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Nedarim Chapitre 3, Michna 3: les voeux prononcés sous la contrainte

Nedarim, chapitre 3, michna 3. Le dernier des quatre types de voeux permis, c'est-à-dire des voeux qui ne prennent pas effet, est celui des voeux prononcés sous la contrainte : des voeux auxquels s'est ajouté un élément qui est survenu contre la volonté de celui qui a fait le voeu.

Texte de la michna :

La michna apporte un exemple : "Hidir otekha 'havero cheyokhal etzlo" - son ami lui a imposé un voeu en disant que tous ses biens lui seraient interdits s'il ne mangeait pas chez lui ; et s'il ne mange pas chez lui, tout ce qui appartient à son ami lui deviendra interdit.

Puis sont survenus des empêchements qui ne dépendent pas de la volonté de l'homme :

  • "Ve'hala hou" - lui-même est tombé malade et a été cloué au lit.

  • "O chehala beno" - son fils est tombé malade.

  • "O che'ikvo nahar" - une rivière en crue lui a barré le chemin.

"Harei elou nidrei ones" - ce sont là des exemples de voeux qui se sont trouvés annulés contre la volonté de celui qui les a faits, car il est évident qu'au moment où il a fait le voeu, il n'avait pas prévu ces événements imprévisibles qui ne sont pas soumis à sa volonté.

La question de la Guemara :

On aurait pu penser, a priori, que ce voeu appartient à la première catégorie, celle des voeux d'encouragement. En effet, l'ami n'a fait ce voeu que pour le presser de manger chez lui, et s'il en est ainsi, il n'y a ici aucun voeu, et il n'est pas du tout nécessaire d'en venir à la question de la contrainte : la nature même de ce voeu n'est rien d'autre qu'une manière de le convaincre de partager son repas.

La réponse de la Guemara :

La Guemara répond : notre michna traite d'un cas où le voeu n'est pas considéré comme un voeu d'encouragement. Il s'agit d'un invité que d'autres personnes prient également de manger chez elles, ce qu'il ne souhaite pas. C'est pourquoi il a demandé à cet ami d'insister auprès de lui pour qu'il mange chez lui, et même jusqu'à faire un voeu. Le voeu n'a donc pas été fait comme un simple moyen d'encouragement, mais afin de garantir qu'il puisse manger précisément chez lui, et non dans un endroit où il ne veut pas manger.

En résumé : ce voeu aurait été un voeu valide, n'eût été la contrainte survenue, ce facteur qui échappe à sa volonté et qui l'a empêché d'honorer l'invitation. Toutefois, à cause de la contrainte, le voeu n'est pas valide, et telle est la définition des voeux prononcés sous la contrainte.