Nous abordons à présent le grand récit du siège de Jérusalem par Sanchériv - cet épisode au terme duquel cent quatre-vingt-cinq mille chefs d'armées tombent, cadavres inanimés. Le chapitre s'ouvre sur la description de la montée de Sanchériv contre les villes fortifiées de Juda, et nous suivrons pas à pas les explications du Malbim au fil des versets.
אַחֲרֵי הַדְּבָרִים וְהָאֱמֶת הָאֵלֶּה בָּא סַנְחֵרִיב מֶלֶךְ אַשּׁוּר וַיָּבֹא בִיהוּדָה וַיִּחַן עַל הֶעָרִים הַבְּצֻרוֹת וַיֹּאמֶר לְבִקְעָם אֵלָיו׃ - Après ces événements et cette fidélité, Sanchériv, roi d'Assyrie, vint ; il pénétra en Juda, campa contre les villes fortifiées et projeta d'y ouvrir des brèches pour se les soumettre.
Quel est le sens des termes « Après ces événements et cette fidélité » ? Le Radak explique : après que 'Hizkiyahu et Juda furent revenus avec sincérité au service d'Hachem, Sanchériv marcha contre eux. A priori, cela semble difficile à comprendre : s'ils s'étaient repentis avec sincérité, pourquoi Sanchériv est-il venu les attaquer ? Le Radak répond : bien que le cœur de 'Hizkiyahu fût intègre, il subsistait encore de mauvaises conduites en Juda et le cœur de tous n'était pas parfait avec Hachem, comme nous le voyons à travers les nombreux reproches que leur adresse le prophète Isaïe dans ses prophéties.
Mais le Malbim propose une explication diamétralement opposée. Jusqu'ici, nous n'avons relevé aucun défaut ; bien au contraire, nous avons constaté d'éminentes vertus : tout le peuple se mobilise, apporte ses offrandes et subvient aux besoins des Cohanim et des érudits de la Torah. Par conséquent, l'expression « Après ces événements et cette fidélité » vient écarter l'idée selon laquelle Sanchériv serait intervenu à cause d'une faute quelconque qu'Hachem aurait voulu punir. Le terme « Émet » (vérité, fidélité) désigne une réalité authentique et durable ; le sens est donc : après tout ce service accompli avec vérité, d'un cœur parfait et sans artifice, sans jamais dévier de la bonne voie, c'est alors précisément qu'Hachem fit venir Sanchériv.
Mais alors, pour quelle raison ? Le Malbim affirme qu'il n'y a nul besoin d'y voir la conséquence d'un péché. Cet événement relevait de la Providence divine, afin qu'un miracle s'accomplisse par son intermédiaire et que Sanchériv tombe sur les monts de Sion. C'est le sens des paroles de nos Sages : le Saint, béni soit-Il, a voulu faire de 'Hizkiyahu le Machia'h et de Sanchériv Gog et Magog. Il s'agissait donc d'une opportunité exceptionnelle d'amener le Machia'h, et c'est dans ce but que le Saint, béni soit-Il, fit venir Sanchériv. C'était une récompense et non un châtiment. La venue de Sanchériv avait pour objet de magnifier le nom d'Israël et celui de leur roi, et tout cela découlait de « ces événements et de cette fidélité ». À l'opposé de la démarche du Radak : ce n'est pas à la suite d'une faute, mais bien en raison de leur piété que le Saint, béni soit-Il, voulut leur accorder une récompense - que le nom d'Israël grandisse parmi les nations et que tous contemplent les miracles et prodiges qu'Hachem accomplissait pour eux. Et s'ils en avaient été pleinement dignes, le Machia'h serait déjà venu à cette époque.
Le commentaire attribué à Rachi explique « levik'am » au sens de briser ou forcer le passage, à l'instar de « pour avoir vendu le juste pour de l'argent » (al mokhram), signifiant qu'il voulait percer leurs remparts pour se les rattacher. De même qu'il est écrit « Montons contre Juda et ouvrons-y une brèche » et « la ville fut ouverte par une brèche » - le sens est d'ouvrir une brèche dans les murailles de la ville pour y pénétrer et la conquérir.
