Nous avons devant nous la michna 8 du chapitre 3 du traité Orla. Certains ouvrent cette michna par le mot "kétsad" (comment), ce qui indique qu'elle s'appuie sur la michna précédente : dans la michna précédente, nous avons appris que selon l'avis des Sages, il existe certaines choses qui ne s'annulent pas, et ici la michna vient demander : comment ? Dans quel cas ces choses ne s'annulent-elles pas ? La réponse : lorsqu'elles sont entières.
Et qu'en est-il des choses qui ne sont pas entières :
"Nitpatsé'ou ha'égozim" - les noix mentionnées dans la michna précédente ont été brisées et ouvertes.
"Nitpardou harimonim" - les grenades ont été partagées en morceaux.
"Nitpaté'hou he'haviyot" - les tonneaux de vin fermés ont été ouverts.
"Nit'hatékhou hadelou'im" - les courges ont été coupées en morceaux.
"Nitparsou hakikarot" - les miches de pain, qui étaient comptées selon l'avis de Rabbi Akiva, ont été coupées en morceaux.
"Ya'alou be'é'had oumatayim" :
Dans tous ces cas, lorsque les choses sont coupées et ne sont pas entières, elles s'annulent à un contre deux cents. Elles ne conservent pas leur importance, cette importance en raison de laquelle elles ne s'annulent pas, mais leur statut est comme celui de toute Orla ou kilé hakérem (mélanges interdits de la vigne), pour lesquels l'annulation existe.
En résumé : dans cette michna, nous avons appris que l'importance de ces choses qui ne s'annulent pas dépend du fait qu'elles soient entières. Dès lors que les noix ont été brisées, que les grenades ont été partagées, que les tonneaux ont été ouverts, que les courges ont été coupées ou que les miches ont été coupées, leur importance a disparu, et leur statut est redevenu comme celui de toute Orla et de tout kilé hakérem, qui s'annulent à un contre deux cents.