Cette michna est l'application concrète de la michna précédente.
Le refus (mioun) comparé au guet :
"Hamema'énet baich" - une mineure qui a refusé son mari : celui-ci est ensuite autorisé à épouser ses proches parentes et elle est autorisée à épouser ses proches parents, et elle n'est pas disqualifiée de la kehouna, car elle n'est pas divorcée. Il n'y a jamais eu ici de véritable mariage, et le mariage est annulé rétroactivement ; nous le considérons comme s'il n'avait jamais existé, comme nous l'avons mentionné dans la michna précédente.
"Natan la guet" - il lui a remis un guet : il lui est interdit d'épouser ses proches parentes et elle ne peut épouser ses proches parents, et bien qu'il ne s'agisse que d'un guet d'ordre rabbinique, il la disqualifie pour épouser un kohen.
Le retour au premier mari :
En règle générale, une femme qui a quitté son mari et a épousé un autre homme ne peut pas revenir au premier. Mais notre michna décrit deux cas dont la loi diffère l'un de l'autre :
Refus après guet : il lui a remis un guet puis l'a reprise, alors qu'elle était encore mineure, et par la suite elle l'a refusé. Elle a épousé un autre homme puis est devenue veuve ou a divorcé de lui : elle est autorisée à revenir à son premier mari. Bien que la première fois le mariage ait été annulé au moyen d'un guet, le refus qui a suivi est celui qui a le dernier mot : le mariage est totalement annulé, comme s'il n'avait jamais existé, et de ce fait le premier guet lui-même était dénué de signification, et on ne la considère pas comme une femme sortie du mariage sur la base d'un guet.
Guet après refus : une mineure qui a refusé son mari, et il l'a reprise, puis lui a remis un guet, et elle a épousé un autre homme : il se trouve donc que sa dernière sortie d'auprès de lui s'est faite sur la base d'un guet. Devenue veuve ou divorcée du second, elle ne peut pas revenir à son premier mari, puisqu'elle est sortie d'auprès de lui par un guet, et on considère ce premier mariage comme un mariage à part entière.
Voici la règle :
"Guet a'har mioun" - lorsque le guet est le dernier, elle ne peut pas revenir à lui.
"Mioun a'har guet" - lorsque le refus est le dernier, elle est autorisée à revenir à lui, car nous considérons le premier mariage comme s'il n'avait jamais existé.