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Chapitre 3 - La répartition de la reconstruction de la muraille

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Chapitre 3 : L'entreprise de reconstruction de la muraille - Chacun sa part

Le chapitre 3 de Néhémie est un chapitre d'action : après la décision et l'inspection nocturne des brèches, on commence concrètement la restauration des ruines de la muraille de Jérusalem. Nous découvrons une longue liste de noms, où chacun restaure la portion qui lui a été confiée, et par un effort commun, tous unissent leurs forces pour relever l'ensemble des remparts de Jérusalem. Il s'agit de la muraille extérieure entourant la ville, afin d'empêcher les nations d'y pénétrer et d'opprimer le peuple qui y réside.

וַיָּקָם אֶלְיָשִׁיב הַכֹּהֵן הַגָּדוֹל וְאֶחָיו הַכֹּהֲנִים וַיִּבְנוּ אֶת־שַׁעַר הַצֹּאן הֵמָּה קִדְּשׁוּהוּ וַיַּעֲמִידוּ דַּלְתֹתָיו וְעַד־מִגְדַּל הַמֵּאָה קִדְּשׁוּהוּ עַד מִגְדַּל חֲנַנְאֵל׃ - Éliachiv, le Cohen Gadol, se leva avec ses frères les Cohanim, et ils bâtirent la porte des Brebis. Ils la consacrèrent et en posèrent les battants ; ils la consacrèrent jusqu'à la tour de Méa, jusqu'à la tour de Hananiel.

Éliachiv, le Cohen Gadol, et ses frères les Cohanim ouvrent le chantier. Ils commencèrent par la porte des Brebis, située au milieu du flanc oriental, la porte qui fait face au mont des Oliviers. De là, ils progressèrent vers le nord, bâtirent du nord vers l'ouest, poursuivirent sur tout le côté occidental, puis d'ouest en est le long du flanc sud, pour finalement revenir vers le nord - entourant ainsi toute Jérusalem d'une muraille continue.

Pourquoi est-il précisé ici : « Eux la consacrèrent » (héma kidchouhou) ? Parce que cet endroit se trouvait en face de la Maison de Dieu. Le flanc oriental est très proche du Beth Hamikdach : le mont du Temple lui-même est plus près des murailles orientales, tandis que la ville proprement dite - ce que nous appelons aujourd'hui la vieille ville entre les remparts, avec le quartier juif et le quartier musulman - s'étend davantage vers l'ouest. Et comme ils désiraient débuter par l'endroit le plus sacré, ils commencèrent par le côté oriental, à proximité immédiate du Beth Hamikdach.

וְעַל־יָדוֹ בָנוּ אַנְשֵׁי יְרֵחוֹ וְעַל־יָדוֹ בָנָה זַכּוּר בֶּן־אִמְרִי׃ - À côté de lui bâtirent les hommes de Jéricho, et à côté de lui bâtit Zakour, fils d'Imri.

« À côté de lui » ('al yado) signifie auprès de lui, dans la continuité immédiate. Les hommes de Jéricho et Zakour fils d'Imri bâtirent la section située entre la tour de Hananiel et la porte des Poissons.

וְאֵת שַׁעַר הַדָּגִים בָּנוּ בְּנֵי הַסְּנָאָה הֵמָּה קֵרוּהוּ וַיַּעֲמִידוּ דַּלְתֹתָיו מַנְעוּלָיו וּבְרִיחָיו׃ - La porte des Poissons fut bâtie par les fils de Senaa : ils en posèrent la toiture, et en installèrent les battants, les verrous et les barres.

Les fils de Senaa forment une famille, et ils « en firent le toit » (kérouhou) : ils dotèrent la porte d'une toiture, car une porte monumentale exige un passage couvert par lequel on pénètre. Et que désignent « ses verrous et ses barres » ? Le Metsoudat David explique que la coutume était de fixer un verrou : la porte comportait des anneaux en saillie dans lesquels on introduisait une lourde poutre, ou bien l'on faisait coulisser une poutre encastrée dans le mur pour l'engager dans ces anneaux de métal. Quiconque tentait d'ouvrir en était incapable, car la poutre reposait dans les ferrures intérieures et bloquait les battants. C'est ce qu'on appelle la barre (baria'h). Quant à la barre elle-même, on la cadenassait pour qu'on ne puisse pas la retirer : ce sont là « ses verrous et ses barres ».

« Bâtir » face à « consolider » - Ruine totale contre simple réparation
וְעַל־יָדָם הֶחֱזִיק מְרֵמוֹת בֶּן־אוּרִיָּה בֶּן־הַקּוֹץ וְעַל־יָדָם הֶחֱזִיק מְשֻׁלָּם בֶּן־בֶּרֶכְיָה בֶּן־מְשֵׁיזַבְאֵל וְעַל־יָדָם הֶחֱזִיק צָדוֹק בֶּן־בַּעֲנָא׃ - À côté d'eux consolida Merémot, fils d'Ouriya, fils de Hakots ; à côté d'eux consolida Mechoullam, fils de Bérékhya, fils de Méchézavel ; et à côté d'eux consolida Tsadok, fils de Baana.

