La "salle" deux cent quarante dans le palais du Hayom Yom.
Dimanche 22 Tammuz 5703.
Cours : 'Houmach, Matot-Massé [parachiot combinées], première paracha avec le commentaire de Rachi.
Tehilim, le 22 du mois, on récite deux chapitres — le chapitre 106 et le chapitre 107.
Tanya, en ce jour on étudie tout le chapitre 5 de la « Iguéret haTéchouva », depuis le mot « véhiné » jusqu'à la fin du chapitre au mot « kedilkaman ».
La maxime quotidienne, une brève maxime, est tirée d'une lettre qu'écrivit le Rabbi Rayats à cette même date, le 22 Tammuz, en l'an 5697. Dans cette lettre, le Rabbi s'adresse à un 'hassid nommé Rav Chnéour Zalman Schneersohn de Paris. Le Rabbi Rayats lui écrit qu'il a été impressionné par lui et qu'il sait qu'il avait l'habitude de faire des discours devant un public, et il lui atteste qu'il est certain que chaque discours qu'il prononça devant le public a apporté un très grand bénéfice au renforcement du Yiddishkeit — le renforcement de la religion.
Le Rabbi Rayats lui demande qu'en cette période — la lettre date de Tammuz, proche du 22 Tammuz, cette même date — il faut commencer à se préparer et à préparer la nourriture spirituelle pour le public qui reviendra des vacances au milieu de Elloul. Car en cette période, à Tammuz, les gens sortent quelque peu hors de la ville ; et lorsqu'ils reviendront au milieu de Elloul, tous ceux qui sont partis en vacances, dans les "prairies verdoyantes", il faut préparer pour eux les matériaux spirituels — de quoi les "régaler" et les réchauffer.
Dans la continuité de cela, le Rabbi écrit le dicton que nous venons de lire. À l'origine, il est en yiddish : "Mon seigneur, mon père, mon maître et mon Rabbi a dit" — c'est une citation du Rabbi Rachab, "un dicton hassidique amène à la clarté de l'esprit et "nettoie" le cœur". Une parole de 'hassidout, par exemple : "tra'ht gut vet zein gut", "pense bien - ce sera bien" ; ou encore, par exemple, qu'un Juif ne peut jamais se détacher du Saint béni soit-Il. Un dicton aussi bref agit avec une très grande puissance sur le cœur et sur l'esprit juif.
La suite : « Une bonne conduite ‘hassidique illumine la maison » — une bonne conduite ‘hassidique illumine la maison. Il y a des conduites ‘hassidiques qui relèvent de l'action et de la parole — comme de porter deux couvre-chefs, de porter un gartl-avnet, ou encore de se laver les mains avec une serviette avant de manger ; il existe diverses conduites que les ‘hassidim observent scrupuleusement. C'est pourquoi le Rabbi dit qu'une bonne conduite ‘hassidique illumine tout simplement la maison.
Le troisième point : « Une mélodie 'hassidique renforce l'espérance et la confiance, apporte la joie et place la maison ainsi que les membres de la famille dans un rayon de lumière » — une mélodie 'hassidique renforce grandement chez le Juif l'espérance et la confiance ; elle lui apporte de la joie dans la vie ; et elle place la maison ainsi que les membres de la famille dans un rayon de lumière. Lorsqu'il y a une mélodie 'hassidique, elle recèle une force très grande.
Il est intéressant de noter que dans la Guemara, au traité Berakhot (folio 17), à propos de la prière, Rabbi Alexandre — et ailleurs Rav Hamnouna — avaient l'habitude de réciter chaque jour, après la prière, une prière particulière : « Yehi ratson chetaamidénou békéren ora » (Que Ta volonté soit de nous placer dans un rayon de lumière). Qui te placera dans un rayon de lumière ? Un niggoun 'hassidique possède un pouvoir particulier pour placer l'homme dans un rayon de lumière.