Celui qui met à part une femelle ou un mâle âgé de deux ans pour le korban Pessa'h :
La michna traite du cas de celui qui a mis à part un animal en vue du korban Pessa'h, mais l'animal se révèle inapte à cette fonction. Le korban Pessa'h doit être un mâle dans sa première année, aussi les deux cas qui nous occupent sont invalides :
Celui qui met à part une femelle : il a mis à part une brebis femelle, alors que le korban Pessa'h ne provient que des mâles.
Celui qui met à part un mâle âgé de deux ans : il a mis à part un agneau mâle qui est déjà entré dans sa deuxième année, alors que le korban Pessa'h doit être dans sa première année.
Quel est le statut de ces animaux ? "Tir'é ad chéyipol ba moum" - l'animal est envoyé paître jusqu'à ce que survienne en lui un défaut, il est alors vendu, et avec le produit de la vente le propriétaire apportera un korban volontaire, qui désigne en général une ola. Il convient de noter que certains ont dans notre michna une autre version, selon laquelle il apportera avec le produit de la vente un korban chelamim, et cette version se comprend fort bien, car le reste du Pessa'h est offert par défaut en chelamim et non en ola.
Celui qui met à part son Pessa'h et meurt :
La michna poursuit : celui qui met à part son Pessa'h et meurt, sans qu'aucune autre personne ne se soit inscrite avec lui pour ce korban, le Pessa'h reste alors sans propriétaire. Son fils, qui en hérite, ne peut pas l'offrir en tant que Pessa'h, puisqu'il ne s'y était pas inscrit avec son père, mais il l'apporte en tant que chelamim. Son statut est celui de 'motar Pessa'h' - qu'il s'agisse du produit de la vente qui reste du Pessa'h ou du Pessa'h lui-même qui reste, tout se transforme en chelamim.
Cependant, si le fils s'était inscrit sur le korban Pessa'h avec son père, l'animal peut être offert en tant que korban Pessa'h. Dans quel cas ? La Guemara explique que cela dépend du moment de la mort du père :
Le père est mort le quatorze après midi : le moment d'apporter le korban Pessa'h est déjà arrivé, et il se trouve donc que l'obligation du Pessa'h a incombé au fils avant qu'il ne devienne onen. Et puisque cette nuit-là il n'est plus onen, comme cela a été expliqué, après la sortie des étoiles l'aninout de la Torah cesse pour lui et on lui permet de manger le korban Pessa'h, il peut offrir l'animal en tant que Pessa'h.
Le père est mort avant midi : le fils est devenu onen avant même que ne lui incombe l'obligation du korban Pessa'h, aussi il est reporté au Pessa'h cheni, et il apporte ce même animal comme korban pour le Pessa'h cheni.