Le Malbim fait remarquer : à certains endroits, le texte emploie le verbe « bâtir » (bana) - comme dans « à côté de lui bâtirent les hommes de Jéricho », « à côté de lui bâtit Zakour, fils d'Imri » - tandis qu'ailleurs, il utilise le terme « consolider » (hé'hézik). Quelle est la nuance ? « Consolider » relève de la réfection ('hizouk bédèk), c'est-à-dire que l'on renforce les endroits fragilisés. En revanche, lorsqu'on ne se contente pas de restaurer mais que l'on bâtit, cela signifie qu'il ne restait plus rien et qu'on a dû reconstruire à neuf. Ceux qui bâtirent le firent là où les murailles étaient totalement anéanties ; quant à ceux qui consolidèrent, ils intervinrent là où il subsistait encore des pans de muraille, et où il suffisait de colmater les brèches et de réparer l'édifice pour lui rendre sa solidité.

וְעַל־יָדָם הֶחֱזִיקוּ הַתְּקוֹעִים וְאַדִּירֵיהֶם לֹא־הֵבִיאוּ צַוָּרָם בַּעֲבֹדַת אֲדֹנֵיהֶם׃ - À côté d'eux travaillèrent les Téqoïtes, mais leurs notables ne plièrent point leur cou au service de leurs maîtres.

Les Téqoïtes tirent leur nom de leur localité d'origine, Téqoa. « Et leurs notables » (« ve-adireihem ») désigne leurs riches, qui refusèrent d'apporter leur concours à l'œuvre divine de reconstruction de la muraille. Le Malbim explique cette attitude à la lumière du verset 7, où il apparaît que les hommes de Guiv'on et de Mitspa dépendaient de l'autorité du gouverneur d'Outre-Fleuve. Comme nous l'avons souligné au chapitre précédent, deux populations coexistaient : celle qui était restée en terre d'Israël sans avoir connu l'exil était assujettie au gouverneur d'Outre-Fleuve ; en revanche, les rapatriés - arrivés avec Zeroubavel, puis avec Ezra et enfin avec Néhémie - étaient placés sous la tutelle de leurs propres chefs, Zeroubavel faisant fonction de gouverneur. Le Malbim précise que les Téqoïtes n'étaient montés ni à l'époque de Cyrus, ni à celle de Darius, mais vivaient là auparavant ; ils relevaient donc du gouverneur d'Outre-Fleuve. De là découle l'expression « ne plièrent point leur cou au service de leurs maîtres » : étant de puissants seigneurs indépendants, ils ne se considéraient pas subordonnés à Zeroubavel, à Néhémie ou à Ezra, et ne voyaient point en eux des maîtres légitimes.

Le Malbim propose une seconde explication : il se peut que les Téqoïtes aient eu à leur tête un gouverneur local qui les administrait, et que ce soient ce dirigeant et ses hommes qui aient pris en charge cette section de la muraille ; néanmoins, il existait parmi eux une classe de notables fortunés et influents qui refusaient d'obéir aux ordres de ce chef et de recevoir des instructions de sa part. Ils s'en séparèrent donc pour bâtir de manière autonome. La preuve en est que, plus loin dans le chapitre, les Téqoïtes sont de nouveau mentionnés parmi les bâtisseurs. Dès lors, « ne plièrent point leur cou au service de leurs maîtres » signifie qu'ils refusèrent de se soumettre à ses directives et préférèrent aller bâtir de leur propre chef, selon leur convenance.

La porte Ancienne - la porte de l'Angle
וְאֵת שַׁעַר הַיְשָׁנָה הֶחֱזִיקוּ יוֹיָדָע בֶּן־פָּסֵחַ וּמְשֻׁלָּם בֶּן־בְּסוֹדְיָה הֵמָּה קֵרוּהוּ וַיַּעֲמִידוּ דַּלְתֹתָיו וּמַנְעֻלָיו וּבְרִיחָיו׃ - Quant à la porte Ancienne, elle fut réparée par Yoyada, fils de Passéa’h, et Mechoullam, fils de Bessodya ; ils en posèrent la charpente et en installèrent les battants, les verrous et les barres.

La porte Ancienne se situait à l'angle nord-est, les travaux progressant de l'est vers le nord. Le Malbim soutient que cette porte s'appelait également la « porte de l'Angle », à l'endroit même où Ozias avait édifié des tours à Jérusalem. On construisait d'ordinaire des tours aux angles, un angle constituant un point névralgique et éminent. C'est en ce sens que s'expriment les Écritures : « Car à Hachem appartiennent les colonnes de la terre », ou encore « pinot » (angles) qui désigne des dignitaires de premier plan ; « J'ai exterminé des nations, leurs angles sont dévastés » - c'est-à-dire leurs tours stratégiques ; de même : « La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la tête d'angle » - l'angle représentant la partie essentielle d'un édifice.

