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Baba Kama Chapitre 2, Michna 5: Kal Va'homer et le principe de 'Dayo' dans Bava Kama

Bava Kama, chapitre 2, Michnah 5. L'expérience montre que beaucoup éprouvent des difficultés avec cette Michnah, bien qu'en réalité, elle ne soit pas difficile du tout ; et si l'on y trouve de la difficulté, la faute en incombe à l'enseignant. Comme avait l'habitude de le dire le Rav Noach Orlowek : "Un génie est celui qui pense lentement, rapidement". Il n'est pas nécessaire d'être un génie - il suffit de réfléchir lentement et systématiquement tout au long de la Michnah, et les choses s'éclairciront d'elles-mêmes. Il est fortement recommandé de se munir d'un papier et d'un crayon et de tracer un schéma simple pour illustrer le propos (ce qu'il faut noter sera détaillé plus loin), il convient donc d'étudier cette Michnah avec sérénité, assis à une table.

Les treize principes d'exégèse de la Torah :

Le sujet central de la Michnah est le Kal Va'homer et ses règles. Nous avons la tradition que la Torah a été écrite de manière à pouvoir être interprétée, c'est-à-dire que l'on peut en déduire de nouvelles Halachot au moyen de treize outils. Il y a diverses opinions parmi les Sages quant au nombre de ces principes, et nous en retenons treize. Les treize principes par lesquels la Torah s'interprète font partie intégrante de la tradition, et par conséquent, une tradition est nécessaire pour utiliser ces outils.

Pour cette raison, depuis l'époque de la Michnah et du Talmud, on ne formule plus de nouvelles déductions à l'aide de ces treize principes. Ainsi, par exemple, dans le livre de Bamidbar, chapitre 30, verset 2, il semble que Rachi fasse une déduction (Drachah), et le Mizra'hi s'en étonne et dit explicitement que même les Gueonim ne faisaient plus de déductions. Cela est donc resté le domaine exclusif des Tannaïm.

Kal Va'homer : une règle, et non une logique :

"Kal" signifie léger, moins grave et moins strict, et "'Homer" signifie lourd et plus strict. Il ne faut pas penser que le Kal Va'homer n'est que de la logique. Cela ne veut pas dire qu'il est illogique - il ne contredit pas les règles de la logique - mais il n'est pas dicté par une logique pure. Il s'agit plutôt d'un système de règles en soi, comme un anneau de décryptage que Hachem nous a donné pour déchiffrer les Halachot de la Torah.

Lorsque les Sages parlent de logique par opposition au principe de Kal Va'homer, ils font référence à un "Kol chéken" (à plus forte raison). Par exemple : si l'on peut soulever une chèvre de cinquante kilos, on peut, à plus forte raison, en soulever une de vingt-cinq kilos, car son poids est moindre. Le "Kol chéken" peut fonctionner dans les deux sens : si une chèvre de vingt-cinq kilos qui marche sur un orteil le fracture, on peut déduire, à plus forte raison, qu'une chèvre de cinquante kilos le fracturera. Mais cela relève de la logique, et ce n'est pas ce qui est discuté dans notre Michnah. Le Kal Va'homer dont nous traitons est guidé par un ensemble de principes qui nous ont été transmis par la tradition.

Le fonctionnement du Kal Va'homer :

Le Kal Va'homer vient enseigner une nouvelle Halachah qui n'est pas explicite dans la Torah. Nous avons devant nous deux phénomènes halachiques, A et B. S'il est possible de démontrer que A est toujours indulgent (Kal), ou du moins toujours indulgent dans les domaines touchant à la question débattue, tandis que B est toujours strict ('Homer) par rapport à A, ou du moins strict dans les domaines concernés par la discussion, alors si une certaine rigueur s'applique à A, à plus forte raison (Kal Va'homer) s'appliquera-t-elle à B. Nous déduisons ainsi une nouvelle Halachah de la Torah, à savoir que B est également aussi strict que A. Cela fonctionne également dans le sens inverse : si nous avons trouvé une indulgence (Koula) en B, on peut dire qu'à plus forte raison (Kal Va'homer), elle s'appliquera également à A. Il faut le souligner encore une fois : une tradition est requise pour formuler cette Drachah.

