Le treizième chapitre de Divré Hayamim II est entièrement consacré au court règne d'Avia, fils de Rehav'am, et plus particulièrement à la grande guerre qu'il mena contre Yarov'am fils de Nevat. Dans le livre des Rois (Mélakhim), cette guerre n'est mentionnée que très brièvement, tandis qu'ici, comme le souligne le Malbim, le texte la relate en détail : le grand discours de réprimande prononcé par Avia depuis le mont Tsemarayim, le déroulement de la bataille, et la miraculeuse victoire remportée non par la force ni par les armes, mais parce qu'ils s'étaient appuyés sur Hachem. Suivons le fil des versets.
בִּשְׁנַת שְׁמוֹנֶה עֶשְׂרֵה לַמֶּלֶךְ יָרׇבְעָם וַיִּמְלֹךְ אֲבִיָּה עַל־יְהוּדָה׃ - La dix-huitième année du roi Yarov'am, Avia devint roi sur Yéhouda.
Le Radak soulève une difficulté : Rehav'am et Yarov'am ont commencé à régner exactement au même moment, et Rehav'am a régné dix-sept ans. Dès lors, lorsque le règne de Rehav'am prit fin, Yarov'am se trouvait dans la dix-septième année de son règne ; par conséquent, le fils de Rehav'am aurait dû monter sur le trône la dix-septième année, et non la dix-huitième. Pourquoi donc ce décalage d'un an ? Le Radak explique : Rehav'am avait déjà entamé la dix-huitième année, et ces fractions d'années incomplètes ne lui sont pas comptées, mais elles sont régulièrement attribuées à Yarov'am. C'est comparable à un jeune homme âgé de treize ans et un jour, qui est déjà considéré comme étant entré dans sa quatorzième année. De même ici, comme il avait déjà entamé la dix-huitième année, le texte compte dix-huit ans.
שָׁלוֹשׁ שָׁנִים מָלַךְ בִּירוּשָׁלִַם וְשֵׁם אִמּוֹ מִיכָיָהוּ בַת־אוּרִיאֵל מִן־גִּבְעָה וּמִלְחָמָה הָיְתָה בֵּין אֲבִיָּה וּבֵין יָרׇבְעָם׃ - Il régna trois ans à Jérusalem ; le nom de sa mère était Mikhayahou, fille d'Ouriel, de Guiv'a. Et il y eut une guerre entre Avia et Yarov'am.
Le commentaire attribué à Rachi précise qu'il ne régna même pas trois années complètes. En effet, il est dit dans le livre des Rois que c'est la vingtième année de Yarov'am, roi d'Israël, qu'Asa devint roi de Yéhouda, or Asa succède directement à Avia. Si Avia a commencé à régner la dix-huitième année et que son successeur monte déjà sur le trône la vingtième année, on en déduit qu'il n'a même pas accompli trois pleines années.
Qui était Mikhayahou, fille d'Ouriel ? Le livre des Rois explicite qu'il s'agit de Ma'akha, fille d'Avshalom. Elle portait deux noms, et son père également : Avshalom et Ouriel. Cela n'a rien d'étonnant, car il est fréquent qu'un personnage soit mentionné sous divers noms, tantôt l'un, tantôt l'autre. Cependant, le Malbim approfondit l'explication : son nom originel était Ma'akha, et on la nomma Mikhayahou après qu'elle devint reine mère (Guevira). Dans ce même élan, on attribua également à son père un nom plus élogieux - Ouriel, un nom renfermant la particule divine « El ».
Les exemples en sont nombreux : lorsqu'une personne accédait à une haute fonction ou à une dignité, on modifiait son nom pour lui en donner un plus noble. Pour Yossef : « et il l'appela Tsafnat Panéakh ». Pour Myriam et Yokhéved : leurs noms furent changés en Chifra et Pou'a. De même pour Daniel et ses compagnons, Hananya, Michaël et Azarya, à qui l'on attribua des noms tels que Beltchatsar. Tel était l'usage : celui qui confère une charge change le nom. À notre époque également, lors de l'établissement du gouvernement israélien, Ben Gourion demanda d'hébraïser les patronymes. Quoi qu'il en soit, dès lors qu'elle devint reine mère, son nom fut changé de Ma'akha en Mikhayahou, et celui de son père, d'Avshalom en Ouriel.
וַיֶּאְסֹר אֲבִיָּה אֶת־הַמִּלְחָמָה בְּחַיִל גִּבּוֹרֵי מִלְחָמָה אַרְבַּע־מֵאוֹת אֶלֶף אִישׁ בָּחוּר וְיָרׇבְעָם עָרַךְ עִמּוֹ מִלְחָמָה בִּשְׁמוֹנֶה מֵאוֹת אֶלֶף אִישׁ בָּחוּר גִּבּוֹר חָיִל׃ - Avia engagea la bataille avec une armée de vaillants guerriers, quatre cent mille hommes d'élite ; et Yarov'am rangea son armée contre lui, avec huit cent mille hommes d'élite, vaillants guerriers.
