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Yadayim, chapitre 2, michna 4 : mains et pains dans le doute

Yadayim, chapitre 2, michna 4. C'est la dernière michna du chapitre. Le chapitre a traité de l'eau employée pour le lavage des mains ainsi que du statut de pureté des mains en général, et il a posé une règle large : lorsqu'un doute surgit au sujet de la tahara des mains d'une personne, on ne déplace rien de la situation où cela se trouvait déjà. Ce qui était tahor demeure tahor, et ce qui était tamé demeure tamé, à moins que nous sachions avec certitude que quelque chose a changé. Notre michna demande « keitsad », dans quel genre de situation cela se présente-t-il concrètement, puis elle parcourt une série de cas afin que l'on puisse voir le principe à l'œuvre.

Les cinq cas de doute de la michna

  • Le premier cas : « hayou yadav tehorot », ses mains portent la tahara, tandis que devant lui se trouvent deux pains porteurs de touma, « chné kikarim teméim ». L'incertitude est formulée ainsi : « safek naga safek lo naga » : peut-être y a-t-il eu contact avec eux, et peut-être n'y a-t-il eu aucun contact.
  • Voici maintenant la situation inverse : « hayou yadav teméot », la touma repose sur ses mains, et les deux pains disposés devant lui sont tehorim. Ici encore la michna dit « safek naga safek lo naga », puisqu'il n'y a aucun moyen d'établir si un contact a eu lieu.
  • Un cas de mains mêlées : « hayou yadav a'hat teméa », une main est tamé, « ve'a'hat tehora », tandis que la seconde est tehora, et deux pains tehorim se trouvent là. Le contact avec l'un des pains a certainement eu lieu ; ce qu'on ne peut déterminer, c'est quelle main l'a fait. La michna le formule ainsi : « safek batéméa naga », peut-être la main tamé a-t-elle atteint le pain, « safek batéhora naga », ou peut-être était-ce la main tehora.
  • Un cas de pains mêlés : ses deux mains sont tehorot, et parmi les deux pains devant lui « e'had tamé ve'e'had tahor », l'un porte la touma et l'autre est tahor. Il a certainement touché l'un des pains, mais lequel demeure inconnu : « safek batamé naga », peut-être le pain tamé, « safek batahor naga », peut-être le pain tahor.
  • Le dernier cas combine les deux incertitudes. L'une de ses mains est tamé et l'autre tehora ; de même, parmi les deux pains, l'un est tamé et l'autre tahor ; et il a bien touché les deux. La question qui reste sans réponse est de savoir comment l'appariement s'est fait : « safek teméa batamé outehora batahor », la main tamé a peut-être rencontré le pain tamé tandis que la main tehora rencontrait le pain tahor, « o tehora batamé outeméa batahor », ou bien cela a pu se passer à l'inverse, la main tehora atteignant le pain tamé et la main tamé atteignant le pain tahor.

La décision

Dans chacune de ces situations, la michna tranche : « hayadayim kemo chehayou vehakikarim kemo chehayou ». Les mains conservent le statut qu'elles avaient, que ce fût la tahara ou la touma, et les pains conservent de même le statut qu'ils avaient, que ce fût la tahara ou la touma.

Telle est la leçon de toute cette liste. Un doute n'a pas le pouvoir de déplacer quoi que ce soit de la position où cela se tenait. Tant que nous ne savons pas qu'un changement s'est réellement produit, nous continuons de nous en tenir à la situation qui était la nôtre avant même que la question ne se pose.