Haguiga, chapitre deux, michna cinq. A partir d'ici, le traité s'occupe des lois de la toumeah (impureté) et de la taharah (pureté). En voici la raison : vers la fin du traité, nous apprendrons que durant le régel, lors des trois fêtes, l'ensemble d'Israël est considéré comme pur, y compris les ignorants et les gens du peuple parmi eux, car ils se purifiaient en l'honneur du jour de fête, afin d'entrer dans le Beth HaMikdach et de pouvoir manger la viande des sacrifices. C'est en vue de cette discussion à venir que la michna ouvre déjà ici sur les lois de la toumeah et de la taharah.
Texte de la michna :
"Notlin layadaïm le'houlin oulema'asser oulitroumah, oulekodech matbilin, oulehatat - im nitmeou yadav nitma goufo" - On se lave les mains pour les aliments profanes, pour le maasser et pour la teroumah ; pour ce qui est consacré on les immerge ; et pour le hatat, si ses mains sont devenues impures, tout son corps est devenu impur.
Voici le principe fondamental : les mains d'une personne qui n'y prête pas attention pour éviter de toucher les choses, mais qui les utilise à son gré, sont appelées 'mains ordinaires', et leur statut est celui de chéni : deuxième degré d'impureté. De là découlent différents degrés de pureté des mains, selon le degré de sainteté de ce que l'on vient manger.
Les trois degrés mentionnés dans la michna :
"Notlin layadaïm le'houlin oulema'asser oulitroumah" - avant de manger du pain profane, ainsi que du pain de maasser cheni ou du pain de teroumah, un simple lavage des mains suffit.
"Oulekodech matbilin" - pour manger la viande des sacrifices et les offrandes de farine (mena'hot), un lavage des mains ne suffit pas : il faut immerger les mains dans un mikvé. C'est la seule façon de les élever au niveau supérieur requis pour le kodech.
"Oulehatat - im nitmeou yadav nitma goufo" - pour les choses liées à la vache rousse, appelées hatat, si les mains d'une personne sont devenues impures, tout son corps est considéré comme impur : il ne suffit pas d'immerger les mains seules, mais il faut descendre s'immerger dans un mikvé.
En résumé : dans cette michna, nous avons appris trois degrés dans la pureté des mains : le lavage des mains pour le profane, le maasser et la teroumah ; l'immersion des mains dans un mikvé pour le kodech ; et l'immersion de tout le corps pour les choses relevant du hatat. Le principe de la loi est que les 'mains ordinaires' sont considérées comme chéni (deuxième degré d'impureté), et plus le degré de sainteté de ce que l'on mange s'élève, plus le degré de pureté requis s'élève.
Dans la suite du traité, nous poursuivrons avec les lois de la toumeah et de la taharah, jusqu'à la discussion sur la pureté de l'ensemble d'Israël durant le régel.