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24 Menachem Av

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La 271ème « chambre » dans le palais du Hayom Yom.

Mercredi 24 Menachem Av 5703.

Cours : 'Houmach, Réé, quatrième lecture, avec le commentaire de Rachi.

Tehilim, le 24 du mois, on récite depuis le chapitre 113 jusqu'au chapitre 118 inclus.

Tanya : en ce jour, on poursuit avec l'épître 7 dans l'Iguéret Hakodech. L'étude quotidienne se trouve à la page 212, depuis les mots « véhiné haara » jusqu'au mot « mérov ».

La source de l'adage qui figure aujourd'hui provient d'une lettre écrite par le Rabbi Rayats le 4 Menachem Av 5696. Au sein d'une longue lettre, le Rabbi Rayats y rapporte des paroles dites par le Rabbi Rashab lors de Sim'hat Torah 5654. Dans un passage préliminaire, avant le passage dont l'adage est extrait, il est question de ce qui suit.

Le Saint béni soit-Il, l'Infini et l'Illimité, S'est contracté et a créé des mondes spirituels jusqu'à ce monde-ci, matériel. Il prend des âmes qui proviennent d'un lieu véritablement élevé et les fait descendre dans ce monde matériel. Et quel en est le but ? Rendre le matériel spirituel, c'est-à-dire faire du matériel un réceptacle pour le spirituel. Et il conclut là que c'est un travail indispensable pour chaque juif ; ce travail, chaque juif doit l'accomplir avec lui-même, mais aussi avec son prochain.

Et il précise qu'il y a celui qui agit ainsi envers son prochain par crainte du Ciel — étant lui-même très scrupuleux dans l'accomplissement des mitsvot, il se soucie également de son prochain ; et il y a celui qui agit ainsi par amour d'Israël — il aime tout simplement son prochain, et c'est pourquoi il veille à ce que celui-ci soit lui aussi un réceptacle et accomplisse sa mission dans le monde.

Il conclut alors en disant : j'ai entendu de mon père — le Rabbi Rachab racontait — qu'il avait entendu de son père, le Rabbi Maharach, qui l'avait entendu de son père, à savoir du grand-père, le Tséma'h-Tsédek, qui se trouvait avec l'Admou"r Haemtsahi auprès de l'Admou"r Hazakène.

Il en ressort que nous avons ici toute une chaîne : le "Hayom Yom" qu'a écrit le Rabbi, qui cite une lettre du Rabbi Rayats, lequel raconte au nom de son père le Rabbi Rashab, qui l'a entendu du Rabbi Maharash, qui l'a entendu du Tséma'h-Tsédek, lequel se trouvait avec l'Admour Haemtsahi auprès de l'Admour Hazakène. Nous avons ici tous nos Rabbeïm, nos Nessiïm. Et toute cette transmission qui figure dans la lettre se condense dans les quatre premiers mots du pitgam quotidien.

« Reçu d'un Rabbi de la bouche d'un Rabbi » — il résume ici toute la chaîne de transmission évoquée dans la lettre. Et que reçoit-on ? « À l'époque de la fameuse controverse, les 'hassidim racontèrent à l'Admour Hazaken combien étaient grandes les souffrances qu'ils enduraient de la part des simples parmi les Mitnagdim ». Car parmi les Mitnagdim aussi il y avait des érudits et des talmidei 'hakhamim ; et lorsqu'on débat avec un talmid 'hakham et qu'on lutte avec lui, le débat portant sur des sources selon lesquelles il estime avoir raison, etc. — la discussion se situe à un certain niveau. Mais quand des gens simples, qui n'ont de connaissance en rien, luttent contre toi — ce n'est pas « au même niveau », et il y a là de grandes souffrances. On raconta donc à l'Admour Hazaken les grandes souffrances causées par les Juifs simples parmi les Mitnagdim.

« Le Rabbi [l'Admour Hazakène] répondit : le grand-père » — à qui faisait-il allusion ? « C'est ainsi que le Rabbi appelait le Baal Chem Tov ». Nous avons donc ici, dans la lettre, également le Baal Chem Tov.

Le grand-père, c'est-à-dire le Baal Chem Tov, "chérissait par-dessus tout les juifs simples" — ces juifs simples au sujet desquels vous vous plaignez qu'ils vous importunent, sachez que le grand-père les aimait profondément.

Et alors l'Admour Hazaken raconte — et il le raconte à son fils et à son petit-fils : « Durant mes premiers jours à Mezritch, le Rabbi — le Rav Hamaguid — dit : Le Rabbi — le Baal Chem Tov — avait coutume de dire [litt. c'était habituel dans sa bouche] : l'amour d'Israël est l'amour de l'Omniprésent, "vous êtes des fils pour Hachem votre D.ieu" — celui qui aime le père aime ses enfants ». C'est-à-dire, si tu aimes un Juif, cela prouve que tu aimes le Saint béni soit-Il, le père de tout Israël.

Le Rabbi Rayats poursuit dans sa lettre : après tout cela, le Rabbi Rachab conclut en disant que par là nous comprendrons la grandeur de celui qui agit par amour — par amour d'Israël, par amour de l'Omniprésent.

Et pour résumer : le Rabbi dit un jour, en une certaine occasion, à l'un des admou"rim de Pologne qui était venu le voir en yehidout, qu'il fait beaucoup de bruit au sujet de l'amour d'Israël, et lui expliqua pourquoi : puisqu'il est écrit que la cause de l'exil est la haine gratuite, il faut faire du bruit afin d'annuler l'exil ; et comment annule-t-on l'exil ? En ajoutant dans l'amour gratuit.

Il ressort ainsi que tout ce pitgam — et, à son image, de nombreux adages du "Hayom Yom" — véhicule le point central de l'amour d'Israël : même ces opposants qui te causent du tort, tu te dois de les aimer. Et cela est "reçu de Rabbi en Rabbi".