וְעַל־יָדָם הֶחֱזִיק מְלַטְיָה הַגִּבְעֹנִי וְיָדוֹן הַמֵּרֹנֹתִי אַנְשֵׁי גִבְעוֹן וְהַמִּצְפָּה לְכִסֵּא פַּחַת עֵבֶר הַנָּהָר׃ - À côté d'eux réparèrent Melatya le Guiv'onite et Yadon le Méronotite, hommes de Guiv'on et de Mitspa, relevant du siège du gouverneur d'Outre-Fleuve.

« À côté d'eux » : le texte poursuit l'énumération, chaque secteur étant consolidé par un groupe distinct. Et quel est le sens de « relevant du siège du gouverneur d'Outre-Fleuve » ? Rachi explique qu'on y érigea un siège pour que le gouverneur d'Outre-Fleuve pût s'y asseoir, c'est-à-dire qu'on lui aménagea sur ce tronçon de la muraille une place d'honneur pour son trône. Mais le Malbim l'interprète selon ce que nous venons d'expliquer : Zeroubavel et Néhémie gouvernaient les rapatriés des vagues d'immigration postérieures, tandis que ceux qui demeuraient en Judée depuis les soixante-dix années d'exil dépendaient du gouverneur d'Outre-Fleuve. Dès lors, les hommes de Guiv'on et de Mitspa n'étaient pas comptés parmi les rapatriés, et appartenaient au « siège du gouverneur d'Outre-Fleuve » - non pas un siège matériel, mais la juridiction et l'autorité souveraine dont ils relevaient directement.

Des noms dérivés de la profession
עַל־יָדוֹ הֶחֱזִיק עֻזִּיאֵל בֶּן־חַרְהֲיָה צוֹרְפִים וְעַל־יָדוֹ הֶחֱזִיק חֲנַנְיָה בֶּן־הָרַקָּחִים וַיַּעַזְבוּ יְרוּשָׁלַ͏ִם עַד הַחוֹמָה הָרְחָבָה׃ - À côté de lui travailla Ouzziel, fils de ‘Harhaya, d'entre les orfèvres, et à côté de lui travailla ‘Hananya, d'entre les parfumeurs ; et ils consolidèrent Jérusalem jusqu'à la muraille large.

« À côté de lui », dans son prolongement direct, travailla Ouzziel, fils de ‘Harhaya ; « orfèvres » définit le métier de sa corporation. Il était alors d'usage qu'une famille porte le nom de sa profession - forgeron, menuisier. Ainsi, le patronyme « Haddad », signifiant forgeron ou artisan du fer, demeure très répandu parmi les Juifs d'Irak, du Yémen, de Tunisie ainsi que dans le monde arabe : tout procède de l'artisanat ancestral. Il en va de même ici : la famille était nommée « les orfèvres » en raison de son corps de métier.

וְעַל־יָדָם הֶחֱזִיק רְפָיָה בֶן־חוּר שַׂר חֲצִי פֶּלֶךְ יְרוּשָׁלָ͏ִם׃ - À côté d'eux répara Refaya, fils de ‘Hour, chef d'un demi-district de Jérusalem.

Le terme « pélekh » désigne un district, une province ou une circonscription, à la manière d'un duché ou d'une principauté. Il était le dirigeant d'un demi-district de Jérusalem, et c'est lui qui restaura la section suivante de la muraille.

וְעַל־יָדָם הֶחֱזִיק יְדָיָה בֶן־חֲרוּמַף וְנֶגֶד בֵּיתוֹ וְעַל־יָדוֹ הֶחֱזִיק חַטּוּשׁ בֶּן־חֲשַׁבְנְיָה׃ - À côté d'eux répara Yedayah, fils de Haroumaf, vis-à-vis de sa maison ; et à côté de lui répara Hattoush, fils de Hashavneya.

Que signifie « vis-à-vis de sa maison » ? Selon le sens simple, la section qui lui était échue se trouvait exactement en face de chez lui - et tout le monde n'avait pas cette chance ; certains devaient peut-être marcher deux heures chaque matin pour se rendre sur leur lieu de travail, alors que lui réparait le rempart juste devant sa porte. Mais le Malbim l'explique autrement : « vis-à-vis de sa maison » vient préciser qu'en plus de la portion qu'il devait restaurer en vertu de la fonction qui lui avait été assignée, il répara également le rempart situé face à sa maison. Il s'agissait donc d'un ajout : au-delà de son obligation, il restaura aussi la muraille vis-à-vis de son propre domicile.

