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Taanit Chapitre 2, Michna 4: les conclusions des bénédictions de la prière du jour de jeûne

Taanit, chapitre 2, michna 4. Dans la michna précédente, nous avons appris quel est le corps des bénédictions supplémentaires récitées lors de ces jeûnes, tandis que notre michna traite de leurs conclusions, les formules finales de ces bénédictions. La michna ne commence pas par les six bénédictions supplémentaires, mais par la bénédiction qui les précède : "Goël Israël", dans laquelle on ajoute également une formule particulière.

La formule des conclusions :

  1. "Al richona hou omer" - il ne s'agit pas de la première parmi les six, mais de la bénédiction qui les précède. On y ajoute : "Mi che'ana ète Avraham be'har haMoriya, hou ya'ané étkhem veyichma bekol tsa'akatkhem hayom hazé" - en référence à la prière d'Avraham au moment de la ligature d'Its'hak. Et l'on conclut : "Baroukh Ata Hachem, Goël Israël".

  2. "Al chniya hou omer" - c'est la première des six : "Mi che'ana ète avoténou al yam Souf, hou ya'ané étkhem veyichma bekol tsa'akatkhem hayom hazé". Et l'on conclut : "Baroukh Ata Hachem, zokher hanichka'hot" - celui qui se souvient des choses oubliées. Cette conclusion se dit dans tous les cas, selon les deux manières exposées dans la michna précédente.

  3. "Al chlichit hou omer" - "Mi che'ana ète Yehochoua beGilgal, hou ya'ané étkhem veyichma bekol tsa'akatkhem hayom hazé". Et l'on conclut : "Baroukh Ata Hachem, choméa teroua" - celui qui entend les sons de la teroua sonnés maintenant, c'est la bénédiction de Chofarot. L'évocation de Yehochoua à Guilgal se rapporte à sa prière pour que soient entendus les sons du chofar sonnés à Jéricho pour faire tomber les murailles, à l'époque où Israël se trouvait à Guilgal.

  4. "Al revi'it hou omer" - "Mi che'ana ète Chmouel baMitspa, hou ya'ané étkhem veyichma bekol tsa'akatkhem hayom hazé". Et l'on conclut : "Baroukh Ata Hachem, choméa tse'aka" - selon les termes employés au sujet de Chmouel : "Et Chmouel cria vers Hachem".

  5. "Al 'hamichit hou omer" - "Mi che'ana ète Éliyahou be'har haKarmel, hou ya'ané étkhem veyichma bekol tsa'akatkhem hayom hazé", au moment où il défia les prophètes du Baal. Et l'on conclut : "Baroukh Ata Hachem, choméa tefila" - en référence au cri d'Éliyahou lors de l'événement du mont Carmel : "Réponds-moi, Hachem, réponds-moi, et que ce peuple sache que Toi, Hachem, Tu es Elokim".

  6. "Al chichit hou omer" - "Mi che'ana ète Yona mime'é hadaga, hou ya'ané étkhem veyichma bekol tsa'akatkhem hayom hazé". Et l'on conclut : "Baroukh Ata Hachem, ha'oné be'ète tsara" - car nul ne fut plongé dans une détresse plus grande que Yona dans les entrailles du poisson, et c'est de là qu'il pria et fut exaucé ; nous demandons qu'Il nous exauce de la même manière au moment de la difficulté.

  7. "Al chevi'it hou omer" - "Mi che'ana ète David ouChlomo beno biYerouchalayim, hou ya'ané étkhem veyichma bekol tsa'akatkhem hayom hazé". Et l'on conclut : "Baroukh Ata Hachem, hamera'hem al ha'arets". Tous deux prièrent, chacun en son temps, pour le bien-être de l'agriculture en terre d'Israël : David lors de la famine, et le roi Chlomo au moment de la rétention des pluies.

Bien que David et Chlomo aient précédé historiquement Yona, leur évocation a été fixée dans la dernière conclusion, car ce sont eux qui prièrent pour l'agriculture de la terre d'Israël, et c'est pourquoi la conclusion "hamera'hem al ha'arets" leur convient.