Péa, chapitre 4, michna 4. Cette michna traite elle aussi de la concurrence entre les pauvres venus glaner les dons destinés aux pauvres.
Texte de la michna :
"Ein kotsrin otah bemagalot, veein okrin otah bekardoumot, kedei chelo yakeh ich et reéhou"
"Ein kotsrin otah bemagalot" - les pauvres n'ont pas le droit de moissonner la Péa avec une faucille, cet instrument recourbé qui sert habituellement à moissonner le blé.
"Veein okrin otah bekardoumot" - et ils n'ont pas non plus le droit de l'arracher au moyen de haches.
"Kedei chelo yakeh ich et reéhou" :
La chose pourrait être dangereuse : lorsque les pauvres se font concurrence, se poussent et se bousculent, et qu'un instrument dangereux se trouve entre leurs mains, cela pourrait mener à un accident terrible, voire pire encore. C'est pourquoi les pauvres n'arrachent la Péa qu'avec leurs seules mains, et ainsi la sécurité qui convient est préservée.
En résumé : dans cette michna, nous avons appris que la récolte de la Péa se fait à la main et non avec des instruments - ni faucille ni hache - en raison de la crainte que les pauvres qui se bousculent au moment du glanage ne se blessent les uns les autres.