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Chabbat Chapitre 5, Michna 4: les animaux qui sortent le Chabbat

Chabbat, chapitre 5, michna 4. Dans la michna 2 nous avons appris que l'âne a le droit de sortir avec la couverture qui le recouvre pour le réchauffer, à condition qu'elle ait été attachée sur lui depuis la veille de Chabbat. Notre michna enseigne l'autre versant de la loi et énumère les objets avec lesquels les animaux ne peuvent pas sortir le Chabbat.

Les lois de l'âne :

  • "Ein 'hamor yotsé bemardaat bizman chééna kechoura alav" - lorsque la couverture n'a pas été attachée sur lui depuis la veille de Chabbat, il ne peut pas sortir avec elle.

  • "Vélo bezog af al pi chéhou pakouk" - même si la clochette est bouchée et n'émet aucun son. La raison : la clochette apparaît comme un moyen d'attirer l'attention, et c'est ainsi qu'on menait un animal au marché pour le vendre, or il ne faut pas créer une telle impression le Chabbat.

  • "Vélo bésoulam chébévéit tsavaro" - l'échelle dont il est question ici n'est pas un moyen de grimper, mais une sorte d'attelle qui servait à des fins médicales et dont la forme rappelait une échelle, que l'on plaçait autour du cou. Lorsqu'un animal a une irritation ou une plaie, il tend, comme les humains, à tourner sa tête en arrière pour lécher l'endroit blessé, retardant ainsi sa guérison. L'échelle l'empêchait de tourner la tête. Nos Sages y ont vu une charge le Chabbat.

  • "Vélo béretsoua chébéraglo" - un animal dont les pattes ont tendance à se frotter l'une contre l'autre en marchant : on enroulait autour de ses pattes de larges lanières de cuir pour éviter qu'il ne se blesse. Avec elles non plus il ne peut pas sortir le Chabbat.

Les poules :

  • "Véein hatarnégoulin yotsin bé'houtin" - des fils colorés qui servaient de signe d'identification, pour qu'elles ne se mêlent pas aux poules d'une autre personne ; chaque propriétaire avait sa propre couleur.

  • "Vélo béretsoua chébéragléhem" - des lanières que l'on attachait aux pattes des poules pour qu'elles ne sautillent pas, n'abîment pas des choses et ne cassent pas des ustensiles. Avec elles non plus elles ne peuvent pas sortir le Chabbat.

"Véein hazécharim yotsin baagala chéta'hat haalya chélahen" :

Les moutons, et surtout les béliers mâles, ont une queue grasse, et parfois elle est si longue qu'elle traîne à terre. Pour empêcher cela, on fabriquait un petit chariot qui roulait en dessous et la portait. Avec ce chariot non plus les mâles ne peuvent pas sortir le Chabbat.

Les brebis et le ''hanoun' :

Les brebis, les femelles du petit bétail, ne peuvent pas sortir "'hanounot". Le 'hanoun est un petit morceau de bois que l'on plaçait dans leurs narines afin de les faire éternuer. Et quelle utilité y a-t-il à cela ? Des parasites et des vers se trouvaient dans la tête de l'animal, et l'éternuement, avec le mouvement brusque de la tête qu'il provoque, les faisait tomber.

Et pourquoi cela était-il nécessaire précisément pour les femelles ? Les béliers mâles ont l'habitude de se heurter l'un l'autre tête contre tête, et de ce fait les parasites tombent d'eux-mêmes. Les brebis n'agissent pas ainsi, c'est pourquoi on plaçait dans leurs narines le 'hanoun, qui est une chose naturelle les faisant éternuer et éliminant les parasites. Malgré cela, elles ne peuvent pas sortir avec lui le Chabbat.

Le veau et la vache :

  • "Véein haéguel yotsé bégimon" - le guimon est un joug d'entraînement. Le veau est petit et n'est pas encore apte au travail, mais on cherche à l'habituer à baisser sa tête sous le joug, et à cette fin on plaçait sur lui ce petit joug.

  • "Vélo para béor hakoupad" - une vache qui allaite, sur les mamelles de laquelle on plaçait la peau du hérisson, afin d'empêcher d'autres animaux de téter les mamelles. Avec elle non plus elle ne peut pas sortir le Chabbat.

  • "Vélo béretsoua chébéin karnéha" - même si la lanière ou le ruban autour des cornes est fait pour l'ornement, il est considéré comme un ornement excessif qui n'est pas nécessaire et n'est pas habituel, c'est pourquoi la vache ne peut pas sortir avec lui le Chabbat.

Le récit à la fin de la michna :

La michna se conclut par un récit : la vache de Rabbi Elazar ben Azaria sortait avec la lanière entre ses cornes, contre l'avis des Sages, car cela est interdit. Et la Guemara explique que ce n'était pas sa vache à lui, mais la vache de sa voisine ; et comme il était le rav du quartier et ne l'avait pas empêchée, la chose fut considérée comme relevant de sa responsabilité, au point que la vache fut appelée à son nom.