Le Metsoudat David explique que le chef de guerre est appelé « osseir » (celui qui lie ou engage), car il dispose les combattants et les lie par des ordres et des consignes relatifs au combat. On trouve fréquemment l'expression « qui engagera la bataille » (mi ye'essor hammil'hama), et le terme d'« assira » signifie ici lier - lier par des commandements et des avertissements stricts.
Le Malbim n'explique pas ce terme ici même, mais dans son Sefer HaCarmel - sorte de dictionnaire alphabétique regroupant ses explications lexicales tirées de tous ses commentaires - il distingue, à l'entrée « assar », entre l'action d'« assira » (enchaîner, contraindre) et celle de « qchira » (nouer, attacher). « Assar » indique toujours que celui qui est entravé l'est par contrainte et contre son gré, s'opposant à celui qui l'enserre, comme dans « et ils l'enchaînèrent avec des chaînes d'airain ». Cette racine s'apparente au verbe « yassar » avec un youd - « l'Éternel m'a châtié » (yassor yisserani Yah) - qui évoque la contrainte subie par l'âme, les épreuves (yissourim) étant bien souvent des souffrances morales. De là découle l'usage de ce verbe dans le domaine militaire : « qui engagera la bataille » désigne le chef d'armée qui contraint les hommes par ses ordres, malgré leurs réticences. Ceux-ci montent au combat sous l'effet du commandement, et c'est pourquoi cette levée est appelée « assira ».
Au sens simple, on pourrait comprendre que l'expression rappelle « et il attela son char » (vaye'essor et rikbo), dit au sujet de Yossef, où le mot désigne un attelage concret, les chevaux étant attachés aux chars. Puisque les préparatifs de la guerre impliquaient d'atteler les chevaux aux chars, l'entrée en campagne a été désignée par le terme d'« assirat hammil'hama ».
וַיָּקׇם אֲבִיָּה מֵעַל לְהַר צְמָרַיִם אֲשֶׁר בְּהַר אֶפְרָיִם וַיֹּאמֶר שְׁמָעוּנִי יָרׇבְעָם וְכׇל־יִשְׂרָאֵל׃ - Avia se leva du haut du mont Tsemarayim, qui est dans la contrée montagneuse d'Éphraïm, et dit : Écoutez-moi, Yarov'am et tout Israël !
Avia se porta au combat contre Yarov'am au cœur même du territoire de ce dernier, sur le mont Éphraïm. Il ne resta point sur ses positions, mais pénétra profondément dans ses terres. « Tsemarayim » désigne une hauteur, comme le commente le Metsoudat Tsion d'après « la cime du cèdre » (tsamérèt ha'erez), la branche qui s'élève au-dessus de toutes les autres - ce que l'on nomme aujourd'hui la cime. Et du haut de ce promontoire, Avia prononça une vibrante exhortation morale.
הֲלֹא לָכֶם לָדַעַת כִּי יְהֹוָה אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל נָתַן מַמְלָכָה לְדָוִיד עַל־יִשְׂרָאֵל לְעוֹלָם לוֹ וּלְבָנָיו בְּרִית מֶלַח׃ - Ne devez-vous pas savoir que l'Éternel, le Dieu d'Israël, a donné pour toujours la royauté sur Israël à David, à lui et à ses fils, par une alliance de sel ?
Avia, fils de Rehav'am et petit-fils de Salomon, perpétue la dynastie de la maison de David, et il commence par une vérité notoire. Le Malbim explique que trois principes fondamentaux établissent ici la solidité indéfectible du trône davidique. Le premier : ce royaume émane d'Hachem ; David l'a reçu directement de Sa part. Le deuxième : il lui a été accordé, à lui et à ses descendants. Le troisième : il repose sur une alliance de sel (berit mela'h). Tout comme le sel ne s'altère jamais et que l'on n'a jamais vu de sel se corrompre, de même cette royauté ne sera jamais abolie, même si ses descendants viennent à fauter. C'est ce qu'exprime le verset : si ses fils abandonnent Ma Torah, Je les châtierai, mais « Ma bienveillance, Je ne la lui retirerai point ». En revanche, lorsque Yarov'am ben Nevat quitta la voie d'Hachem, il fut abandonné à sa propre déchéance jusqu'à sa ruine totale, sans laisser aucun descendant. Pour la maison de David, l'assurance demeure : s'ils pèchent, Il les éprouvera, mais ne les anéantira point.
וַיָּקׇם יָרׇבְעָם בֶּן־נְבָט עֶבֶד שְׁלֹמֹה בֶן־דָּוִיד וַיִּמְרֹד עַל־אֲדֹנָיו׃ - Et Yarov'am, fils de Nevat, serviteur de Salomon, fils de David, s'est levé et s'est révolté contre son maître.
