Sheviit, chapitre 4, michna 8. Dans la michna précédente, nous avons appris le principe selon lequel il faut attendre, pour consommer les fruits de la Chemita, qu'ils mûrissent convenablement, et nous avons étudié la mesure fixée à ce sujet pour les figues. Notre michna traite de ce même principe, lorsqu'il s'agit des raisins.
Deux étapes dans le mûrissement des raisins :
"HaBosser micheHévi mayim - okhel bepita bassadé" - le bosser désigne des raisins qui n'ont pas mûri. "MicheHévi mayim" - dès qu'ils contiennent du liquide, au point que l'on puisse en extraire un peu de jus. À ce stade, il est permis de les manger dans le champ avec son pain, mais il est encore trop tôt pour les rentrer à la maison, car les gens n'ont pas l'habitude de rentrer chez eux des fruits qui n'ont pas suffisamment mûri.
"HiV'ich - kones letokh béto" - "hiv'ich" signifie que le raisin a complètement mûri, et le signe en est que l'on peut voir les pépins à travers la peau du raisin. Une fois ce stade atteint, il est permis de rentrer les raisins chez soi.
Et comme il est dit également dans la michna précédente : "Vekhen kayotsé bo bichear chené chavoua hayav bemaassrot" - même pendant les autres années du cycle, qui ne sont pas la Chemita et où il existe une obligation de maasser, lorsque les raisins parviennent à la seconde étape de "hiv'ich", ils sont soumis au prélèvement des maasrot avant la consommation.
En résumé : dans cette michna sont fixées deux étapes concernant les raisins - "micheHévi mayim", où seule une consommation occasionnelle dans le champ est permise, et "hiv'ich", où le fruit est complètement mûr et peut être rentré à la maison, étape qui rend également obligatoire le prélèvement des maasrot pendant les autres années du cycle.