Il convient de noter que, bien que ces déductions aient la validité d'une Drachah, on ne punit pas sur la base de lois apprises par Kal Va'homer ou des méthodes similaires, de la même manière que l'on punit sur la base d'un verset explicite. Quoi qu'il en soit, nous disposons de sources prouvant que le Kal Va'homer est un outil valide dans la Torah, et la Beraïta énumère dix occurrences différentes de son apparition dans le Tanach. Citons-en une, qui touche directement à notre discussion.

Dans le livre de Bamidbar, chapitre 12, Myriam a été frappée de lèpre (Tsara'at) pour avoir dit du Lachon Hara sur Moché, et il lui a été dit de sortir du camp pendant sept jours, et le peuple l'a attendue. Le Saint béni soit-Il dit explicitement à Moché Rabénou : "Ve'aviha yarok yarak befaneyha halo tikalem chiv'at yamim" - si son père lui avait craché au visage, elle aurait certainement été couverte de honte pendant sept jours, et par conséquent "Tisager chiv'at yamim mi'houts lama'haneh" - qu'elle soit isolée sept jours en dehors du camp, et qu'ensuite elle soit réintégrée.

Nous avons ici un Kal Va'homer dans une situation où la loi n'est pas connue : quel est le jugement de celui à qui le Saint béni soit-Il crache au visage, pour ainsi dire, en amenant sur lui la Tsara'at, comme Il l'a fait à Myriam ? À cela nous répondons : puisqu'un père de chair et de sang qui lui cracherait au visage la forcerait à avoir honte pendant sept jours, à plus forte raison (Kal Va'homer) doit-elle avoir honte pendant sept jours, c'est-à-dire être isolée hors du camp, lorsque le Saint béni soit-Il lui crache au visage.

La règle de "Dayo" :

L'une des règles qui s'appliquent au Kal Vachomer est la règle de "Dayo". Le mot "Dayo" signifie littéralement "assez" ou "suffisant", et le nom "Dayo" n'est qu'une abréviation de l'expression complète qui apparaît explicitement dans notre Michna : Dayo lavo min hadin lihyot kandon - il suffit à la nouvelle loi déduite d'être comme la source dont elle est tirée. Le "din" est la nouvelle règle déduite, et le "nadon" est la chose à partir de laquelle on apprend (à la forme passive "nifal", tout comme le machal et le nimchal).

Signification de la règle : celui qui apprend d'une donnée connue vers un cas inconnu ne peut obtenir dans la nouvelle loi plus que ce qu'il y avait dans la source. Il est limité quantitativement par la source elle-même. Un exemple de cela est l'histoire de Myriam, qui est la source dans la Torah pour la règle de "Dayo". En effet, être humilié par le Saint Béni soit-Il est plus rabaissant que de l'être par un père de chair et de sang, et on aurait pu dire : s'il faut sept jours pour se remettre de l'humiliation d'un crachat public du père, il faudrait quatorze jours pour se remettre d'un crachat du Père céleste, pour ainsi dire. Néanmoins, le verset dit : tout comme pour le crachat de son père il s'agit de sept jours, ainsi pour Mon crachat, ce sera sept jours. Bien que la sévérité soit plus grande, on n'ajoute pas aux sept jours, car la base sur laquelle la règle est construite est limitée quantitativement à une période de sept jours. C'est cela "Dayo" : on ne dévie pas au-delà de la donnée à partir de laquelle on apprend, et on n'augmente pas la quantité.

La controverse à la base de la Michna :

Tous s'accordent à dire qu'il existe un principe de Kal Vachomer, et tous s'accordent à dire qu'il existe une règle de "Dayo". Cependant, ils sont en désaccord dans le cas où l'application de la règle de "Dayo" annule complètement le Kal Vachomer, au point qu'il ne lui reste plus aucune application :

  • Selon Rabbi Tarfon : là où le "Dayo" annulerait totalement le Kal Vachomer, on n'applique pas la règle de "Dayo". Autrement dit, le "Dayo" peut limiter, mais il ne peut pas vider le Kal Vachomer de sa substance.