וַיִּקָּבְצוּ עָלָיו אֲנָשִׁים רֵקִים בְּנֵי בְלִיַּעַל וַיִּתְאַמְּצוּ עַל־רְחַבְעָם בֶּן־שְׁלֹמֹה וּרְחַבְעָם הָיָה נַעַר וְרַךְ־לֵבָב וְלֹא הִתְחַזַּק לִפְנֵיהֶם׃ - Des hommes vils, des vauriens, se sont rassemblés autour de lui et se sont enhardis contre Roboam, fils de Salomon ; or Roboam était jeune et le cœur craintif, et il n'a pas su leur tenir tête.
Après avoir énuméré la force de la royauté de la maison de David, Aviya énumère les faiblesses du royaume de Yarov'am. Le Malbim explique que les débuts du règne de Yarov'am furent semblables à une racine sortant d'une terre aride. Premièrement, c'était un serviteur révolté contre son maître, et c'est une grande indignité qu'un esclave s'insurge contre son souverain pour régner. Deuxièmement, les hommes qui se sont ralliés à lui n'étaient pas des hommes d'élite, mais des gens frivoles et des vauriens.
Troisièmement, « ils se sont enhardis » (vayit'amtsou). Le Malbim établit une distinction entre l'audace intérieure (imouts) et l'affermissement dans l'action (hizouk) : l'audace réside dans le cœur, tandis que la fermeté s'exprime dans les actes. L'homme affermit d'abord son courage intérieur, puis renforce concrètement sa prise et son action militaire. C'est ce qu'Aviya leur déclare : vous ne vous êtes jamais réellement imposés à nous dans un véritable combat ; vous avez seulement pris de l'assurance dans vos cœurs et fait preuve d'insolence à notre égard. Si vous aviez véritablement combattu, mon père vous aurait soumis et aurait triomphé de vous. Mais il était « jeune et le cœur craintif », et n'a posé aucun acte concret pour s'affermir face à vous ; c'est pourquoi votre valeur militaire n'a jamais été mise à l'épreuve contre nous.
Et que signifie ici « jeune » (na'ar) ? Le Radak s'en étonne : Roboam n'avait-il pas quarante et un ans lors de son accession au trône ? Il faut comprendre qu'il était semblable à un jeune novice qui n'avait pas la hardiesse de faire la guerre ; il n'était pas encore rompu aux batailles et agissait comme un jeune homme dépourvu du courage nécessaire pour monter au front. Il est remarquable qu'Aviya passe totalement sous silence le fait que ce fut le prophète qui interdit à Roboam de partir en guerre. Il retouche pour ainsi dire les événements historiques, imputant l'inaction au seul fait que son père ne s'était pas encore affermi sur son trône pour livrer bataille.
וְעַתָּה אַתֶּם אֹמְרִים לְהִתְחַזֵּק לִפְנֵי מַמְלֶכֶת יְהֹוָה בְּיַד בְּנֵי דָוִיד וְאַתֶּם הָמוֹן רָב וְעִמָּכֶם עֶגְלֵי זָהָב אֲשֶׁר עָשָׂה לָכֶם יָרׇבְעָם לֵאלֹהִים׃ - Et maintenant, vous pensez vous affermir devant le royaume de l'Éternel, confié aux descendants de David, parce que vous êtes une grande multitude et que vous avez avec vous les veaux d'or que Yarov'am vous a confectionnés comme divinités.
À présent, vous prétendez vous affermir - concrètement, les armes à la main - face au royaume de l'Éternel aux mains des fils de David, alors que l'Éternel est avec nous. Sur quoi fondez-vous votre assurance ? Si vous comptez sur le nombre, prétextant que vous formez dix tribus quand nous n'en comptons que deux et demie, vous n'êtes en réalité qu'une « foule tumultueuse » (hamon rav). Le mot « hamon » dénote toujours le vacarme, l'agitation et le désordre ; il y a du bruit et de la masse, mais aucune discipline militaire. Vous ne formez point un royaume de vaillants soldats pourvu d'une armée organisée.
Et si vous prétendez compter sur l'aide céleste, sous prétexte que l'issue de la guerre appartient à l'Éternel, n'avez-vous pas avec vous des veaux d'or, ce qui relève de l'idolâtrie la plus pure, ayant ainsi abandonné l'Éternel ? Que si vous répliquez : « Nous n'avons pas délaissé l'Éternel, nous Le servons à travers ces veaux d'or comme de simples intermédiaires, à l'image du veau d'or dans le désert dont l'intention originelle était de vénérer l'Éternel », le texte vient précisément vous démentir : « que Yarov'am vous a confectionnés comme divinités ». Pour vous, le veau n'est pas un moyen, mais une fin ; c'est en tant que divinités qu'il vous les a fabriqués.
