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9 Adar I

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Le soixante-dix-neuvième "cheder" dans le palais du Hayom Yom.

Dimanche 9 Adar I 5703.

Les chiourim : le dimanche, on commence une nouvelle paracha dans le 'Houmach - parachat Tetsavé, la première parcha avec le commentaire de Rachi.

Tehilim, 9 du mois, du chapitre 49 jusqu'au chapitre 54 inclus.

Tanya, on commence en ce jour un nouveau chapitre - le chapitre 29, à partir du mot "Akh", jusqu'à la page 36, qui se termine par le mot "vegoussatan".

La pensée du jour est tirée d'une si'ha prononcée par le Rabbi Rayats le dernier jour de Pessa'h 5695. Dans la si'ha originale, le Rabbi Rayats commence en disant qu'il a déjà parlé longuement du fait qu'il existe une opinion - qu'il qualifie d'opinion mensongère - répandue chez les gens, selon laquelle les temps et les époques ont aujourd'hui changé ; autrement dit, ce qu'il fallait faire autrefois, peut-être n'est-il plus tellement nécessaire de le faire aujourd'hui. Le Rabbi Rayats explique que c'est là une opinion mensongère, et qu'il est clair qu'aujourd'hui il faut faire tout ce que l'on faisait autrefois.

Mais d'un autre côté, dit-il, il existe aujourd'hui une notion appelée "la mesure de bien est plus grande" - le bien que l'on accomplit aujourd'hui a une valeur bien plus élevée que le bien que l'on accomplissait autrefois. Après cette introduction apparaît la première partie de la pensée du jour, écrite à l'origine en yiddish, et dont voici la traduction : "Lorsqu'on marche dans la rue en méditant des Michnayot, du Tanya, lorsqu'on est assis dans son magasin avec un 'Houmach, des Tehilim, cela est aujourd'hui plus précieux que du temps où la rue était illuminée par la lumière de la Torah", c'est-à-dire que même à l'époque où la rue était illuminée par la lumière de la Torah, cela était précieux, et qu'aujourd'hui c'est encore plus précieux : seule la valeur a changé.

Il y a ici un point intéressant. Le Rabbi Rayats parle ici de penser et d'étudier des Michnayot, du Tanya et du 'Houmach, et le changement dans la si'ha est intéressant : lorsqu'il parle des Michnayot et du Tanya, il le mentionne par rapport à la rue - "lorsqu'on marche dans la rue et que l'on pense des Michnayot et du Tanya" ; mais lorsqu'il parle du 'Houmach, il précise "lorsqu'on est assis dans son magasin avec un 'Houmach". Quelle est la raison de cette différence ? Qu'importe l'endroit où tu te trouves, n'est-ce pas la même idée ?

L'un des 'hassidim a fait une remarque précise qui contient peut-être une part de vérité : il y a en effet une règle dans la halakha selon laquelle les paroles de la Torah écrite ne se disent pas par cœur. Les Michnayot, on peut les dire par cœur, et le Tanya aussi s'étudie par cœur, mais le 'Houmach ne s'étudie pas par cœur, il faut l'étudier dans le texte. C'est pourquoi il convient davantage de penser des Michnayot et du Tanya lorsqu'on marche dans la rue - car tu ne peux pas marcher dans la rue avec un livre, et tu penses donc dans ta tête ; alors que lorsque tu es assis dans ton magasin, tu peux tenir un livre, et c'est là que se situe le 'Houmach. Telle est la raison de ce changement.

Poursuivons avec la si'ha du Rabbi Rayats. Entre ce passage et le passage suivant de la pensée du jour, il y a dans la si'ha tout un développement. L'essentiel en est ceci : le Rabbi Rayats parle avec douleur du fait que les avrekhim, et même les ba'hourim, se sont laissé dominer très fortement par l'attirance et l'attachement à la matérialité du monde. Certes, il faut s'occuper du monde, car il faut travailler, etc., mais il cite là l'expression de la Meguilat Eikha : "Ceux qui étaient élevés dans la pourpre embrassent les tas d'ordures". Que signifie "embrassent les tas d'ordures" ? Il dit qu'il existe aujourd'hui une situation où l'on embrasse les ordures. L'occupation du monde est de l'ordre des ordures, et il n'y a pas le choix, il faut le faire ; mais "embrasser les tas d'ordures" - embrasser cela ? Aimer cela ? Éprouver de l'amour et de l'affection pour cela ? Cela, vraiment, n'a pas lieu d'être.

Il dit avec douleur que passe encore pour les avrekhim qui travaillent pour leur subsistance, mais que même les ba'hourim en sont devenus préoccupés chaque jour. Ensuite il conclut ce passage en disant que, chez les hommes d'affaires, la douleur est qu'ils n'ont pas de kevi'out pour la Torah - non seulement pas de kevi'out dans le temps, mais pas de kevi'out dans l'âme. Un homme doit avoir une kevi'out dans l'âme pour la Torah ; mais la prière se fait comme en passant, on prie et on dit la prière négligemment, on récite quelques chapitres de Tehilim comme ça, et alors, lorsqu'on marche dans la rue, on se dessèche complètement, car il n'y a rien.

Pour conclure, le Rabbi a réuni deux passages de la si'ha en une seule pensée du jour, et il termine ainsi : "Il est interdit d'aller dans la rue aliba reikania (le ventre vide) ; il faut se munir de Torah avec laquelle on marchera dans la rue". Avec le vide, sans rien, car on n'étudie pas et on ne se remplit pas ; alors on marche dans la rue et les pensées courent vers toutes sortes de choses, parce que tu es vide. Il faut que nous ayons de la Torah - que nous ayons quelque chose avec quoi marcher dans la rue ; lorsque tu marches dans la rue, tu dois être protégé et chargé, et non pas marcher de manière vide. Tel est le contenu de la pensée du jour.