Kiddouchin, chapitre 3, michna 11. Cette michna est un prolongement de la michna précédente, et elle a été rapportée ici incidemment, à sa suite. En réalité, elle n'apporte pas d'information nouvelle qui n'ait déjà été apprise de la michna précédente, mais elle détaille ce même principe dans un cas supplémentaire.
Les affirmations de la michna :
L'homme dit à la mère : "kiddachti ète bitékh" - "j'ai consacré ta fille", "vehi oméret : lo kiddachta èla oti" - "et elle dit : ce n'est pas elle que tu as consacrée, mais moi", c'est-à-dire que la mère nie qu'il ait consacré sa fille et affirme que c'est elle-même qu'il a consacrée. De ces deux affirmations opposées découlent quatre lois.
Les quatre lois qui ressortent de la michna :
"chehou assour bikrovote ketana" - l'homme est interdit avec les proches de la fille, car selon ses propres dires il l'a consacrée.
"ouketana moutéret bikrovav" - la fille est permise avec ses proches à lui, puisqu'elle-même n'a rien dit dans un sens ni dans l'autre, et même si elle avait fait une affirmation, en tant que mineure elle n'est pas crédible.
"hou moutar bikrovote guedola" - l'homme est permis avec les proches de la mère, car même si elle affirme qu'il l'a consacrée, il nie ses paroles.
"ouguedola assoura bikrovav" - la mère est interdite avec ses proches à lui, car selon sa propre affirmation elle lui est consacrée.
En résumé : dans cette michna, nous avons appris la loi des affirmations contradictoires entre l'homme qui prétend avoir consacré la fille et la mère qui prétend que c'est elle qu'il a consacrée : chaque partie devient interdite avec les proches de la partie à laquelle, selon sa propre affirmation, elle est consacrée, tandis que la partie adverse, qui nie, ou bien qui n'est pas apte à faire une affirmation, comme la mineure, demeure dans son état de permission.