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Souka Chapitre 3, Michna 3: la arava

Souccah, chapitre 3, michna 3. Nous poursuivons le même sujet que celui traité dans les deux michnayot précédentes : quels aspects de chacune des quatre espèces sont valables et quels aspects sont invalides. Cette michna traite de la arava.

Les aravot invalides :

La michna commence : "arava guezoula viyevecha - pessoula" - une arava volée ou desséchée est invalide.

  • "guezoula" - une arava volée est invalide pour l'une de deux raisons : parce qu'elle doit appartenir à la personne, ou parce qu'il s'agit d'une mitsva accomplie par le biais d'une transgression.

  • "yevecha" - une arava desséchée est invalide au titre du 'hadar', car elle n'a plus sa beauté naturelle.

"chel achera vechel ir hanida'hat - pessoula" - celle d'une achera ou d'une ville dévoyée est invalide :

Il s'agit d'une arava provenant d'un arbre qui a été adoré comme idolâtrie, ou d'une ville dont les habitants ont pratiqué l'idolâtrie, dont tous les objets doivent être brûlés, de même que l'achera doit être brûlée. Puisque la halakha est qu'elle doit être brûlée, nous la considérons comme si elle avait déjà été brûlée, et elle n'a donc pas le chiour, la mesure requise pour être valable.

La michna poursuit : "niktam rocha, nifretsou aleha, vehatsaftsafa - pessoula".

  • "niktam rocha" - le sommet de la arava a été coupé.

  • "nifretsou aleha" - les feuilles ont été arrachées.

  • "vehatsaftsafa" - une espèce de arava dont les feuilles sont arrondies, aux bords dentelés, et dont la tige est blanche. Toutes celles-ci sont invalides.

Les aravot valables :

En revanche, la michna établit : "kemoucha, vechenachrou miktsat aleha, vechel ba'al - kechera".

  • "kemoucha" - une arava qui a flétri.

  • "vechenachrou miktsat aleha" - seule une partie des feuilles est tombée, mais la majorité des feuilles est encore attachée.

  • "vechel ba'al" - une arava qui n'a pas poussé au bord d'un cours d'eau mais dans un champ, uniquement grâce à l'eau de pluie, et qui ne s'est pas nourrie du cours d'eau. La Torah décrit la arava par l'expression "arvei na'hal", c'est-à-dire des aravot qui poussent au bord d'un cours d'eau, et c'est bien ce qui est courant et habituel, mais ce n'est pas indispensable.

En résumé : ces trois cas - une arava flétrie, une arava à laquelle il manque une partie des feuilles mais dont la majorité subsiste encore, et une arava qui a poussé dans un champ grâce à l'eau de pluie - sont tous valables.