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Yoma Chapitre 5, Michna 6: les restes du sang

Yoma, michna 6. Dans la michna précédente, nous avons étudié l'application du sang sur les quatre coins de l'autel d'or qui se trouve à l'intérieur du Sanctuaire, et nous poursuivons maintenant avec l'application suivante du sang.

Texte de la michna :

  • "Hiza al tohoro chel mizbeaḥ cheva pe'amim" - il aspergeait sept fois sur le 'tohoro' de l'autel, c'est-à-dire sur la surface nette qui se trouve au sommet de l'autel d'or.

  • "Ouchyarei hadam haya chofekh al yessod ma'aravi chel mizbeaḥ haḥitson" - il prenait les restes du sang et les sortait du Sanctuaire vers l'autel extérieur, et il les versait sur le yessod (la saillie, le rebord qui se trouve au bas de l'autel) du côté ouest.

Les deux orifices du yessod :

Dans le coin sud-ouest de l'autel, sur le yessod, se trouvaient deux orifices dans lesquels le sang était versé : l'un penchait davantage vers l'ouest, et l'autre davantage vers le sud.

  • L'orifice ouest : le sang sorti du Sanctuaire, comme celui de Yom Kippour - le kohen venait du côté ouest, et rencontrait donc d'abord l'orifice ouest, et c'est là qu'il versait les restes du sang.

  • L'orifice sud : les restes du sang appliqué sur l'autel extérieur - le kohen descendait de la rampe, se retournait et revenait vers l'autel, rencontrant d'abord l'orifice sud proche de lui, et c'est là qu'il versait les restes.

"Elou vaelou mit'arvin baama veyots'in lenaḥal Kidron" :

Les deux types de sang - aussi bien le sang provenant du Sanctuaire que le sang des autres sacrifices offerts sur l'autel extérieur - étaient versés dans des orifices différents, mais tous deux parvenaient à la même zone et se réunissaient dans la 'ama', le canal dans lequel s'écoulaient les eaux du parvis, et de là les eaux sortaient avec le sang vers le torrent du Kidron.

"Venimkarin lagananin lezevel, oumo'alin bo" :

Comme le sang est riche en fer et en minéraux, on le vendait aux jardiniers pour servir d'engrais et de fumure. Les jardiniers devaient payer au Trésor sacré (hekdech) pour l'utilisation de la terre imprégnée de sang, car le sang appartient au hekdech, et s'ils ne payaient pas, ils transgressaient l'interdit de me'ila, l'usage illicite d'un bien consacré.

Une me'ila d'ordre rabbinique :

En réalité, il s'avère que cette me'ila n'est que d'ordre rabbinique : selon la Torah, une fois la mitsva du sang accomplie, il n'a plus de sainteté et n'appartient plus véritablement au hekdech. Mais les Sages lui ont accordé un statut de hekdech, et c'est pourquoi les jardiniers doivent l'acheter au hekdech afin de ne pas en venir à une me'ila.

En résumé : dans cette michna, nous avons étudié la suite du service du sang : les sept aspersions sur le tohoro de l'autel d'or ; le versement des restes du sang sur le yessod ouest de l'autel extérieur ; la différence entre l'orifice ouest, dans lequel étaient versés les restes du sang provenant du Sanctuaire, et l'orifice sud, dans lequel étaient versés les restes du sang de l'autel extérieur ; le mélange des sangs dans la 'ama et leur sortie vers le torrent du Kidron ; et leur vente aux jardiniers comme engrais, pour laquelle il y a me'ila, d'ordre rabbinique.