  • Selon les Sages : on applique le "Dayo" dans tous les cas, et si cela signifie qu'il ne reste plus du tout de Kal Vachomer - il en sera ainsi.

Le contexte halakhique de la Michna :

La Michna traite des paiements exigés lorsqu'un animal cause un dommage de la catégorie de la Corne (Keren), pour lesquels il est dit dans le verset que l'on paie un demi-dommage (Chatzi Nezek). Le verset ne précise pas s'il s'agit de la moitié du dommage dans le domaine public (Rechout Harabim) ou dans le domaine de la victime (Rechout Hanizak) ; en raison de sa complexité, nous n'entrerons pas dans le texte du verset lui-même, mais il est clair qu'il ne mentionne pas le lieu.

En revanche, pour la Dent (Chen) et la Patte (Regel), nous faisons la distinction entre les domaines : si le dommage s'est produit dans le domaine public, un endroit où le propriétaire de l'animal a le droit de se trouver, il en est exempté ; tandis que s'il s'est produit dans le domaine de la victime, dans sa propriété privée, le responsable de l'animal doit payer pour tous les dommages de Chen et Regel. Il y a donc deux domaines différents avec deux lois différentes.

Quelle est la loi pour la Corne (Keren) dans le domaine de la victime ? Nous savons qu'il y a pour la Keren un paiement de la moitié du dommage, mais nous ne savons pas si la loi est identique dans les deux domaines, ou si dans le cas de base du domaine public il s'agit de la moitié du dommage et que dans le domaine de la victime c'est davantage. Pour rappel, dans le chapitre 1, Michna 4, ont été énumérées cinq manières par lesquelles il peut y avoir une obligation d'un animal "Mouad" (averti), et la quatrième d'entre elles est "le taureau qui cause un dommage dans le domaine de la victime" - si le taureau de quelqu'un a causé un dommage dans la propriété privée de la victime, même avec la Corne, il paie un dommage complet (Nezek Chalem). Comme il a été précisé là-bas, c'est l'opinion de Rabbi Tarfon, qui fait l'objet d'une controverse et la Halakha ne suit pas son avis, et voici devant nous la controverse elle-même.

Texte de la Michna :

Chor hamazik berechout hanizak keitzad - comment fonctionne ce cas, où si le taureau d'une personne cause un dommage dans la propriété privée de la victime, l'auteur du dommage, qui est responsable de l'animal, doit payer un dommage complet. Nagach, nagaf, nachach, ravatz, ba'at - cinq façons :

  • Nagakh - Avec ses cornes (encorné).

  • Nagaf - Avec son corps (poussé).

  • Nachakh - Avec ses dents (mordu).

  • Ravats - S'est couché sur lui pour le briser.

  • Ba'at - A donné un coup de pied avec ses pattes.

Birchout harabbim, mechalem khatsi nezek - Comme le formule le verset, celui qui cause le dommage paie la moitié du dommage causé. Ouvirchout hanizak - Rabbi Tarfon omer: nezek chalem - Rabbi Tarfon est d'avis que dans le domaine privé de la victime, le paiement est total, comme il l'a affirmé au chapitre 1, Michna 4. Vakhakhamim omrim: khatsi nezek - Les Sages sont en désaccord et pensent qu'il n'y a pas de différence entre le domaine public et le domaine de la victime ; dans les deux cas, l'obligation pour les dommages de la catégorie de la corne (Keren), puisqu'il n'est pas dans la nature de l'animal de causer ce dommage et qu'il s'agit d'un taureau "tam" (innocent), n'est que de la moitié du dommage.

Le tableau :

Pour comprendre la suite de la Michna, il est fortement recommandé de dessiner un tableau de deux sur deux (en réalité trois sur trois, pour inclure la ligne et la colonne des en-têtes) :

  • Les lignes : Le domaine public, et le domaine de la victime.

