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L'histoire de la vie du Rabbi - de 5702 à 5704 : nominations dans les organisations et dans l'édition des livres

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Nous sommes au cinquantième cours de Shalsheles HaYachas, dans l'histoire de la vie du Rabbi - dixième partie. Nous en sommes arrivés à l'année 5702.

Nous avons déjà appris qu'en 5701 le Rabbi Rayatz avait fondé une organisation nommée « Machne Israel », et il est raconté ici qu'en 5702 il nomma son gendre - le Rabbi - à sa tête. Voici le texte : « 5702 - nommé par mon beau-père, le Rabbi, président du comité exécutif de « Machne Israel », du « Merkos L'Inyonei Chinuch » et de la maison d'édition « Kehot » ».

Cette même année, le Rabbi Rayatz fonda deux autres organisations, qui existent encore aujourd'hui : le « Merkos L'Inyonei Chinuch » et la maison d'édition « Kehot ». À la tête de ces trois organisations, le Rabbi Rayatz nomma le Rabbi président du comité exécutif qui met tout cela en œuvre, comme cela a déjà été brièvement évoqué dans l'histoire du Rabbi précédent. Et quelle était la fonction de chacune d'elles ?

« Machne Israel » :

Cette organisation comportait différentes sections, regroupées sous l'intitulé de la diffusion du judaïsme auprès des adultes :

  • La société d'étude des Michnayot - l'étude par cœur des six ordres de la Michna, et la récitation des ordres de la Michna dans la rue.

  • La société de récitation des Tehillim - des groupes de récitation des Tehillim, ainsi que la récitation des Tehillim sur la tombe du roi David, dont le Rabbi Rayatz avait institué la pratique.

  • La diffusion du célèbre appel du Rabbi Rayatz : « Immédiatement à la techouva, immédiatement à la guéoula ».

Le rôle de « Machne Israel » était de diffuser cela sous toutes les formes et par tous les moyens : organiser des réunions de Chabbat, encourager les parents à envoyer leurs enfants dans des institutions éducatives cachères, et de nombreuses antennes furent même fondées en de nombreux endroits. Voilà, en gros, ce qu'était « Machne Israel ».

Au début de la création de l'organisation, il y avait un détail intéressant concernant ses membres : l'adhésion était secrète, et les membres eux-mêmes ne se connaissaient pas les uns les autres. Celui qui était accepté comme membre de « Machne Israel » recevait une confirmation, une lettre spéciale, et il n'avait à payer aucune cotisation de comité ni de membre ; la cotisation qu'il devait acquitter consistait à s'occuper du travail spirituel que « Machne Israel » exige.

« Merkos L'Inyonei Chinuch » : son nom dit tout. Son activité consistait à fonder des écoles et à organiser des cours dans les écoles publiques non juives, où étudiaient de nombreux élèves juifs - l'organisation des cours d'instruction religieuse, connus par la suite sous le célèbre acronyme ShLaH, Shiurei Limud HaDas, cours d'instruction religieuse dans les écoles publiques. Autrement dit, le « Merkos L'Inyonei Chinuch » s'occupait principalement de la jeunesse. Un autre axe essentiel de son activité était la publication d'un mensuel pour enfants, en anglais et en yiddish, et par la suite également en hébreu ; des causeries pour la jeunesse et des manuels scolaires pour enfants, comme la collection « Sifreinu », afin d'enseigner aux enfants de tous les âges et de leur donner les outils pour apprendre et lire, pour étudier l'histoire du peuple juif, etc., ainsi que la diffusion de la littérature juive dans les écoles en général. De nombreux détails se rassemblent sous l'intitulé « Merkos L'Inyonei Chinuch ».

La maison d'édition « Kehot » : son objet est la publication d'ouvrages de nigleh et d'ouvrages de chassidus, ainsi que des livres composés par chacun de nos Rabbeim, les nessi'im de Habad. Aujourd'hui, il existe déjà un lien entre les deux organisations, comme nous le verrons dans le passage suivant, mais au début la maison d'édition « Kehot » ne s'occupait pas de l'édition de sujets de Habad, de nigleh ou de chassidus, mais uniquement de l'impression des livres et de leur publication : ce n'était pas une organisation d'édition de textes, mais d'impression et de publication. Le nom « Kehot » est l'acronyme de « Karnei Hod Torah », et il vient faire allusion à l'année de naissance de l'Admour HaZaken, qui naquit en 5505.

Voilà les trois organisations à la tête desquelles le Rabbi Rayatz nomma le Rabbi comme président.

