je ne me souvenais pas avoir jamais travaillé ainsi ! J'ai frappé à la porte et j'ai dit : 'Maître de maison, j'ai terminé.' Il est sorti, a inspecté le travail d'un coup d'œil et m'a dit : 'Très bien, c'est parfait. Va frapper à la porte d'en face et dis qu'un déjeuner te revient.' Je m'y suis rendu, j'ai frappé, et je vous l'assure : tout comme je ne me souvenais pas avoir travaillé aussi durement, je n'avais jamais mangé un tel festin de ma vie ! Un repas extraordinaire, somptueux. L'effort avait payé ! »

Soudain, il voit ses compagnons éclater de rire. Ils lui demandent : « Où étais-tu ? Dans cette cour-là ? » Il répond : « Oui. » Et de nouveau, les rires redoublent. Il s'étonne : « Qu'y a-t-il de si drôle ? » Ils lui expliquent : « Comprends donc : dans cette cour résident deux notables. L'un d'eux est si pingre que, même si tu travaillais pour lui jour et nuit pendant soixante-dix ans, il ne te donnerait pas un morceau de pain ; tandis que l'autre offre généreusement un somptueux repas complet à quiconque franchit son seuil, avec une magnificence royale ! » Il comprit alors son erreur : il avait d'abord frappé chez l'avare, qui avait profité de lui pendant deux heures avant de l'envoyer manger chez le bienfaiteur généreux - où il aurait de toute manière été nourri sans avoir à fournir le moindre travail !

C'est précisément ce que le verset t'enseigne : « Il n'y a de bien pour l'homme que de manger, de boire et de faire goûter le bonheur à son âme par son labeur » - ne t'imagine pas que le bien découle de ton labeur ! Le manger et le boire proviennent-ils de l'effort fourni ? Ils n'y sont en réalité aucunement liés. Fendre du bois d'un côté ne t'a pas octroyé le repas de l'autre côté. Sache que chaque fois que tu penses : « C'est moi qui ai peiné, c'est moi qui ai fourni l'effort », tes gains étaient en fait déjà décrétés. Tout ce qui t'incombe, c'est d'accomplir une ichtadélout (un effort raisonnable) ; mais croire que c'est parce que tu as trimé pendant deux heures que tu as été rétribué, c'est une illusion : tu as reçu ce qui t'était destiné parce que cela avait été décrété. Il faut faire son ichtadélout, et une fois accomplie, cela suffit. Et si tu obtiens un salaire, « car cela vient de la main de Dieu » : c'est un décret d'Hachem, ce que tu as obtenu vient de Lui, et ne crois pas que c'est ton propre labeur qui te l'a accordé et procuré.

« Car qui mangera et qui jouira en dehors de moi ? »
כִּי מִי יֹאכַל וּמִי יָחוּשׁ חוּץ מִמֶּנִּי׃ - Car qui donc mangera et qui jouira des plaisirs sensoriels en dehors de moi ?

Le Imré Chéfer explique : Salomon ajoute ici une précision, anticipant ce que les hommes pourraient objecter : peut-être Salomon critique-t-il si sévèrement les affaires de ce monde, ses plaisirs et ses passions, et les dépeint-il de manière si sombre, parce qu'il n'en a pas suffisamment profité ? Peut-être manque-t-il d'expérience, ne connaissant pas assez bien toutes les jouissances terrestres, alors que s'il les avait goûtées un tant soit peu, il tiendrait sans doute un autre langage ? C'est pourquoi le roi Salomon déclare : « Car qui mangera et qui jouira en dehors de moi ? » Qui a pu manger un mets que je n'aurais pas goûté, et qui a pu « jouir » - éprouver une sensation parmi tous les plaisirs des sens - d'une chose dont je n'aurais pas moi-même profité ? Sachez donc que lorsque je vous parle ainsi, c'est un homme sachant exactement de quoi il parle qui s'adresse à vous, quelqu'un qui a tout expérimenté et dont le propos repose sur une réalité vécue, et non sur de vagues théories.

« Car à l'homme qui Lui est agréable » - et au pécheur, Il donne la charge
כִּי לְאָדָם שֶׁטּוֹב לְפָנָיו נָתַן חׇכְמָה וְדַעַת וְשִׂמְחָה וְלַחוֹטֶא נָתַן עִנְיָן לֶאֱסֹף וְלִכְנוֹס לָתֵת לְטוֹב לִפְנֵי הָאֱלֹהִים גַּם זֶה הֶבֶל וּרְעוּת רוּחַ׃ - Car à l'homme qui Lui est agréable, Il a donné sagesse, savoir et joie ; mais au pécheur, Il a donné la charge d'amasser et d'accumuler pour donner à celui qui est agréable à Dieu. Cela aussi est vanité et poursuite du vent.