הֲלֹא הִדַּחְתֶּם אֶת־כֹּהֲנֵי יְהֹוָה אֶת־בְּנֵי אַהֲרֹן וְהַלְוִיִּם וַתַּעֲשׂוּ לָכֶם כֹּהֲנִים כְּעַמֵּי הָאֲרָצוֹת כׇּל־הַבָּא לְמַלֵּא יָדוֹ בְּפַר בֶּן־בָּקָר וְאֵילִם שִׁבְעָה וְהָיָה כֹהֵן לְלֹא אֱלֹהִים׃ - N'avez-vous pas banni les prêtres de l'Éternel, les descendants d'Aaron et les lévites, pour vous fabriquer des prêtres à la manière des peuples idolâtres ? Quiconque vient solliciter son investiture avec un jeune taureau et sept béliers devient prêtre de ce qui n'est point dieu !
Tout d'abord, du côté des officiants : n'avez-vous pas chassé les Cohanim de l'Éternel, les fils d'Aaron et les Léviim ? Si votre véritable intention était d'adorer l'Éternel, vous auriez conservé Ses prêtres légitimes. Pourquoi les avoir écartés pour introniser n'importe qui ? Précisément parce que vous n'avez nul désir sincère de servir l'Éternel.
Ensuite, du côté du culte lui-même : « Quiconque vient solliciter son investiture avec un jeune taureau et sept béliers ». Chez nous, le rituel sacrificiel a été fixé avec une rigueur absolue par l'Éternel - agneau, chevreau, taureau, chaque sacrifice selon ses lois, tantôt mâle, tantôt femelle, et des sections entières de la Torah définissent la nature de chaque offrande et la faute qu'elle vient expier. Si tout ce cérémonial était véritablement ordonné au service de l'Éternel, vous offririez les sacrifices prescrits par Sa Torah. Le simple fait d'avoir inventé d'autres offrandes démontre qu'il ne s'agit pas du service de l'Éternel, mais d'une liturgie nouvelle issue de votre propre cru : le culte du veau.
Troisièmement, du point de vue de l'entité vénérée : « et il devient prêtre pour ce qui n'est pas dieu » - il n'y a ici aucun dieu du tout, c'est le veau lui-même que vous servez, et l'esprit d'Hachem ne repose pas sur lui. Tout cela prouve donc que le veau n'est pas un instrument pour servir Hachem, mais un substitut à la divinité. Et si Dieu est avec nous, quelles sont vos chances contre nous ?
Le commentaire attribué à Rachi explique « vous vous êtes fait des prêtres comme les peuples des pays » - comme les nations ; et quiconque voulait devenir prêtre apportait un jeune taureau et sept béliers, et le devenait. En d'autres termes : on achète la prêtrise avec de l'argent. Apporte un taureau et sept béliers, on fera là-bas une grande fête, et toi aussi tu seras prêtre. Quiconque paie reçoit la prêtrise.
וַאֲנַחְנוּ יְהֹוָה אֱלֹהֵינוּ וְלֹא עֲזַבְנֻהוּ וְכֹהֲנִים מְשָׁרְתִים לַיהֹוָה בְּנֵי אַהֲרֹן וְהַלְוִיִּם בַּמְלָאכֶת׃ - « Mais quant à nous, Hachem est notre Dieu et nous ne L'avons pas abandonné ; les prêtres au service d'Hachem sont les fils d'Aaron, et les Lévites sont à leur tâche. »
Le Malbim montre qu'Aviya répond précisément point par point à ces trois éléments. Du point de vue de l'entité vénérée : « Mais quant à nous, Hachem est notre Dieu et nous ne L'avons pas abandonné ». Du point de vue des serviteurs : « les prêtres au service d'Hachem sont les fils d'Aaron », ceux-là mêmes dont le Saint, béni soit-Il, a ordonné le service, « et les Lévites sont à leur tâche » - portiers et chantres.
וּמַקְטִרִים לַיהֹוָה עֹלוֹת בַּבֹּקֶר־בַּבֹּקֶר וּבָעֶרֶב־בָּעֶרֶב וּקְטֹרֶת־סַמִּים וּמַעֲרֶכֶת לֶחֶם עַל־הַשֻּׁלְחָן הַטָּהוֹר וּמְנוֹרַת הַזָּהָב וְנֵרֹתֶיהָ לְבָעֵר בָּעֶרֶב בָּעֶרֶב כִּי־שֹׁמְרִים אֲנַחְנוּ אֶת־מִשְׁמֶרֶת יְהֹוָה אֱלֹהֵינוּ וְאַתֶּם עֲזַבְתֶּם אֹתוֹ׃ - « Ils font fumer pour Hachem des holocaustes chaque matin et chaque soir, ainsi que l'encens aromatique ; ils disposent les rangées de pains sur la table pure et allument la Menora d'or avec ses lampes chaque soir ; car nous, nous montons la garde d'Hachem notre Dieu, tandis que vous, vous L'avez abandonné. »
Et cela correspond au troisième aspect, celui du culte lui-même : chez nous, tout se déroule exactement comme prescrit dans la Torah et dans le texte sacré. Les holocaustes matin et soir, l'encens aromatique, la disposition des pains, la Menora d'or et ses lampes. Nous observons la charge d'Hachem notre Dieu, alors que vous, vous L'avez abandonné.
