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Nazir Chapitre 1, Michna 1: les appellations et les amorces de nezirout

Nazir chapitre 1, michna 1. Cette michna ressemble beaucoup à la première michna que nous avons étudiée dans le traité Nidda, car elle aussi traite de deux types de voeux, et de la question de savoir quand un voeu de nezirout est considéré comme un voeu. Il s'agit de deux façons par lesquelles une personne prend sur elle la nezirout sans dire explicitement, de la manière habituelle, qu'elle souhaite être nazir, mais de façon indirecte.

Les deux voies indirectes :

  • Une appellation de nezirout - l'usage d'un terme qui n'est pas le mot 'nazir', mais un mot qui lui ressemble. C'est une appellation de la nezirout, et c'est une première forme de prise de nezirout qui n'est pas explicite.

  • Les amorces de nezirout - 'yad' au sens propre, du terme désignant une poignée. Dans le traité Nedarim il est question des amorces de voeux, et ici des amorces de nezirout : une formulation incomplète d'un voeu de nezirout, qui suffit pour que le voeu soit valable, et il s'agit alors d'un voeu de nezirout à part entière.

La michna commence : "Kol kinouyei nezirout kinezirout" - toutes les appellations de nezirout ont le même statut que la nezirout. La michna ne détaille pas immédiatement quelles sont ces appellations, et il manque en fait ici une ligne que la Guemara ajoute : "Vekhol yedot nezirout kinezirout" - toutes les amorces de nezirout également, les formes abrégées de prise d'un voeu de nezirout, sont considérées comme de la nezirout.

"Vééllou hen yedot nezirout" (et voici les amorces de nezirout) :

  • "Haomer éhyé - hareï hou nazir" - comment est-il possible qu'en disant seulement "éhyé" (je serai) une personne devienne nazir ? La Guemara explique que la michna se réfère à un cas où un nazir véritable passe devant lui, et qu'il dit "éhyé", ce qui signifie, d'après le contexte : je serai nazir moi aussi, exactement comme lui. S'il avait dit "je serai comme lui", cela aurait été un voeu explicite de nezirout ; mais puisqu'il a dit seulement "éhyé", c'est une amorce de nezirout, qui a elle aussi le statut de nezirout. C'est pourquoi la michna établit qu'il est nazir, bien qu'il n'ait pas dit "je serai comme cet homme".

  • "Éhyé navé" - je serai beau. Et quelle est la signification de cette formulation ? La Guemara explique qu'il s'agit de celui qui tient ses cheveux dans sa main et dit "éhyé navé", ce qui prouve que son intention est d'être beau en laissant pousser ses cheveux comme un nazir. C'est pourquoi dans ce cas il est nazir.

Les appellations de nezirout :

Ici la michna passe au second sujet, à savoir que les appellations de nezirout sont considérées comme de la nezirout, et elle apporte des exemples : celui qui dit qu'il sera nazik, ou naziah, ou paziah - tous ceux-ci sont des appellations, et il est donc nazir sur la base de ces paroles.

De même pour les formulations suivantes, où il s'agit dans tous les cas de celui qui tient ses cheveux au moment où il parle, et il est alors nazir :

  • "Hareïni kazé" - lorsqu'il désigne un nazir qui passe devant lui.

  • "Hareïni messalsel" - qu'il passe ses mains dans ses cheveux et les boucle.

  • "Hareïni mekhalkel" - formulation semblable, à savoir qu'il séparera ses cheveux ou s'en occupera d'une manière quelconque.

  • "Hareï alaï léchaléah péra" - qu'il prend sur lui de laisser pousser ses cheveux.

"Hareï alaï tsipparim" (voici que je m'engage pour des oiseaux) :

Un cas supplémentaire : celui qui dit "hareï alaï tsipparim" - je prends sur moi d'apporter des oiseaux, son intention portant sur les deux oiseaux qui constituent le sacrifice d'un nazir qui s'est rendu impur. Ici aussi il s'agit d'un scénario où un nazir passe devant lui et où il prend sur lui des oiseaux.

Rabbi Meïr dit : il est nazir. Bien que les oiseaux ne soient apportés que par un nazir qui s'est rendu impur, et que la prise de nezirout n'oblige pas à ce qu'une personne se rende impure durant celle-ci - même si cela peut arriver - le fait qu'un nazir passe devant lui constitue une indication suffisante qu'il souhaite être nazir.

Et les Sages disent : il n'est pas nazir - cette formulation ne comporte pas d'allusion suffisante au fait qu'il souhaite être nazir. Sa parole n'est toutefois pas nulle : puisqu'il a dit "hareï alaï tsipparim" et qu'il a pris sur lui des oiseaux, il s'agit d'un voeu d'apporter des oiseaux en tant que sacrifice ola de don volontaire, une offrande qui sera brûlée sur l'autel - c'est cela qu'il a certainement voulu dire, puisqu'il a pris sur lui d'apporter des oiseaux d'une manière quelconque.