Une seconde mesure - une mesure double
מִדָּה שֵׁנִית הֶחֱזִיק מַלְכִּיָּה בֶן־חָרִם וְחַשּׁוּב בֶּן־פַּחַת מוֹאָב וְאֵת מִגְדַּל הַתַּנּוּרִים׃ - Malkiya, fils de Harim, et Hashouv, fils de Pahat-Moav, réparèrent une seconde mesure, ainsi que la tour des Fours.

« Une seconde mesure » signifie qu'il bâtit selon une mesure équivalente à celle de son compagnon précédent. Le Malbim explique que sur le côté dépourvu de portes et de tours, la longueur de la muraille était divisée en deux mesures : si, là où se trouvaient des portes, chacun réparait par exemple cinquante coudées, sur le côté sans portes, il en réparait le double. En effet, l'édification d'une porte, sa conception et tout le travail qu'elle exige demandent deux fois plus d'efforts que la simple élévation d'un pan de muraille ; voilà pourquoi les bâtisseurs du côté sans portes devaient fournir une double mesure.

« La tour des Fours » est le nom d'une tour qui s'élevait à cet endroit. Nous avons déjà mentionné que les remparts comportaient des tours, tant aux angles qu'au milieu des murs, car il ne s'agissait nullement d'une mince cloison ; la muraille était si large - comme on peut le constater encore aujourd'hui à Jérusalem, où l'on marche véritablement au sommet des remparts - qu'il était possible d'y bâtir des tours.

וְעַל־יָדוֹ הֶחֱזִיק שַׁלּוּם בֶּן־הַלּוֹחֵשׁ שַׂר חֲצִי פֶּלֶךְ יְרוּשָׁלָ͏ִם הוּא וּבְנוֹתָיו׃ - À côté de lui répara Shalloum, fils de Halohesh, chef d'un demi-district de Jérusalem, lui et ses filles.

Shalloum et ses filles restaurèrent la section suivante. Et que signifie « fils de Halohesh » ? Le Malbim explique qu'il ne s'agit ni de la lettre hé de l'article défini ni d'un qualificatif, mais que « Halohesh » fait partie intégrante de son nom propre. En revanche, Ibn Ezra estime qu'il pourrait s'agir de l'article défini et que « lohesh » (chuchoteur, charmeur) serait un qualificatif, cet homme ayant pu exercer des incantations, d'où ce surnom. Le Malbim rejette cette idée, et nous avons ainsi deux avis divergents.

La porte de la Vallée, la porte du Fumier et la porte de la Source
אֵת שַׁעַר הַגַּיְא הֶחֱזִיק חָנוּן וְיֹשְׁבֵי זָנוֹחַ הֵמָּה בָנוּהוּ וַיַּעֲמִידוּ דַּלְתֹתָיו מַנְעֻלָיו וּבְרִיחָיו וְאֶלֶף אַמָּה בַּחוֹמָה עַד שַׁעַר הָשְׁפוֹת׃ - Hanoun et les habitants de Zanoah réparèrent la porte de la Vallée ; ils la bâtirent, en posèrent les battants, les verrous et les barres, ainsi que mille coudées de muraille jusqu'à la porte du Fumier.

Pourquoi est-il précisé au sujet de la porte de la Vallée : « ils la bâtirent » ? Selon le principe que nous avons appris : la porte de la Vallée était dans un tel état de ruine qu'il fallait véritablement la rebâtir à neuf, une simple consolidation ne suffisant point. Et à partir de là, ils réparèrent mille coudées jusqu'à « Sha'ar Hashfot », qui n'est autre que la porte du Fumier (Sha'ar Haashpot).

וְאֵת שַׁעַר הָאַשְׁפּוֹת הֶחֱזִיק מַלְכִּיָּה בֶן־רֵכָב שַׂר פֶּלֶךְ בֵּית־הַכָּרֶם הוּא יִבְנֶנּוּ וְיַעֲמִיד דַּלְתֹתָיו מַנְעֻלָיו וּבְרִיחָיו׃ - Quant à la porte des Immondices, elle fut réparée par Malkiya, fils de Rekhav, dirigeant du district de Beth-Hakérem ; il la bâtit et en posa les battants, les serrures et les verrous.

« Chef du district de Beth-Hakérem » - il était le dirigeant de cette partie de Jérusalem appelée Beth-Hakérem, et c'est lui qui bâtit la porte et posa ses battants, ses serrures et ses verrous. De nos jours encore, il existe un quartier nommé Beth-Hakérem à Jérusalem ; rien n'oblige à penser qu'il s'agisse exactement du même endroit ni de la même référence, mais il est clair que ce nom comptait déjà parmi les toponymes de la Jérusalem d'autrefois.

