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Souka Chapitre 2, Michna 2: la souka adossée au lit et la souka "medoubelet"

Dans le deuxième chapitre du traité Souka, la deuxième michna traite de plusieurs manières de dresser une souka et de disposer le se'hakh, ainsi que de la question de savoir quand la souka est valide et quand elle est invalide.

"Hasomekh soukato bekhra'ei hamita" - celui qui appuie sa souka sur les pieds du lit :

Celui qui appuie les parois de sa souka sur les pieds du lit, c'est-à-dire sur les montants du lit, de telle sorte que déplacer le lit entraînerait toute la souka avec lui, et pourrait même la faire tomber et faire tomber avec elle le se'hakh, la souka est valide.

Rabbi Yehouda dit : "Im eina yekhola la'amod bifnei atzma - pesoula" - si elle ne peut tenir par elle-même, elle est invalide - puisque la souka ne tient pas sans les pieds du lit, et qu'elle tombe lorsqu'on déplace le lit, elle est invalide. Rabbi Yehouda est ici fidèle à son opinion, selon laquelle la souka doit constituer une habitation permanente, et comme il ne s'agit pas d'une construction permanente, elle est invalide.

"Souka hamedoubelet" - une souka au se'hakh désordonné :

Une souka dont le se'hakh est en désordre, c'est-à-dire qu'il n'est pas disposé de manière ordonnée et soignée, mais qu'une branche est relevée vers le haut et une autre abaissée vers le bas, au point qu'il y pénètre plus de soleil que d'ombre. Malgré cela, si, une fois les branches disposées de manière ordonnée, le se'hakh aurait eu une quantité suffisante pour que l'ombre soit plus grande que le soleil, et tant que les branches se trouvent à moins de trois tefa'him l'une de l'autre, elle est valide.

" Vechetzilata merouba me'hamata" - et dont l'ombre est plus grande que le soleil - même une souka dont le se'hakh est très clairsemé et faible, tant que son ombre est plus grande que le soleil, elle est valide. Ces deux cas sont valides.

Certains ont une version de la michna qui réunit ces deux choses en un seul cas : "Souka hamedoubelet chetzilata merouba me'hamata" - une souka dont le se'hakh est en désordre et qui, malgré cela, a plus d'ombre que de soleil, et qui est donc valide.

"Me'ouba kemin bayit" - épaisse comme une maison :

Un se'hakh très épais, "af al pi che'ein hakokhavim nir'in mitokha" - même si les étoiles ne sont pas visibles à travers lui - c'est-à-dire qu'on ne peut pas voir les étoiles à travers lui, elle est valide.

Toutefois, du langage de la michna il ressort qu'a priori il convient qu'il soit possible de voir les étoiles à travers le se'hakh, et que ce n'est qu'a posteriori que la souka est valide même lorsque le se'hakh est si épais que les étoiles ne sont pas visibles à travers lui.

En résumé : dans cette michna nous avons appris trois lois : celui qui appuie sa souka sur les pieds du lit, elle est valide, et selon Rabbi Yehouda, pour qui la souka doit être une habitation permanente, elle est invalide si elle ne peut tenir par elle-même ; une souka au se'hakh désordonné et une souka au se'hakh clairsemé sont valides, à condition que son ombre soit plus grande que le soleil ; et un se'hakh épais comme une maison est valide a posteriori, bien qu'a priori il convienne que les étoiles y soient visibles.