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25 Adar I

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"Chambre" quatre-vingt-quinzième dans le palais du Hayom Yom.

Mardi 25 Adar I 5703.

Les cours : Houmach, Vayakhel, chelichi, avec le commentaire de Rachi.

Tehillim, le 25 du mois : on dit la première moitié du chapitre 119 - depuis le premier verset qui commence par "Achrei", jusqu'à la fin de la lettre lamed, avant la lettre mem, aux mots "Rehava mitsvatekha meod".

Tanya : nous sommes encore dans le chapitre 32. Le cours quotidien commence aux mots "Vezehou chéamar Hillel" et se termine au folio 41, au mot "baarikhout".

L'enseignement du jour est très bref et indique une conduite particulière. Avant de le lire, donnons un peu de contexte afin de comprendre l'accent qu'il porte. On sait que le Siddour comporte chaque jour le "Chir Chel Yom", le chant que les Léviim disaient dans le Beth Hamikdach, chaque jour - jour de semaine comme Chabbat. Et après le "Chir Chel Yom" viennent quelques versets qui commencent par "Hochi'enou" - "Hochi'enou Hachem Elokénou".

Quant à la récitation du "Chir Chel Yom" en général, dans le noussa'h Sefard il existe des communautés qui ne disent pas du tout le "Chir Chel Yom" le Chabbat et les jours de Yom Tov, mais seulement en semaine. De même pour la récitation des versets qui suivent le "Chir Chel Yom", ceux qui commencent par "Hochi'enou", là aussi les coutumes varient : il y a des communautés qui, bien qu'elles disent le "Chir Chel Yom" chaque jour, y compris Chabbat et Yom Tov, ne disent pas le "Hochi'enou" le Chabbat et Yom Tov, ou un jour où l'on ne dit pas Ta'hanoun - un jour où l'on ne dit pas "Lamnatsea'h" "Yaankha". Et il y a des coutumes de le dire toujours, sauf la veille de Chabbat, où l'on ne dit pas "Hochi'enou".

Il est écrit dans l'un des ouvrages quelle est la raison pour laquelle on ne dit pas "Hochi'enou" la veille de Chabbat : parce que la Guemara, dans le traité Erouvin, dit qu'Eliyahou Hanavi ne vient pas annoncer la Guéoula la veille de Chabbat ni la veille de Yom Tov, car les Juifs sont occupés par les besoins du Chabbat et du Yom Tov, et il ne vient pas les déranger. Il n'est donc pas approprié de dire la veille de Chabbat "Hochi'enou Hachem Elokénou", qui est une supplication pour la Guéoula. Voilà l'arrière-plan des différentes coutumes existant au sujet du "Chir Chel Yom" et du "Hochi'enou".

Dans les hagahot que le Rabbi a écrites sur le Siddour, il rapporte au nom du Rebbe Rayats que, lorsque le Rebbe Rayats demanda à son père, le Rebbe Rachab, comment il se conduisait quant à la récitation du "Hochi'enou" - s'il le disait chaque jour ou non - il lui fut répondu qu'il le disait à Roch 'Hodech, à Yom Tov, à Roch Hachana et à Yom Kippour. Et dans les notes du Rabbi, concernant Chabbat, il a écrit pour lui-même entre parenthèses "reste encore à vérifier". Cela, le Rabbi l'a écrit des années avant le Hayom Yom, et la conclusion se trouve ici, dans le Hayom Yom.

Alors, comment doit-on se conduire concrètement ? Nous comprenons à présent la portée de l'enseignement du jour, qui apporte une nouveauté dans une conduite que nous suivons comme une chose évidente sans en saisir le point, puisqu'elle a pour arrière-plan des coutumes différentes. Sur cela vient l'enseignement du jour qui dit : "Le Hochi'enou après le Chir Chel Yom, on le dit aussi bien en semaine que le Chabbat, Yom Tov, Roch Hachana et Yom Kippour". C'est-à-dire que l'on dit toujours le "Chir Chel Yom", et non comme ces communautés qui ne le disent pas Chabbat et Yom Tov ; et de même on dit toujours "Hochi'enou", que ce soit la veille de Chabbat, le Chabbat ou Yom Tov.

Il est intéressant de noter que, comme nous l'avons dit, il existe un ouvrage qui donne la raison pour laquelle on ne dit pas "Hochi'enou" la veille de Chabbat, parce que la Guemara dit qu'Eliyahou Hanavi ne vient pas la veille de Chabbat afin de ne pas détourner les Juifs des préparatifs du Chabbat. Or le Rabbi a dit à plusieurs reprises que Machia'h peut tout à fait venir aussi la veille de Chabbat [en 5732, le Chabbat Mevarkhim Sivan, le Rabbi a dit que Machia'h viendra même Chabbat et Yom Tov]. Et que fait-on alors de ces propos selon lesquels il ne veut pas déranger les Juifs ? Le Rabbi a dit que les Juifs renoncent au dérangement : ils veulent la Guéoula même si elle s'accompagne d'un dérangement. Il convient donc de dire "Hochi'enou" toujours, chaque jour et en toute situation, car nous attendons et espérons toujours la Guéoula.

Et pour conclure, à titre de 'hidoud, par voie de remez : quel est le lien entre cet enseignement et précisément cette date, puisqu'il s'agit d'une affirmation générale valable en tout temps ? Il est intéressant de relever que ce jour est le 25 Adar. Or il y a une controverse dans la Guemara sur le moment de la création du monde - Tichri ou Nissan ; et selon l'avis que le monde a été créé en Nissan, il ressort que le 1er Nissan est le jour de la création de l'homme, et que le début de la création du monde fut le 25 Adar.

On sait que le "Chir Chel Yom" de chaque jour correspond à la description de la création du monde de ce jour-là. Selon cet avis, le premier jour de la création du monde - qui est le 25 Adar - correspond au "Chir Chel Yom" du dimanche, "LaHachem haarets oumeloa, tevel veyochvei va", jour où commença la création du monde. Il ressort que la notion même de "Chir Chel Yom" commence le 25 Adar. C'est pourquoi le Rabbi rapporte précisément ce jour-là la coutume de dire le "Chir Chel Yom" chaque jour, et par conséquent de dire aussi "Hochi'enou" chaque jour et en toute occasion. Cela, à titre de 'hidoud : le lien entre l'enseignement et précisément cette date.