וְאֵת שַׁעַר הָעַיִן הֶחֱזִיק שַׁלּוּן בֶּן־כָּל־חֹזֶה שַׂר פֶּלֶךְ הַמִּצְפָּה הוּא יִבְנֶנּוּ וִיטַלְלֶנּוּ וְיַעֲמִיד דַּלְתֹתָיו מַנְעֻלָיו וּבְרִיחָיו וְאֵת חוֹמַת בְּרֵכַת הַשֶּׁלַח לְגַן־הַמֶּלֶךְ וְעַד־הַמַּעֲלוֹת הַיּוֹרְדוֹת מֵעִיר דָּוִיד׃ - Et la porte de la Source fut réparée par Chaloun, fils de Kol-’Hozé, dirigeant du district de Mitspa ; il la bâtit, la couvrit d'une toiture, et en posa les battants, les serrures et les verrous, ainsi que la muraille de la piscine de Chéla’h attenante au jardin du roi, jusqu'aux degrés qui descendent de la cité de David.

Le Malbim explique : la muraille partant de la porte de la Vallée s'étendait jusqu'à la porte des Immondices, puis de là vers la porte de la Source. À cet endroit, à proximité du flanc oriental, alors que le tour de l'enceinte touche presque à sa fin, coulait la source du Chiloa’h - qui se trouve encore aujourd'hui de ce côté oriental. La forteresse de David, la cité de David, le palais de Salomon et le Milo se trouvaient tous sur le versant est du mont Sion ; de là, on descendait par des degrés à travers la vallée de Ben-Hinnom vers le jardin du roi et le bassin qui s'y trouvait. La cité de David se situait à l'ouest de la vallée de Ben-Hinnom, à l'intérieur de la muraille du mont Sion, tandis que le jardin et le bassin se trouvaient à l'intérieur de la muraille de la ville, un pont reliant les deux murailles pour passer de l'une à l'autre. C'est le sens de : « ainsi que la muraille de la piscine de Chéla’h attenante au jardin du roi, jusqu'aux degrés qui descendent de la cité de David ».

Et que signifie « vaytalelénou » ? C'est une expression liée au fait de couvrir et d'ombrager, comme le mot araméen « métalatâ » qui désigne la soukka. Il couvrit la porte d'un toit, ainsi que la muraille du réservoir de Chiloa’h qui bordait le jardin du roi.

אַחֲרָיו הֶחֱזִיק נְחֶמְיָה בֶן־עַזְבּוּק שַׂר חֲצִי פֶּלֶךְ בֵּית־צוּר עַד־נֶגֶד קִבְרֵי דָוִיד וְעַד־הַבְּרֵכָה הָעֲשׂוּיָה וְעַד בֵּית הַגִּבֹּרִים׃ - Après lui répara Néhémie, fils d'Azbouk, dirigeant de la moitié du district de Beth-Tsour, jusqu'en face des tombeaux de David, jusqu'à la piscine artificielle et jusqu'à la maison des Vaillants.

C'est-à-dire depuis les tombeaux de David et de la dynastie davidique et au-delà, jusqu'à la piscine dite « faite » - c'est-à-dire aménagée de main d'homme, par opposition à un bassin naturel préexistant ; il s'agit ici d'un réservoir expressément creusé pour recueillir les eaux.

וַיְחַזֵּק עַל־יָדוֹ עֵזֶר בֶּן־יֵשׁוּעַ שַׂר הַמִּצְפָּה מִדָּה שֵׁנִית מִנֶּגֶד עֲלֹת הַנֶּשֶׁק הַמִּקְצֹעַ׃ - À côté de lui, Ézer, fils de Yéchoua, dirigeant de Mitspa, répara une seconde portion, en face de la montée de l'arsenal, à l'angle.

Avant lui avaient travaillé les Lévites : Re’houm, fils de Bani, et ‘Hachavya, chef de la moitié du district de Keïla pour son district, puis leurs frères, Bavay fils de ‘Hénadad, chef de l'autre moitié du district de Keïla. Au sujet d'Ézer fils de Yéchoua, il est dit « une seconde portion », et le Malbim explique que la muraille y était double - ce qu'on appelle les « doubles murailles » - raison pour laquelle le texte mentionne une seconde mesure.

אַחֲרָיו הֶחֱזִיק בִּנּוּי בֶּן־חֵנָדָד מִדָּה שֵׁנִית מִבֵּית עֲזַרְיָה עַד־הַמִּקְצוֹעַ וְעַד־הַפִּנָּה׃ - Après lui, Binouï, fils de ‘Hénadad, répara une seconde portion, depuis la maison d'Azarya jusqu'à l'angle et jusqu'au coin.

« Le coin » - comme nous l'avons expliqué, ce terme désigne une tour érigée à un angle. Il s'agit ici de l'angle sud-est : nous étions partis de la porte des Brebis à l'est, près de la tour de ‘Hananel, nous avons fait le tour par le nord, l'ouest et le sud, et nous voici à présent à l'angle sud-est, où s'élevait également une tour. C'est d'ailleurs ce que l'on trouve dans les Chroniques : « sur les tours et sur les angles », montrant que le mot « pina » est employé dans le sens d'une tour d'angle.