« Car à l'homme qui Lui est agréable » - qui est agréable aux yeux de D.ieu, « Il a donné sagesse, savoir et joie » : Hachem lui a donné un cœur pour s'adonner à la Torah et aux mitsvot, et lui a aussi permis de se réjouir de sa part, comme nous l'avons vu plus haut, qu'il mange, boive et procure le bien-être à son âme au milieu de son labeur. Rachi poursuit dans cette même ligne : c'est ce qui est attendu de l'homme - Hachem veut que l'homme connaisse le bien ici-bas, dans ce monde, Il ne désire pas que l'homme souffre.

Mais d'un autre côté, « et au pécheur, Il a donné la préoccupation » - c'est-à-dire qu'Il lui a assigné pour coutume de ne se soucier constamment que d'amasser et d'accumuler. Tout son but n'est que d'amasser encore et toujours plus. Et pour qui ? En fin de compte, « pour le donner à celui qui est agréable à D.ieu » - tout ce que tu amasses et accumules, c'est pour que celui qui est agréable à D.ieu le reçoive au bout du compte, comme il est écrit : « le méchant prépare, mais le juste s'en vêtira ». Toute ta peine n'aura servi qu'à remettre ce bien à celui qui trouve grâce aux yeux de D.ieu, comme il est dit dans le livre d'Esther : « Et Esther établit Mordékhaï sur la maison de Haman ». Et cela aussi est vanité - qu'Hachem ait imposé aux créatures un tel labeur, et que l'homme s'échine afin qu'un autre en jouisse.

Le Sforno ajoute d'autres exemples : comme nous le trouvons chez Yaakov Avinou : « D.ieu a arraché le bétail de votre père et me l'a donné » - tout le troupeau de Lavan est passé à Yaakov, et il est écrit que Lavan perdit ensuite tout son bétail dans de mauvaises affaires, et même de ce qu'il en resta, aucune bénédiction ne subsista. De même dans l'histoire de Yossef Mokir Chabbat, où tout le labeur et les peines du riche tombèrent finalement entre les mains de Yossef Mokir Chabbat. Il en fut ainsi des trésors de Pharaon : Pharaon amassa et conserva d'immenses richesses - démarche commencée du temps de Yossef - et à la fin, tout fut remis à celui qui est agréable à D.ieu : « le butin de la mer Rouge fut plus grand que celui d'Égypte », au point que chacun chargea quatre-vingt-dix ânes de Libye. Ainsi, toute la peine que tu te donnes, toi le méchant, n'est destinée qu'à être remise à celui qui est agréable à D.ieu. N'est-ce pas là vanité et poursuite de vent, vanité et brisement d'esprit - lorsque l'homme réalise : je me suis fatigué, j'ai peiné, et regarde ce qu'il m'en reste !

Le Ran : Adam HaRishon avant et après la faute

Le Ran, dans ses Derachot, explique que les deux parties du verset se rapportent à Adam HaRishon : Adam HaRishon avant la faute, et Adam HaRishon après la faute. « À l'homme qui Lui est agréable, Il a donné sagesse, savoir et joie » - c'est Adam HaRishon au Gan Éden. Il lui a donné la sagesse, et il est écrit que les anges s'émerveillaient devant lui et voulurent proclamer « Saint » devant lui en voyant sa sagesse. Il lui a donné savoir et joie - il se trouvait dans le lieu le plus sublime, au Gan Éden : « de tout arbre du jardin tu peux manger », une nourriture prête sans le moindre effort, les anges du service lui filtrant le vin et lui rôtissant la viande. Que pouvait-il y avoir de meilleur ? Tout était parfait pour lui. Et qui est le « pécheur » ? Lorsque Adam HaRishon fauta en mangeant de l'Arbre de la connaissance - « Il lui a donné la préoccupation d'amasser et d'accumuler », « elle te produira épines et chardons » : désormais, tu peineras sans cesse à récolter et engranger, le temps de la cueillette, le temps de la moisson, constamment astreint au labeur pour assurer sa subsistance. Pourtant, n'était-ce pas bien meilleur auparavant - « à l'homme qui Lui est agréable », à qui Hachem donnait tout fin prêt ? Pourquoi le pécheur a-t-il dû fauter, pour en arriver finalement à n'avoir pour toute préoccupation que d'amasser des richesses ?

