Orla, chapitre 1, michna 4. Cette michna poursuit le sujet de la michna précédente, et traite elle aussi d'un arbre qui a été déraciné de son emplacement.
"Ilan chénéèkar vénichtayer bo chorèch - patour" - un arbre qui a été déraciné et dans lequel il est resté une racine est exempt :
Un arbre fruitier pour lequel les années de Orla sont déjà passées et dont les fruits sont permis à la consommation, puis qui est déraciné de son emplacement : s'il y est resté une racine demeurée reliée au sol, il est alors exempt de la loi de la Orla, et l'on ne recommence pas à compter les années de Orla depuis le début.
Et quelle doit être la dimension de cette racine ?
Autrement dit, quelle est la mesure de cette racine restée en terre ? À ce sujet, Rabban Gamliel dit au nom de Rabbi Éliézer ben Yéhouda ich Bartota : "Kémahat chèl mitoun" - comme l'aiguille de tissage : l'épaisseur de la racine doit être comme l'épaisseur de l'aiguille dont les tisserands ont l'habitude de se servir dans le processus de tissage du vêtement, qui est une aiguille relativement grande. Dans cette mesure, l'arbre est considéré comme relié au sol, et le décompte des années de Orla ne recommence pas depuis le début.
En résumé : dans cette michna, nous avons appris qu'un arbre qui a été déraciné et dans lequel il est resté une racine reliée au sol est exempt de la loi de la Orla et l'on ne compte pas pour lui les années de Orla depuis le début, et que la mesure de cette racine est "comme l'aiguille de tissage", selon les paroles de Rabban Gamliel au nom de Rabbi Éliézer ben Yéhouda ich Bartota.