פָּלָל בֶּן־אוּזַי מִנֶּגֶד הַמִּקְצוֹעַ וְהַמִּגְדָּל הַיּוֹצֵא מִבֵּית הַמֶּלֶךְ הָעֶלְיוֹן אֲשֶׁר לַחֲצַר הַמַּטָּרָה אַחֲרָיו פְּדָיָה בֶן־פַּרְעֹשׁ׃ - Palal, fils d'Ouzay, travailla en face de l'angle et de la tour saillante du palais supérieur du roi, près de la cour de la prison. Après lui répara Pedaya, fils de Par'och.

« Vis-à-vis de l'angle » : en face de l'angle, du coin, ainsi que de la tour qui fait saillie depuis la maison supérieure du roi, attenante à la cour de la garde. Et qu'est-ce que cette cour de la garde (hatsar hamatara) ? C'était la prison. C'est là que résidait le prophète Jérémie, comme nous l'avons déjà appris lorsqu'il fut enfermé dans la cour de la prison. Le mot « matara » provient de la racine évoquant la garde et la surveillance.

וְהַנְּתִינִים הָיוּ יֹשְׁבִים בָּעֹפֶל עַד נֶגֶד שַׁעַר הַמַּיִם לַמִּזְרָח וְהַמִּגְדָּל הַיּוֹצֵא׃ - Or les Netinim demeuraient sur l'Ophel, jusqu'en face de la porte des Eaux vers l'orient, et de la tour saillante.

L'Ophel est un endroit élevé, et c'est là que résidaient les Netinim. Qui étaient les Netinim ? Les Guib'onim (Gabaonites), qui étaient voués au service du Temple de Hachem. Nous avons déjà vu précédemment que les Guib'onim étaient eux aussi montés de Babylone, faisant partie de ceux qui revenaient en Terre d'Israël pour rebâtir le Beth Hamikdach. On les installa sur l'Ophel, dans ce district, et ils réparèrent la portion où ils résidaient.

אַחֲרָיו הֶחֱזִיקוּ הַתְּקֹעִים מִדָּה שֵׁנִית מִנֶּגֶד הַמִּגְדָּל הַגָּדוֹל הַיּוֹצֵא וְעַד חוֹמַת הָעֹפֶל׃ - Après lui, les Tékoïtes restaurèrent une seconde section, vis-à-vis de la grande tour saillante et jusqu'au mur de l'Ophel.

Ici réapparaissent les Tékoïtes, et c'est d'ici que provient la preuve que nous avions mentionnée : ceux qui n'avaient pas courbé l'échine sous l'autorité de leurs notables allèrent construire d'eux-mêmes. L'Ophel était une forteresse particulière qui s'étendait au-delà de la tour faisant saillie depuis la maison du roi, et c'est là qu'ils bâtirent leur part de la muraille, jusqu'à cet endroit appelé l'Ophel.

מֵעַל שַׁעַר הַסּוּסִים הֶחֱזִיקוּ הַכֹּהֲנִים אִישׁ לְנֶגֶד בֵּיתוֹ׃ - Au-dessus de la porte des Chevaux, les Cohanim réparèrent, chacun vis-à-vis de sa maison.

À partir de la porte des Chevaux et vers le haut, sur les hauteurs de la montagne, se dressaient les demeures des Cohanim ; ils restaurèrent cette zone, chacun en face de sa maison.

אַחֲרָיו הֶחֱזִיק צָדוֹק בֶּן־אִמֵּר נֶגֶד בֵּיתוֹ וְאַחֲרָיו הֶחֱזִיק שְׁמַעְיָה בֶן־שְׁכַנְיָה שֹׁמֵר שַׁעַר הַמִּזְרָח׃ - Après lui répara Tsadok, fils d'Imer, vis-à-vis de sa maison ; et après lui répara Chema'ya, fils de Chekhanya, gardien de la porte de l'Orient.

Tsadok ne faisait pas partie des Cohanim, c'est pourquoi le verset le mentionne à part : « Tsadok, fils d'Imer, vis-à-vis de sa maison », n'étant pas rattaché aux Cohanim. Et après lui vint Chema'ya, fils de Chekhanya, qui était le gardien de la porte de l'Orient.

אַחֲרָיו הֶחֱזִיק חֲנַנְיָה בֶן־שֶׁלֶמְיָה וְחָנוּן בֶּן־צָלָף הַשִּׁשִּׁי מִדָּה שֵׁנִי אַחֲרָיו הֶחֱזִיק מְשֻׁלָּם בֶּן־בֶּרֶכְיָה נֶגֶד נִשְׁכָּתוֹ׃ - Après lui réparèrent 'Hananya, fils de Chélémya, et 'Hanoun, sixième fils de Tsalaf, une seconde section ; après lui répara Mechoulam, fils de Bérékhiya, vis-à-vis de sa chambre.

