La michna 2 du chapitre 4 du traite Nazir est liee a la fin de la michna precedente, et traite du rapport entre un mari et son epouse qui font voeu de nezirout, ainsi que de la question de savoir dans quels cas le mari a le pouvoir d'annuler le voeu de sa femme. La michna presente deux cas, qui se distinguent l'un de l'autre par la question de savoir lequel des deux a formule le voeu en premier.
Le premier cas - l'homme fait voeu et la femme repond amen :
"Hareni nazir, veat" - l'homme prend sur lui la nezirout, et pose une question a sa femme : et toi ?
"veamra : amen" - sa reponse indique qu'elle aussi souhaite etre nezira.
"mefer et chela" - le mari peut annuler son voeu, car il n'a pas confirme qu'il voulait sa nezirout. Il lui a seulement pose la question, et elle a repondu par l'affirmative, sans que cela constitue une confirmation de sa part.
"vechelo kayam" - l'annulation n'affecte pas sa propre nezirout a lui, qui demeure en vigueur.
Le second cas - la femme fait voeu et le mari repond amen :
"Hareni nezira, veat" - la femme prend sur elle la nezirout, et demande a son mari : et toi ?
"veamar : amen" - le mari repond que lui aussi souhaite entrer dans le voeu.
"eno yachol lehafer" - la encore, il n'a pas le pouvoir d'annuler son voeu, car le fait de dire "amen" a sa question de savoir s'il souhaite etre comme elle est considere comme une confirmation de son voeu. Des lors qu'il y a eu confirmation, il n'y a plus de place pour une annulation.
En resume : dans cette michna, nous avons etudie deux cas d'un mari et de son epouse qui font voeu de nezirout. Lorsque l'homme commence et dit "Hareni nazir veat", et que la femme repond "amen", le voeu de la femme reste exposable a l'annulation, car le mari n'a pas confirme sa nezirout mais a seulement pose une question, tandis que sa propre nezirout a lui demeure en vigueur. Mais lorsque la femme commence et dit "Hareni nezira veat", et que le mari repond "amen", alors par sa reponse il a confirme son voeu, et par consequent il ne peut plus l'annuler.