  • Les colonnes : La patte et la dent, et la corne.

Au-dessus des colonnes, on peut inscrire : la patte et la dent sont le "kal", le cas le plus indulgent du raisonnement a fortiori (kal vakomer), et la corne est le "khomer", le cas le plus strict. Et maintenant, remplissons les quatre cases :

  1. Domaine public - dent et patte : Zéro pour cent, car on est exempté pour les dommages de dent et de patte causés par son animal dans le domaine public.

  2. Domaine public - corne : Cinquante pour cent, car tout le monde s'accorde à dire que pour la corne, on paie la moitié du dommage dans le domaine public.

  3. Domaine de la victime - dent et patte : Cent pour cent, le dommage complet.

  4. Domaine de la victime - corne : La case vide. Le verset n'est pas explicite à ce sujet, car il parle uniquement de la moitié du dommage et ne fait pas de distinction entre les domaines.

Il en ressort que la corne est le cas strict (khomer) : dans le domaine public, on paie pour elle la moitié du dommage, tandis que pour la dent et la patte, on ne paie rien du tout. Et c'est d'ailleurs la règle partout, la corne est plus stricte à cet égard.

Rabbi Tarfon soutient qu'il est logique qu'il y ait deux règles différentes, l'une dans le domaine public et l'autre dans le domaine de la victime, car cela est déjà établi pour la dent et la patte, où il y a deux domaines et deux modalités de paiement, et le domaine de la victime est bien plus strict. La raison en est compréhensible : mon animal a le droit de marcher dans la rue, et s'il y a renversé la charrette de pommes de terre, c'est le domaine public et j'ai le droit de m'y trouver ; mais si mon animal est entré dans votre cour et y a piétiné votre charrette, vous pouvez légitimement demander : que fait votre animal dans ma cour ? Par conséquent, il est logique que l'obligation dans le domaine privé de la victime, un endroit où vous n'avez aucun droit de laisser votre animal, soit plus stricte.

Le kal vakomer de Rabbi Tarfon :

La question est donc de savoir quelle est la règle de la corne dans le domaine de la victime. Si ma vache est entrée dans votre cour et a commencé à encorner vos bêtes, le paiement est-il de la moitié du dommage ou plus que cela ? Rabbi Tarfon affirme que c'est plus que cela, en vertu d'un simple raisonnement a fortiori (kal vakomer) : si la dent et la patte sont plus indulgentes que la corne (comme on le voit dans la ligne du domaine public, zéro pour cent pour la dent et la patte contre cinquante pour cent pour la corne) et que pourtant, dans le domaine de la victime, on est redevable de cent pour cent pour la dent et la patte, il est certain que pour la corne ce sera également cent pour cent, car il n'est pas possible que sa règle soit plus clémente que la leur.

Et selon les termes de la Michna : Amar lahem Rabbi Tarfon: ouma makom chehekel al hachen ve'al haregel birchout harabbim, chehou patour - Dans la ligne du domaine public, dans la colonne de la dent et de la patte, l'obligation est de zéro. Hekhmir alav birchout hanizak lechalem nezek chalem - Et dans la ligne du dessous, dans le domaine de la victime, la Torah a été plus stricte jusqu'à exiger le paiement du dommage complet. Makom chehekhmir al hakeren birchout harabbim - Et dans la colonne de la corne dans le domaine public, nous avons déjà cinquante pour cent. Eino din chenakhmir alav birchout hanizak lechalem nezek chalem - N'est-il pas logique d'être plus strict pour la corne également dans le domaine de la victime en payant le dommage complet. Selon ce raisonnement, il faut inscrire cent pour cent dans la case vide à l'intersection du domaine de la victime et de la corne.

