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14 Adar I

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La quatre-vingt-quatrième « chambre » dans le palais du Hayom Yom.

Vendredi 14 Adar I, Pourim Katan, 5703.

En en-tête, avant les shiourim, le Rabbi écrit : « On ne dit pas Tachanoun », car Pourim Katan fait partie des jours où l'on ne dit pas Tachanoun.

Shiourim : Houmach, Tetsavé, chichi, avec le commentaire de Rachi.

Tehilim, 14 du mois, du chapitre 72 jusqu'au chapitre 76 inclus.

Tanya : on se trouve dans la partie avancée et presque finale du chapitre 29, depuis les mots « vegam mi » jusqu'à la page 37, et cela se termine par le mot « oumaassé ».

L'enseignement du jour est très bref, et il concerne l'élaboration du livre Likoutei Torah par l'Admour Ha'Tsemach Tsedek. Il est connu que les Admourim de 'Habad rédigeaient eux-mêmes les maamarim qu'ils prononçaient en public, mais pas tous : l'Admour Hazaken et le Rabbi n'ont pas rédigé leurs maamarim, tandis que tous les autres Admourim, depuis l'Admour Haemtsaï jusqu'au Rabbi Rayats, ont bien rédigé les leurs.

L'Admour Hazaken est le premier, et il n'a pas rédigé lui-même ses maamarim. Ses maamarim ont été mis par écrit par un groupe de 'hassidim qui avaient précisément cette fonction de consigner les maamarim. Par exemple, le frère de l'Admour Hazaken, appelé le Maharil - le saint Rav, Rabbi Yehouda Leib - était l'un des rédacteurs de maamarim les plus célèbres. De même les fils de l'Admour Hazaken, et en particulier son fils, le saint Rav, Rabbi Moché ; et il y eut encore d'autres 'hassidim qui rédigèrent, comme Rabbi Pin'has Reizes et d'autres.

Dans l'enseignement d'aujourd'hui, le Rabbi évoque la manière dont le livre Likoutei Torah a été composé à partir de l'ensemble des maamarim de l'Admour Hazaken. Examinons le texte de l'enseignement : « Mon grand-père [le Rabbi Maharach] raconta à mon père [le Rabbi Rachab] ». « Aazmour » est l'acronyme de « adoni avi zkeini mori verabi » (mon maître, le père de mon père, mon maître et mon Rabbi), et dans la bouche du Rabbi Rayats cela désigne son grand-père, le Rabbi Maharach ; il s'agit donc d'une parole que le Rabbi Maharach dit à son fils, le Rabbi Rachab. « Raconta à aamour » : raconta à adoni avi mori verabi, c'est-à-dire à son père, le Rabbi Rachab.

Et que lui raconta-t-il ? « Les maamarim imprimés dans le Likoutei Torah, mon père [le Tsemach Tsedek] les a choisis parmi deux mille maamarim [de l'Admour Hazaken] ». C'est parmi deux mille maamarim de l'Admour Hazaken que le Rabbi Tsemach Tsedek a choisi les maamarim à faire figurer dans le Likoutei Torah.

Le Rabbi évoque ce chiffre dans certaines de ses si'hot, en soulignant qu'il s'agit d'une sélection parmi deux mille maamarim. Ainsi, dans une si'ha prononcée le Chabbat Mevarchim Adar II de l'année 5725, le Rabbi s'est arrêté sur cette précision : le Tsemach Tsedek a choisi parmi deux mille maamarim précisément, ni moins ni plus. Que signifie ce nombre de deux mille ? Le Rabbi l'a relié au propos bien connu de nos Sages : « La Torah a précédé le monde de deux mille ans ». Et la 'hassidout explique que ces deux mille ans ne sont pas une durée, mais deux mille niveaux différents les uns des autres - « chana » (année) venant du mot « chinouy » (changement) ; deux mille ans, ce sont deux mille niveaux distincts qui ont précédé le monde.

Et quelle est l'allusion dans notre cas ? Que les maamarim du Likoutei Torah ont été choisis par le Tsemach Tsedek parmi deux mille maamarim ; autrement dit, il a pris l'ensemble des deux mille niveaux de la 'hassidout et les a concentrés dans le Likoutei Torah. Il en ressort que dans tous les maamarim du Likoutei Torah sont inclus en réalité tous les sujets et tous les maamarim de la 'hassidout : toute la pnimiyout haTorah s'y trouve ; il a pris parmi la totalité des deux mille et les a introduits ici.

C'est pourquoi le Rabbi dit que lorsqu'on s'efforce d'achever chaque année l'étude de tous les maamarim du Likoutei Torah, cela hâte la réalisation de la promesse faite au Machia'h : « lorsque tes sources se répandront au dehors », Machia'h viendra - car le Likoutei Torah contient en fait toute la 'hassidout, absolument tout. Telle fut la si'ha du Rabbi. Et il est intéressant de noter que des années plus tard, la nuit de Sim'hat Torah de l'année 5748, le Rabbi a confié qu'il fallait examiner si le terme « deux mille » désigne exactement deux mille - ni mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf ni deux mille un - ou s'il s'agit simplement de dire qu'il s'agit d'une sélection parmi une quantité immense, sans que le nombre soit précis. Ainsi parla le Rabbi, disant que cela demande examen, en 5748.

Et il est intéressant de rapporter l'histoire figurant dans le livre Lichmoa Ozen du Rav Doukhman, qui raconte toutes sortes de souvenirs et d'anecdotes précis et intéressants : après l'impression du Likoutei Torah, le Tsemach Tsedek dit à quelqu'un : « Ce qu'il y a de meilleur chez le grand-père [l'Admour Hazaken], je l'ai choisi et je l'ai mis ici » - les parties les plus excellentes de tout l'enseignement de l'Admour Hazaken se trouvent dans le livre Likoutei Torah.