וְהִנֵּה עִמָּנוּ בָרֹאשׁ הָאֱלֹהִים וְכֹהֲנָיו וַחֲצֹצְרוֹת הַתְּרוּעָה לְהָרִיעַ עֲלֵיכֶם בְּנֵי יִשְׂרָאֵל אַל־תִּלָּחֲמוּ עִם־יְהֹוָה אֱלֹהֵי־אֲבֹתֵיכֶם כִּי־לֹא תַצְלִיחוּ׃ - « Et voici qu'avec nous, à notre tête, se trouvent Dieu, Ses prêtres et les trompettes retentissantes pour sonner l'alarme contre vous. Enfants d'Israël, ne combattez pas contre Hachem, le Dieu de vos pères, car vous ne réussirez point ! »
Avec qui se tient le Saint, béni soit-Il ? Avec ceux qui Le servent, ou avec ceux qui sont partis adorer les veaux d'or ? D'après les trois points expliqués, ce sont eux qui marchent à notre tête. Le premier : Dieu Lui-même, car nous faisons monter la fumée des offrandes pour Hachem. Le deuxième : Ses prêtres, ces Cohanim qui servent Hachem sont avec nous. Le troisième : les trompettes du retentissement, dont nous sonnions lors du culte, en signe de fidélité au service tel qu'Hachem l'a prescrit. Et le Malbim explique que « pour sonner l'alarme contre vous » désigne une sonnerie de victoire : puisque nous détenons tous les atouts majeurs, votre guerre est dirigée contre Hachem, et nous ferons assurément retentir contre vous la sonnerie de la victoire.
D'ailleurs, il est rapporté que le prêtre oint pour la guerre adressait des paroles d'exhortation à l'armée montant au combat : vous ne menez pas votre propre guerre mais celle d'Hachem, et quiconque part avec la volonté d'offrir sa vie pour Hachem, le Saint, béni soit-Il, le sauve. Ce sont des paroles de renforcement. Et c'est exactement ce que l'on observe ici. On peut se demander dans quelle mesure ces propos étaient destinés à convaincre le camp d'en face, celui de Yarov'am, ou plutôt à insuffler force et courage aux hommes d'Aviya, afin qu'ils soient assurés de leur force et combattent avec une grande vaillance.
וְיָרׇבְעָם הֵסֵב אֶת־הַמַּאְרָב לָבוֹא מֵאַחֲרֵיהֶם וַיִּהְיוּ לִפְנֵי יְהוּדָה וְהַמַּאְרָב מֵאַחֲרֵיהֶם׃ - Yarov'am fit contourner une embuscade pour les prendre à revers ; ils se trouvaient ainsi devant Yehouda, et l'embuscade derrière eux.
Yarov'am avait dissimulé des hommes en embuscade. C'était une tactique très répandue à l'époque : une manœuvre en tenailles, avec un contingent de front et un autre à revers. « Et ils étaient » : Yarov'am et l'armée qui l'accompagnait attaquaient par devant, tandis que l'embuscade arrivait par derrière, espérant ainsi s'assurer la victoire.
וַיִּפְנוּ יְהוּדָה וְהִנֵּה לָהֶם הַמִּלְחָמָה פָּנִים וְאָחוֹר וַיִּצְעֲקוּ לַיהֹוָה וְהַכֹּהֲנִים מַחְצְרִים בַּחֲצֹצְרוֹת׃ - Les hommes de Yehouda se retournèrent, et voici que le combat était engagé de front et à revers ; ils crièrent vers Hachem, et les cohanim sonnèrent des trompettes.
Les hommes de Yehouda se retournent et s'aperçoivent qu'une troupe se tient également derrière eux ; « le combat » désigne ici les combattants, postés à la fois devant et derrière. Trois réactions se succèdent alors : ils crient vers Hachem, les cohanim sonnent des trompettes, et les hommes de Yehouda poussent une clameur.
וַיָּרִיעוּ אִישׁ יְהוּדָה וַיְהִי בְּהָרִיעַ אִישׁ יְהוּדָה וְהָאֱלֹהִים נָגַף אֶת־יָרׇבְעָם וְכׇל־יִשְׂרָאֵל לִפְנֵי אֲבִיָּה וִיהוּדָה׃ - Les hommes de Yehouda poussèrent une clameur ; et au moment où ils poussèrent cette clameur, Dieu frappa Yarov'am et tout Israël devant Aviya et Yehouda.
Il y eut là un cri et une sonnerie vibrante vers Hachem - et Hachem leur accorda alors le salut.