« 'Hanoun, fils de Tsalaf, le sixième » : Rachi explique que Tsalaf avait de nombreux fils, et 'Hanoun était son sixième. « Midah chéni » a le sens d'une seconde section. Et « vis-à-vis de sa chambre (nichkato) » : nichka équivaut à lichka, l'endroit où se trouvait sa cellule.

אַחֲרָיו הֶחֱזִיק מַלְכִּיָּה בֶּן־הַצֹּרְפִי עַד־בֵּית הַנְּתִינִים וְהָרֹכְלִים נֶגֶד שַׁעַר הַמִּפְקָד וְעַד עֲלִיַּת הַפִּנָּה׃ וּבֵין עֲלִיַּת הַפִּנָּה לְשַׁעַר הַצֹּאן הֶחֱזִיקוּ הַצֹּרְפִים וְהָרֹכְלִים׃ - Après lui répara Malkiya, fils de l'orfèvre, jusqu'à la maison des Netinim et des marchands, en face de la porte du Recensement (Cha'ar Hamifkad) et jusqu'à la chambre haute de l'angle. Et entre la chambre haute de l'angle et la porte des Brebis, les orfèvres et les marchands effectuèrent les réparations.

« L'orfèvre » - Rachi explique que ce nom renvoie à son métier, car il exerçait l'orfèvrerie. Et les orfèvres ainsi que les marchands, ceux qui faisaient du commerce, réparèrent à partir de là jusqu'à la porte des Brebis - bouclant ainsi tout le périmètre là où il avait commencé.

La moquerie de Sanbalat : dépit, colère et raillerie
וַיְהִי כַּאֲשֶׁר שָׁמַע סַנְבַלַּט כִּי־אֲנַחְנוּ בוֹנִים אֶת־הַחוֹמָה וַיִּחַר לוֹ וַיִּכְעַס הַרְבֵּה וַיַּלְעֵג עַל־הַיְּהוּדִים׃ - Et il advint, lorsque Sanbalat apprit que nous bâtissions la muraille, qu'il en conçut un vif dépit, entra dans une grande colère et se moqua des Juifs.

« Il en conçut un vif dépit » (vayikhar lo) - lorsqu'une chose est insupportable aux yeux d'un homme, on emploie le terme de 'haron, comme l'expliquent nos Sages à propos de « David s'enflamma de dépit » : son visage s'altéra et devint noir comme une galette brûlée. Mais quelle est la différence entre le 'haron et le ka'as (la colère) ? Le Malbim explique que le 'haron est toujours intérieur, alors que le ka'as est extérieur. C'est comparable à un autocuiseur : au début, la chaleur monte à l'intérieur, c'est le 'haron ; puis on entend l'appareil expulser toute la vapeur au-dehors, c'est le ka'as. La colère est l'extériorisation de tout ce qui a bouillonné au fond de soi, une manifestation visible. Et ici apparaît une troisième étape : la raillerie.

וַיֹּאמֶר לִפְנֵי אֶחָיו וְחֵיל שֹׁמְרוֹן וַיֹּאמֶר מָה הַיְּהוּדִים הָאֲמֵלָלִים עֹשִׂים הֲיַעַזְבוּ לָהֶם הֲיִזְבָּחוּ הַיְכַלּוּ בַיּוֹם הַיְחַיּוּ אֶת־הָאֲבָנִים מֵעֲרֵמוֹת הֶעָפָר וְהֵמָּה שְׂרוּפוֹת׃ - Il parla devant ses frères et l'armée de Samarie, et dit : Que font ces Juifs misérables ? Les laissera-t-on faire ? Vont-ils offrir des sacrifices ? En finiront-ils en un jour ? Vont-ils faire revivre les pierres des monceaux de poussière, alors qu'elles sont calcinées ?

Sanbalat savait manier le sarcasme avec éloquence. C'était un païen venu leur causer du tort. Devant ses frères et l'armée de Samarie, il s'exclama : que font ces Juifs misérables ? Le terme oumlel exprime la faiblesse et la fragilité : que font donc ces pauvres Juifs affaiblis ? « Haya'azvou lahèm » : c'est une allusion au mot ma'aziva, la chape coulée sur un toit pour empêcher la pluie de pénétrer ; c'est-à-dire : parviendront-ils vraiment à crépir et à consolider cette muraille par du mortier et du plâtre ? « Offriront-ils des sacrifices, achèveront-ils en un jour ? » : s'imaginent-ils offrir des offrandes pour mériter un miracle qui leur ferait tout terminer en une seule journée ? « Vont-ils faire revivre les pierres des monceaux de poussière, alors qu'elles sont calcinées ? » : croit-on qu'un miracle va redonner vie à des pierres qui sont pour ainsi dire mortes, ensevelies sous des tas de terre et brûlées ? Par cette métaphore, il parle de « pierre morte » pour signifier que ces matériaux sont désormais inutilisables. Toutes ses paroles visaient à décourager les bâtisseurs et à semer le doute et la faiblesse dans leurs cœurs.