Nous avons étudié toute cette affaire en détail dans le second livre des Rois (chapitre 18), et comme à notre habitude dans les Chroniques, nous ne reprenons pas tous les développements, mais nous nous concentrons sur les éléments nouveaux apportés ici. Il y est mentionné que Sanchériv monta contre toutes les villes fortifiées de Juda et s'en empara, et qu'Hizkiyahu lui envoya trois cents talents d'argent. Pourtant, le roi d'Assyrie dépêche ensuite Ravchaké. La question se pose alors : puisqu'il a déjà perçu cet argent - qui était en réalité un tribut d'apaisement, une forme de rançon visant à dire « laisse-moi tranquille, retire-toi » -, pourquoi envoie-t-il quelqu'un proférer des menaces ?
C'est ici qu'Ezra intervient pour expliquer ce qui contraignit 'Hizkiyahu à verser cet argent et ce qui fit changer d'avis à Sanchériv. 'Hizkiyahu s'était soumis à lui parce qu'il voyait que Sanchériv marchait résolument à la guerre, alors que lui-même ne s'était pas préparé et ne disposait pas d'une armée prête au combat. Il cherchait donc à gagner du temps afin d'élaborer une stratégie et de rassembler des forces pour la bataille. Et comment gagne-t-on du temps ? En versant de l'argent, afin que Sanchériv s'imagine que 'Hizkiyahu capitule devant lui et se soumet à son autorité. C'était l'usage séculaire : payer un tribut au conquérant revenait à lui dire : « Pourquoi faire la guerre ? Je serai ton serviteur et je te paierai l'impôt ». C'est ainsi qu'il voulut apaiser sa colère par un présent afin qu'il s'éloigne de lui.
Cependant, après que San'hériv eut cessé de l'attaquer, 'Hizkiyahou commença à se préparer à la guerre - comme nous le verrons immédiatement dans les versets. La chose parvint aux oreilles du roi d'Assyrie, qui comprit que 'Hizkiyahou se préparait à se rebeller contre lui. Autrement dit, San'hériv réalisa que 'Hizkiyahou n'avait pas versé cet argent en signe de soumission définitive, mais seulement pour gagner du temps et s'armer. C'est pourquoi il envoya Ravchaké et monta assiéger Jérusalem.
וַיַּרְא יְחִזְקִיָּהוּ כִּי בָא סַנְחֵרִיב וּפָנָיו לַמִּלְחָמָה עַל יְרוּשָׁלָ͏ִם׃ וַיִּוָּעַץ עִם שָׂרָיו וְגִבֹּרָיו לִסְתּוֹם אֶת מֵימֵי הָעֲיָנוֹת אֲשֶׁר מִחוּץ לָעִיר וַיַּעְזְרוּהוּ׃ - 'Hizkiyahou vit que San'hériv venait et qu'il avait l'intention d'attaquer Jérusalem. Il tint conseil avec ses ministres et ses vaillants guerriers pour boucher les eaux des sources situées hors de la ville, et ils lui prêtèrent main-forte.
Au départ, 'Hizkiyahou avait versé un tribut au roi d'Assyrie pour qu'il s'éloigne de lui ; à présent, il délibère avec ses ministres sur la manière de secouer le joug du roi d'Assyrie afin de ne plus avoir à lui payer de tribut. Le conseil retenu fut de boucher les sources d'eau. Ces sources faisaient couler l'eau à l'extérieur des remparts, offrant ainsi à l'ennemi un approvisionnement en eau pour soutenir le siège. Une fois les sources bouchées, ils ne pourraient plus maintenir le siège.