וַיָּנוּסוּ בְנֵי־יִשְׂרָאֵל מִפְּנֵי יְהוּדָה וַיִּתְּנֵם אֱלֹהִים בְּיָדָם׃ - Les enfants d'Israël s'enfuirent devant Yehouda, et Dieu les livra entre leurs mains.
וַיַּכּוּ בָהֶם אֲבִיָּה וְעַמּוֹ מַכָּה רַבָּה וַיִּפְּלוּ חֲלָלִים מִיִּשְׂרָאֵל חֲמֵשׁ־מֵאוֹת אֶלֶף אִישׁ בָּחוּר׃ - Aviya et son peuple leur infligèrent un coup immense, et il tomba d'Israël cinq cent mille hommes d'élite parmi les morts.
C'est à peine croyable : un demi-million de Juifs ont péri, des Juifs tuant d'autres Juifs. Ce n'était d'ailleurs pas sans précédent, comme on l'a vu avec les centaines de milliers de morts dans l'épisode de la concubine de Guiv'a. Quiconque observe l'histoire constate qu'elle fut jalonnée de sang. Sur ce point, on peut dire que la génération s'est bonifiée : baroukh Hachem, la sensibilité à la vie humaine est aujourd'hui bien plus grande qu'à l'époque. En ce temps-là, les rois faisaient tomber les têtes pour un rien, condamnaient à mort sans hésiter et n'avaient aucun scrupule à anéantir des villages entiers d'un revers de main, comme ce fut le cas pour Nov, la cité des cohanim. Aujourd'hui, baroukh Hachem, la sainteté de la vie est bien plus respectée - sans que cela ne suffise à retenir Poutine en Ukraine, certes, mais la réalité a tout de même quelque peu changé.
Que signifie « un coup immense » ? Au sens littéral, le Radak explique que cela désigne les cinq cent mille morts. Mais le texte interpelle : si le chiffre est mentionné immédiatement après, on comprend bien par soi-même que cinq cent mille est un nombre colossal ; pourquoi donc préciser d'abord « un coup immense » ?
Nos Sages enseignent : pourquoi est-il dit « une grande défaite » (makah rabah) ? C'est-à-dire en plus de les avoir tués, il a fait en sorte que leurs femmes ne puissent pas se remarier. Rabbi Abba bar Kahana a dit : il a fait disparaître les traits de leur visage, comme il est écrit « L'expression de leur visage témoigne contre eux » - il s'agit du nez ; il leur a coupé le nez. En d'autres termes, il a créé une situation où leurs femmes ne pouvaient plus se remarier et restaient agounot, car il leur a mutilé le visage au point qu'on ne pouvait plus les identifier. À l'époque, il n'était pas possible d'identifier les corps par des empreintes dentaires ou d'autres moyens similaires, ni par des plaques d'identité militaire ni par quoi que ce soit ; et dès lors que les traits du visage sont méconnaissables et qu'aucun témoin n'atteste de la mort d'un tel, il est impossible d'autoriser sa femme à se remarier. Et Rabbi Ami dit : il les a laissés exposés trois jours jusqu'à ce que leurs traits se décomposent, comme il est écrit « Ses veuves sont devenues pour moi plus nombreuses que le sable des mers » - les veuves se sont multipliées à cause de cette attente de trois jours. « Il les a laissés trois jours » signifie qu'il n'a pas permis de les enterrer pendant trois jours, altérant ainsi leurs traits au point de rendre toute identification impossible.
On ne voit pas clairement ce qui pouvait justifier un tel acte, ni si cela était convenable ou non. Au premier abord, ce n'est guère un comportement digne que ce qui a été fait dans cette affaire. Plus loin, le texte dit « et l'Éternel le frappa et il mourut », et l'on mentionnera que certains commentateurs expliquent que D.ieu a frappé Aviyah - mais on n'a pas trouvé que cette raison précise soit invoquée pour ce geste. Et quel était l'intérêt d'empêcher leurs femmes de se remarier ? C'était apparemment un acte inapproprié, à moins qu'il n'ait eu pour but de créer un effet de dissuasion pour l'avenir afin qu'ils ne recommencent plus, ou bien de restreindre leur descendance afin que les impies ne se multiplient pas. Mais cela reste également surprenant : respectaient-ils vraiment l'institution du mariage, étant eux-mêmes des idolâtres ? Bien qu'il soit possible que même les nations aient respecté l'interdit de la femme mariée, et qu'eux aussi y aient été attentifs. La question reste ouverte.
וַיִּכָּנְעוּ בְנֵי־יִשְׂרָאֵל בָּעֵת הַהִיא וַיֶּאֶמְצוּ בְּנֵי יְהוּדָה כִּי נִשְׁעֲנוּ עַל־יְהֹוָה אֱלֹהֵי אֲבוֹתֵיהֶם׃ - Les enfants d'Israël furent humiliés en ce temps-là, et les enfants de Juda l'emportèrent, car ils s'étaient appuyés sur l'Éternel, le D.ieu de leurs pères.
