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Pessahim Chapitre 8, Michna 3: Inscription des fils pour le sacrifice pascal

Traité Pessa'him, chapitre 8, michna 3. La michna traite du père qui dit à ses fils, avant qu'ils ne montent à Jérusalem pour immoler le sacrifice pascal : "Hareini cho'het ète hapessa'h al mi cheya'alè mikèm richone liYrouchalayim" - c'est à dire que l'immolation du sacrifice se fera au nom de celui de ses fils qui arrivera le premier à Jérusalem.

L'intention du père dans ses paroles :

La Guemara explique que le père n'avait pas l'intention d'inscrire à son korban pessa'h uniquement le plus vif de ses fils, mais de tous les stimuler et de les encourager à se hâter et à monter à Jérusalem. En réalité, il les a tous inclus dans le sacrifice pascal, et il n'a employé cette formule que pour qu'ils se dépêchent tous. C'est pourquoi, dès que le premier fils est arrivé et a fait entrer "rocho véroubo" - sa tête et la majeure partie de son corps, il a acquis sa part dans le sacrifice pascal, et par son mérite ses frères aussi acquièrent leur part avec lui, car eux aussi sont inclus dans le sacrifice.

Le quota des inscrits au sacrifice pascal :

La michna établit une règle : on peut toujours inscrire des personnes au korban pessa'h et ajouter des inscrits, à condition qu'il y ait dans le sacrifice un kazayit de viande pour chacun d'entre eux.

Jusqu'à quand peut-on s'inscrire et se retirer :

La michna traite ici de deux limites de temps dans le processus d'offrande du sacrifice pascal :

  1. Jusqu'à quelle étape peut-on s'inscrire à un sacrifice pascal donné.

  2. Jusqu'à quelle étape peut-on se retirer d'un sacrifice pascal donné, afin de se joindre à un autre sacrifice, car nul ne peut être inscrit à deux sacrifices à la fois.

Selon le tana kama, ces deux choses sont possibles jusqu'au moment de l'immolation. Une fois le sacrifice immolé, il n'est plus possible de s'y joindre, et celui qui y était inscrit ne peut plus se rétracter : il reste inscrit à ce sacrifice.

Rabbi Chimone n'est pas d'accord : concernant le retrait, on peut se retirer même après l'immolation, tant que le sang n'a pas été aspergé sur l'autel. Une fois le sang aspergé, la mitsva a déjà été accomplie par l'inscription à ce sacrifice, et il n'est plus possible de s'inscrire à un autre sacrifice pascal. Cependant, concernant l'inscription, Rabbi Chimone est d'accord avec le tana kama : on ne peut s'inscrire que jusqu'à l'immolation, et il n'est en désaccord qu'au sujet du retrait.

En résumé : dans cette michna, nous avons appris la loi de celui qui dit à ses fils "Hareini cho'het ète hapessa'h al mi cheya'alè mikèm richone liYrouchalayim" - que son intention est uniquement de les stimuler, que tous sont inscrits au sacrifice, et que le premier qui a fait entrer sa tête et la majeure partie de son corps acquiert sa part et fait acquérir la leur à ses frères avec lui. Nous avons également appris la règle selon laquelle on peut ajouter des inscrits tant qu'il y a un kazayit pour chacun, ainsi que les limites de temps pour l'inscription et le retrait : selon le tana kama jusqu'à l'immolation pour les deux, et selon Rabbi Chimone le retrait est possible jusqu'à l'aspersion du sang.