וַיִּקָּבְצוּ עַם רָב וַיִּסְתְּמוּ אֶת כׇּל הַמַּעְיָנוֹת וְאֶת הַנַּחַל הַשּׁוֹטֵף בְּתוֹךְ הָאָרֶץ לֵאמֹר לָמָּה יָבוֹאוּ מַלְכֵי אַשּׁוּר וּמָצְאוּ מַיִם רַבִּים׃ - Un peuple nombreux se rassembla et ils bouchèrent toutes les sources ainsi que le cours d'eau qui coulait au milieu du pays, en disant : « Pourquoi les rois d'Assyrie viendraient-ils et trouveraient-ils de l'eau en abondance ? »
Il apparaît que cette tâche exigeait un effort considérable et beaucoup de bras, c'est pourquoi « un peuple nombreux se rassembla » pour boucher toutes les sources. « Ainsi que le cours d'eau qui coulait au milieu du pays » : il s'agit du Gui'hon, abondant et rapide, qu'ils détournèrent et scellèrent également. La raison invoquée était : pourquoi les rois d'Assyrie viendraient-ils faire le siège ici et trouveraient-ils l'appui et l'aide d'eaux abondantes ?
וַיִּתְחַזַּק וַיִּבֶן אֶת כׇּל הַחוֹמָה הַפְּרוּצָה וַיַּעַל עַל הַמִּגְדָּלוֹת וְלַחוּצָה הַחוֹמָה אַחֶרֶת וַיְחַזֵּק אֶת הַמִּלּוֹא עִיר דָּוִיד וַיַּעַשׂ שֶׁלַח לָרֹב וּמָגִנִּים׃ - Il prit courage et reconstruisit toute la muraille endommagée, éleva des tours, bâtit à l'extérieur une autre muraille, fortifia le Milo dans la cité de David, et fabriqua des armes en grand nombre ainsi que des boucliers.
Le Malbim explique : « La muraille endommagée » fait référence à la portion nord de la muraille de Jérusalem, dans laquelle Yoach avait ouvert une brèche depuis la porte d'Éphraïm jusqu'à la porte de l'Angle, comme nous l'avons vu précédemment. À cet endroit, 'Hizkiyahou construisit une double muraille au sein de laquelle il érigea des tours ; c'est le sens de « éleva des tours, et à l'extérieur » : au-dessus d'elles, il éleva l'autre muraille, appelée dans Néhémie « la large muraille ». De plus, il renforça le Milo, qui était un espace prévu pour rassembler le peuple comme nous l'avons vu plus haut, et il fortifia cet endroit. Il fabriqua également des « chèla'h » et des boucliers. Le Malbim précise que le chèla'h se distingue de l'épée ordinaire : il est effilé à la pointe et transperce à la manière d'une lance, combinant ainsi les caractéristiques de la lance et de l'épée.
וַיִּתֵּן שָׂרֵי מִלְחָמוֹת עַל הָעָם וַיִּקְבְּצֵם אֵלָיו אֶל רְחוֹב שַׁעַר הָעִיר וַיְדַבֵּר עַל לְבָבָם לֵאמֹר׃ חִזְקוּ וְאִמְצוּ אַל תִּירְאוּ וְאַל תֵּחַתּוּ מִפְּנֵי מֶלֶךְ אַשּׁוּר וּמִלִּפְנֵי כׇּל הֶהָמוֹן אֲשֶׁר עִמּוֹ כִּי עִמָּנוּ רַב מֵעִמּוֹ׃ - Il plaça des chefs militaires à la tête du peuple, les réunit auprès de lui sur la place de la porte de la ville, et leur parla au cœur en ces termes : « Soyez forts et courageux, ne craignez point et ne tremblez point devant le roi d'Assyrie ni devant toute la multitude qui l'accompagne, car avec nous il y a plus qu'avec lui. »
'Hizkiyahou nomme des officiers pour préparer le peuple au combat et leur adresse des paroles de renforcement et d'encouragement. Quelle est la nuance entre « 'hizkou » (soyez forts) et « imtsou » (soyez courageux) ? Le Malbim l'a déjà expliqué à plusieurs reprises, notamment dans le livre de Yéhochoua : le réveil initial de la vaillance est appelé « 'hizouk » - acquérir de la force, se renforcer. Tandis qu'« imtsou » signifie tenir bon, persévérer et demeurer inébranlable - c'est-à-dire la constance dans cette force. Il y a le premier élan de force, puis il faut maintenir sa fermeté, ce qui exige une ténacité morale. C'est pourquoi le verset dit : « 'Hizkou vé-imtsou ».