Voyons aussi l'année suivante : « 5703 - nommé rédacteur en chef de la « Bibliothèque Otzar HaChassidim - Loubavitch » » - et il s'agit là d'un domaine supplémentaire. Sur presque chaque livre, on voit aujourd'hui écrit en haut « Bibliothèque Otzar HaChassidim Loubavitch », et à côté l'emblème de Kehot.

Et qu'est-ce que la bibliothèque « Otzar HaChassidim - Loubavitch » ? C'est une organisation qui s'occupe aussi de l'édition des livres et non seulement de leur impression, et principalement des livres composés par nos Rabbeim, les nessi'im, et par leurs disciples - des ouvrages de chassidus ou de nigleh, comme ceux du Tzemach Tzedek et autres, de nos Rabbeim, les nessi'im. En 5703, le Rabbi Rayatz nomma le Rabbi rédacteur en chef de cette bibliothèque.

« Et depuis lors, il publie des livres, des kountressim et des brochures en y ajoutant ses corrections et ses annotations, etc. » Depuis sa nomination comme rédacteur en chef, le Rabbi publia de nombreux ouvrages : les Chéelot ouTechouvot du Tzemach Tzedek, qu'il publia et enrichit d'un index, de références, etc. ; divers kountressim, les œuvres et les maamarim du Rabbi précédent ; le Sefer HaToldot du Rabbi Maharash ; ainsi que diverses brochures, comme un calendrier de poche paru en 5703, et le « Yalkut Yomi » paru en 5704. Car, comme nous l'avons dit, il s'agit d'une bibliothèque - une organisation d'édition. Tout cela, il le publia en y ajoutant ses corrections et ses annotations : il corrigea, annota et indiqua des références dans les marges, et dans ces petits mots en marge se cache un trésor immense d'un génie immense. Telle fut la nomination qu'il reçut.

Autre point : « imprime le recueil « Hayom Yom », qu'il a lui-même agencé » - il s'agit du recueil « Hayom Yom », dont nous nous trouvons actuellement à l'ouverture. Le Rabbi l'imprima en 5703 selon l'instruction du Rabbi précédent. Toute l'histoire autour de l'idée de publier ce livre, la raison pour laquelle le Rabbi en eut besoin et ce qui en fait la particularité - nous l'étudierons plus loin, avec l'aide de Hachem, dans l'introduction à « Hayom Yom », où figurent tous les détails.

5704 - « Kovetz Loubavitch » :

Le point suivant, par lequel nous terminerons aujourd'hui : « 5704 - commence à publier dans le « Kovetz Loubavitch » ses réponses et ses explications, pour répondre à ceux qui l'interrogent en matière de halacha et de drouch, de kabbalah et de chassidus ». Et qu'est-ce que le « Kovetz Loubavitch » ? Nous avons appris, dans l'histoire du Rabbi précédent, qu'en Pologne parut une revue nommée « HaTmim », dont il parut en tout, me semble-t-il, huit numéros. Son but était de créer une communication entre tous les hassidim, les anash et les temimim, et on y rapportait toutes sortes de choses : des récits historiques, ce qui se passait, des nouvelles de la vie des hassidim, des entretiens et des sichot du Rabbi, etc. Mais « HaTmim » s'interrompit pendant la guerre.

Par la suite, une chose semblable fut créée aux États-Unis - le « Kovetz Loubavitch » - dont le but était également de créer un lien entre les anash et les temimim de toutes les yechivot. Il n'en parut pas beaucoup de numéros ; en tout, au fil des années, quinze numéros de ce genre parurent. Ils parurent en deux périodes : d'abord dans les années 5704-5705, puis il y eut une interruption, et il me semble qu'en 5716 il y eut encore la suite de quelques numéros, après quoi cela s'arrêta.

Le Rabbi était responsable du « Kovetz Loubavitch », qui comportait diverses rubriques. Par exemple, une rubrique intitulée « Mibeit Rabbeinu », à laquelle on pouvait envoyer toute question à la rédaction, et il l'examinait, y répondait et expliquait. Des choses tout à fait merveilleuses s'y accumulèrent, et aujourd'hui tout a été imprimé, à la fois comme un fascicule à part, appelé « Teshuvot uBiurim », et dans les Igrot Kodesh, tomes 1 et 2, répartis selon les dates. Il s'y trouve des choses stupéfiantes et véritablement merveilleuses, où déjà à l'époque on avait le mérite de discerner un peu, à travers elles, sa grandeur - comme cela est rapporté ici brièvement : répondre à des questions en matière de halacha et de pardes, de kabbalah et de chassidus. De nombreux domaines, stupéfiants, et tout cela paraissait dans ce même « Kovetz Loubavitch ».