« Ils furent humiliés » - voyez qu'ils n'ont pas vaincu par leur propre puissance, ni par la force ni par la vaillance. Israël fut soumis parce que l'Éternel les a soumis. Que l'homme ne s'imagine pas que c'est par sa propre force ou sa bravoure ! De même, « et les enfants de Juda l'emportèrent » - pourquoi se sont-ils fortifiés ? Non par leur propre puissance, mais « car ils s'étaient appuyés sur l'Éternel, le D.ieu de leurs pères ».
וַיִּרְדֹּף אֲבִיָּה אַחֲרֵי יָרׇבְעָם וַיִּלְכֹּד מִמֶּנּוּ עָרִים אֶת־בֵּית־אֵל וְאֶת־בְּנוֹתֶיהָ וְאֶת־יְשָׁנָה וְאֶת־בְּנוֹתֶיהָ וְאֶת־עֶפְרַיִן וּבְנֹתֶיהָ׃ - Aviyah poursuivit Yarov'am et lui prit des villes : Beth-El et ses localités dépendantes, Yeshanah et ses localités dépendantes, et Efraïn et ses localités dépendantes.
« Ses filles » fait référence à ses villages - les bourgades situées tout autour, ce que nous appellerions aujourd'hui des localités satellites. Au passage, c'est aussi le sens de ce qui est dit : « Que se réjouissent les filles de Juda » - il ne s'agit pas des filles de Juda au sens propre, mais des villes satellites situées autour des cités de Juda.
וְלֹא־עָצַר כֹּחַ־יָרׇבְעָם עוֹד בִּימֵי אֲבִיָּהוּ וַיִּגְּפֵהוּ יְהֹוָה וַיָּמֹת׃ - Yarov'am ne retrouva plus de force du vivant d'Aviyahou ; l'Éternel le frappa et il mourut.
« Ne retrouva plus de force » - il n'eut plus la capacité de revenir guerroyer. Selon l'explication simple, « l'Éternel le frappa » se rapporte à Yarov'am. Cependant, cela soulève une difficulté chronologique : Aviyah a régné trois ans, commençant la dix-huitième année de Yarov'am, tandis que son fils Assa est monté sur le trône la vingtième année de Yarov'am. Il s'avère donc que Yarov'am a régné vingt-deux ans et vivait encore aux jours d'Assa. Comment peut-on alors affirmer ici, à l'époque d'Aviyah, que l'Éternel le frappa et qu'il mourut ?
Il existe deux explications à ce sujet. La première approche, la plus proche du sens littéral : « et l'Éternel le frappa » - Il le frappa, mais il ne mourut pas sur le champ ; cette plaie provoqua une maladie qui dura jusqu'à sa mort finale, au terme de ses vingt-deux années de règne. L'expression « Il le frappa et il mourut » n'implique pas nécessairement une mort instantanée.
La seconde approche est la deracha de nos Sages que rapporte le Radak au nom de Béréchit Rabba et du Seder Olam, qui interprètent « et l'Éternel le frappa, et il mourut » à propos d'Avia : Yarov'am ne retrouva plus de force du vivant d'Aviahou, mais l'Éternel frappa Aviahou et il mourut. Cela demande explication, car le terme « vayigféhou » (et Il le frappa) évoque une mort par épidémie ou châtiment soudain consécutif à une faute, or d'après le sens obvie du texte, le pécheur ici est Yarov'am et non Avia.
C'est pourquoi nos Sages ont mentionné des fautes qui pesaient sur Avia. Une première faute : il s'était emparé de Beth-El sans en éliminer l'idolâtrie. À Beth-El se trouvait l'un des veaux d'or, et Avia, qui avait conquis la ville, aurait dû le détruire, ce qu'il ne fit point.
Le Radak rapporte un autre midrach, tout en précisant qu'il est éloigné du sens simple : « et l'Éternel le frappa » - alors que l'on pourrait penser qu'il s'agit de Yarov'am, il s'agit en réalité d'Avia, et il ne fut frappé que pour avoir humilié Yarov'am en public, comme il est écrit : « et avec vous sont les veaux d'or... ». Cet enseignement est difficile à concevoir, car au contraire, il convient de flétrir les pécheurs ! Ces gens étaient des idolâtres, et ses paroles constituaient un discours d'exhortation et de reproche : vous êtes des impies, vous avez dressé des idoles, vous avez abandonné l'Éternel, le Saint, béni soit-Il, est avec nous, ne combattez pas contre nous. Quel tort y avait-il là ? Peut-on reprocher à quelqu'un d'humilier un idolâtre pour son idolâtrie ? C'est pourquoi le Radak note qu'il s'agit d'un midrach bien éloigné du sens littéral.
Le Malbim rappelle que nos Sages ont expliqué que l'Éternel frappa Avia parce qu'il n'avait pas aboli les veaux d'or, mais selon le sens littéral - auquel le Malbim reste fidèle -, le verset s'applique à Yarov'am : à partir de ce moment, il tomba malade jusqu'à en mourir. Et bien qu'il ait encore survécu à Avia, il resta frappé d'une affection pernicieuse.