« Car avec nous il y a plus qu'avec lui » - le bras qui est avec nous est plus grand que le bras qui l'accompagne. Et quel est donc ce bras qui nous accompagne ? C'est le Saint, béni soit-Il, qui est avec nous, et c'est Lui qui mène nos combats, alors que nous n'avons même pas besoin de nous battre ; il s'avère donc que la force avec nous est bien plus grande que la sienne.
עִמּוֹ זְרוֹעַ בָּשָׂר וְעִמָּנוּ יְהֹוָה אֱלֹהֵינוּ לְעׇזְרֵנוּ וּלְהִלָּחֵם מִלְחֲמֹתֵנוּ וַיִּסָּמְכוּ הָעָם עַל דִּבְרֵי יְחִזְקִיָּהוּ מֶלֶךְ יְהוּדָה׃ - « Avec lui est un bras de chair, mais avec nous est l'Éternel, notre Dieu, pour nous secourir et livrer nos combats. » Et le peuple s'appuya avec confiance sur les paroles de Hizkiyahu, roi de Juda.
Ici, il explicite ses propos : « Avec lui est un bras de chair » - je ne sous-estime rien, il possède une certaine puissance, il a pour lui un bras de chair ; mais peut-on seulement comparer un bras de chair à Hachem notre Dieu ? « Mais avec nous est l'Éternel, notre Dieu, pour nous secourir et livrer nos combats ». Et le peuple eut foi et s'appuya sur les paroles que lui adressa Hizkiyahu.
אַחַר זֶה שָׁלַח סַנְחֵרִיב מֶלֶךְ אַשּׁוּר עֲבָדָיו יְרוּשָׁלַיְמָה וְהוּא עַל לָכִישׁ וְכׇל מֶמְשַׁלְתּוֹ עִמּוֹ עַל יְחִזְקִיָּהוּ מֶלֶךְ יְהוּדָה וְעַל כׇּל יְהוּדָה אֲשֶׁר בִּירוּשָׁלַ͏ִם לֵאמֹר׃ - Après cela, Sanhériv, roi d'Assyrie, envoya ses serviteurs à Jérusalem, tandis que lui-même assiégeait Lakhich avec toutes ses forces armées, auprès de Hizkiyahu, roi de Juda, et de tout Juda qui était à Jérusalem, pour dire :
Sanhériv envoie ses serviteurs à Jérusalem pendant qu'il combat lui-même à Lakhich, adressant ainsi une mise en demeure à Jérusalem. Le Malbim explique : ayant appris que Hizkiyahu préparait une rébellion - des gens de l'intérieur lui ayant transmis des informations, car, comme nous le verrons plus loin, des hommes de notre peuple avaient noué des contacts avec lui - on lui rapporta : sache qu'il obstrue les eaux du Guihon, qu'il prépare les troupes au combat et qu'il n'a nullement l'intention de te verser le tribut convenu. Ces faits irritèrent profondément Sanhériv, qui envoya donc ses serviteurs à Jérusalem pour lancer un avertissement.