La réponse des Sages - le principe de "Dayo" :

Les Sages rejettent cet argument. Tracez au crayon une flèche descendant des cinquante pour cent de la case de Keren dans le reshut harabim vers la nouvelle case située en dessous. Les Sages disent : vous souhaitez appliquer les cinquante de Keren dans le reshut harabim à Keren dans le reshut hanizak, mais nous avons le principe de "Dayo" qui vous limite. Il est impossible de passer de cinquante à cent. Certes, il est logique d'être plus strict dans le reshut hanizak, mais jusqu'où ? Pas au-delà de cinquante, qui est la base à partir de laquelle vous déduisez. De même que lorsque Hachem a craché au visage de Myriam, pour ainsi dire, nous limitons la punition à une semaine seulement, bien que la sévérité soit plus grande que si son père avait craché - il en va de même ici.

Comme le formule la Michna : "Amrou lo: Dayo lavo min hadin lihyot kanadon" - il suffit à la loi déduite, c'est-à-dire la case vide de Keren dans le reshut hanizak, d'être quantitativement égale au point de référence, la source dont on tire la leçon. Et puisque Keren dans le reshut harabim est sanctionné par un demi-dommage, il est impossible d'augmenter par le Kal vachomer au-delà du demi-dommage dans le reshut hanizak ; la flèche descendant des cinquante est limitée à cinquante. "Ma birshut harabim chatzi nézek - af birshut hanizak chatzi nézek" - de même que dans le reshut harabim c'est un demi-dommage, de même dans le reshut hanizak c'est un demi-dommage.

Le rejet de Rabbi Tarfon :

Rabbi Tarfon rejette cet argument, car selon lui le principe de "Dayo" ne limite le Kal vachomer que s'il ne l'annule pas complètement. Or ici, affirme Rabbi Tarfon, nous savons déjà par le verset qu'il y a un demi-dommage pour Keren, et bien que le verset ne précise pas où cela s'applique, même sans enseignement supplémentaire - sans Kal vachomer ni aucune autre interprétation - nous aurions su que dans le reshut hanizak l'obligation est de cinquante pour cent, un demi-dommage, car c'est ce que dit le verset. L'unique but du Kal vachomer est donc de souligner qu'il y a ici deux domaines différents dans lesquels des lois différentes devraient s'appliquer. Or, si l'on applique "Dayo" et qu'on limite à cinquante, le Kal vachomer se retrouve vidé de son contenu, puisque ces cinquante pour cent étaient déjà connus. Par conséquent, estime Rabbi Tarfon, on n'applique pas "Dayo" dans un tel cas, nous ne sommes pas limités, et nous en déduisons les cent pour cent. Les Sages, en revanche, sont en désaccord et considèrent que "Dayo" est toujours valable, et si cela implique qu'il n'y a pas du tout de Kal vachomer ici - nous ne déduirons pas la loi de Keren dans le reshut hanizak par ce biais, et c'est ce qui sera fixé.

La deuxième tentative de Rabbi Tarfon :

Rabbi Tarfon ne s'en contente pas. Selon lui, bien que le problème soit résolu, puisqu'à son avis "Dayo" ne s'applique pas du tout ici, il cherche à présent à convaincre les Sages que, même selon leur opinion, "Dayo" ne limite pas ce Kal vachomer. Son argument : le schéma a été mal tracé. Il ne s'agit pas d'une flèche descendant des cinquante vers la case de Keren dans le reshut hanizak, mais d'une flèche tirée horizontalement - des cent pour cent de Chen et Regel dans le reshut hanizak vers Keren dans le reshut hanizak. Lorsque la flèche vient de cent et ne descend pas de cinquante, nous apprenons de cent pour cent à cent pour cent : je ne cherche ni à diminuer ni à augmenter. Chen et Regel dans le reshut hanizak entraînent le paiement d'un dommage complet, et Keren est plus stricte qu'eux. Par conséquent, il est impossible que Keren dans le reshut hanizak soit inférieure à cent pour cent.