וַיָּתָחַזֵּק אֲבִיָּהוּ וַיִּתvailableָּא־לוֹ נָשִׁים גַּרְבַּע עֶשְׂרֵה וַיּוֹלֶד עֶשְׂרִים וּשְׁנַיִם בָּנִים וְשֵׁשׁ עֶשְׂרֵה בָּנוֹת׃ - Aviahou se renforça, il prit quatorze femmes et engendra vingt-deux fils et seize filles.
Le Malbim souligne : voyez comment Avia continua à se fortifier et éposa d'autres femmes jusqu'à en avoir quatorze. C'est précisément ce que nous avions vu plus haut au chapitre 11 avec l'expression « et il demanda une multitude de femmes », selon la seconde explication donnée là-bas qui l'appliquait à Avia. Dès lors, selon l'interprétation d'après laquelle « et l'Éternel le frappa, et il mourut » concerne Yarov'am, le tableau s'éclaire admirablement par contraste : l'Éternel frappa Yarov'am tandis que, d'un autre côté, Aviahou se renforça. En revanche, selon l'explication qui applique cette frappe à Aviahou, il est surprenant de lire aussitôt après : « Aviahou se renforça et prit quatorze femmes ». Il faudrait alors supposer que les faits ne sont pas rapportés dans l'ordre chronologique, et qu'il mourut plus tard pour la faute liée à la prise de Beth-El, mais qu'entre-temps il s'était renforcé et avait épousé quatorze femmes. Malgré tout, du point de vue de la suite logique du texte, ce verset paraît déplacé si « et Il le frappa » désignait la mort d'Aviahou.
Quant au reproche formulé au sujet de l'attitude d'Avia envers Yarov'am et ses partisans, il convient de rappeler : envers les impies déclarés, la règle est qu'« on les y précipite et on ne les en remonte pas ». Si l'on en voyait un près d'une fosse, la halakha dispose qu'on ne doit pas le sauver ; c'est une halakha explicite dans le Choul'han Aroukh, et non un simple conseil de piété. Bien entendu, cela n'a aucune application pratique aujourd'hui, mais c'est le principe halakhique, et il s'agissait ici d'idolâtres avérés. Quiconque refusait cette impiété avait rejoint Re'hav'am, et nous avons déjà vu que beaucoup avaient franchi le pas. Il est donc fort possible qu'il s'agissait de ne point laisser proliférer des fauteurs d'iniquité. Et en définitive, où sont-ils aujourd'hui ? L'Éternel les a fait disparaître. Les Sages discutent de la question de savoir si les dix tribus reviendront à l'avenir ou non, mais où sont-elles à ce jour ? Dans les montagnes de Tora Bora ? Nul ne sait où elles se trouvent.
וְיֶתֶר דִּבְרֵי אֲבִיָּה וּדְרָכָיו וּדְבָרָיו כְּתוּבִים בְּמִדְרַשׁ הַנָּבִיא עִדּוֹ׃ - Le reste des actes d'Avia, sa conduite et ses paroles sont consignés dans le Midrach du prophète Iddo.
Qu'est-ce que ce « Midrach du prophète Iddo » ? Le Radak explique qu'il s'appelait livre de « midrach » parce qu'on le consultait (« nidrach ») constamment pour y examiner les affaires des rois : on l'appelait ainsi parce qu'on y recherchait, enquêtait et s'informait sur l'histoire royale, et non dans le sens auquel nous sommes accoutumés, à savoir les homélies de nos Sages sur les versets de la Torah.
Le Malbim ajoute : dans le livre des Rois, il est dit que les actes d'Aviya et tout ce qu'il a fait sont consignés dans le livre des Chroniques, ce qui fait référence aux annales de ses guerres. Il ne s'agit pas des livres de Divré Hayamim I et II que nous possédons, mais chaque roi se faisait composer ses propres chroniques - son autobiographie, généralement très embellie, selon les intérêts du monarque. Tandis qu'Ezra nous rapporte ici que la conduite et les paroles du roi sont consignées dans le Midrash d'Ido, qui est un ouvrage distinct.
וַיִּשְׁכַּב אֲבִיָּה עִם־אֲבֹתָיו וַיִּקְבְּרוּ אֹתוֹ בְּעִיר דָּוִיד וַיִּמְלֹךְ אָסָא בְנוֹ תַּחְתָּיו בְּיָמָיו שָׁקְטָה הָאָרֶץ עֶשֶׂר שָׁנִים׃ - Aviya se coucha avec ses pères, et on l'enterra dans la Cité de David ; son fils Asa régna à sa place. En ses jours, le pays connut le repos pendant dix ans.
« Le pays connut le repos » - au sens où il n'y eut aucune guerre pendant dix ans.