Chabbat, chapitre Kira, michna 5. Cette michna traite du fait que, bien qu'il soit interdit d'éteindre un feu pendant Chabbat, il existe des actions qu'une personne est autorisée à accomplir afin de limiter l'incendie.
Étendre une peau de chevreau :
Ben Nannas dit qu'il est permis d'étendre une peau de chevreau sur "chida teva oumigdal" - différents types de coffres et de meubles - qui ont pris feu. Lorsqu'une personne ne veut pas que le feu se propage, elle peut se servir de ces peaux pour le limiter. La raison de cette permission : "mipné cheha'éch me'harékhet oto" - une peau de ce type ne brûle pas réellement mais est seulement roussie, et elle peut donc protéger le coffre, la caisse et le meuble contre l'incendie.
Faire une cloison avec des récipients :
Il est également permis de faire une cloison avec toute sorte de récipient devant le feu, que les récipients soient vides ou pleins, et même remplis d'eau, afin que le feu ne se propage pas davantage. Bien que cela puisse causer la cassure du récipient et l'écoulement de l'eau, il n'y a là aucun interdit, car c'est un « guéram kiboui » - une extinction indirecte, qui est permise.
L'opinion de Rabbi Yossé :
Rabbi Yossé n'est pas d'accord et interdit de faire une cloison avec des récipients en terre cuite neufs remplis d'eau, car ils ne sont pas capables de résister au feu en raison de leur nouveauté : ils se fendent et éteignent le feu. Selon lui, le « guéram kiboui » est interdit - éteindre un feu, même de façon indirecte, est interdit, et cela même dans une situation où une perte d'argent en résulterait.
En résumé : dans cette michna, nous avons appris que, bien que l'extinction soit interdite pendant Chabbat, il est permis de limiter la propagation de l'incendie : en étendant une peau de chevreau, que le feu roussit sans la brûler, et en faisant une cloison avec des récipients vides ou pleins. Les Tannaïm sont en désaccord sur la loi du « guéram kiboui » : selon le premier avis, il est permis, tandis que Rabbi Yossé interdit d'éteindre même de façon indirecte, et cela même en cas de perte d'argent.