Comme le formule la Michna : "Amar lahem: Lo, im amartem bikeren birshut harabim... ani adoun keren miregel" - je ne déduis pas Keren de Keren, c'est-à-dire que je n'apprends pas Keren dans le reshut hanizak de Keren dans le reshut harabim et je ne tire pas la flèche vers le bas depuis cinquante pour en faire cent, mais je déduis Keren de Regel, et je tire la flèche horizontalement, pour apprendre Keren à partir de Chen et Regel. "Ouma makom chehekel al hachen veal haregel birshut harabim" - nous avons en effet établi que dans le reshut harabim, la Torah a été stricte pour Keren et indulgente pour Chen et Regel, car ceux-ci sont exemptés de paiement tandis que Keren est redevable d'un demi-dommage. "Makom chehechmir al hachen veal haregel" - dans le reshut hanizak, où l'on paie cent pour cent pour Chen et Regel, "eino din chenachmir bikeren" - n'est-il pas logique que nous soyons stricts pour Keren, de sorte qu'au minimum cette même responsabilité de cent pour cent, un dommage complet, qui s'y applique pour Chen et Regel, s'applique également à Keren. On voit donc que "Dayo" ne fait pas obstacle, car je ne cherche pas à dépasser les cent pour cent, et d'un point de vue quantitatif nous restons là où nous étions : le cas clément, Regel et Chen dans le reshut hanizak, est à cent - et le cas strict également, Keren dans le reshut hanizak, est à cent.

La deuxième réponse des Sages :

Les Sages répondent que le principe de "Dayo" ne limite pas seulement le résultat final, en empêchant que la loi déduite ne dépasse quantitativement le point de référence, mais il limite également les bases sur lesquelles le Kal vachomer est construit et les prémisses que vous y introduisez. Car d'où savez-vous que Keren est plus stricte que Chen et Regel ? Du fait que dans le reshut harabim, il y a un demi-dommage pour Keren alors que Chen et Regel en sont exemptés. Ainsi, tout ce que vous savez est qu'il existe un concept de demi-dommage pour Keren, et vous n'avez aucune base pour connaître un dommage complet. Et puisque le point de départ que vous avez introduit dans la démonstration pour prouver que Keren est plus stricte n'est rien d'autre qu'un demi-dommage, il est impossible d'en tirer à présent un paiement complet. Il s'avère que "Dayo" limite non seulement le résultat d'une augmentation quantitative, mais limite aussi les données introduites comme base de la démonstration et comme principes à partir desquels le Kal vachomer a été construit.

C'est ce qu'ils ont dit : "Dayo lavo min hadin lihyot kanadon" - vous êtes limité. Puisque vous cherchez à déduire la loi de Keren dans le reshut hanizak, et que le seul point de départ dont nous disposons est que Keren est plus stricte que Chen et Regel en raison du paiement d'un demi-dommage dans le reshut harabim, vous êtes limité à un demi-dommage. "Ma birshut harabim chatzi nézek - af birshut hanizak chatzi nézek" - de même que nous ne connaissons qu'un paiement de demi-dommage dans le reshut harabim, de même vous ne pouvez exiger dans le reshut hanizak qu'un demi-dommage.

En résumé : Dans cette Michna, nous avons abordé la règle du Kal vachomer, qui n'est pas qu'une simple logique mais l'une des règles d'interprétation transmises par la tradition, ainsi que le principe de "Dayo" - "Dayo lavo min hadin lihyot kanadon" - qui est déduit de l'épisode de Myriam. À partir de là, Rabbi Tarfon et les Sages se sont opposés sur la question de savoir si l'on applique "Dayo" lorsque cela annule complètement le Kal vachomer, et ce concernant le cas de Keren dans le reshut hanizak. La Halacha est fixée selon les Sages : pour Keren, on paie un demi-dommage, que ce soit dans le reshut harabim ou dans le reshut hanizak, tant que le taureau est Tam ; et s'il est devenu Mouad - un dommage complet. Par conséquent, la Halacha ne suit pas la liste des cinq cas du chapitre 1, Michna 4, car seuls quatre de ces cinq cas sont Mouad, et dans le quatrième cas parmi eux - Keren dans le reshut hanizak - la Halacha ne suit pas Rabbi Tarfon mais les Sages, et il ne s'agit que d'un demi-dommage.