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Nedarim Chapitre 6, Michna 9: les voeux et le nom accompagnateur dans les aliments et les boissons

Nedarim, chapitre 6, michna 9. La michna traite de celui qui fait voeu de s'abstenir de différents types d'aliments et de boissons, et enseigne un principe fondamental dans les lois des voeux : une chose qui possède un "chem levaï" - c'est à dire un nom accompagnateur, un terme supplémentaire nécessaire pour la décrire - n'est pas comprise dans l'intention de celui qui a fait le voeu. On ne l'appelle pas simplement "vin", car le vin sans précision est le vin de raisin, mais "vin de pommes". Le fait même qu'il faille ajouter un nom accompagnateur prouve que cette chose n'est pas comprise dans ce que visait celui qui a fait le voeu, et elle lui est donc permise.

Exemples de la michna :

  • "Hanoder min hayayin" - celui qui fait voeu de s'abstenir de vin : le vin de pommes lui est permis, car le vin sans précision est le vin de raisin.

  • "Hanoder min hachémen" - celui qui fait voeu de s'abstenir d'huile : l'huile de sésame lui est permise, car l'huile sans précision désigne l'huile d'olive.

  • "Hanoder min hadevach" - celui qui fait voeu de s'abstenir de miel : le miel de dattes lui est permis, car le miel que l'on vise sans précision est le miel d'abeilles.

  • "Hanoder min hachomets" - celui qui fait voeu de s'abstenir de vinaigre : le vinaigre fait à partir des raisins tardifs lui est permis, à la différence du vinaigre ordinaire fait à partir du vin.

  • "Hanoder min hakerichin" - celui qui fait voeu de s'abstenir de poireaux : les kaplotot lui sont permises. Cette permission ne relève pas du nom accompagnateur, car les kaplotot sont une espèce différente des poireaux ordinaires, et elles ne sont donc pas du tout incluses dans le cadre du voeu.

  • "Hanoder min hayarak" - celui qui fait voeu de s'abstenir de légumes : les légumes des champs lui sont permis, à la différence des légumes de jardin.

Dépendance du lieu :

Il convient de noter que la loi concernant l'huile de sésame dépend de l'usage du lieu. La Guemara explique que cette halakha a été énoncée uniquement en terre d'Israël, où l'huile de sésame n'est pas courante alors que l'huile d'olive l'est. Mais à Bavel, où l'on utilisait principalement l'huile de sésame, celui qui dit "huile" s'interdit l'huile de sésame et se permet l'huile d'olive. Tout dépend donc de l'usage habituel de ce lieu.

En résumé : toutes les permissions de la michna reposent sur une seule raison - "mipné chehou chem levaï" - parce qu'il s'agit d'un nom accompagnateur. Dès lors qu'il faut ajouter un nom accompagnateur à la chose, et dire "légumes des champs", "vin de pommes" ou "huile de sésame", cela prouve qu'elle n'est pas comprise dans les paroles de celui qui a fait le voeu lorsqu'il a dit simplement "légume", "vin" ou "huile", et elle lui est donc permise.