Péa, chapitre 2, michna 5. Cette michna nous enseigne des critères supplémentaires concernant la manière dont on divise un champ en deux obligations de péa distinctes.
Celui qui sème son champ d'une seule espèce :
La michna commence : "Hazoréa et sadéhou min ehad, af al pi chéhou ossehou chté goranot - noten péa ahat" - celui qui sème son champ d'une seule espèce, bien qu'il en fasse deux aires de battage, ne donne qu'une seule péa. Qu'est-ce qu'une aire de battage (goren) ? C'est le sol de battage, sur lequel on apporte les récoltes après la moisson, et c'est pourquoi le terme désigne ici une seule moisson. Autrement dit : celui qui sème dans son champ une seule espèce de céréale, même s'il l'a moissonnée en deux temps distincts, ne donne qu'une seule péa, puisqu'il s'agit d'une seule espèce.
Celui qui sème deux espèces :
"Véim zara chné minim, af al pi chéhou assan goren ahat - noten chté péot" - s'il a semé dans son champ deux espèces différentes, même s'il les a toutes moissonnées ensemble en une seule aire de battage, il donne deux péot distinctes, parce qu'il s'agit de deux espèces.
Celui qui sème deux variétés de blé :
Quelle est la loi pour celui qui sème dans son champ deux variétés de blé ? Tout est du blé, sauf qu'il s'agit de deux sortes différentes. Ici, c'est l'aire de battage qui est déterminante :
"Assan goren ahat - noten péa ahat" - s'il a tout moissonné en une seule fois, les deux variétés de blé sont considérées comme une seule espèce, et une seule péa suffit.
"Chté goranot - noten chté péot" - s'il a moissonné en deux temps distincts, elles sont considérées comme deux espèces, et il donne deux péot.
En résumé : pour une seule espèce, c'est l'espèce qui est déterminante et non l'aire de battage, et c'est pourquoi deux aires de battage ne la divisent pas en deux obligations ; pour deux espèces, c'est l'espèce qui est déterminante, et c'est pourquoi une seule aire de battage ne les unifie pas en une seule obligation ; et pour deux variétés de blé, c'est l'aire de battage qui est déterminante : une seule aire les unifie en une seule péa, et deux aires les divisent en deux péot.