Kiddouchin, chapitre deux, michna 6. La michna traite de kiddouchin dans lesquels le montant n'était pas suffisant, et de la question de savoir comment considérer les cadeaux envoyés à une femme après de tels kiddouchin.
"Hamekaddech chté nachim bechavé perouta, o icha a'hat befa'hot michavé perouta" :
"Hamekaddech chté nachim bechavé perouta" - un homme qui a fiancé deux femmes avec un seul objet dont la valeur n'est que d'une perouta. Cela ne suffit pas, car chaque femme a besoin de la valeur d'une perouta pour elle-même.
"O icha a'hat befa'hot michavé perouta" - il a fiancé une seule femme, mais avec moins que la valeur d'une perouta. Dans les deux cas, les kiddouchin ne sont pas valides.
"Af al pi chechala'h sivlonot le'a'har mikan - éna mekoudechet" :
Les sivlonot sont des cadeaux que l'homme a coutume d'envoyer à la femme à laquelle il a déjà donné les kiddouchin. La michna nous enseigne que même s'il a envoyé ces cadeaux après un acte de kiddouchin non valide, la femme n'est pas fiancée par leur intermédiaire. On ne réinterprète pas ces cadeaux en disant : l'homme a compris que les kiddouchin qu'il avait faits n'étaient pas suffisants, et il utilise donc ces cadeaux à des fins de kiddouchin. On ne dit pas cela.
"Cheme'ha'mat kiddouchin harichonim chala'h" :
La raison en est la suivante : nous supposons qu'il a envoyé les cadeaux en présumant que les premiers kiddouchin étaient valides. Bien qu'en réalité ils ne l'aient pas été, il pensait qu'ils l'étaient, et on ne peut pas supposer qu'il ait compris leur invalidité et qu'il vienne les compléter au moyen des cadeaux.
"Vekhen katan chekiddech" :
La loi est identique pour un mineur - celui qui n'a pas encore atteint l'âge de la bar mitsva - qui a fiancé une femme, et dont les kiddouchin ne sont pas valides à ce moment-là. Si, après être devenu adulte, il lui a envoyé des sivlonot, on ne suppose pas qu'il ait compris que les kiddouchin de sa minorité étaient nuls, ni qu'il donne à présent les cadeaux à des fins de kiddouchin. Ici aussi, on suppose qu'il a donné les cadeaux en se fondant sur les kiddouchin qu'il croyait valides et qui, en réalité, ne l'étaient pas, et il n'y a donc pas ici de kiddouchin.
En résumé : dans cette michna, nous avons appris que des kiddouchin faits avec moins que la valeur d'une perouta par femme ne prennent pas effet, et que les cadeaux envoyés par la suite ne servent pas à rendre les kiddouchin valides. La raison en est que nous attribuons l'envoi des sivlonot aux premiers kiddouchin, dont l'expéditeur pensait à tort qu'ils étaient valides, et il en va de même pour un mineur qui a fiancé une femme et a envoyé des sivlonot après être devenu adulte.