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La question du lignage dans l'histoire du Rabbi - années 5706-5707

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Nous en sommes au cinquante et unième cours sur la chaîne du lignage dans l'histoire du Rabbi, la onzième partie. Nous sommes arrivés à l'année 5706.

Il est écrit ici, en une ligne modeste et toute simple : « 5706 - il imprime une Haggadah de Pessa'h avec Likoutei Minhaguim veTeamim qu'il a lui-même rassemblés ». Tout talmid 'hakham, et quiconque s'y entend un peu, ne peut qu'être bouleversé, en lisant cette Haggadah, par la puissance des Likoutei Minhaguim veTeamim que le Rabbi a rassemblés sur la Haggadah de Pessa'h.

Le Rav Zévin l'a formulé en ces termes, et voici une partie de ses propos : « Avec une concision extrême, nous sont donnés, pour chaque paragraphe, chaque phrase et chaque expression de la Haggadah, les sources dans les Richonim et chez les décisionnaires, ainsi que l'essentiel des lois et des coutumes qui se rapportent à cet endroit du Seder » - c'est-à-dire de la nuit du Seder - « avec, en outre, des commentaires appropriés rassemblés parmi les meilleurs commentateurs, Richonim et A'haronim, et il y a bien sûr des nouveautés et des explications de l'auteur lui-même », c'est-à-dire du Rabbi lui-même.

Et celui qui a rédigé une autre recension de cette Haggadah a écrit qu'il est difficile de comprendre comment une telle abondance d'érudition a pu tenir dans un mince fascicule de quarante-sept pages, alors que la plupart des pages sont le texte même de la Haggadah, et seule une petite partie constitue les propos de celui qui a rassemblé et édité - et malgré cela, on y trouve des nouveautés extraordinaires.

On remarque que le Rabbi a nommé son ouvrage à la manière de l'Admour haZaken : l'Admour haZaken a écrit le Tanya et l'a appelé « Likoutei Amarim », dans le langage de celui qui rassemble, et le Rabbi a appelé la Haggadah « Likoutei Minhaguim veTeamim », exactement dans le même langage.

Sept rubriques dans le commentaire de la Haggadah :

Bien que le commentaire ne soit pas divisé en rubriques, celui qui l'étudie y trouve sept types de sujets :

  1. Les sources des passages que l'on récite dans la Haggadah, et l'ordre de leur développement au fil des générations.

  2. Les lois de la nuit du Seder, sous une forme extrêmement concise.

  3. Les raisons et les sources de ces lois et de ces coutumes.

  4. Les questions que soulève le texte de la Haggadah, avec une réponse et une explication pour chacune d'elles.

  5. L'explication des minhaguim 'Habad de la nuit du Seder.

  6. Les raisons et les sources des minhaguim 'Habad, dans ce en quoi ils diffèrent d'autres coutumes.

  7. L'explication des directives de l'Admour haZaken qui se trouvent dans la Haggadah, et les sources de chaque chose.

Un ouvrage d'une exhaustivité vraiment merveilleuse, et entièrement écrit de façon abrégée et concentrée. C'est ce que le Rabbi a diffusé en l'année 5706.

Il est écrit ici : « 5707 - il voyage à Paris (le 25 Adar) pour rencontrer sa mère, la Rabbanit Mme 'Hanna, que la paix soit sur elle, et y séjourne environ deux mois ». Il est écrit ici environ trois mois, mais le Rabbi est resté à Paris plus de trois mois, car il est parti le 25 Adar et est revenu à New York le 28 Sivan.

Cela se passait après que le Rabbi n'avait plus vu sa mère pendant plus de vingt ans, et voici que sa mère était sortie de Russie. Le Rabbi voyagea spécialement pour l'accueillir, et resta avec elle là-bas près de sept mois ; après quoi ils rentrèrent ensemble aux États-Unis, et la mère du Rabbi habita près de lui durant toutes ces années. Il existe de nombreux récits sur les efforts immenses que fit le Rabbi Rayats pour faire sortir la mère du Rabbi de Russie, et cela réussit.

Et dans la suite de cette même année 5707 : « Le 28 Sivan, il retourne à New York avec sa mère. Durant son séjour à Paris, il fait des farbrenguen avec les Anach et les éveille au sujet du don des dmei maamad et de l'attachement à Sa Sainteté l'Admour Mohorayats ».

Durant ces mois où le Rabbi se trouvait à Paris, il rencontra diverses personnalités et fit des farbrenguen avec les 'hassidim. L'un de ces farbrenguen eut lieu le jour de son anniversaire, le 11 Nissan. Ce n'est qu'alors que l'on apprit pour la première fois que c'était l'anniversaire du Rabbi, car auparavant on ne le savait pas ; c'est la mère du Rabbi qui le révéla aux 'hassidim, et elle leur dit de demander au Rabbi de faire un farbrenguen, et bien sûr il accepta. Ce fut la première fois que le Rabbi fit un farbrenguen avec les 'hassidim le 11 Nissan.

Lors de ces farbrenguen, comme il est indiqué ici, le Rabbi éveilla les 'hassidim au sujet du don des « dmei maamad » - de l'argent que les 'hassidim envoyaient personnellement au Rabbi, pour ses besoins personnels. Lors de ces farbrenguen à Paris, le Rabbi dit que les 'hassidim voulaient être liés au Rabbi également dans la matérialité : non seulement en étudiant sa Torah et en accomplissant ses directives, mais aussi en ayant une part dans les dépenses matérielles personnelles du Rabbi - et c'est là le sujet du « maamad ».

Ce farbrenguen éveilla à nouveau les 'hassidim à ce sujet. On raconte que lors de ce farbrenguen le Rabbi dit « et je commence moi-même », sortit un billet de sa poche et le posa sur la table, éveillant ainsi tout le monde à donner les dmei maamad.

Je décrirai encore un farbrenguen qui eut lieu en France juste avant que le Rabbi ne quitte le pays, au cours duquel il fit un farbrenguen avec les 'hassidim et prit congé d'eux. Le farbrenguen eut lieu dans la maison du 'hassid R. Chnéor Zalman Boutman, et le Rabbi y fit un farbrenguen toute une nuit. Au début, beaucoup de gens étaient présents, et pas nécessairement des 'hassidim, mais de nombreuses personnes qui avaient connu le Rabbi durant cette période et étaient venues lui dire au revoir. Vers minuit, tous ceux qui étaient moins concernés partirent peu à peu, et il ne resta que le noyau dur des 'hassidim.

C'est alors qu'une chose stupéfiante se produisit : le Rabbi demanda à chacun des présents quel était son nom, et commença à parler de chacun d'entre eux - quelle est la signification de son nom, et comment son nom est lié à sa personnalité - et ainsi il passa de l'un à l'autre, et il expliqua cela à chacun selon le nigleh, selon la Kabbalah et selon la 'hassidout. C'était la manière du père du Rabbi, qui trouvait les liens dans les détails et dans les noms.

Ainsi en fut-il cette nuit-là. On a écrit qu'après que le Rabbi eut terminé le tour des noms ordinaires, il passa aux surnoms : parfois une personne porte un certain nom, mais son surnom parmi ses camarades est différent, par une déclinaison ou une modification quelconque, et le Rabbi commença à expliquer aussi les surnoms. Une nuit où le Rabbi révéla, d'un côté, une érudition immense, et de l'autre côté, des paroles semblables à des paroles de prophétie, adaptées à chacun - quel est son sujet et quelle est son essence. Telle fut la façon dont le Rabbi prit congé des 'hassidim en France.