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Bikourim Chapitre 4, Michna 5: l'androgyne et le toumtoum

Bikourim, chapitre 4, michna 5 : la michna qui clôt le traité Bikourim et l'ensemble de l'ordre Zeraïm. Comme nous l'avons mentionné, il s'agit en réalité d'une baraïta. La michna commence : "Kétsad éno chavé lo laanachim vélo lanachim" - de quelle manière l'androgyne ne ressemble-t-il ni à un homme ni à une femme ?

"Ein sorfin terouma al toumat zivato":

Si l'androgyne a émis un écoulement de zav ou de zava - une femme devient zava par l'écoulement de sang, et un homme devient zav par un écoulement blanchâtre, qui n'est pas un écoulement de semence mais un écoulement d'un autre type - et qu'ensuite il a touché de la Terouma, on ne brûle pas cette Terouma.

On ne brûle la Terouma que lorsqu'il est établi avec certitude qu'elle est devenue impure. Or ici : si l'androgyne a vu du blanc et qu'il est en réalité une femme, le blanc ne le rend pas zav ; et s'il a vu du sang et qu'il est en réalité un homme, le sang ne le rend pas zav. Il s'ensuit que son impureté n'est qu'un doute, et à cause de ce doute on ne brûle pas de Terouma sur cette base.

Toutefois, s'il a vu à la fois du sang et du blanc, il est certainement impur de tous les côtés possibles, et dans un tel cas on brûle la Terouma qu'il a touchée.

Les autres lois dans lesquelles il n'est semblable ni aux hommes ni aux femmes :

  • Le sacrifice pour l'entrée dans le Temple : à la différence de l'homme et à la différence de la femme, l'androgyne n'est pas tenu d'apporter un sacrifice pour être entré par inadvertance dans le Temple alors qu'il était impur. C'est un décret particulier de l'Écriture, appris du verset où il est dit de renvoyer l'impur du Temple, qu'il soit mâle ou femelle, tandis que l'androgyne n'est ni un mâle certain ni une femelle certaine. C'est pourquoi la loi du renvoi ne s'applique pas à lui, et on ne l'oblige pas à apporter un sacrifice sur ce fondement.

  • "Vééno nimkar bééved ivri lo kaanachim vélo kanachim": l'androgyne n'est pas vendu comme esclave hébreu - ni comme un homme vendu pour six ans, ni comme une servante hébraïque vendue durant son enfance. Ces deux lois ne peuvent s'appliquer à lui, car on ne sait pas avec certitude s'il est mâle ou femelle, et pour cette raison il est impossible de le vendre.

  • "Vééno néérakh": la section des évaluations (érakhin), dans laquelle une personne s'engage à donner au Temple une somme fixée selon qu'il s'agit d'un mâle ou d'une femelle à certains âges, ne s'applique pas à l'androgyne - ni à la valeur de l'homme ni à la valeur de la femme, comme nous l'apprenons du verset. La section des évaluations n'a été énoncée que pour un mâle certain ou une femelle certaine, et pour quiconque dont le statut est douteux la section ne s'applique pas. Et on ne dit pas ici d'être rigoureux des deux côtés, mais la section entière ne s'applique pas.

  • Le nazirat : celui qui dit "me voici nazir si celui-ci n'est ni un homme ni une femme" est nazir, car à un certain égard l'androgyne n'est ni un homme ni une femme.

"Rabbi Yossi omer : androgynos beria bifné atsmo hou":

L'androgyne est une créature à part entière, "et les Sages n'ont pas pu trancher à son sujet s'il est un homme ou une femme". Les Tossafot expliquent que Rabbi Yossi ne s'oppose pas, mais donne une raison aux lois enseignées auparavant : selon les Sages, l'androgyne est une créature distincte, c'est-à-dire une créature qui est un doute entre mâle et femelle, sur laquelle on ne peut trancher, et à cause de cela s'appliquent à lui toutes les rigueurs que nous avons énumérées jusqu'ici.

La différence entre l'androgyne et le toumtoum :

La michna conclut que le toumtoum diffère de l'androgyne, et qu'il n'est pas dans la catégorie du doute quant à son essence même : le toumtoum est parfois véritablement un mâle et parfois véritablement une femelle, seulement l'endroit qui détermine son identité est couvert et il faut l'ouvrir par une opération. Tant que cela n'est pas fait, nous ne connaissons pas son identité, s'il est mâle ou femelle, mais il est certainement l'un des deux. Il ne s'agit pas d'une situation de deux organes sexuels entre lesquels on ne peut établir lequel est déterminant, mais d'un fait susceptible d'être révélé, et une fois révélé nous saurons que le toumtoum est mâle ou femelle.

Par cela nous achevons l'étude du traité Bikourim et de l'ensemble de l'ordre Zeraïm. Un grand merci de nous avoir rejoints, et nous serons heureux de vous voir avec nous dans l'ordre suivant, l'ordre Moéd, dans le traité Chabbat.