וְטוֹבִיָּה הָעַמֹּנִי אֶצְלוֹ וַיֹּאמֶר גַּם אֲשֶׁר־הֵם בּוֹנִים אִם־יַעֲלֶה שׁוּעָל וּפָרַץ חוֹמַת אַבְנֵיהֶם׃ - Et Tovia l'Amonite se tenait à ses côtés et dit : Même ce qu'ils bâtissent, si un renard y montait, il ferait crouler leur muraille de pierre !

Et il avait un soutien de taille : Tovia l'Amonite, l'allié de Sanbalat, se tenait à ses côtés et renchérit : regardez donc ce qu'ils bâtissent, il suffirait qu'un renard s'y aventure pour qu'il ouvre une brèche dans leur mur de pierres. Le Malbim fait remarquer que les renards ont l'habitude de creuser des brèches parmi les ruines, comme il est écrit : « Tels des renards au milieu des ruines, ainsi sont tes prophètes ».

La prière de Néhémie
שְׁמַע אֱלֹהֵינוּ כִּי־הָיִינוּ בוּזָה וְהָשֵׁב חֶרְפָּתָם אֶל־רֹאשָׁם וּתְנֵם לְבִזָּה בְּאֶרֶץ שִׁבְיָה׃ וְאַל־תְּכַס עַל־עֲוֺנָם וְחַטָּאתָם מִלְּפָנֶיךָ אַל־תִּמָּחֶה כִּי הִכְעִיסוּ לְנֶגֶד הַבּוֹנִים׃ - Écoute, ô notre Dieu, car nous sommes devenus un objet de mépris ! Fais retomber leur outrage sur leur tête et livre-les au pillage sur une terre de captivité ! Ne voile pas leur faute et que leur péché ne s'efface pas de devant Toi, car ils ont provoqué Ton courroux devant les bâtisseurs.

En entendant ces moqueries cruelles, Néhémie pria : Maître du monde, écoute, notre Dieu, car nous sommes tombés dans le mépris, et fais retomber leur outrage sur leur tête, qu'ils soient châtiés pour les insultes proférées contre nous et qu'ils en reçoivent le salaire. « Et livre-les au pillage sur une terre de captivité » - que leur châtiment s'applique selon le principe de mesure pour mesure (mida kénégèd mida), et qu'eux-mêmes deviennent une proie sur une terre d'exil. « Ne voile pas leur faute et que leur péché ne s'efface pas de devant Toi » - que leur méfait reste gravé devant Tes yeux en un souvenir éternel, sans jamais s'estomper ni tomber dans l'oubli, mais que Tu gardes constamment en mémoire le mal qu'ils nous ont infligé.

« Le peuple avait le cœur à l'ouvrage »
וַנִּבְנֶה אֶת־הַחוֹמָה וַתִּקָּשֵׁר כָּל־הַחוֹמָה עַד־חֶצְיָהּ וַיְהִי לֵב לָעָם לַעֲשׂוֹת׃ - Nous rebâtîmes la muraille, et toute la muraille fut rattachée jusqu'à sa mi-hauteur ; et le peuple eut à cœur de travailler.

Nous avons bâti la muraille, et lorsque toute la muraille fut rattachée jusqu'à sa moitié - quand nous sommes parvenus à la moitié du travail et que le peuple a constaté combien il avait progressé et réussi - cela leur insuffla un formidable encouragement et un grand élan. C'est pourquoi il est dit : « et le peuple eut à cœur de travailler ». Si au départ l'ouvrage s'accomplissait dans la peine, l'effort et peut-être même une certaine réticence, dès lors qu'ils virent la moitié de la muraille déjà debout, une si grande joie les envahit qu'ils poursuivirent et édifièrent l'ensemble avec enthousiasme.

En résumé :

Ce chapitre énumère nommément les bâtisseurs de la muraille, chacun selon sa part : certains reconstruisaient là où tout était entièrement détruit, tandis que d'autres consolidaient les brèches de la muraille restante ; certains édifiaient une portion simple et d'autres une seconde portion, double, là où il n'y avait ni portes ni tours. Aux côtés de ceux qui étaient unis dans la tâche, il y eut aussi les notables de Tékoa qui ne plièrent point leur cou au service de leur maître, tandis que d'autres firent plus que leur devoir en bâtissant également en face de leur propre demeure. En face se tenaient Sanballat et Tovia dans la fureur, la colère et la dérision, tentant de décourager les bâtisseurs - mais Néhémie répondit par la prière. Enfin, lorsque le peuple vit la moitié de la muraille déjà debout, l'épreuve se mua en enthousiasme : « et le peuple eut à cœur de travailler ».