Pessa'him, chapitre 7, michna 10. Cette michna traite des parties du sacrifice de Pessa'h qui ne sont pas propres à la consommation, et de la question de savoir quand il faut les brûler.
Les choses qui sont brûlées :
"Ha'atsamot" - les os. On sait qu'il est interdit de briser les os du sacrifice de Pessa'h. Ainsi, un os contenant à l'intérieur de la moelle propre à la consommation, il n'y a aucun moyen d'atteindre cette moelle en raison de l'interdiction de briser l'os, et l'os est donc, par sa définition même, une chose qui ne se mange pas.
"Vehagidin" - certains types de tendons. La Guemara explique qu'il s'agit de la partie du nerf sciatique (guid hanaché) qui n'est pas interdite par la Torah mais seulement par ordonnance rabbinique : elle n'est pas propre à la consommation, et pourtant elle est considérée comme faisant partie du sacrifice de Pessa'h.
"Vehanotar" - toute partie de la viande du sacrifice de Pessa'h qui reste au-delà du temps pendant lequel il est permis de la manger.
Le moment de la combustion :
La michna établit : "Yssarfou bechicha assar" - tout cela est brûlé le seize Nissan.
Et quel est le din lorsque le seize Nissan tombe un Chabbat ? À ce sujet la michna dit : "'Hal chicha assar liyot bechabbat - yssarfou bechiv'a assar", le dix-sept Nissan, qui est le deuxième jour de 'Hol hamoèd. Et la raison en est : "Cheeinan do'hin lo et hachabbat velo et yom tov" - la combustion des choses consacrées ne repousse ni le Chabbat ni le Yom Tov, et il faut donc attendre 'Hol hamoèd, qui est essentiellement un jour ordinaire.
La Guemara propose différentes sources pour ce din. L'une d'elles : Yom Tov comporte une mitsva positive, accompagnée d'une mitsva négative de "vous ne ferez aucun travail". La mitsva positive de brûler le notar, "ouvaèch tissrofou", n'est pas suffisamment forte pour repousser la mitsva négative et la mitsva positive de Yom Tov qui viennent ensemble.
En résumé : dans cette michna, nous avons appris que les os, les tendons et le notar du sacrifice de Pessa'h sont brûlés le seize Nissan ; et lorsque le seize tombe un Chabbat, leur combustion est reportée au dix-sept, car la combustion des choses consacrées ne repousse ni le Chabbat ni le Yom Tov.