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Nedarim Chapitre 9, Michna 3: Rabbi Méir sur les ouvertures fondées sur le nolad

Nedarim, chapitre 9, michna 3. Rabbi Méir dit : "Yech devarim chehen kenolad ve'énan kenolad" - il existe des choses qui ressemblent à du nolad (un fait nouveau), et bien que concernant le nolad lui-même Rabbi Méir soit d'accord avec les Sages de la michna précédente, selon lesquels on n'ouvre pas la porte d'annulation par lui, ces choses-ci n'ont pourtant pas le statut de nolad, et on peut s'en servir comme porte d'ouverture pour annuler le voeu. Toutefois, comme la michna le conclura, "ve'én 'hachamim modim lo" - les Sages ne sont pas d'accord même avec cette position de Rabbi Méir.

Exemples de choses qui ressemblent à du nolad sans en être :

  • "Konam chééni nossé et plonit chéaviha ra" - un homme fait voeu et s'interdit d'épouser une certaine femme, et précise que la raison en est que son père est un homme mauvais. "Amrou lo : met, o chéassa techouva" - on l'informe que le père est décédé, ou qu'il a fait techouva et est devenu un homme bon.

  • "Konam bayit zé chééni nichnass, chéhakélev ra betocho o chéhana'hach betocho" - un homme s'interdit d'entrer dans une maison, et précise que la raison en est un chien sauvage qui s'y trouve, ou un serpent dangereux qui y est présent. "Amrou lo : met hakélev o chénéhrag hana'hach".

Sur tous ces cas la michna établit : "Haré hou kenolad ve'éno nolad" - ils ressemblent à du nolad, mais d'un point de vue halakhique ils n'ont pas le statut de nolad.

La raison :

Puisque celui qui fait le voeu a donné une raison à son voeu au moment où il l'a formulé, le voeu devient presque une sorte de condition : il a déclaré certains faits et a établi qu'ils sont la cause de son voeu. Par conséquent, même si la mort du chien ou celle du serpent, de même que la mort du père ou sa techouva, sont survenues après la formulation du voeu, cela n'est pas considéré comme du nolad, car c'est une chose que celui qui a fait le voeu avait à l'esprit dès le départ, et il a lui-même précisé que telle était la raison de son voeu. Une fois cette raison disparue, il peut dire : je n'aurais jamais fait ce voeu si cette chose n'avait pas existé.

La position des Sages :

Malgré cela, la michna conclut : "Ve'én 'hachamim modim lo". Les Sages sont en désaccord et estiment que même ces choses sont considérées comme du nolad, et qu'on ne peut pas s'en servir comme porte d'ouverture pour annuler le voeu, puisqu'elles n'existaient pas au moment où le voeu a été fait.

En résumé : dans cette michna, Rabbi Méir enseigne qu'il existe des choses qui ressemblent à du nolad sans en être - lorsque celui qui fait le voeu a précisé au moment du voeu sa raison, et que par la suite cette raison a disparu. Ainsi de celui qui fait voeu de ne pas épouser une femme parce que son père est mauvais, et que le père meurt ou fait techouva, et ainsi de celui qui fait voeu de ne pas entrer dans une maison à cause du chien ou du serpent qui s'y trouve, et que le chien meurt ou que le serpent est tué. Selon Rabbi Méir, cela est considéré comme si l'homme avait suspendu son voeu à cette raison, et c'est pourquoi on ouvre la porte d'annulation par elle ; tandis que les Sages ne sont pas d'accord avec lui et estiment que cela a le statut de nolad, puisque cela n'existait pas au moment du voeu.