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Sotah Chapitre 8, Michna 4: ceux qui ne bougent pas de leur place

Sota, chapitre 8, michna 4. La michna qui suit énumère les personnes qui ne partent pas du tout à la guerre, dès le départ : "Veélou chééin zazin mimekoman" - ils ne bougent pas de leur place et ne sortent pas du tout vers le champ de bataille, pas même pour entendre les paroles du kohen oint pour la guerre puis rentrer ensuite.

Ceux qui ne bougent pas de leur place :

  • "Bana bayit vehanékho" - celui qui a bâti une maison neuve, l'a inaugurée et a commencé à y habiter, mais qui n'y a pas encore habité une année complète.

  • "Nata kérem vehillelo" - celui qui a planté une vigne (ou un autre type d'arbre fruitier), pour laquelle est arrivée la quatrième année, mais dont toute la quatrième année n'est pas encore achevée.

  • "Hanossé et aroussato" - celui qui célèbre le mariage avec sa fiancée, la femme avec laquelle il a déjà accompli les kidouchin. De même "hakonès et yévimto" - celui qui épouse sa yevama. Durant toute la première année, ils ne vont nulle part.

La source de cette loi dans le verset :

"Chénéémar : naki yihyé lévéto chana ahat" - qu'il soit libre durant une année pour sa maison. De la formulation du verset, la michna fait une dérivation et inclut tous ces cas :

  • "Lévéto" - c'est sa maison, la maison neuve qu'il a bâtie.

  • "Yihyé" - ce mot vient inclure sa vigne, pour laquelle il y a aussi une année.

  • "Lesameah et ichto" - c'est sa femme.

  • "Acher lakah" - pour inclure sa yevama. Ces mots, qui semblent superflus, viennent enseigner que même s'il s'agit de sa yevama, il a droit à une année.

L'étendue de la dispense :

"Einam mesapekin mayim oumazon veéin metaknin et haderakhim" - ils ne fournissent même pas l'eau et la nourriture, et ne réparent pas non plus les routes. Ils ne sont impliqués en rien, et sont totalement dispensés durant toute cette première année.

En résumé : cette michna énumère ceux qui ne bougent pas du tout de leur place et ne sortent pas vers le champ de bataille, pas même pour entendre les paroles du kohen oint pour la guerre : celui qui a bâti une maison et l'a inaugurée, celui qui a planté une vigne et l'a rachetée, celui qui épouse sa fiancée et celui qui épouse sa yevama. Tout cela est dérivé du verset "naki yihyé lévéto chana ahat", et leur dispense est totale : ni fourniture d'eau et de nourriture, ni réparation des routes.