Le Malbim : la différence entre « amasser » (léessof) et « accumuler » (likhnos)

Le Malbim explique, selon les finesses du Lachon HaKodech, la différence entre « léessof » (amasser, rentrer) et « likhnos » (engranger, accumuler). Le verbe « assaf » exprime toujours le fait de faire entrer une chose dans un lieu déterminé, et ne signifie pas simplement rassembler des éléments dispersés - rassembler ce qui est dispersé se dit « kibets ». « Assaf », c'est faire entrer une chose dans une réserve, l'introduire dans un lieu précis : « Il les rassembla (vayaassof) en prison » - il les fit entrer en prison ; « nul ne les accueille (méasséf) dans sa maison » - ne les fait entrer chez lui. Le terme « assaf » est également lié au verbe « kanass » : la « assifa » désigne le fait de faire entrer de l'extérieur vers l'intérieur, tandis que la « kénissa » indique qu'à l'intérieur, on le dépose dans un coffre, un trésor ou un endroit sécurisé. De là vient aussi le verbe « assaf » lorsqu'une chose se replie sur elle-même, comme dans : « le prêtre dit : retire (essof) ta main » - qu'il ramène ses mains vers son corps ; de même : « et tu le guériras (véassavto) de sa lèpre », et « le lépreux est réintégré (vééssaf) » - réadmis à l'intérieur du camp.

Pourquoi le Saint, béni soit-Il, a-t-Il donné au pécheur la préoccupation d'amasser ?

L'Imrei Chefer explique : pour quelle raison « il n'y a de bien pour l'homme » ? Parce que « à l'homme qui Lui est agréable, Il a donné sagesse, savoir et joie » - à l'homme droit qui marche dans la voie d'Hachem, Hachem a donné sagesse et savoir, ce qui signifie que le fruit de son labeur lui appartiendra en propre ; il en jouira et le recevra. Mais cette situation est rarissime, un cas d'exception : que l'homme peine et travaille uniquement pour lui-même ! Nous avons vu que des Sages ont dit d'eux-mêmes : « et ils abandonnent leur fortune à d'autres », même pour celui qui n'a laissé qu'une mesure de safran, le strict minimum : j'ai peiné, et c'est un autre qui en a profité. C'est donc une chose fort rare, exceptionnelle.

« Mais au pécheur, Il a donné la préoccupation d'amasser et d'accumuler » - le pécheur a pour occupation d'amasser et d'engranger, ce qui ne constitue nullement une fin en soi. Et l'auteur propose ici un éclairage novateur : pourquoi le Saint, béni soit-Il, a-t-Il donné au pécheur la préoccupation d'amasser et d'accumuler ? Car s'il n'en était pas ainsi, il pécherait encore davantage. Qu'a donc fait Hachem ? Il lui a trouvé une sorte d'ergothérapie, une occupation pour canaliser son énergie : amasse et accumule de l'argent, sois absorbé vingt heures par jour à récolter et entasser, et tu n'auras plus de temps libre pour commettre des fautes, aucun répit pour les péchés ni pour le mal, tant tu seras accaparé par cette collecte incessante. S'il avait eu du temps libre, toute sa journée aurait été disponible pour transgresser ; c'est pourquoi Hachem lui a donné une « occupation » ('inyan) - une charge qui l'absorbe et l'épuise, afin de l'éloigner du péché.

Et à qui reviendra finalement tout ce labeur ? « Pour le donner à celui qui est agréable à D.ieu » - en fin de compte, tout ce fruit du travail sera remis à celui qui trouve grâce aux yeux de D.ieu. Et comment se réjouir d'une chose qui finira entre les mains d'un autre ? C'est pourquoi « cela aussi est vanité et poursuite de vent » - vanité et brisement de cœur, car il ne pourra pas s'en réjouir, étant donné que tout son labeur et toute sa peine échoiront à celui à qui le Ciel l'a destiné.

En conclusion :

À la fin du chapitre 2, le roi Salomon dresse devant nous un bilan : celui qui fait de son labeur matériel l'essentiel - « tous ses jours ne sont que douleurs, et son occupation n'est que dépit ; même la nuit son cœur ne repose point » -, tout le dérange, tout est source de querelle pour lui, et la plupart des conflits dans ce monde tournent autour de l'argent qui, de toute façon, va et vient. En revanche, celui qui relativise les affaires de ce monde en comprenant leur vanité mange bien, dort bien, et les tourments passent à côté de lui sans l'atteindre. De là découle le conseil équilibré : ni ascétisme ni avidité, mais « qu'il mange, qu'il boive et qu'il fasse voir le bien à son âme au sein de son labeur » - se contenter de sa part, se nourrir et s'abreuver de Torah et de mitsvot, et savoir que ce bien n'est pas le fruit de son labeur, mais que « cela vient de la main de Dieu ». Quant à celui qui ne le comprend pas, Hachem lui a donné pour tâche d'amasser et d'accumuler, pour finalement tout « donner à celui qui est agréable devant Dieu » - et c'est pourquoi cela aussi est vanité et poursuite de vent.