כֹּה אָמַר סַנְחֵרִיב מֶלֶךְ אַשּׁוּר עַל מָה אַתֶּם בֹּטְחִים וְיֹשְׁבִים בְּמָצוֹר בִּירוּשָׁלָ͏ִם׃ הֲלֹא יְחִזְקִיָּהוּ מַסִּית אֶתְכֶם לָתֵת אֶתְכֶם לָמוּת בְּרָעָב וּבְצָמָא לֵאמֹר יְהֹוָה אֱלֹהֵינוּ יַצִּילֵנוּ מִכַּף מֶלֶךְ אַשּׁוּר׃ - Ainsi parle Sanhériv, roi d'Assyrie : Sur quoi repose votre assurance, pour que vous demeuriez dans l'angoisse du siège à Jérusalem ? Hizkiyahu ne cherche-t-il pas à vous égarer pour vous livrer à la mort par la faim et par la soif, en affirmant : « L'Éternel, notre Dieu, nous délivrera de la main du roi d'Assyrie » ?
הֲלֹא הוּא יְחִזְקִיָּהוּ הֵסִיר אֶת בָּמֹתָיו וְאֶת מִזְבְּחֹתָיו וַיֹּאמֶר לִיהוּדָה וְלִירוּשָׁלַ͏ִם לֵאמֹר לִפְנֵי מִזְבֵּחַ אֶחָד תִּשְׁתַּחֲווּ וְעָלָיו תַּקְטִירוּ׃ - N'est-ce pas ce même Hizkiyahu qui a fait disparaître Ses hauts lieux et Ses autels, en ordonnant à Juda et à Jérusalem : « C'est devant un seul autel que vous vous prosternerez, et c'est sur lui seul que vous brûlerez des offrandes » ?
הֲלֹא תֵדְעוּ מֶה עָשִׂיתִי אֲנִי וַאֲבוֹתַי לְכֹל עַמֵּי הָאֲרָצוֹת הֲיָכוֹל יָכְלוּ אֱלֹהֵי גּוֹיֵ הָאֲרָצוֹת לְהַצִּיל אֶת אַרְצָם מִיָּדִי׃ מִי בְּכׇל אֱלֹהֵי הַגּוֹיִם הָאֵלֶּה אֲשֶׁר הֶחֱרִימוּ אֲבוֹתַי אֲשֶׁר יָכוֹל לְהַצִּיל אֶת עַמּוֹ מִיָּדִי כִּי יוּכַל אֱלֹהֵיכֶם לְהַצִּיל אֶתְכֶם מִיָּדִי׃ - Ne savez-vous donc pas ce que nous avons fait, moi et mes pères, à tous les peuples de ces contrées ? Les dieux des nations de ces terres ont-ils été capables de délivrer leur pays de ma main ? Quel dieu, parmi tous les dieux de ces nations que mes pères ont vouées à l'extermination, a pu délivrer son peuple de ma main, pour que votre Dieu puisse, Lui, vous délivrer de ma main ?
וְעַתָּה אַל יַשִּׁיא אֶתְכֶם חִזְקִיָּהוּ וְאַל יַסִּית אֶתְכֶם כָּזֹאת וְאַל תַּאֲמִינוּ לוֹ כִּי לֹא יוּכַל כׇּל אֱלוֹהַּ כׇּל גּוֹי וּמַמְלָכָה לְהַצִּיל עַמּוֹ מִיָּדִי וּמִיַּד אֲבוֹתָי אַף כִּי אֱלֹהֵיכֶם לֹא יַצִּילוּ אֶתְכֶם מִיָּדִי׃ - Dès lors, que Hizkiyahu ne vous abuse point, qu'il ne vous séduise pas de la sorte et ne le croyez pas ! Car aucun dieu d'aucune nation ni d'aucun royaume n'a été capable de délivrer son peuple de ma main ni de la main de mes pères ; à plus forte raison votre Dieu ne vous délivrera-t-Il pas de ma main !
וְעוֹד דִּבְּרוּ עֲבָדָיו עַל יְהֹוָה הָאֱלֹהִים וְעַל יְחִזְקִיָּהוּ עַבְדּוֹ׃ - Et ses serviteurs proférèrent encore d'autres outrages contre l'Éternel Dieu et contre Hizkiyahu, Son serviteur.