Erouvin, chapitre 7, michna 4. Dans la michna précédente, nous avons appris qu'un fossé peut servir de cloison séparant deux cours. Notre michna poursuit cette idée et examine le statut d'un fossé sur lequel on a posé une planche.
"Natan alav néssar" :
Une planche large de quatre tefahim, posée sur le fossé, devient comme une ouverture entre les deux cours, car elle permet un passage libre d'un côté du fossé à l'autre. Bien que le fossé ait séparé les cours, voici qu'à présent s'ouvre entre elles une sorte d'ouverture.
"Vékhen chté gouzoustraot zo kénegued zo" :
La michna enseigne une règle semblable au sujet de deux balcons situés l'un face à l'autre : si l'on a posé entre eux une planche large de quatre tefahim, sur laquelle une personne peut passer d'un balcon à l'autre, leur statut est celui de deux cours entre lesquelles il y a une ouverture.
Dans ces deux cas, le choix leur appartient, exactement comme pour deux cours entre lesquelles il y a une ouverture :
"Méarvin chénayim" - chacune d'elles peut faire un érouv séparé pour elle-même.
"Véim ratsou méarvin ehad" - et si elles le souhaitent, elles peuvent faire un érouv commun ensemble.
"Pahot mikan" :
Cependant, si la planche est large de moins de quatre tefahim, une personne ne peut y marcher aisément, car elle n'est pas un acrobate qui marche sur une corde mince. On n'y voit donc pas une ouverture, et le fossé (ou l'espace entre les balcons) demeure comme séparation. C'est pourquoi leur statut est : "Méarvin chénayim véein méarvin ehad" - chacune des cours doit faire son érouv séparément, et elles ne peuvent pas faire d'érouv ensemble.
En résumé : dans cette michna, nous avons appris qu'une planche large de quatre tefahim posée sur le fossé, ainsi qu'une planche de cette largeur posée entre deux balcons situés l'un face à l'autre, sont considérées comme une ouverture permettant le passage, et par conséquent "on fait deux érouvin, et si elles le souhaitent, on en fait un seul". Avec moins de quatre tefahim, il n'y a pas de voie de passage, la séparation demeure telle quelle, et "on fait deux érouvin et on n'en fait pas un seul".