Mo'ed Katan, chapitre 1, michna 10 :
"Ossine ma'aké lagag oulamirpesset, ma'assé hédiote aval lo ma'assé oumane" - il est permis de faire une balustrade pendant 'Hol HaMo'ed. La ma'aké est la clôture que l'on installe au bord d'un toit ou dans un endroit élevé, et la Torah exige une paroi d'au moins dix téfa'him afin d'empêcher une chute. L'autorisation ne concerne qu'un ma'assé hédiote, un travail fait à la manière d'un amateur et non de façon professionnelle : par exemple, s'il pose des pierres sans mettre entre elles du mortier qui les maintiendrait en place, comme une construction provisoire. En revanche, un ma'assé oumane, un travail professionnel, est interdit.
"Chafine ète hasedakine" - il est permis de lisser les fissures du toit, afin d'empêcher l'eau de s'infiltrer à l'intérieur.
"Oumegalguelane bemaglev, beyad ouvereguel, aval lo bema'hlatsayim" - pour un toit plat sur lequel a été étalé un enduit de boue ou de mortier, il est permis de le lisser avec un maglev, ainsi qu'avec la main ou le pied. Mais pas avec les ma'hlatsayim, l'outil particulier dont les maçons se servent pour lisser les bords.
La Guemara pose une difficulté sur le langage de la michna : s'il a déjà été dit qu'il est permis d'utiliser le maglev, pourquoi la michna poursuit-elle en autorisant aussi la main et le pied ? La main et le pied sont assurément une manière moins professionnelle et moins formelle que le maglev.
La Guemara explique l'intention de la michna : en réalité il n'y a pas d'autorisation d'utiliser le maglev lui-même, car le maglev est un outil professionnel semblable à un rouleau, et sur ce point sa règle est celle des ma'hlatsayim, qu'il n'est pas permis d'utiliser. L'intention de la michna est qu'il est permis d'utiliser la main ou le pied d'une manière qui ressemble au roulage avec un maglev.
"Hatsir vehatsinor vehakora vehamane'oul vehamaftéa'h chénichberou - metaknane bamo'ed" :
Hatsir - la partie de la porte qui dépasse et où se trouve le pivot.
Hatsinor - le cylindre dans lequel le pivot s'insère.
Hakora - la poutre située au-dessus de la porte.
Hamane'oul - la poignée avec laquelle on ouvre et ferme la porte.
Hamaftéa'h - la clé elle-même.
Chacun de ces éléments qui s'est cassé pendant 'Hol HaMo'ed, il est permis de le réparer durant le Mo'ed, car il s'agit d'une chose qui se perd et qui cause une perte, puisqu'une personne ne peut pas laisser ses portes ouvertes et non verrouillées.
"Ouvilvad chélo yekhaven melakhto bamo'ed" - la condition est qu'il n'organise pas au départ que ce travail soit fait pendant 'Hol HaMo'ed. C'est-à-dire, si la chose s'est cassée et qu'il souhaite la réparer, mais qu'il dit : j'aurai du temps libre pendant 'Hol HaMo'ed et je le ferai alors, cela est interdit.
"Vekhol kevachine chéhou yakhol léékhol méhène bamo'ed - kovchane" - tout ce qu'il souhaite mariner et dont il pourra manger pendant 'Hol HaMo'ed, il lui est permis de le mariner, car c'est un besoin du Mo'ed. Mais si le marinage est destiné à une période ultérieure, cela n'est pas permis.