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Nazir Chapitre 2, Michna 10: le nezirout de deux voeux et la naissance d'un fils

Nazir, chapitre 2, michna 10. Dans la continuité du cas de la michna précédente, cette michna traite elle aussi de celui qui a pris sur lui deux voeux de nezirout, et de la question de savoir comment les compter l'un après l'autre.

Le cas :

Un homme a pris sur lui un nezirout qui prendra effet lorsqu'il aura un fils - un nezirout de trente jours - et il a en outre pris sur lui un nezirout de cent jours. Comme dans la michna précédente, il commence d'abord à compter son nezirout de cent jours, avant que sa femme n'accouche, et au milieu des cent jours elle donne naissance à un fils.

Le fils naît avant le soixante-dixième jour :

Si elle a donné naissance au fils avant que soient passés soixante-dix jours de ses cent jours de nezirout - "lo hifsid keloum" - il n'a rien perdu, car il lui reste encore au moins trente jours. Comment procède-t-il ? Il interrompt son compte et compte trente jours pour le nezirout de son fils, se rase la tête et apporte ses offrandes, puis il complète ensuite le reste. Par exemple : le fils lui naît le soixantième jour du nezirout de cent jours - il compte trente jours pour son fils, se rase et apporte ses offrandes, et il lui reste quarante jours pour compléter son nezirout. Il n'y a ici aucune perte, car de toute façon il lui fallait encore attendre quarante jours.

Le fils naît après le soixante-dixième jour :

Mais si elle a accouché après que soixante-dix jours du premier nezirout sont passés - par exemple le quatre-vingtième jour, de sorte qu'il ne lui reste que vingt jours - il ne peut pas se raser, car "chéein tigla'hat pa'hot michlochim yom" - il n'y a pas de rasage à moins de trente jours, c'est-à-dire qu'il faut une pousse de cheveux de trente jours. C'est pourquoi les jours qu'il a comptés après les soixante-dix ne lui sont d'aucune utilité et il les annule : les dix jours qu'il a comptés après les soixante-dix, il devra les compter à nouveau, car il lui faut trente jours entiers.

En résumé : celui qui a pris sur lui le nezirout de son fils et un nezirout de cent jours pour lui-même, et qui a commencé à compter son propre nezirout - si le fils naît avant le soixante-dixième jour, il ne perd rien, car les trente jours de nezirout du fils sont inclus dans les jours qui lui restaient ; et s'il naît après le soixante-dixième jour, il annule les jours qu'il a comptés au-delà de soixante-dix et les compte à nouveau, car il n'y a pas de rasage à moins de trente jours.